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Autoconservation des spermatozoïdes et effets de la cortisone : un aperçu des traitements additionnels en assistance médicale à la procréation

L'assistance médicale à la procréation (AMP), notamment la fécondation in vitro (FIV) et l'injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI), offre de nombreuses options pour les couples confrontés à des problèmes de fertilité. En complément de ces techniques principales, diverses approches optionnelles, appelées traitements additionnels, peuvent être proposées par les cliniques. Cet article explore ces traitements, en mettant l'accent sur l'autoconservation des spermatozoïdes et les effets potentiels de la cortisone, tout en évaluant leur efficacité et leur pertinence.

Traitements additionnels en AMP : une évaluation rigoureuse nécessaire

Les traitements additionnels sont des options que les patients peuvent choisir d'ajouter à leur traitement principal. Cependant, il est crucial de souligner que l'efficacité de ces traitements doit être rigoureusement prouvée avant qu'ils ne soient proposés de manière systématique. La méthode de référence pour évaluer l'efficacité d'un traitement est l'essai comparatif randomisé (ECR). Idéalement, de nombreux groupes de chercheurs indépendants devraient mener des ECR de haute qualité et des analyses de suivi pour confirmer l'efficacité et la sécurité d'une nouvelle procédure. À ce jour, peu de traitements additionnels ont fait l'objet d'une validation scientifique suffisante pour être considérés comme des pratiques standard.

Techniques de sélection des spermatozoïdes : IMSI et PICSI

L'injection intracytoplasmique de spermatozoïdes sélectionnés (IMSI) est une méthode de sélection des spermatozoïdes utilisée lors d'une ICSI. Il s'agit d'une technique non invasive effectuée sur un échantillon de sperme. Des examens systématiques suggèrent que l'IMSI peut s'avérer bénéfique dans des situations spécifiques, comme après plusieurs échecs d'ICSI. Cependant, les recherches ne promeuvent pas l'usage de l'IMSI hors du cadre d'une ICSI standard pour les hommes infertiles.

La PICSI (Preselected Intracytoplasmic Sperm Injection) est une autre technique de sélection des spermatozoïdes dans le cadre d'une ICSI. Elle implique de plonger du sperme dans de l'acide hyaluronique, un composant naturel du corps. Bien que de nombreuses études aient comparé l'ICSI standard et l'ICSI avec PICSI, les preuves montrant une plus grande efficacité de la seconde sur la première sont rares.

Il est important de noter que la moitié de l'information génétique est délivrée à l'ovaire par le spermatozoïde, et qu'il faut environ deux mois pour qu'un spermatozoïde parvienne à maturité. Une clinique de fertilité dispose de différents moyens pour évaluer les dégâts subis par les spermatozoïdes. L'état de dégradation de l'ADN des spermatozoïdes est en lien direct avec l'issue d'un traitement de fertilité, bien que les preuves ne soient pas toujours claires et dépendent largement du type d'examen réalisé. Les différents tests évaluant la dégradation de l'ADN d'un spermatozoïde sont non invasifs et effectués sur un échantillon de sperme, généralement avant le traitement, en tant que diagnostic optionnel.

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Amélioration de l'implantation embryonnaire : éclosion assistée, time-lapse et colle embryonnaire

Les ovules et les jeunes embryons sont naturellement protégés par une épaisse couche de protéines appelée zone pellucide. Avant de pouvoir s'implanter dans l'utérus, l'embryon doit « éclore » et sortir de cette zone. Certaines cliniques estiment que l'éclosion assistée peut s'avérer particulièrement efficace dans certains cas précis, par exemple lorsque la zone pellucide est plus fine chez les femmes âgées.

Le time-lapse permet aux embryologues de prendre des milliers d'images des embryons au cours de leur développement sans les déranger. Plusieurs études ont tenté de déterminer si l'utilisation du time-lapse pouvait augmenter le taux de naissance, mais les résultats sont mitigés.

La colle embryonnaire contient une substance appelée hyaluronane, qui augmenterait les chances de l'embryon de s'implanter correctement dans l'utérus. Elle est ajoutée à une solution dans laquelle les embryons sont conservés avant d'être transférés chez la patiente. Des recherches parues dans la revue Cochrane montrent que la colle embryonnaire contenant de l'hyaluronane augmente le taux de grossesse et de naissance vivante d'environ 10 %. Cependant, cette revue ne contient qu'une étude de haute qualité, tandis que les autres s'avèrent médiocres.

Stratégie du "freeze-all" : congélation de tous les embryons

La stratégie du "freeze-all" consiste à congeler tous les embryons issus d'un cycle de FIV ou d'ICSI, de sorte qu'aucun embryon frais n'est transféré. Certaines analyses prouvent que la réponse hormonale du corps au traitement médicamenteux de fertilité peut affecter la muqueuse utérine, rendant plus difficile la phase d'implantation de l'embryon. Congeler les embryons permettrait également aux femmes de moins souffrir du syndrome d'hyperstimulation ovarienne, fruit d'une surréaction aux médicaments pris dans le cadre du traitement de fertilité. Il s'avère également que les bébés issus d'un cycle de FIV avec embryons frais présentent un poids de naissance plus bas que lorsqu'ils sont issus d'embryons congelés, où le poids est alors plus proche de celui des enfants conçus naturellement. Or, un faible poids de naissance augmente le risque de contracter plus tard diverses maladies. La recherche concernant la congélation totale des embryons progresse rapidement.

Activation de l'ovocyte et scratching endométrial

Lorsqu'un spermatozoïde rencontre un ovocyte, se met en branle le processus appelé « activation de l'ovocyte », qui marque le début du développement de l'embryon tout en permettant qu'un seul spermatozoïde fertilise l'ovocyte. La théorie dit que l'activation de l'ovocyte par du calcium ionophore augmente le risque que l'embryon présente un nombre anormal de chromosomes, ce qui conduirait la grossesse à se terminer en fausse couche. D'après les rares études faites à ce jour, l'activation de l'ovocyte par du calcium ionophore pourrait augmenter le taux de fertilisation dans le cas de traitement par ICSI (injection intracyoplasmique de spermatozoïdes), lorsque les cycles précédents ont montré que les spermatozoïdes ne parvenaient pas à activer les ovocytes.

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Dans certains cas relativement rares, l'embryon ne s'implante pas parce que la muqueuse utérine n'offre pas un environnement adapté. Le scratching est réalisé avant une FIV. La théorie veut que cette intervention pousse le corps à réparer la partie grattée en relâchant des éléments chimiques et des hormones qui rendront la muqueuse utérine plus propice à l'implantation. Le scratching endométrial comporte un petit risque : si vous souffrez d'une infection du col de l'utérus avant l'opération, elle pourrait gagner l'ensemble de l'utérus. Si le scratching de l'endomètre est accompagné d'un symbole orange, c'est que les études concernant le sujet sont peu nombreuses et de piètre qualité.

Culture intra-utérine et diagnostic pré-implantatoire

Lors d'un cycle de FIV conventionnel, les ovocytes sont fertilisés et se développent dans un fluide de culture placé dans un incubateur. Comme dans le cas d'une FIV classique, les ovocytes et les spermatozoïdes sont collectés puis préparés. L'appareil reste en place durant plusieurs heures, le temps que l'embryon passe les premières étapes de son développement. Il existe à l'heure actuelle vraiment peu d'études se penchant sur la question des risques potentiels liés à l'utilisation de cet appareil de culture intra-utérine. Rien ne prouve aujourd'hui que la culture intra-utérine améliore les taux de naissance et qu'il s'agisse d'un protocole sécuritaire.

Le diagnostic pré-implantatoire (DPI) permet de vérifier que les embryons sont dotés du bon nombre de chromosomes. En effet, les embryons avec un nombre anormal de chromosomes, appelés embryons aneuploïdes, ont moins de chances de se développer jusqu'à devenir un bébé ou, de manière moins fréquente, peuvent donner naissance à un bébé atteint d'anomalies génétiques. Pour effectuer un DPI, l'embryologue prélève une cellule (ou plusieurs en cas de développement avancé) de l'embryon, qui est alors examinée pour déceler diverses anormalités chromosomiques. Recourir à un DPI risque de diminuer le nombre des embryons que vous pouvez utiliser pour votre cycle ou que vous pouvez congeler pour plus tard. Il peut arriver que plusieurs cellules d'un même embryon ne soient pas tout à fait identiques au niveau des chromosomes (on parle alors de « mosaïque »). Le DPI pourrait alors montrer que l'embryon produit des cellules anormales alors qu'il est tout à fait capable de donner lieu à une grossesse normale, et vice-versa. Auparavant, le DPI était habituellement proposé aux femmes de plus de 37 ans, aux couples qui avaient subi plusieurs fausses couches ou plusieurs échecs de FIV, aux patients dont l'historique familial montrait plusieurs problèmes chromosomiques et aux hommes dont le sperme était porteur d'anomalies chromosomiques. Les cellules étaient retirées au troisième jour, lorsque l'embryon est formé de huit cellules. En réalité, rien ne prouve que ce type de DPI soit avantageux pour toutes ces personnes. De brèves études ont montré que le DPI effectué à un stade de développement plus avancé, sur des embryons de type blastocyste au jour 5 ou 6, pouvait en revanche aider à sélectionner les embryons viables pour le transfert chez les patientes jeunes (moins de 37 ans) et n'ayant pas subi de fausse couche ou d'échec de FIV. Il est important de comprendre que le DPI ne permet pas d'augmenter de manière générale les chances d'avoir un bébé. Il peut simplement aider à diminuer les chances de fausse couche, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires afin de confirmer ces hypothèses.

Immunologie reproductive et agents bloquants du TNF

En temps normal, votre système immunitaire repousse les cellules envahissantes qu'il ne reconnaît pas parce qu'elles ne partagent pas le même code génétique que les cellules de votre corps. De traitements variés peuvent être associés à l'immunologie reproductive. Les agents bloquants du TNF comme l'Adalimmuab ou l'Infliximab (souvent vendus sous le nom de Remicade) ne sont pas recommandés pendant une grossesse. Il n'existe pas de preuve convaincante montrant que le système immunitaire d'une femme rejettera l'embryon à cause de sa différence en termes de code génétique.

Effets de la cortisone et autoconservation des spermatozoïdes

Bien que l'article ne fournisse pas d'informations directes sur les effets de la cortisone sur les spermatozoïdes, il est important de noter que les corticostéroïdes, comme la cortisone, peuvent avoir un impact sur la fertilité masculine. Des études ont montré que la cortisone peut affecter la production de spermatozoïdes, leur mobilité et leur morphologie. Par conséquent, il est crucial de discuter avec un médecin des risques et des avantages potentiels de la prise de cortisone avant de commencer un traitement de fertilité.

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L'autoconservation des spermatozoïdes, également appelée cryoconservation, est une option pour les hommes qui souhaitent préserver leur fertilité pour l'avenir. Cette technique consiste à congeler et à stocker des échantillons de sperme, qui peuvent être utilisés ultérieurement pour une insémination artificielle ou une FIV. L'autoconservation des spermatozoïdes peut être envisagée dans les situations suivantes :

  • Avant un traitement médical potentiellement toxique pour les spermatozoïdes (chimiothérapie, radiothérapie, etc.)
  • Avant une intervention chirurgicale affectant les organes reproducteurs
  • En cas de diminution progressive de la qualité du sperme
  • Par choix personnel, pour préserver la fertilité en prévision d'une grossesse future

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