Astrid Bard, une figure solaire et épanouie du journalisme sportif français, s'est imposée comme une voix respectée et appréciée, notamment grâce à sa présentation du « Canal Rugby Club ». Son parcours, marqué par une curiosité insatiable et une passion pour l'humain, l'a menée des bancs de l'IPJ aux plateaux de Canal+, où elle brille par son professionnalisme et sa bienveillance.
Un Portrait Solaire
« J'AI un caractère qui me conduit à être heureuse », confie Astrid Bard. Ses yeux brillants et son sourire éclatant témoignent d'une joie de vivre communicative. À la quarantaine, elle irradie, captivant l'attention autant sur les plateaux de télévision qu'au bord des terrains de sport. Ses charmantes fossettes semblent signer un visage empreint de bonheur. « Je me sens tellement bien, aujourd'hui, confie-t-elle. J'ai de la chance. Si je fais le bilan, c'est une super saison. J'ai reçu de nombreux messages de soutien et d'encouragements. Je connaissais très bien l'équipe et le plateau. Tout a donc été plus facile. » Elle souligne l'absence de comparaison avec sa prédécesseure, Isabelle Ithurburu, une distinction qu'elle accueille favorablement. La complicité qu'elle partage avec le journaliste Guilhem Garrigues est un atout majeur de l'émission, une collaboration harmonieuse fruit d'une entente parfaite. « C'est une très belle image, acquiesce-t-elle. Guilhem est le meilleur camarade qui soit. Il est toujours au soutien, c'est un “ministre de l'Intérieur”, un peu comme Antoine Dupont sur le terrain. »
Des Débuts Éclectiques
Issue du Perreux-sur-Marne, rien ne prédestinait Astrid Bard à une carrière dans le journalisme sportif, si ce n'est une curiosité insatiable. Son parcours initial est marqué par des expériences variées, allant du football au golf, en passant même par le jeu d'échecs. « Cela a duré peu de temps mais j'avais mal à la tête le soir ! » Elle fut également l'élève d'Isabelle Nanty au Cours Florent. Astrid Bard n'a jamais rêvé de journalisme ou de télévision, et entend bien ne pas se laisser envahir par la pression. « Je ne suis pas carriériste. Je n'ai pas l'impression d'aller travailler. C'est un luxe considérable . »
Après l'université, des stages oscillant entre communication et information (notamment dans le groupe L'Expansion) puis des piges « éco » au Journal du dimanche, Astrid Bard intègre l'école de journalisme de l'IPJ (Paris) et tombe sous le charme de la radio. « On montait encore nos sujets avec des Nagra à bande et des Scotch de couleur, je trouvais ce petit travail génial. C'est aussi le meilleur moyen de raconter une histoire, on est précis tout en laissant l'imagination des auditeurs travailler… » En 2002, elle remporte la bourse Lauga d'Europe 1 grâce à un reportage sur la France à la veille de la Coupe du monde de foot au Japon et en Corée du Sud. « J'évoquais l'explosion des ventes de télés avant le Mondial ! J'avais interrogé un super vendeur de la Fnac qui expliquait la nouvelle configuration du magasin et un client venu en acheter une pour le bureau à cause du décalage horaire. J'avais gagné car j'étais la seule à avoir proposé un sujet vraiment anglé. »
Elle décroche un contrat et restera huit ans dans la station, mêlant flashes, journaux et reportages, mais loin du service des sports, à l'exception de la quinzaine de Roland-Garros. « Je couvrais tout, notamment l'aérospatial. J'ai même dansé la valse avec le spationaute Jean-François Clervoy lors d'un vol en apesanteur. J'aime bouger pour rencontrer des gens différents : un jour, une sage-femme me raconte son métier ; le lendemain, c'est un avocat puis un chauffeur de bus ; le surlendemain, je suis au Sénat… J'ai également présenté une émission santé. Tout cela m'a aidée pour le sport. Tu ne connais pas le sujet ? Tu le bosses à fond et tu y arrives ! »
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L'Éclosion dans le Journalisme Sportif
C'est en couvrant les Jeux Olympiques de Pékin en 2008 qu'Astrid Bard a une révélation. « J'ai compris que le sport n'était qu'émotions positives. Au pire, il y a une défaite, une blessure. J'avais fait des flashes sur la guerre en Irak, la crise financière, les bébés congelés. Cela commençait à me miner. » Elle n'ose pas frapper à la porte de Canal+, mais finalement, deux ans plus tard, c'est la chaîne cryptée, en quête d'une recrue pour le Canal Football Club, qui lui propose un an de formation sur Infosport. Son rêve. Pourtant, elle hésite. « J'ai la trouille parce que jusque-là j'avais toujours été jugée sur mon travail. En allant à la télé, je savais que ce ne serait plus le cas. Que ce serait : t'es bien coiffée, t'es pas bien coiffée ; ton petit haut, il est mignon… Oui, mais mon sujet ? Je n'étais pas sûre de le supporter. Jusqu'à ce qu'une copine me dise : "Mais tu t'en fous !" »
Parcours Professionnel : Du CFC au Canal Rugby Club
Jugée, jaugée, elle le sera à ses débuts au CFC en 2011. Elle propose des interviews qu'elle présente en plateau, tout en lançant des questions décalées à l'invité. Comme Isabelle Moreau avant elle et Marie Portolano ensuite. En revanche, contrairement à ses collègues, elle n'a pas à se plaindre du comportement de Pierre Ménès, alors la grande gueule du show. « Dès la première émission, il me coupe la parole et je lui dis : "Je vais finir ma phrase en fait !" C'est sorti tout seul, c'est juste mon caractère… »
Son aventure au CFC dure deux saisons, puis elle enchaîne Enquêtes de foot, 19 h 30 Sport et rejoint enfin la rubrique rugby, en 2017. Elle anime le multiplex du Top 14 le samedi puis celui du Late Rugby Club, une émission de spécialistes, tout en allant aussi parfois en bord terrain. De quoi la ravir. « Tout est beaucoup plus simple que le foot et plus transparent, le discours un peu plus sincère. J'ai aussi été super bien accueillie par la rédaction rugby. J'étais dans le métier depuis quinze ans et je sortais d'une machine comme le CFC. Le seul test, c'est quand j'ai voulu faire la bise à Éric Bayle (le chef du rugby) en débarquant à la rubrique. Sauf qu'il n'en fait pas (elle rit)… »
Après s'être vue confier deux ans la présentation du Canal Sports Club en remplacement de Marie Portolano partie sur M6 en 2021, Astrid Bard hérite désormais du Canal Rugby Club. « Me choisir semblait évident, mais ne pas se précipiter était un truc de chef malin », assure-t-elle. Ledit chef, Thomas Sénécal, abonde : « Elle était le choix naturel, notre priorité entre tous les profils, y compris extérieurs. Elle est expérimentée et excellente intervieweuse, elle cumule tous les atouts ». Et elle s'est visiblement bien installée.
Succession à Isabelle Ithurburu
La succession d'Isabelle Ithurburu à la présentation du Canal Rugby Club a été un moment important dans la carrière d'Astrid Bard, prenant la relève d'une personnalité emblématique. Bard a su relever ce défi avec brio, démontrant son talent et son professionnalisme. Elle a apporté sa propre touche à l'émission, tout en conservant l'esprit et la qualité qui ont fait le succès de son prédécesseur. Son style, plus posé et moins flamboyant que celui d'Isabelle Ithurburu, a permis de maintenir l'équilibre entre rigueur journalistique et divertissement. La transition s'est effectuée en douceur, Astrid Bard réussissant à fidéliser le public tout en attirant de nouveaux téléspectateurs.
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Son Rôle au Sein du Canal Rugby Club
L'implication d'Astrid Bard au sein du Canal Rugby Club est significative de son expertise et de sa passion pour ce sport. Son rôle au sein de l'émission dépasse largement celui d'une simple présentatrice. Elle est une véritable cheville ouvrière, contribuant activement à la qualité et à la réussite de l'émission. Sa connaissance approfondie du rugby, alliée à son talent de journaliste, lui permet d'analyser les matchs avec précision, de poser des questions pertinentes aux invités et de mener des débats captivants. Elle ne se contente pas de présenter les faits, elle les contextualise, les analyse et les interprète avec finesse. Son style, à la fois dynamique et professionnel, attire un large public et contribue à la popularité de l'émission. Elle a su créer une relation de confiance avec les téléspectateurs, devenant une figure familière et appréciée du monde du rugby.
Une Vie Privée Discrète et Épanouie
Astrid Bard chérit l'existence auprès des siens. « L'amour est le but de la vie, évidemment, souffle-t-elle. Pour moi, la bienveillance est fondamentale. Je déteste le conflit. » Sa discrétion détonne dans un milieu où la visibilité semble parfois aussi importante que le travail fourni. Elle a d'ailleurs un peu hésité à s'exprimer dans L'Équipe. Sa réserve est toujours palpable durant l'interview, comme à l'évocation de sa relation depuis treize ans avec l'ancien rugbyman international Yann Delaigue. « C'est indiscret », réplique-t-elle du tac au tac, avant d'enchaîner : « En tout cas, ça n'a jamais été une carte de visite, on ne m'a jamais présentée comme ''la femme de''. Et aujourd'hui, lorsqu'on se balade, des gens demandent parfois des photos avec moi… et pas avec lui. Je le chambre un peu », sourit-elle.
Une Vie de Couple Réussie avec Yann Delaigue
L'histoire d'amour entre Astrid Bard et Yann Delaigue est un exemple de réussite et de stabilité dans le monde parfois tumultueux du sport et des médias. Ils forment un couple uni et discret, préférant préserver leur intimité familiale loin des feux de la rampe. Yann Delaigue, figure emblématique du rugby français, apporte à Astrid un soutien indéfectible dans sa carrière exigeante. Leur relation, bâtie sur la confiance et le respect mutuel, dure depuis plus d'une décennie, témoignage de leur amour profond et durable. Leur complicité est palpable, même à travers les rares apparitions publiques du couple. Ils constituent un véritable havre de paix, un refuge loin des pressions et des exigences de leurs professions respectives. La réussite de leur couple témoigne d'une solide alchimie et d'une capacité à concilier vies professionnelle et personnelle avec harmonie. Leur histoire d'amour, loin des clichés du monde médiatique, inspire le respect et l'admiration. L'union de ces deux personnalités fortes est un bel exemple de réussite personnelle et conjugale, illustrant la force d'un amour partagé et durable au fil des années. La discrétion qu'ils maintiennent autour de leur vie privée renforce encore l'image positive qu'ils projettent, loin des tumultes et des polémiques souvent associés aux couples de célébrités. Ils incarnent une relation saine et équilibrée, une source d'inspiration pour ceux qui cherchent un modèle de couple harmonieux et durable.
La Naissance de leur Enfant en 2014
L'année 2014 marque un tournant majeur dans la vie privée d'Astrid Bard et Yann Delaigue avec l'arrivée de leur enfant. Cet événement heureux a profondément transformé leur quotidien, ajoutant une nouvelle dimension à leur relation déjà forte et complice. La naissance de leur bébé a renforcé les liens entre Astrid et Yann, consolidant leur amour et leur engagement mutuel. Devenir parents a été une expérience enrichissante et transformatrice pour le couple, leur apprenant à jongler entre les exigences de leurs carrières respectives et les responsabilités parentales. Malgré le peu d'informations publiques disponibles sur cet aspect de leur vie, il est évident que la naissance de leur enfant a apporté une joie immense et a enrichi leur existence. La discrétion qu'ils maintiennent autour de leur enfant témoigne de leur désir de protéger sa vie privée et de le préserver des regards indiscrets. Cet engagement à protéger leur enfant est louable et souligne l'importance qu'ils accordent à leur famille. On imagine aisément les nombreux moments de bonheur et de partage familiaux, loin des caméras et des projecteurs, qui rythment leur quotidien. Cet événement privé, aussi heureux soit-il, reste intime et personnel, et il est important de respecter leur choix de préserver ce moment précieux de leur vie familiale. La naissance de leur enfant a donc apporté une nouvelle dimension à leur vie de couple, forgeant une unité familiale encore plus forte et durable. Leurs vies personnelles et professionnelles, bien que demandant du temps et de l'énergie, sont heureusement combinées avec succès grâce à leur organisation et leur amour partagé. Cet équilibre familial et professionnel est un exemple inspirant pour les jeunes couples qui cherchent à concilier les deux aspects de leur vie.
Yann Delaigue : Ancien Joueur de Rugby de Renom
Yann Delaigue, compagnon d'Astrid Bard, est une figure marquante du monde du rugby français. Son parcours sportif est jalonné de succès et de performances exceptionnelles qui lui ont valu une reconnaissance nationale et une place de choix dans l'histoire du rugby. Sa carrière, riche en exploits et en émotions fortes sur le terrain, a captivé des millions de supporters. Il a démontré, match après match, un talent indéniable, une force physique impressionnante et une stratégie de jeu pointue. Ses performances exceptionnelles ont fait de lui un joueur emblématique, admiré pour sa technique, son engagement et son esprit d'équipe. Au-delà de ses qualités athlétiques, Yann Delaigue s'est distingué par son charisme et son leadership sur le terrain, guidant ses coéquipiers vers la victoire avec détermination et passion. Son parcours sportif est un exemple d'abnégation, de persévérance et de réussite à haut niveau. Même après la fin de sa carrière professionnelle, Yann Delaigue reste une figure respectée dans le monde du rugby, souvent sollicité pour son expertise et son expérience. Son influence dépasse le cadre sportif, incarnant des valeurs de courage, de fair-play et d'excellence. Aujourd'hui, éloigné des terrains de rugby, il continue de vivre sa passion pour ce sport, tout en se consacrant à sa vie de famille et en soutenant le développement du rugby. Il représente un modèle inspirant pour les jeunes générations, montrant que la réussite sportive nécessite un travail acharné, de la discipline et un esprit de combativité permanent. Son expérience et sa notoriété contribuent sans aucun doute à la vie de couple qu'il partage avec Astrid Bard, apportant une dimension unique à leur relation et à leur vie familiale. Il incarne une figure forte et respectée, un atout précieux pour Astrid et leur famille. Il s’est forgé un solide palmarès, décrochant trois titres de champion de France, dont deux avec le Stade Toulousain (1999 et 2001, le premier en 1992 avec Toulon), ainsi qu’un titre de champion d’Europe (2003, Toulouse).
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