Arthur Cazaux, né le 23 août 2002 à Montpellier, est rapidement devenu l’un des jeunes joueurs français les plus prometteurs du tennis mondial. Sa trajectoire, marquée par une passion précoce et un travail acharné, l'a propulsé au-devant de la scène tennistique internationale.
Une enfance montpelliéraine bercée par le sport
Arthur Cazaux est profondément attaché à sa ville natale, Montpellier, où il a passé son enfance entouré de sa famille. Cette région, connue pour sa passion pour le sport et ses infrastructures adaptées, a permis à Arthur de pratiquer et d’évoluer dans un cadre idéal pour un futur athlète. Jusqu'à l'âge de 9 ans, il a vécu à Montpellier, s'imprégnant de l'atmosphère sportive de la ville et développant ses premières compétences sur les courts locaux. Ses parents l’ont inscrit très tôt dans des clubs de tennis locaux afin de lui offrir les meilleures conditions d’apprentissage, tout en veillant à ce qu’il poursuive une scolarité équilibrée.
Il a ensuite déménagé à Juvignac, puis à Matelles, près du Pic Saint-Loup, avant de s'installer à nouveau à Montpellier en 2020. Ces changements de lieux ont enrichi son expérience et l'ont probablement aidé à développer sa résilience et sa capacité à s'adapter à des environnements variés.
La découverte du tennis à 3 ans
C’est à seulement 3 ans qu’Arthur Cazaux a découvert le tennis, lorsqu’il a vu un match de Rafael Nadal à la télévision avec son père. Fasciné par l’intensité du jeu et l’énergie du champion espagnol, il a aussitôt manifesté le désir de tenir une raquette et de taper dans une balle. D'abord pris à jouer seul contre un mur, car aucun autre membre de sa famille ne connaissait le tennis, il sera ensuite inscrit à l'âge de 4 ans au club de Juvignac. Ses parents ont joué un rôle central dans cette passion naissante : ils ont encouragé cette curiosité sans la forcer, lui permettant de pratiquer librement et de transformer peu à peu ce loisir en véritable vocation.
Un cadre familial solide et discret
Derrière cette réussite se cache un cadre familial solide. Issu d’une famille française qui n’a pas de passé dans le sport professionnel, Arthur a grandi dans un foyer où l’éducation, le travail et le soutien émotionnel occupaient une place centrale. Ses parents ont transmis des valeurs de persévérance, de respect et d’effort constant, des qualités qui se retrouvent aujourd’hui dans sa manière de jouer sur les courts. Les parents d’Arthur s’appellent France Pierre Cazaux et Sophie Cazaux, tous deux de nationalité française. Bien que discrets et peu présents dans les médias, ils occupent une place essentielle dans la carrière et la vie personnelle de leur fils. Son père, France Pierre, est souvent évoqué comme la première personne qui a éveillé chez Arthur l’amour du tennis en lui faisant découvrir les matchs télévisés dès son plus jeune âge. Sa mère, Sophie, incarne quant à elle une présence protectrice et encourageante, veillant à l’équilibre entre la carrière sportive et la vie personnelle d’Arthur. Arthur n’est pas fils unique : il a grandi avec deux frères et sœurs, Julie et Maxime Cazaux, qui partagent avec lui une complicité familiale importante. Même si leurs vies ne sont pas médiatisées, leur présence a contribué à l’équilibre du joueur, lui permettant de garder un environnement familial normal malgré la pression de la compétition. Dans le sport de haut niveau, avoir une fratrie solide représente un repère essentiel, et Arthur a souvent souligné l’importance de rester entouré de ses proches pour garder les pieds sur terre. Sophie Cazaux, la mère d’Arthur, reste volontairement dans l’ombre, loin des projecteurs et des interviews. On sait peu de choses de sa vie professionnelle ou personnelle, car elle tient à préserver son intimité et celle de sa famille. Cependant, ce silence médiatique ne fait que renforcer l’image d’une mère présente et discrète, qui joue un rôle fondamental en coulisses. Sa plus grande contribution est sans doute d’avoir offert à son fils un environnement stable et rassurant, permettant à Arthur de se concentrer sur ses objectifs sportifs. Arthur Cazaux n’a jamais caché son admiration pour ses parents, qu’il qualifie lui-même de véritables héros dans son parcours. Leur soutien ne s’est pas limité à l’enfance, mais continue encore aujourd’hui, que ce soit à travers des encouragements dans les moments de doute ou une présence constante lors des compétitions. Dans le tennis, où la pression mentale est aussi forte que la performance physique, ce soutien parental représente une arme secrète.
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Parcours junior prometteur
Le joueur capable de jouer sur toutes surfaces réalisera un parcours chez les juniors impressionnant avec un bilan de 122 victoires pour 48 défaites sur le circuit ITF junior. Des résultats qui l'emmèneront en finale de l'Open d'Australie junior en 2020 et qui vont le propulser à la 4ᵉ place mondiale au classement ATP junior.
Débuts professionnels et premiers succès
C'est durant la même année qu'il choisit de devenir joueur professionnel avec comme seul leitmotiv : « Voir le bonheur dans les yeux des gens qui sont là, de voir que j’arrive à transmettre des émotions. » Arthur Cazaux passe professionnel en 2020. Il fait ses débuts sur le circuit ATP en double à l’Open 13 de Marseille avec Harold Mayot. Ces deux joueurs se sont ensuite affrontés à plusieurs reprises au fil de leur carrière (et ils devraient s’affronter encore !). Il a rapidement fait ses preuves sur le circuit Challenger, remportant plusieurs titres et accumulant de précieux points au classement ATP. Son ascension fulgurante lui a permis de se hisser parmi les meilleurs joueurs mondiaux, atteignant un classement ATP de 74 en mars 2024.
En 2022, il remporte son premier titre Challenger à Nonthaburi, Thaïlande. Il ajoute un deuxième titre au même endroit en janvier 2023, battant Lloyd Harris en finale. En janvier 2024, il remporte le Challenger de Nouméa. Suite à ce Challenger, il participe à l’Open d’Australie, et son parcours est remarquable. Il participe ensuite à plusieurs tournois ATP, atteignant notamment le deuxième tour à Dubaï après une victoire sur Lorenzo Musetti. Il enregistre également une victoire notable contre Ben Shelton au Masters 1000 de Paris.
Blessures et résilience
Sur les courts professionnels depuis 4 ans, la carrière d'Arthur Cazaux passe par des dates clés qui résument son ascension dans le Top 100. La fin de l'année 2021 et l'année 2022 marquent un coup d'arrêt dans la carrière du joueur qui affronte ses premières blessures graves. D'abord, une déchirure au psoas puis un œdème osseux qui le tiendra loin des courts pendant de nombreux mois. Un coup au moral du joueur qui voulait atteindre le Top 100 avant ses 21 ans. Après une tentative de retour sous anti-inflammatoire à RG échouée, Arthur finira par accepter de guérir avant toute chose : « Mentalement, c’est compliqué, parce que je traîne ma blessure depuis novembre. J’ai déjà loupé 6 mois de compétition. Là, je suis obligé de m’arrêter encore. Je perds des places au classement ATP mais je me dis que le principal, c'est d’abord de bien me soigner. » Arthur profitera aussi de cette transition pour changer d'entraîneur, lui qui avait le sentiment de ne plus avancer tennistiquement et de ne plus progresser. Arthur Cazaux est un joueur qui connaît beaucoup de hauts et de bas, à cause de blessures qui ont malheureusement ralenti sa carrière. Il a d’ailleurs fait le choix de s’entourer prioritairement d’un physio (et non d’un entraîneur) pendant ses déplacements en tournoi.
Style de jeu et personnalité
Joueur droitier avec un revers à deux mains, Arthur Cazaux est reconnu pour son jeu offensif et sa capacité à varier les rythmes. Il possède un service puissant et un coup droit agressif, lui permettant de dicter le jeu depuis la ligne de fond. Il est très remarqué pour sa puissance de fond de court à l’échange, comme pour ses capacités athlétiques qui lui permettent de très rapidement se rendre sur les amorties. Les statistiques de la distance parcourue sur le terrain sont assez impressionnantes.
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Fan de sports de combat, tatouages, « showman » : plongez dans la personnalité du jeune Français Arthur Cazaux, 122e mondial à 21 ans, qui s’est invité pour la première fois en huitièmes de finale en Grand Chelem, à l’Open d’Australie. « Quand on regarde des photos, je peux faire peur parfois, j’ai les yeux qui sortent des orbites. On a l’impression que je suis possédé un peu quand je suis sur le court. J’aime tellement ce côté combat qu’il y a dans le tennis, même s’il y a un filet qui sépare les deux adversaires. Je suis un grand fan de sports de combat et j’essaie de visualiser comme si j’étais dans une cage de MMA ou un ring. Il y a ce côté-là dans mon regard quand je frappe la balle. Ça fait partie de moi depuis que je suis petit. Je suis quelqu’un qui a beaucoup d’énergie mais en dehors du court, je suis assez posé. Toute cette énergie, j’essaie de la mettre sur le terrain. Je me mets en condition.
Arthur Cazaux est passionné par la culture viking, comme en témoignent ses tatouages représentant un Vegvisir et des runes symbolisant des valeurs personnelles. Il admire également Kobe Bryant, ayant un tatouage de serpent en référence au « Black Mamba ». « J’ai plusieurs tatouages. Tous ont une signification particulière. Là (sur son épaule droite, N.D.L.R.), j’ai un sabre avec + guerrier + écrit en symbole chinois. J’ai un serpent qui entoure mon bras : c’est un petit + big up + à Kobe Bryant, une de mes idoles quand j’étais petit. « Après, j’ai (le mot) résilience (tatoué), un mot qui a beaucoup de sens pour moi avec toutes les blessures que j’ai eues. C’est un mot que je trouve fort, qui me parle beaucoup, qui me correspond bien. « Sur l’autre bras, c’est un vegvisir : une boussole de viking. Dans la mythologie scandinave, ça signifie toujours garder le chemin de sa destinée, toujours rester + focus +. En dessous, ça s’appelle des runes, ce sont des symboles scandinaves : j’en ai choisi huit, qui ont toutes une signification différente, qui me parle. Une, c’est la famille, une autre, le soleil… Et il y a plusieurs trucs un peu + perso +. Tous mes tatouages ont du sens. »
En parallèle, Arthur Cazaux aime beaucoup les autres sports, football et handball en tête. Originaire de Montpellier, il supporte les équipes de la ville dans ces deux sports. Il a élu domicile à Dubaï et y loue un appartement à l’année. Il apprécie cette ville pour son style de vie, son climat et sa position géographique, qui lui permet d’éviter une partie du décalage horaire, et de rencontrer beaucoup de tennismen professionnels installés eux aussi aux Emirats Arabes Unis.
« J’aime bien faire le show. Là (pendant son match contre Griekspoor samedi, N.D.L.R.), comme je venais de tomber comme une merde, je me suis dit : + Bon, essaie de trouver un truc pour te rattraper +. J’étais à plat ventre, je me suis dit : + Tu fais deux pompes +. C’est venu comme ça, instinctivement. J’adore les shows NBA, le théâtre… Ce qui me plaît le plus, c’est de voir le bonheur dans les yeux des gens qui sont là, de voir que j’arrive à transmettre des émotions, c’est pour ça que je me donne à fond.
Performance à l'Open d'Australie 2024
Sa performance remarquable à l'Open d'Australie en 2024 a marqué un tournant majeur dans sa carrière. Il a notamment battu le numéro 8 mondial, Holger Rune, lors du 4e tour, démontrant ainsi son potentiel à rivaliser avec les meilleurs joueurs du monde. Ce succès lui a valu une reconnaissance internationale et l'a propulsé au devant de la scène du tennis mondial.
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En sortant de la salle de presse après sa défaite contre Tallon Griekspoor jeudi, Arthur Fils résumait l'impression dégagée par l'autre Arthur, Cazaux, avec qui il s'est entraîné à Dubaï pendant l'intersaison. À cet instant, le Montpelliérain était encore engagé dans un combat rugueux avec Holger Rune (8e mondial) sur la Margaret Court Arena. Après 3h22 de baston, il en sortit couvert de louanges pour avoir décroché sa première victoire contre un top 10, de la plus belle des manières. Avec son coeur et sa « résilience », mot archi-galvaudé certes, mais qu'il n'a pas tatoué sur son épaule par hasard, lui qui a connu de multiples blessures depuis les juniors avant de décoller enfin, en partie grâce aux services d'un kiné, Paul Saint-Germain, qui voyage à plein-temps avec lui depuis six mois. Mais surtout grâce à une arme redoutable que le circuit du tennis a découverte en mondovision : son service, propulsé par une épaule hyperlaxe, huilée à coups de shoots de handball, sport qu'il a pratiqué durant sept années avant d'opter définitivement pour le tennis à l'âge de 11 ans.
Un service atypique et efficace
Au tout premier regard, le geste de service de Cazaux est d'une simplicité extrême. À la fois fluide et d'une belle amplitude qui compense une taille moyenne (1,83 m) pour un serveur de sa trempe, dans un tennis moderne où les grands gabarits à la Ben Shelton (10 cm de plus) trustent les premières places. Mais à bien observer son mouvement, on perçoit un infime temps d'arrêt une fois la raquette au-dessus de sa tête. « C'est vrai que j'ai un rythme assez atypique, admet-il, parce qu'il n'y en a pas beaucoup qui font ça. Moi je ne le sens pas, j'ai l'impression que c'est un truc naturel mais quand je vois la vidéo, c'est sûr qu'il y a un moment où je relâche les doigts et marque un petit temps d'arrêt. Mais j'ai confiance dans ma vitesse d'épaule, je me sens stable dans un rythme comme celui-ci. » « Quand son service se dérègle, c'est qu'il va trop vite au départ. Je le reprends régulièrement en match où je lui répète de ralentir son armé » Stéphane Huet, son entraîneur.
On peut comparer cet armé au swing du golfeur japonais Hideki Matsuyama, vainqueur du Masters en 2021, qui marque une pause en haut de son backswing avant de déployer toute sa puissance à la descente. « C'est vrai que le peu de fois où je fais du golf, j'ai aussi ce rythme-là. J'ai un bon swing mais j'en fous un peu partout… », sourit le Français. « Quand son service se dérègle, c'est qu'il va trop vite au départ, détaille son coach Stéphane Huet. Je le reprends régulièrement en match où je lui répète de ralentir son armé. Il y a deux choses sur lesquelles il doit être très vigilant, comme tous les serveurs : son lancer de balle et son timing. »
Le technicien insiste sur l'importance capitale de ces deux paramètres : « Son lancer ne doit pas être trop devant lui afin de taper la balle en phase de montée et non en descente. Quand on jette sa balle trop devant, le corps bascule automatiquement trop tôt, vers l'avant, et on prend la bande du filet ou on manque de précision. Ensuite, tout est une question de timing. Le service, ça n'est qu'une question de relâchement. On emmagasine l'énergie en étant hyper souple jusqu'à la descente. C'est là que ça se passe (il pointe le coude au moment de l'armé, bras levé au-dessus de la tête) : toute cette phase-là (la montée) permet de prendre l'énergie. Et à partir du moment où on laisse tomber la raquette derrière, il y a un effet ressort qui s'installe pour relancer la puissance. C'est ce qu'on a travaillé. En haut du mouvement, Arthur ouvre effectivement un peu sa main, desserre ses doigts de la raquette pour relâcher un peu plus et avoir davantage d'amplitude. La raquette descend alors un peu plus bas pour aller chercher un chemin plus long et fouetter davantage en faisant avancer la tête de raquette encore plus vite. Ce sont des détails techniques très pointus mais qui sont indispensables pour avoir sa qualité de service. »
Lors de son premier tour contre le Serbe Laslo Djere (33e mondial), Cazaux a tourné à 197 km/h de moyenne en première balle, 150 km/h en seconde. Des vitesses qui ont sensiblement grimpé face à Rune : 206 km/h et 155 km/h. Confronté à un relanceur de la qualité du Danois, il fallait appuyer sur le champignon. Mais s'il a davantage envoyé la sauce, c'est aussi une démarche inconsciente. « Contre Rune, il avait beaucoup moins de pression, dit Huet, tandis que face à Djere, il avait cette envie de passer enfin un premier tour en Grand Chelem. Même si ce n'était pas un tour facile, il s'est mis un peu plus de tension qui occasionne un moindre relâchement, donc une vitesse de service moins élevée. » D'où ce début de crampes ressenties en cours de match dans l'avant-bras, conséquences d'une trop grande crispation sur le manche de sa raquette.
« 1,83 m, ce n'est certes pas énorme, mais la taille n'est plus un souci si, comme lui, on a les ressources pour pousser et aller chercher l'amplitude très haut » Stéphane Huet, son entraîneur. Toujours au rayon vitesse, Cazaux a enregistré une pointe à 222 km/h au premier tour (219 au second), qui le situe au 7e rang des joueurs flashés en excès de vitesse dans le tableau. « La technique est en place et physiquement, il a les capacités pour pousser et servir fort, assure son entraîneur. Et sur la durée puisque sa pointe contre Djere, c'est au cinquième set qu'il l'a enregistrée. 1,83 m, ce n'est certes pas énorme, mais la taille n'est plus un souci si, comme lui, on a les ressources pour pousser et aller chercher l'amplitude très haut. »
Axes d'amélioration
Quand un joueur est doté d'une telle arme, sa collecte de points gratuits doit nettement s'en ressentir. Ce n'est pourtant pas encore le cas de Cazaux qui s'est gentiment fait chambrer par le responsable du haut niveau à la FFT Ivan Ljubicic, ancien gros serveur, après son premier tour. « Contre Djere, Arthur n'a fait que 11 aces en cinq sets, rappelait le Croate avant le match contre Rune. On a mangé ensemble le lendemain et en plaisantant, je lui ai dit : "Tu sais, moi j'en avais déjà autant à 3-3 au premier set !"« Il n'est pas assez précis. Il sert bien, il a une bonne deuxième avec un bon kick, mais il peut faire beaucoup mieux » Ivan Ljubicic, responsable du haut niveau à la FFT.
« Avec un tel service à 220 km/h, 11 aces, c'est rien. Il n'est pas assez précis. Il sert bien, il a une bonne deuxième avec un bon kick, mais il peut faire beaucoup mieux. Il n'a pas besoin de faire grand-chose au niveau physique car il est déjà super fort, très explosif et résistant. Donc il peut se concentrer davantage sur sa technique pour progresser. Il doit passer du temps sur le terrain, pour mieux servir et toucher plus souvent les lignes… » À la sortie de la Margaret Court Arena jeudi, le jugement de « Ljubo » était moins sévère : « 18 aces contre un relanceur comme Holger, c'est déjà nettement mieux ! » Depuis le début du tournoi, Cazaux n'a perdu que trois fois son service. Deux contre Djere, une contre Rune, lequel ne s'est procuré que 4 balles de break en 3h22 de match. Sur les deux premières, le supporter de La Paillade a réussi un service gagnant à 215 km/h et un ace extérieur à 190 km/h.
Au premier tour, Cazaux a servi 119 premières balles. 78 ont touché le carré de service avec la répartition suivante : 35 sur les extérieurs, 15 au corps, 28 au centre. Cette variation, encore perfectible, était moins prononcée face à Rune. Sur ses 74 premiers services réussis, il a frappé seulement 4 fois le relanceur, contre 39 fois les extérieurs et 31 le T. Il en est pourtant tout à fait capable puisqu'il parvient à ne pas donner d'angle en seconde balle, lui qui a servi 25 fois au corps au premier tour et 9 fois de plus au second. « Il a un très bon service, c'est indéniable, c'est son point fort, pas de souci là-dessus, pose Huet. Mais maintenant il va jouer des gars de plus en plus forts, qui ont une meilleure lecture de trajectoire, qui vont voir plus tôt, et avoir une qualité de relance supérieure. Il va donc falloir arriver à trouver plus de variations. « C'est la variation et le choix des zones qui va rendre son service plus performant » Stéphane Huet, son entraîneur.
C'est la variation et le choix des zones qui va rendre son service plus performant. Pour moi, avec le kick qu'il a (une balle qui gicle très haut), et la vitesse qu'il peut avoir même en seconde, le service au corps est une arme indispensable qu'il va devoir utiliser plus souvent. Mais comme je le répète, c'est quelqu'un qui aime le beau, qui adore faire plaisir à tout le monde et ce qui l'intéresse, c'est de faire un ace. Que ça claque et que l'adversaire ne touche pas la balle. Ce n'est pas en jouant au corps qu'il peut obtenir ça, selon lui. Il est encore trop dans le paraître et moins dans l'efficacité. Mais ça fait partie de son personnage, donc il ne faut pas le dénaturer non plus… »
Perspectives d'avenir
Arthur Cazaux est considéré comme l’un des espoirs du tennis français. Ses performances en Grand Chelem et sur le circuit ATP laissent présager une progression continue dans le classement mondial. Ses performances à l’Open d’Australie 2024, ou lors de l’Open de Montpellier 2025 (il s’incline de justesse face à Félix Auger-Aliassime) montrent que c’est possible. La carrière d'Arthur Cazaux est encore jeune, mais il a déjà marqué l'histoire du tennis français en remportant de nombreux titres et en se classant parmi les meilleurs joueurs du monde. Il a su gagner le respect de ses adversaires et l'admiration des fans grâce à son talent, sa détermination et son charisme.
Wild cards à Roland Garros
Le 13 mai, la Fédération française de tennis (FFT) a dévoilé les 34 invitations - 16 pour les tableaux finaux et 18 pour les qualifications - qui permettront à de jeunes espoirs, des revenants et quelques champions étrangers de fouler la terre battue parisienne entre le 19 mai et le 8 juin. Arthur Cazaux (22 ans, n° 116) - De retour après une fracture de fatigue, l’ex-no 63 mondial a retrouvé son explosivité ; ses coups d’attaque courts croisés peuvent faire de sérieux dégâts, surtout de nuit.
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