Loading...

Développement et Naissance du Mulot : Un Aperçu Complet

Le mulot, petit rongeur souvent confondu avec la souris, est un sujet fascinant. Cet article explore en détail le développement, la naissance et le mode de vie du mulot, en mettant l'accent sur le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) et le mulot des champs (Apodemus agrarius), les espèces les plus communes en France.

Portrait du Mulot : Caractéristiques et Habitat

Le mulot sylvestre, considéré comme un rongeur nuisible en raison de sa tendance à déterrer les graines, possède une longue queue modérément velue. Son pelage dorsal varie du grisâtre au brun grisâtre et au jaunâtre, tandis que ses pieds et son ventre sont blancs. Il mesure de 8 à 11 cm de long, avec une queue d'environ 10 cm, et pèse entre 15 et 30 grammes.

L'odorat est particulièrement développé chez les mulots, ce qui leur permet de détecter les graines à l'odeur. Leur denture est caractéristique des rongeurs, avec deux longues incisives à croissance continue sur chaque mâchoire.

Le mulot affectionne les secteurs cultivés et les régions boisées, mais il peut s'adapter à de nombreux environnements pour peu qu'il puisse y trouver nourriture et sécurité. C'est surtout en hiver qu'il pénètre dans les habitations pour s'y protéger du froid.

Le mulot sylvestre vit dans les sous-bois de feuillus, les lisières de forêts, les champs cultivés, les bosquets, les haies et les prairies. Il est présent majoritairement en Europe, en Asie ainsi qu’en Afrique du Nord. Il s’agit d’un animal nocturne et crépusculaire.

Lire aussi: Habillage pluie Loola Bébé Confort : Test complet

Régime Alimentaire et Comportement du Mulot

Le régime alimentaire du mulot est varié, se composant de racines, de graines, de baies, d'herbes, de champignons, de fruits et d'insectes. Opportuniste, il dévore à peu près tout ce qui est comestible.

Les mulots sont de bons grimpeurs et de bons nageurs. Ils se déplacent par petits bonds et fuient en sautant sur leurs pattes postérieures en cas de danger. Malgré leur petite taille, ils montrent un esprit batailleur utile à la conquête de nouveaux espaces et face aux prédateurs.

Les groupes familiaux occupent un petit territoire marqué par des sécrétions glandulaires ou par de l'urine. Ils défendent leur domaine au besoin par la force. C'est au fond de leurs terriers que les mulots s'organisent pour affronter les changements de saison, amassant des provisions en prévision des aléas climatiques.

Les mulots n'hibernent pas mais tombent dans un engourdissement léthargique, ralentissant leurs fonctions vitales et diminuant leurs dépenses d'énergie. Ils peuvent ainsi « dormir » plusieurs jours d'affilée et ne sortir que pour boire ou évacuer les matières fécales.

Reproduction et Développement des Jeunes Mulots

La saison de reproduction du mulot commence en mars et peut se prolonger jusqu'en octobre, bien que les mâles et les femelles puissent s'accoupler toute l'année. Les femelles peuvent avoir jusqu'à quatre portées par an, avec 4 à 9 jeunes par portée. La gestation dure de 21 à 26 jours.

Lire aussi: Soulager les coliques de bébé

La femelle interdit l'accès du terrier au mâle tant que les petits ne sont pas sevrés. Les petits pèsent environ 2,5 grammes à la naissance, sont aveugles et portent une fourrure foncée. Ils ouvrent les yeux au bout de 13 jours et sont sevrés à trois semaines. Très précoces, ils peuvent commencer à s'accoupler vers l'âge de deux mois.

Cette fécondité compense leur faible espérance de vie, qui varie de 2 ans en liberté à 4 ans en captivité.

Le Développement du Bébé Mulot : Une Course Contre la Montre

La vie d’un mulot est placée sous le signe de la vitesse. En effet, pour assurer sa survie, cette espèce a fait le choix de se reproduire très précocement. La période pendant laquelle un mulot est bébé est donc très courte, mais c’est un petit être fragile dont il faut prendre bien soin. À la naissance, un bébé mulot est totalement nu, arbore une couleur de peau bien rose et est, de ce fait, incapable de réguler sa température corporelle seul. Il est aussi sourd et aveugle.

Si vous assistez à une mise-bas, vous ne devez pas intervenir : les mulots ne nous ont pas attendus pour se reproduire ! Si la mère était trop souvent dérangée, elle risquerait même d’abandonner l'ensemble de sa portée. Il peut arriver qu’un bébé s’éloigne du nid sans que la mère le remarque, parce qu’elle est très affairée. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à le replacer dans le nid, à condition d’avoir revêtu au préalable une paire de gants propres et sans odeur pour ne pas imprégner le bébé d’une odeur étrangère. Si vous avez la certitude qu’un souriceau est abandonné -ce qui signifie que vous êtes resté suffisamment longtemps en observation pour constater que la mère ne réapparaît pas-, vous pouvez le prendre en charge. Mais même motivé et attentionné, maintenir en vie de jeunes souriceaux s’avère extrêmement délicat et plus ils sont jeunes, plus le risque de décès est important. Par ailleurs, cela constitue une activité assez chronophage, surtout au début.

Soins et Alimentation des Bébés Mulots Orphelins

Les petits ne sont capables de maintenir leur température corporelle qu’à partir de 14 jours de vie. En attendant, il faut leur apporter une source de chaleur appropriée : le nid doit être constamment maintenu à la température de 28 °C. Un souriceau tombe vite en hypothermie et se déshydrate tout aussi vite. La sensibilité de la peau des souriceaux est très grande et une brûlure peut vite arriver. Il ne faut donc pas mettre les petits en contact direct avec l’objet chauffant. Pour la confection du nid, vous pouvez utiliser des mouchoirs ou du papier toilette. Le sopalin est trop rêche et les fibres du coton favorisent les étouffements. Si le souriceau est seul, prenez soin de l’envelopper. S’il a des frères et sœurs, il faut les placer les uns contre les autres. L’espace du nid doit être soigneusement ventilé pour éviter la formation de condensation. Cela est surtout valable si vous utilisez un contenant type plastique ou verre. Le carton étant un matériau hygroscopique, la condensation est moins à craindre.

Lire aussi: Couches bébé : guide d'achat

L’idéal est de nourrir le souriceau avec du lait en poudre maternisé pour chatons, vendu en pharmacie. Si la marque spécifie “chaton, lapin et rongeur”, c’est encore mieux ! Les dosages sont généralement indiqués sur l’emballage selon l’espèce concernée. Pour reconstituer le lait, il est préférable d’utiliser de l’eau en bouteille, auparavant tiédi. Il n’est pas facile de trouver des biberons d’une taille adaptée aux plus petits souriceaux. Pour allaiter un bébé souris, vous pouvez alors utiliser une petite seringue sans aiguille (qui se trouve également en pharmacie ou chez un vétérinaire), un cathéter (vendu en pharmacie), ou un critérium évidé.

Le nombre de tétées varie selon l’âge du souriceau. Pour l’évaluer, vous devez chercher des images sur Internet à même de vous aider dans votre estimation. Profitez-en pour vous assurer qu’il s’agit bien d’une souris. Il peut y avoir confusion avec la musaraigne qui, elle, est insectivore.

  • de 15 à 21 jours, il a besoin d’une tétée toutes les 4 à 5 heures. Vous pouvez ajouter au lait un peu de blédine nature (trouvable au rayon bébé d’une grande surface ou en pharmacie), pour épaissir le lait tout en vous assurant qu’il reste fluide, ainsi qu’un peu de vitamines pour rongeurs. Attention au dosage !
  • de 22 à 28 jours, le souriceau n’a plus besoin que de 2 tétées dans la journée. Le lait est toujours additionné de blédine et de vitamines.

Le petit est généralement sevré au bout de 21 jours environ. S’il est trop petit, il est possible de continuer à le nourrir pendant 2 à 7 jours. Les portions sont toutes petites. Lorsque vous donnez du lait, si vous apercevez une bulle sortir de son nez, stoppez immédiatement le nourrissage car le débit est trop rapide ou l’estomac est plein et il risque de se noyer dans le lait. Quand le souriceau n’a pas encore de poils, il est possible de voir l’estomac rempli de lait sur un côté du ventre.

L'Importance de la Stimulation pour l'Élimination

Cette dernière action est aussi importante que le nourrissage et le maintien à température. Les souriceaux sont en effet incapables d’uriner et de déféquer seuls. Dans la nature, la mère lèche leur derrière après chaque tétée. En remplacement, mais après chaque tétée également, vous passerez un coton-tige humecté d’eau tiède sur les parties génitales et l’anus du souriceau. Les selles sont d’abord liquides et deviennent solides aux alentours du 13e jour. Pour compléter, il est conseillé de nettoyer l’arrière-train du souriceau, toujours en utilisant un coton-tige humecté d’eau tiède.

Le Mulot et l'Homme : Nuisible ou Utile ?

Les mulots sont responsables de dégâts sur les cultures et sur les zones forestières. Cependant, l'impact négatif est à relativiser car ces rongeurs sont également des agents importants pour la dispersion des graines. Ils auraient donc un rôle à la fois positif et négatif sur la bonne santé des forêts.

tags: #bebe #mulot #développement #naissance

Articles populaires:

Share: