Loading...

Asperge colique néphrétique traitement : Prévention et gestion des calculs rénaux

La colique néphrétique, une affection douloureuse résultant généralement de la présence de calculs rénaux, touche environ 150 000 Français chaque année. Elle se manifeste par une douleur intense au niveau lombaire et abdominal, souvent causée par un blocage des voies urinaires par un calcul. Cet article explore les différentes facettes de la colique néphrétique, en mettant l'accent sur les stratégies de prévention et les options de traitement disponibles.

Comprendre la colique néphrétique

La colique néphrétique aiguë se définit comme un syndrome douloureux lombo-abdominal résultant de la mise en tension brutale de la voie excrétrice du haut appareil urinaire (uretère) en amont d’une obstruction, quelle qu’en soit la cause. Les coliques néphrétiques sont dues à la présence d’un calcul urinaire, ou lithiase rénale (du grec lithos = pierre), secrété par le rein et se coinçant dans l’uretère. On parle également de maladie lithiasique. L’uretère est le fin conduit qui amène les urines du rein à la vessie lors de leur évacuation. Cela provoque une augmentation brutale de la pression en amont de l’uretère, mais aussi au niveau rénal.

Les symptômes caractéristiques incluent une douleur intense d’apparition brutale, prenant naissance au niveau lombaire, du côté du rein touché, et irradiant vers le ventre, l’aine et les organes génitaux. Il est important de noter que, dans certains cas, la colique néphrétique peut survenir sans calcul, étant alors causée par une anomalie de la paroi urétérale.

Diagnostic de la colique néphrétique

Le diagnostic repose principalement sur l'évaluation clinique des symptômes. Des examens complémentaires, tels qu'une échographie ou une radiographie, peuvent être utilisés pour visualiser et mesurer le calcul, ainsi que pour évaluer la dilatation de l'uretère et du rein. L’examen des urines permet de détecter la présence de sang via une bandelette urinaire et de s’assurer qu’il n’y a pas de nitrites ni de leucocytes qui pourraient signaler la présence d’une infection urinaire associée.

Traitement de la colique néphrétique

Le premier objectif thérapeutique est de soulager la douleur. Votre médecin pourra vous prescrire au plus vite un traitement par anti-inflammatoires non stéroïdiens ou par antalgique associé à des antispasmodiques pour calmer les crises. Le traitement peut inclure des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). On parle de complication de colique néphrétique lorsque-celle-ci prend une tournure grave, par exemple si vous êtes une femme au cours d’une grossesse, si elle s’accompagne d’une pyélonéphrite aigue, ou si la taille du ou des calculs nécessite une opération pour le ou les extraire manuellement.

Lire aussi: Asperges: Sécurité pendant la grossesse

Dans certains cas, une intervention médicale peut être nécessaire pour éliminer le calcul. Les calculs rénaux, lorsqu’ils sont petits, peuvent s’éliminer spontanément dans 90 % des cas en parvenant jusqu’à la vessie. Par ailleurs, il est demandé au patient de conserver ses urines et de les filtrer avec un filtre à café afin de recueillir le calcul expulsé.

Prévention des coliques néphrétiques : L'importance de l'hydratation

Une des précautions principales est de boire suffisamment, au moins 2 litres d’eau par jour. Cela permet de diluer les urines, et, ainsi, de diminuer la concentration en sels minéraux. La déshydratation est un facteur de risque majeur dans la formation de calculs rénaux. Boire au moins 2 litres d'eau par jour est crucial pour éviter la concentration des urines et éliminer les cristaux avant qu'ils ne deviennent volumineux. Lorsqu’il fait chaud, ou lors d’activité sportive, il est nécessaire de boire davantage, au moins 3 litres dans la journée. Idéalement, les urines devraient rester pâles en toute circonstance.

Il faut privilégier l’eau comme boisson et ne pas oublier de boire avant le coucher. Presque toutes si on en consomme au moins 2 litres par jour. Attention, nous allons parler ici de prévenir les calculs, pas de les supprimer. Pendant une crise de colique néphrétique, ou si vous soupçonnez une crise imminente, ne buvez pas de grandes quantités de liquides en espérant chasser le calcul ! Buvez au moins 2 litres d'eau par jour, en répartissant les boissons sur la journée (y compris avant de vous coucher ou si vous vous levez la nuit) pour éviter la concentration des urines et éliminer les cristaux avant qu'ils ne deviennent volumineux.

Évitez les eaux minérales trop riches en sels minéraux (en particulier en calcium comme Contrex, Hépar ou Vittel). Boire des tisanes est également une possibilité, en évitant la rhubarbe, le persil ou l’ortie, riches en oxalates.

L'alimentation : Un pilier de la prévention

La prévention passe également par l’alimentation. Au-delà de ces mesures diététiques, le médecin organise un suivi médical pour évaluer la croissance ou la formation de nouveaux calculs. Les apports de calcium doivent être de 800 mg à 1 gramme par jour. Si vous avez tendance à souffrir de calculs oxalocalciques, n'abusez pas des protéines (viandes et produits laitiers). Réduisez votre consommation de sel. Les personnes qui souffrent de calculs oxalocalciques devraient essayer de consommer moins de 5 grammes de sel de cuisine par jour. Enrichissez votre alimentation en fruits et légumes de toutes sortes, en particulier ceux riches en potassium qui favorise l’élimination du calcium : banane, pommes de terre, fèves, par exemple. Deux verres de jus d’oranges pressées par jour sont conseillés.

Lire aussi: Consommer des asperges enceinte

Options médicamenteuses pour la prévention

Certains diurétiques (notamment l’hydrochlorothiazide et l’indapamide) ont une efficacité démontrée dans la prévention des calculs oxalocalciques récidivants. L’allopurinol (ZYLORIC et ses génériques) est un traitement de fond des lithiases urinaires chez les personnes qui ont tendance à avoir trop d’acide urique dans le sang. Il expose à des éruptions cutanées, parfois graves. Le fébuxostat (ADENURIC et ses génériques) qui diminue les taux d’acide urique dans le sang peut également être utilisé dans certains cas. Les effets indésirables les plus fréquents sont digestifs (nausées, vomissements, diarrhées), cutanés, des maux de tête. Des réactions cutanées toxiques, rares mais potentiellement graves, ont également été rapportées. En cas d’apparition d’une éruption cutanée progressive, accompagnée de bulles ou de lésions des muqueuses, et une irritation oculaire ou d’un gonflement du visage, il faut arrêter le traitement et consulter un médecin en urgence.

Une récente étude montre que le traitement par fébuxostat expose à un risque accru de mortalité chez les patients ayant des antécédents de maladies cardiovasculaires majeures (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ou angor instable). Le citrate de potassium (FONCITRIL) est un alcalinisant urinaire utilisé pour diminuer l’acidité des urines dans le cas de calculs d’urate ou oxalocalciques. Le trométamol (ALPHACOR) est un autre alcalinisant urinaire utilisé pour prévenir les lithiases uriques. Les personnes qui souffrent de calculs composés de cystine peuvent bénéficier d'un traitement spécifique, la D-pénicillamine (TROLOVOL) ; il s’agit d’un médicament qui, en se fixant à la cystine, permet de faire baisser sa concentration dans les urines.

Autres mesures et considérations

Appliquez une compresse chaude ou une bouillotte sur la zone qui vous fait souffrir.

Téléconsultez un médecin en quelques minutes pour lui décrire vos symptômes et recevoir un traitement si nécessaire. Si la colique néphrétique est particulièrement douloureuse, elle n’entraîne pas toujours de complications. Toutefois il est important d’adopter les bons gestes pour la traiter rapidement. Comment reconnaître la colique néphrétique ? Comment la traiter ? Comment la prévenir ? La colique néphrétique peut aussi bien toucher les hommes que les femmes.

Bon à savoir : il existe un risque héréditaire concernant la colique néphrétique. Si vous souffrez d’une colique néphrétique due à des calculs rénaux, il faut d’abord comprendre leur implication dans vos douleurs. Un calcul est une petite pierre formée par des sels minéraux, et dans 90% des cas, par de l’oxalate de calcium. Avant d’être évacué avec l’urine, le calcul parcourt le chemin des voies urinaires depuis le rein pour se diriger jusqu’ à la vessie.

Lire aussi: Soulager les coliques de bébé

Il faut savoir que les coliques néphrétiques ont tendance à récidiver. On estime que la moitié des personnes ayant souffert de cette affection récidive dans les 5 ans.

tags: #asperge #colique #néphrétique #traitement

Articles populaires:

Share: