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Choisir le sexe de son enfant : Avantages, Inconvénients et Alternatives

De nombreux couples caressent le doux rêve de pouvoir influencer le sexe de leur futur enfant. Si des méthodes naturelles existent pour tenter d’orienter le sexe du bébé lors d’une grossesse, comme le régime alimentaire ou le timing des rapports sexuels par rapport à l’ovulation, leur efficacité reste sujette à débat. Une méthode plus controversée, développée en Italie, prétend offrir un taux de succès de 80 % dans la détermination du sexe du futur bébé. Cet article explore en profondeur les différentes facettes de la sélection du sexe, en analysant les méthodes existantes, leurs avantages, leurs inconvénients, les considérations éthiques qu’elles soulèvent, et les alternatives possibles.

Qu'est-ce que la sélection du sexe ?

La sélection du sexe est une technique, médicale ou non, visant à influencer ou à choisir le sexe du futur enfant. Elle peut être réalisée de différentes manières, allant des approches naturelles aux interventions médicales sophistiquées.

Cette pratique est controversée, car elle soulève des questions éthiques et morales importantes. L'une des principales préoccupations est le risque de favoriser un sexe plutôt qu'un autre, ce qui pourrait conduire à des déséquilibres démographiques et à des discriminations. Certains craignent également que cette technique n'entraîne l'avortement de fœtus d'un sexe non désiré.

Malgré ces inquiétudes, la sélection du sexe reste une pratique populaire dans certains pays, notamment en Inde et en Chine, où les traditions culturelles favorisent souvent les garçons.

Méthodes de sélection du sexe

Méthodes naturelles

Plusieurs méthodes naturelles sont souvent évoquées pour influencer le sexe du bébé, bien que leur efficacité ne soit pas scientifiquement prouvée.

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  • Les méthodes alimentaires: Certaines croyances populaires suggèrent qu'une alimentation riche en sodium et en potassium augmenterait les chances d'avoir un garçon, tandis qu'une alimentation riche en calcium et en magnésium favoriserait une fille.
  • Les méthodes de calendrier: Ces méthodes reposent sur le suivi du cycle menstruel et la détermination du moment de l'ovulation. Selon certaines théories, concevoir avant l'ovulation favoriserait une fille, tandis que concevoir après l'ovulation augmenterait les chances d'avoir un garçon.
  • Les positions sexuelles: Certaines personnes affirment que la position sexuelle choisie lors de la conception peut influencer le sexe du bébé. Les positions permettant une pénétration plus profonde seraient associées à la conception d'un garçon, tandis que les positions moins profondes favoriseraient une fille.
  • Les méthodes lunaires: Selon cette croyance, la phase de la lune au moment de la conception peut influencer le sexe du bébé. Concevoir lorsque la lune est en croissance favoriserait un garçon, tandis que concevoir lorsque la lune est en décroissance augmenterait les chances d'avoir une fille.

Il est important de souligner qu'il n'existe pas de preuves scientifiques solides pour étayer ces méthodes. Il est donc conseillé de discuter de toute préoccupation concernant le sexe du bébé avec un professionnel de santé.

La méthode de tri des spermatozoïdes du Dr Gianpiero Palermo

Une nouvelle méthode de sélection du sexe a émergé dans le domaine de la médecine. Cette technique controversée, développée par le Dr Gianpiero Palermo, professeur d'embryologie en obstétrique et gynécologie à la Weill Cornell Medicine de New York, prétend offrir une garantie de succès de 80 %. Les résultats de ses travaux ont été publiés dans la revue Plos.

La méthode du Dr Palermo repose sur le tri des spermatozoïdes. Le principe est de séparer les spermatozoïdes porteurs du chromosome X (qui donneront une fille) de ceux porteurs du chromosome Y (qui donneront un garçon) grâce à une technique appelée "cytométrie de flux". Les spermatozoïdes sont triés en fonction de leur taille et de leur masse. Ceux porteurs du chromosome X sont légèrement plus grands et plus lourds que ceux porteurs du chromosome Y. Une fois triés, les spermatozoïdes souhaités sont utilisés pour la fécondation in vitro (FIV).

La fécondation in vitro (FIV)

La fécondation in vitro est une technique de procréation médicalement assistée qui permet aux couples ayant des difficultés à concevoir naturellement de donner naissance à un enfant. Elle consiste à fertiliser un ovule en laboratoire en le mettant en contact avec les spermatozoïdes du futur père (biologique ou simple donneur), puis à transférer l'embryon ainsi formé dans l'utérus de la mère.

La FIV est principalement utilisée pour traiter l'infertilité due à des problèmes de trompes de Fallope, de sperme de faible qualité, d'endométriose, d'ovaires polykystiques, ou d'autres problèmes médicaux qui empêchent la conception naturelle. Elle peut également être utilisée pour éviter la transmission de maladies génétiques héréditaires à la descendance.

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Bien que la FIV soit une technique couramment utilisée, elle n'est pas garantie à 100 % et est coûteuse. Les taux de réussite dépendent de plusieurs facteurs, tels que l'âge de la femme, la qualité des ovules et des spermatozoïdes, et la technique utilisée.

Les limites de la méthode du Dr Gianpiero Palermo

Bien que cette méthode ait connu un certain succès dans certaines cliniques, elle présente des limites importantes. Tout d'abord, elle ne garantit pas un résultat à 100 %. Même si l'efficacité de la méthode est estimée à 80 %, cela signifie qu'il y a encore une marge d'erreur de 20 %. De plus, elle n'est pas accessible à tous les couples, car elle nécessite une fécondation in vitro.

Les risques potentiels

Certains experts en fertilité ont exprimé des préoccupations quant aux risques potentiels associés à cette technique. Le prélèvement de sperme par micro-injection directement dans l'ovule peut causer des dommages à l'ovule ou entraîner une infection. Certains craignent que cette technique puisse entraîner des anomalies chromosomiques ou d'autres problèmes de santé chez le bébé.

De plus, les spécialistes de la fertilité s'inquiètent du fait que cette technique puisse entraîner une augmentation des grossesses multiples. Pour augmenter les chances de réussite, il peut être nécessaire de transférer plusieurs embryons, ce qui peut entraîner des grossesses multiples, avec tous les risques que cela comporte pour la santé de la mère et des bébés.

Considérations éthiques

La pratique de la sélection du sexe soulève des préoccupations éthiques plus larges. Certaines personnes pensent que cette pratique encourage la sélection du sexe dans le but de créer des familles "parfaites", ce qui peut entraîner une stigmatisation des enfants qui ne répondent pas aux attentes de leurs parents.

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En Europe, la sélection du sexe est interdite sauf pour des raisons médicales précises, comme la prévention de maladies génétiques liées au sexe. Il est important de se rappeler que la sélection du sexe est une technique controversée et que son coût élevé ne garantit pas son efficacité ou sa sécurité. Il est donc indispensable de se renseigner auprès de professionnels de santé avant de se lancer.

La méthode My Bubelly

Une nouvelle méthode, revendiquée fiable à 90 %, propose un régime personnalisé pour choisir le sexe de son enfant. Avec "le coaching personnalisé pour la préconception de la méthode My Bubelly", il est possible de choisir le sexe de son enfant grâce à des indications de régime alimentaire et un coaching personnalisé.

Cette méthode repose sur des différences présumées entre les spermatozoïdes : des mâles plus rapides et des femelles plus résistants. La méthode préconise de suivre un régime favorisant l’acidité du vagin si l’on souhaite avoir une fille, car les spermatozoïdes femelles supporteraient mieux l’acidité que les mâles. La box de la "méthode fille" contient ainsi des compléments alimentaires précis. Le site explique que lorsque le vagin est "plus acide, [il] favorise le passage des spermatozoïdes X (fille). Lorsqu’ [il] est plus alcalin, [il] favorise le passage des spermatozoïdes Y (garçon)". Il faut ensuite avoir des rapports quelques jours avant l’ovulation, puisque les spermatozoïdes femelles sont moins rapides et plus résistants.

A l’inverse, si l’on souhaite avoir un garçon, les compléments alimentaires sont différents et les plats salés conseillés.

Cependant, cette méthode n'a rien de révolutionnaire et n'a jamais été validée scientifiquement. Elle était déjà utilisée dans les années 1970. Le biologiste américain Landrum Shettles postulait dans les années 60 que les spermatozoïdes Y (mâles) sont rapides, et les X (femelles) résistants. Mais en 1995, une étude parue dans le New England Journal of Medicine indique que le moment de la conception n’a pas d’influence sur le sexe de l’embryon. Suivre le cycle d’ovulation pour déterminer le sexe ne serait donc pas une méthode fiable. En 2001, l'American Society of Andrology s’intéresse elle aussi aux différences entre les spermatozoïdes. Elle met en évidence qu’il n’existe pas de différences morphologiques entre les chromosomes mâles et femelles.

Autres méthodes

  • La sélection naturelle du sexe ou méthode Selnas: Proposée en 1995 par le docteur Patrick Schoun, cette méthode part du principe que l’ovule serait doté d’une polarité électrique variable. Par exemple, lorsqu’il est positif (70 jours par an), ce serait une fille car il attirerait les chromosomes X. Néanmoins, il faut bien noter que les autres jours, soit 225 jours par an, l’ovule est neutre donc vous avez autant de chances d’avoir un garçon ou une fille. Les jours proposés pour avoir un rapport sexuel sont très réduits (si on doit les combiner à la période d'ovulation, en plus). Cette méthode pourrait donc provoquer l'effet inverse, et rendre encore plus difficile les chances de grossesse. Pour mettre en place la méthode Selnas chez vous, vous devez faire appel à un laboratoire qui a breveté la méthode.
  • La méthode Shettles: Dans les années 1960, le docteur Landrum Shettles a fait le constat suivant : les spermatozoïdes Y sont plus petits que les X. Les premiers sont donc plus rapides et plus dégourdis. Et les seconds plus résistants. Conclusion : plus les rapports sexuels sont proches de la date d’ovulation, plus vous avez de chances d’avoir un garçon (Y). En pratique, il est toujours difficile de connaître la date précise de l’ovulation.
  • Les positions sexuelles: Certaines positions sexuelles seraient connues pour aider à tomber enceinte : c'est le cas de la levrette, par exemple, qui aiderait les spermatozoïdes à atteindre plus rapidement le col de l'utérus. Mais aucune étude scientifique n'a prouvé cela !
  • Le tri des spermatozoïdes lors d'un diagnostic préimplantatoire (DPI): Aussi appelé "différenciation chromosomique", réalisé par exemple avant une fécondation in vitro (FIV). Elles se font juste avant la mise en place d’une grossesse et sont utilisées lorsqu’il s’agit d’éviter une maladie génétique transmise par les chromosomes sexuels.Puisque le sexe du bébé est déterminé en fonction du type de spermatozoïde (X ou Y) qui fusionne avec l'ovule, il suffirait d'identifier ceux portant les chromosomes désirés par les parents. En théorie, il est effectivement possible de sélectionner les spermatozoïdes "mâles" et "femelles" grâce à des techniques génétiques. Les spermatozoïdes X possèdent plus d’ADN que les spermatozoïdes Y, ils sont ainsi plus lourds que les Y. On peut donc facilement les trier. La précision de cette technique laisse encore à désirer et convient mieux à la sélection de filles. Aux États-Unis, plusieurs dizaines de cliniques spécialisées en procréation médicalement assistée (PMA) proposent la sélection sexuelle prénatale à partir du tri de spermatozoïdes. Les lois éthiques interdisent la mise en œuvre de ces méthodes pour un choix de convenance des couples. Néanmoins, dans plusieurs pays comme les États-Unis, le Moyen-Orient, l’Inde, l’Égypte, ou la Jordanie, certains privilégiés ont accès à cette procréation médicalement assistée pour choisir le sexe de leur futur enfant. Mais c’est une véritable épreuve psychologique et médicale pour la femme, sachant que la grossesse n’est jamais certaine.

Alternatives à la sélection du sexe

Il existe d'autres moyens de planifier la famille qui ne nécessitent pas de sélectionner le sexe de son bébé. Les couples peuvent choisir d'adopter ou de recourir à des traitements de fertilité moins invasifs, tels que l'insémination artificielle.

De plus, le sexe d'un bébé ne détermine pas sa personnalité, son genre, ses intérêts ou encore ses talents. Les parents peuvent aider leurs enfants à développer leur propre identité et à se sentir aimés pour qui ils sont, indépendamment de leur sexe.

Les considérations éthiques

Bien que cette nouvelle méthode affiche un taux de réussite de 80 % dans la détermination du sexe d'un bébé, la manière dont elle pourrait être utilisée dans la pratique suscite des inquiétudes. Par exemple, cette technologie pourrait-elle être utilisée à mauvais escient par des personnes qui ont des croyances sexistes ou discriminatoires sur le genre.

Une autre préoccupation est que le choix du sexe d'un bébé pourrait perpétuer des stéréotypes de genre préjudiciables et enraciner davantage les attentes de la société concernant ce que signifie être un homme ou une femme. En plus, il peut y avoir des conséquences imprévues pour les générations futures si certains traits sont sélectivement éliminés de l'existence ou artificiellement priorisés en fonction du sexe.

Enfin, dans certaines cultures, la préférence pour un sexe plutôt que l'autre peut entraîner un déséquilibre de genre. Par exemple, en Chine et en Inde, la préférence pour les garçons est bien ancrée dans la société. Cela a entraîné une pratique appelée "fœticide féminin", où les fœtus féminins sont avortés sélectivement, ce qui a conduit à une pénurie de femmes.

En fin de compte, toute décision liée au choix du sexe d'un enfant doit impliquer un examen attentif de ses avantages et inconvénients potentiels. Il est essentiel que les parents comprennent pleinement les implications de tels choix.

Les raisons de ne pas connaître le sexe de son bébé avant la naissance

Si certains parents souhaitent à tout prix connaître le sexe de leur futur enfant, d'autres préfèrent conserver la surprise jusqu'à la naissance. Voici quelques raisons qui motivent ce choix :

  • Une pincée d'imprévu dans un monde où tout est prévu: Découvrir si votre bébé est une fille ou un garçon est une chouette surprise à vivre le jour de la naissance.
  • Pour éviter la garde-robe bleue ou rose: Ne pas tomber dans le cliché du rose pour les filles et bleu pour les garçons demande un véritable effort. Votre enfant aura des vêtements "mixtes" et sera éduqué en dehors des stéréotypes !
  • Pour ne pas recevoir des cadeaux genrés: Pas de body avec une inscription "belle comme maman" ou "fort comme papa" : la famille et les amis seront obligés de trouver des idées non genrées qui auront le mérite de ne pas être sexistes. Et sans doute plus jolis.
  • Vous avez plus de temps pour trouver un prénom: Dès que vous savez le sexe lors de la deuxième échographie, la pression pour trouver un prénom apparaît. Là, au moins, vous avez deux prénoms à choisir jusqu’à la fin de grossesse : cela justifie le fait que vous n’ayez aucun prénom à J-12.
  • Vous apprenez à connaître votre bébé comme un individu: De connaître le sexe de votre bébé, vous vous projetez et vous mettez à imaginer à quoi il ressemble, sa vie… et à plus ou moins coller aux stéréotypes.
  • Pour connaître le sexe de bébé rien que tous les deux: Ce projet d’enfant vous appartient alors jusqu’au bout en gardant la surprise de son sexe que vous vivrez tous les deux en direct.
  • Pour éviter les réflexions qui mettent mal à l'aise: « Encore un garçon, vous allez pouvoir faire une équipe de foot ! », « une fille après un garçon, le choix du roi ! » Vous passer de ce genre de réflexion durant la grossesse vous met dans une joie indicible.
  • Pour ne pas être déçus: Vous rêvez d’une fille après un garçon ou d’un garçon après une fille ? C’est important pour vous et vous avez terriblement peur d’être déçus ?

L'importance des préférences parentales et la déception

Quel sera le sexe du futur bébé ? Voilà une question que tous les parents se posent. Certains ont des préférences, une envie bien tranchée, certains n’en ont pas pour le premier mais pour le deuxième oui, d’autres ont déjà deux filles et aimeraient un garçon, d’autres l’inverse, et il y en a qui n’ont pas de préférence du tout.

Quoi qu’il en soit, être enceinte d'une petite fille ou d'un petit garçon ce n’est pas la même chose. On ne fait pas les mêmes rêveries et l’on ne se projette pas de la même façon. Toutes ses attentes dépendent des expériences de vie, des souhaits pour le futur… Se représenter son enfant à travers ses désirs et ses rêveries c’est normal et nécessaire au cours de la grossesse.

Que cachent nos préférences à avoir une fille ou un garçon ?

Evidemment, il n’y a pas une raison unique mais une multitude de raisons à l’origine de nos préférences car cela touche à la fois à l’inconscient, au passé et à l’imaginaire. À titre d’exemple, certaines mamans préféreront un sexe à l’autre pour reproduire un schéma familial. Dans certains cas, ce sera une préférence pour faire plaisir au futur papa, car l’envie de faire plaisir à l’autre peut être très forte (surtout si on n’a pas de préférence marquée). On peut préférer une fille parce qu’on a envie d’un univers féminin, ou un garçon parce que c’est fabriquer un être différent de soi. C'est souvent lors de la deuxième échographie de grossesse que le suspens prend fin. Parfois lors de la révélation, les espoirs fondés se brisent. Les attentes étaient si fortes que la réalité provoque une grande déception ou une véritable angoisse. Et un travail sur soi est souvent nécessaire…

Vous êtes enceinte d'une petite fille et ce n'est pas la première ? Une tribu constituée uniquement de petits mecs ? Eh ouais, c’est la vôtre ! Ou la future vôtre. On ne choisit pas le sexe de son enfant, alors quand on a une préférence, on est déçu une fois sur deux. Certaines mamans qui ont des envies de bébé rêvent d'avoir un garçon et d'autres une petite fille. Vous connaissez maintenant le sexe de votre bébé, et ce n'est pas celui dont vous rêviez… Vous vouliez une fille et c'est un garçon ? OU bien l'inverse ?

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