Anna Mouglalis, née le 26 avril 1978, est une actrice française d'origine grecque, dont la carrière éclectique oscille entre le cinéma, le théâtre et son rôle d'égérie pour Chanel. Sa vie, marquée par des expériences diverses et des rencontres enrichissantes, témoigne d'une personnalité complexe et d'un talent indéniable.
Enfance et Formation: Des Rives de la Loire aux Scènes Parisiennes
Anna Mouglalis passe une partie de son enfance entre Fréjus, dans le Var, et Nantes, où réside sa famille après avoir émigré de Grèce. Bien loin de la capitale, c’est en bord de Loire à Nantes que la jeune femme d’origine grecque a grandi. Dès son plus jeune âge, Anna Mouglalis hante les salles de spectacles, une volonté de ses parents issus d’un milieu modeste qui n’ont pas eu la chance de découvrir le monde à travers le prisme de l’art et de la culture. « J’ai eu la chance toute petite de voir pas mal de spectacles, explique-t-elle. Mon père, quand il était jeune, avait fait un peu de théâtre amateur. Il n’a jamais continué dans cette voie, mais il a souhaité qu’avec mes frères nous ayons l’opportunité de nous confronter très tôt à la littérature, la poésie, au spectacle vivant. C’était d’autant plus facile que sous l’impulsion de Jean-Marc Ayrault, il y avait à l’époque, en tout cas, une vraie politique culturelle. » En parallèle, elle se laisse emporter vers d’autres cultures grâce aux Allumés, un programme initié par Jean Glaize, à l’origine aussi des Nuits Blanches. « C’était assez magique, se souvient-elle, Durant six jours, Nantes vivait au rythme d’une autre ville du monde. Plasticiens, metteurs en scène et leurs compagnies, venus d’ailleurs investissaient la ville. Les restaurants aussi se mettaient au diapason et proposaient des plats typiques des régions invitées.
A 16 ans, Anna Mouglalis quitte les rives de la Loire pour celle de la Seine. Après son bac, Anna Mouglalis part à Paris et s'inscrit en hypokhâgne. Sa silhouette fine, son allure gracile, sont rapidement remarquées dans les rues de la capitale. Une carrière de mannequin s’offre à elle, ce qui lui permet de subvenir un temps à ses besoins. Mais elle ressent le besoin de se tourner vers la comédie, passe par la Femis avant d’intégrer le Conservatoire national d’art dramatique de Paris. Plusieurs propositions de projets artistiques lui sont soumises lors de castings sauvages, notamment de participer un à court métrage pour la Femis, où elle partage l’affiche avec un de ses frères. « C’était étonnant à faire, raconte-t-elle. Mais je n’ai jamais eu de désir cérébral d’être comédienne. Je crois que tant qu’on n’a pas essayé, il est difficile de savoir si on va aimer ce métier. A l’époque, j’étais en hypokhâgne, je cherchais des petits boulots, rien de concret. Tout s’est fait au hasard de rencontres. Ma voix a été un déclencheur. On m’a rapidement demandé de lire des textes, puis d’être l’assistance d’un metteur en scène. » C’est le début d’une nouvelle aventure pour la jeune femme. Elle fait la connaissance de comédiens, comme Yann Goven, avec qui elle tournera plus tard Un voyage de Samuel Benchetrit, d’artistes qui vont lui ouvrir de nouvelles portes, de nouveaux horizons. Elle fait la connaissance de comédiens, comme Yann Goven, avec qui elle tournera plus tard Un voyage de Samuel Benchetrit, d’artistes qui vont lui ouvrir de nouvelles portes, de nouveaux horizons. « La pièce a été un fiasco total, confie-t-elle, mais ce fut une expérience tellement riche, que je ne regrette rien. Je me suis terriblement amusée. Les comédiens, que je faisais répéter, ont fini par me conseiller de tenter ma chance. Ils m’ont parlé du conservatoire. Ça m’a plu, j’ai foncé.
Studieuse, Anna Mouglalis répète, dans les parcs, les textes, les monologues qu’elle doit présenter, dès qu’elle a un moment à elle. Elle se transforme en bête de concours. « Je me suis prise au jeu, raconte-t-elle. J’y ai pris un plaisir intense, insoupçonné. J’ai eu un moment de grâce, un instant unique qu’on peut chercher toute une vie. Traqueuse en période d’examen, la peur s’est transformée en excitation, en enthousiasme, en extase. Ça a été le déclic, je ne voulais plus faire que cela. Malheureusement, cet état singulier, étrange, n’est pas toujours au rendez-vous. Sa personnalité hors norme, sa présence unique fait mouche. La comédienne en herbe intègre la prestigieuse institution. Yves Beaunesne, membre du jury et metteur en scène, ne s’y est pas trompé. Il lui propose dans la foulée de rejoindre la distribution de sa prochaine création, L’Éveil du printemps de Franck Wedekind. « Ce fut une grande et belle aventure, se rappelle-t-elle. Une fois que le conservatoire ait accepté de décaler d’un an mon entrée, je suis partie sur les routes de France, ma vie dans quelques cartons. Tout le long de cette incroyable première expérience, j’ai cherché le petit truc, cette sensation magique qui m’avait tant plu. Je ne l’ai pas retrouvée. Le théâtre s’est aussi cela, une grande école de l’humilité. On ne peut pas compter que sur la grâce. Elle ne nous visite pas toujours. C’est ainsi à nous de faire avec. Suite à cette première expérience théâtrale, alors qu’elle suit les cours de deuxième année au conservatoire, ce sont les portes du cinéma qui s’ouvrent devant elle. Claude Chabrol l’invite à partager l’affiche d’Isabelle Huppert dans Merci pour le chocolat. « Cela fut une autre découverte, une autre période de ma vie, explique-t-elle. Du fait, que j’ai pas mal tourné à l’étranger, je me suis un peu éloignée des planches. Non que le désir n’était pas là, bien au contraire. Mais je m’épanouissais dans ce que je faisais. J’étais fascinée par le monde du 7èmeart et j’avais ce besoin presque impératif d’explorer d’autres sensations, d’autres univers, de parler d’autres langues. » D’un pays à l’autre, Anna Mouglalis, véritable nomade, se laisse porter par les différents projets cinématographiques qu’on lui soumet. « J’aime énormément cette idée de partir en groupe, avoue-t-elle, de se retrouver un certain temps, tous ensemble, de partager une expérience. Malheureusement, au théâtre c’est de moins en moins le cas. C’est de plus en plus rare de s’engager sur un projet sur un an. Tout se joue dans l’instantané. Il faut séduire tout de suite, on ne prend plus le temps d’installer un spectacle, de le roder.
En 1997, elle commence sa carrière en tant qu'assistante-metteuse en scène auprès de Michel Pascal sur la pièce La Nuit du Titanic. La même année, elle décroche un rôle au cinéma dans Terminale, de Francis Girod.
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Ascensions Cinématographiques et Théâtrales
En 2000, c'est dans Merci pour le chocolat, de Claude Chabrol qu'elle se fait remarquer, partageant l'affiche avec Jacques Dutronc et Isabelle Huppert. Anna Mouglalis obtient son premier grand rôle en 2002 dans Novo, avec l'acteur espagnol Eduardo Noriega et Julie Gayet. La carrière d’Anna Mougladis décolle timidement, mais sûrement, au gré de ses rencontres. En 2001, Anna Mougladis obtient son premier grand rôle pour la romance « Novo », de Jean-Pierre Limosin aux côtés de Eduardo Noriega et Paz Vega. En 2002, elle tient le premier rôle féminin du thriller « Le Loup de la côte Ouest » du réalisateur et acteur James Faulkner. La même année, elle partage également l'affiche de la romance « La Vie nouvelle » avec l'Américain Zachary Knighton.
En 2008, son compagnon Samuel Benchetrit lui offre le rôle principal dans J'ai toujours rêvé d'être un gangster avec Édouard Baer, Jean Rochefort ou encore Alain Bashung. L'actrice va alors enchainer les projets comme Les Amants du Flore (2006), Coco Chanel Igor Stravinsky (2009) et Gainsbourg, vie héroïque (2010). En 2016, elle joue dans les trois saisons de la série télévisée Baron Noir aux côtés de Niels Arestrup et Kad Merad. En 2018, elle a également joué dans La Femme la plus assassinée du monde.
Considérée par certains comme actrice de cinéma, par d’autres comme comédienne de théâtre, car issue du conservatoire, Anna Mougalis a du mal avec cette dichotomie qui repose sur peu de chose. Pour elle, c’est le même métier. Il n ‘y a aucune raison de cataloguer, de faire des distinguos. Cette façon très française d’aborder le métier, lui coûte car il n’est pas si simple de passer de l’un à l’autre. « C’est aussi, confesse-t-elle, une histoire de timing. Je vis dans l’instant présent. Je n’aime pas planifier. En toute sincérité, quand on me propose une pièce pour dans deux ans, je ne suis pas sûre d’être libre et d’avoir toujours l’envie chevillée au corps. Ça explique certainement que je suis plus rare au théâtre qu’au cinéma. Tout a changé depuis que je suis mère, je ne peux plus sur un coup de tête partir à l’autre bout du monde. Mes choix sont plus raisonnés pourrait-on dire. Pourtant l’attrait des planches, se fait sentir. L’envie de se retrouver face à un public, de défendre un texte, redevient prégnant. Si elle n’a jamais cessé de jouer au théâtre, sa présence y est assez rare. On a pu la voir notamment au début des années 2000 dans La Campagne de Martin Crimp, mise en scène Louis-Do de Lencquesaing. Puis en 2008, on la retrouve à l’Odéon dans La Petite Catherine de Heilbronn d’Heinrich von Kleist sous la direction d’André Engel. « Le théâtre, cela peut être comme une famille recomposée, constate-t-elle. Ayant fui très tôt ma propre famille, j’ai du mal à retomber dans ce type de rapport, souvent pathogène, dans ce schéma. J’ai besoin d’échanger avec les autres, pas d’appartenir. Avec Julie (Brochen) et Xavier (Legrand), c’est différent car l’humain passe avant tout. Je me sens bien avec eux. Après plusieurs performances théâtrales au cours de la saison dernière, Anna Mouglalis revient en force sur scène avec Mademoiselle Julie d’August Strindberg. « C’est un texte tellement fort, qui me hante depuis longtemps, confie-t-elle. Quand je l’ai lu la première fois, j’ai été bien sûr frappée par sa violence, par son âpreté, mais aussi par sa modernité. Au-delà des clichés, c’est le portrait d’une femme émancipée, prête à se sacrifier pour un idéal de liberté. C’est un pur chef d’œuvre, une magnifique tragédie, qui se nourrit de la possibilité de bonheur qu’aperçoit l’héroïne sans jamais vouloir, pouvoir l’atteindre. » Conquise par ce texte, la comédienne rêve depuis longtemps de se glisser dans la peau de cette riche héritière, fille d’un aristocrate et d’une ouvrière. « J’étais frappée par l’écriture du dramaturge suédois, explique-t-elle. Souvent taxé de misogynie, c’est avant tout un théoricien, un observateur du monde qui l’entoure. Contrairement à l’image qui lui colle à la peau, il fut un des premiers à vouloir que les femmes touchent un salaire afin d’être autonomes, indépendantes. C’est surtout un misanthrope. Si on y regarde de plus près, il n’épargne pas plus la gente masculine. Sa plume est satirique, vénéneuse. Elle dénonce avec lucidité les travers de la société bourgeoise, son hypocrisie. En total décalage avec la vision du monde d’Ibsen, dont il est un des premiers détracteurs, Strindberg puise son inspiration dans sa propre vie. De son enfance à ses amours, c’est une matière dense qui lui sert de fil conducteur, de terreau pour condamner l’immoralité de la société face au comportement sexuel notamment. Fils d’un armateur et d’une ancienne domestique, il se situe à la frontière de deux mondes. Ni totalement légitime chez les nantis, ni vraiment accepté chez les démunis, les employés, il fait de Jean (Xavier Legrand), une sorte d’alter ego, un moyen d’ancrer sa pièce au cœur de la lutte des classes qui secoue son pays, en pleine industrialisation au moment où il l’écrit. « C’est un dramaturge politique, réaliste, s’enflamme Anna Mouglalis de sa voix rauque. Il montre dans Mademoiselle Julie que le patriarcat tue. Autant dire que c’est un rôle absolument magnifique à incarner, cette femme éprise de liberté, d’égalité, qui n’a d’autre choix que la mort pour ne pas renoncer à ses idéaux. C’est un personnage d’une rare intelligence dont on suit tout le long du spectacle, le cours des pensées. Ce que je trouve d’autant plus beau, puissant, c’est qu’elle parcourt l’histoire avec une dérision, un humour qui se joue du drame qui l’assaille, l’empoissonne, l’asphyxie. Et puis c’est un texte de théâtre pur qui ne révèle son intensité, son entièreté que dans la prise de risque, l’énergie du comédien au plateau. C’est puissant à jouer car il faut se laisser porter sur le fil de l’émotion. Loin de l’image de dépressive qui lui colle à la peau, de l’être déjà condamné par avance, la comédienne défend une autre vision de Mademoiselle Julie. Découvrant la sensualité, élevée comme un garçon, elle est le fruit d’un amour absolu, l’enfant d’une mère progressiste, visionnaire, féministe qui refuse que sa fille subisse les mêmes pressions machistes qu’elle. Elle tente de l’armer contre le monde, pour qu’elle soit un esprit sans contrainte. Malheureusement, rien n’y fait. Le destin est en route. La société, machine infernale aux codes, aux règles quasi immuables difficilement modifiables, finit par la broyer sur l’autel d’une bienséance puritaine de façade. « Profondément touchée par cette histoire, ce récit de vie, avec Xavier (Legrand), explique la comédienne, nous avons cherché avec qui nous aimerions travailler. Julie Brochen, dont nous connaissions le parcours, notamment au TNS, dont elle a été la directrice, l’œuvre, la manière d’aborder les textes, s’est imposée immédiatement. Elle a un vrai univers, très fort, très personnel, et c’est une directrice d’acteurs incroyable. Xavier a notamment bossé avec elle au conservatoire autour de Brecht. Et puis quel plaisir de travailler cette pièce avec une femme, qui a elle-même interprété le rôle quand elle avait vingt ans. J’avoue c’est la première fois que je sollicite quelqu’un, c’était du coup un challenge, une confrontation d’idées, une découverte. » L’émulation de cette rencontre est à découvrir dès à présent au théâtre de l’Atelier. En parallèle, Anna Mouglalis s’apprête à interpréter, en janvier prochain, aux plateaux sauvages, la photographe Diane Arbus dans une pièce de Fabrice Melquiot mise en scène par Paul Desveaux. Elle y retrouvera dans le rôle de son mari, Xavier Legrand.
En marge de sa carrière d'actrice, Anna Mouglalis est aussi très impliquée dans les œuvres caritatives.
Egérie Chanel: Une Affinité Naturelle avec la Maison de Couture
En plus d'être une actrice à qui tout réussit, Anna Mouglalis a aussi été pendant plusieurs années égérie Chanel, dont elle incarnera le parfum Allure. Le 8 octobre 2002, Anna Mougladis est choisie par Karl Lagerfeld pour devenir l'ambassadrice du parfum Allure de Chanel, remplaçant Vanessa Paradis. Elle tournera d'ailleurs un film avec son mentor dans le monde de la mode, Karl Lagerfeld, en 2012 : The Tale of a Fairy. Dans le film Coco Chanel Igor Stravinsky, Anna Mouglalis prête ses traits à la célèbre styliste.
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Entre Anna Mouglalis et Virginie Viard, un même sens inné du style et une admiration mêlée d’affection pour leur mentor, le regretté Karl Lagerfeld. Entre Karl Lagerfeld et la comédienne française Anna Mouglalis, l'histoire aura été longue et affectueuse, généreuse et fidèle.
Au Grand Palais à Paris avait lieu mardi 7 juillet l'événement Chanel avec une foule de personnalités. Egérie de la maison,incarne la Grande Demoiselle à l’écran, dans Coco Chanel et Igor Stravinsky. Pour incarner Gabrielle Chanel, cette femme moderne et révolutionnaire qui a su imposer son style avec brio, il ne fallait pas rater son coup.
Le bal est, cette année, dédié à Karl Lagerfeld et le thème sera inspiré par sa personnalité et ses créations. Le 17 avril, dans le lagon de l’hôtel Le Saint-Géran, Anna taquine le rouget. Elle est l’égérie de la marque et sera Coco pour le Festival de Cannes.
Vous êtes l’égérie Chanel depuis six ans. Qu’aimez-vous chez cette femme ?C’était une punk ! Une impératrice de l’antagonisme, une féministe, un mot que les femmes dites intelligentes semblent combattre aujourd’hui comme si c’était une insulte. Les femmes qui choisissent, qui travaillent, c’est elle. Mais le vrai chef-d’œuvre de Coco Chanel, c’est sa vie. Voluptueuse, solitaire, malheureuse.
L’autre homme de votre vie, si j’ose dire, s’appelle Karl Lagerfeld…C’est l’être le plus curieux, le plus vivant que je connaisse. Finalement, il est son propre interlocuteur ! Lorsque j’étais mannequin, j’avais peur d’être une arnaque. J’avais l’impression qu’il fallait que je compose pour correspondre. Karl m’a laissé une liberté infinie. Il m’a appris qu’il n’est plus question d’être belle ou moche, mais d’être honnête. Avec lui, je me suis incarnée. Cela m’évite beaucoup de mouvements de mèche ! Ce milieu et cet homme, que l’on peut penser superficiels, sont en réalité d’une étendue immense. Actrice et image Chanel, c’est compatible ?Chanel, c’est comme une histoire de cinéma. J’ai été initiée au luxe, à la volupté, mais surtout à l’exigence. On veut me faire avouer que c’est pesant, pénible, ou que je fais ça pour l’argent. L’argent me permet de choisir mes films. Je n’ai aucune ambiguïté avec ça. Aucune honte. J’ai quitté Nantes, la maison, à 16 ans, pour l’autonomie. C’est ma nature. Enfant, je ne concevais pas de ne pas écrire ma vie. Pour ça, il faut être ailleurs. Et puis le travail est pour moi une façon de vivre. Je ne suis pas une contemplative.
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Vie Privée: Amours et Engagements
Anna Mouglalis a vécu une histoire d'amour passionnée avec Samuel Benchetrit. Elle sera une véritable mère de substitution pour Jules, le fils que le réalisateur a eu avec Marie Trintignant, tuée sous les coups de Bertrand Cantat en 2003. Le couple a d'ailleurs donné naissance à une fille, Saül Benchetrit, en 2007. Ce dimanche 26 juin, Samuel Benchetrit souffle sa 49e bougie. S’il partage sa vie avec Vanessa Paradis depuis 2017, l’artiste aux multiples casquettes à une fille née de sa précédente union avec Anna Mouglalis.
Avoir des goûts similaires en matière d'hommes peut nuire à l'amitié entre deux femmes, Anna Mouglalis et Vanessa Paradis ne le savent que trop bien… Samuel Benchetrit est un grand amoureux… Les femmes qui ont traversé sa vie, il ne les a pas oubliées. Marie Trintignant bien sûr, mais aussi plus tard Anna Mouglalis. Le nouveau compagnon de Vanessa Paradis leur rendait un bel hommage il y a deux ans, dans les pages de Elle. Vanessa Paradis et Samuel Benchetrit vivent depuis deux ans une belle histoire. Une love story et une famille recomposée qui amène Lily-Rose Depp et Jules Benchetrit à devenir des frères et sœurs par alliance.
Anna Mouglalis a ensuite épousé Vincent Raes, un homme d'affaires australien, en 2013, mais le mariage ne durera que quatre mois. A la surprise générale, Ana Mouglalis s'est mariée. Immaculée dans une robe Chanel, Anna Mouglalis disait oui le 22 mars 2013 à Vincent Rae. En avril 2014, soit une année plus tard, elle annonce être en instance de divorce avec celui-ci.
En 2015, la presse fait état d'une relation amoureuse avec le chanteur Benjamin Biolay. La rumeur dit même que le chanteur aurait quitté Vanessa Paradis pour l'actrice. Depuis une semaine, Benjamin Biolay fait beaucoup parler de lui. Si de nombreux articles font la part belle à son nouvel album qui rend hommage à Charles Trenet, il est aussi beaucoup question de sa vie privée et de sa supposée séparation d’avec Vanessa Paradis. Une belle histoire d’amour à la française viendrait de se terminer selon les révélations de Voici. Benjamin Biolay et Vanessa Paradis auraient mis fin à leur relation.
Dans les colonnes de Gala le 16 mai 2020, Anna Mougladis a évoqué sa relation avec son nouveau compagnon, un médecin, dont elle dissimule l’identité. La comédienne a toujours été très discrète en ce qui concerne sa vie intime.
Lundi 16 décembre, l’actrice de 46 ans s’est exprimée devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale consacrée aux violences sexuelles. Ce lundi 16 décembre, Anna Mouglalis a pris la parole devant la commission d’enquête sur les violences sexuelles à l’Assemblée nationale. Après le tsunami de l’affaire Weinstein, la lutte se poursuit contre les violences faites aux femmes. Madame Figaro était partenaire du premier dîner de gala du mouvement #MaintenantOnAgit qui a permis de récolté 100.000 euros. Ce n’est qu’un début.
Une Voix Singulière: Un Atout Inattendu
Actu : la voix rauque de Anna Mougladis, un atout pour les réalisateurs de films D’abord considérée comme un frein pour sa carrière à ses débuts d’actrice (elle a failli se faire opérer en 1997 sous les conseils de ses professeurs au Conservatoire national supérieur d'art dramatique), la voix d’Anna Mougladis se révèle plus tard un véritable atout. En effet, l’actrice est capable d’exprimer une large gamme d’émotions. Grâce à cela, elle est souvent sollicitée pour renforcer l’impact d’une scène ou d’un personnage dans les tournages. Dans le film « Romanzo Criminale » notamment, Anna Mouglalis incarne une prostituée désireuse de recommencer à zéro. Sa voix, douce et mélancolique, reflète parfaitement la fragilité de son personnage en plus de laisser transparaître une résilience sous-jacente. Sa voix distinctive devient ainsi sa marque de fabrique, combinée à son charisme et son talent indéniable. Par le ton de sa voix, elle sait donner plus de profondeur et de complexité aux personnages qu’elle interprète. Pourquoi Anna Mougladis à cette voix ? La voix de Anna Mougladis est décrite comme profonde, chaude, sensuelle et surtout intense. Elle lui donne la capacité d’exprimer la subtilité ou l’ambiguïté émotionnelle des personnages qu’elle interprète. Elle est considérée comme un élément clé de son identité artistique et une qualité distinctive de son travail d’actrice. Sa voix est tout à fait naturelle et n’a subi aucune modification.
À noter : Anna Mougladis n’a jamais subi d’opération pour modifier sa voix. Elle a joué dans des pièces de théâtre grâce à sa capacité d’exprimer aisément toutes les émotions. Malgré sa voix singulière, Anna Mougladis n’a jamais été tentée pour une carrière musicale.
Héritage et Projets Personnels
Anna Mougladis est une descendante de quatre frères Mougladis (Alexandre, Emmanuel, Georges et Michel). Ces maçons fuient leur île natale grecque, Kastellórizo, occupée par l’armée française entre 1916 et 1917 pour s’installer à Nantes. Anna est l'arrière-petite-fille de l'un de ces quatre frères. Le père d’Anna est l’un des 27 enfants élevés par les 4 frères. Anna Mougladis est née le 26 avril 1978 à Fréjus, d’un père médecin acupuncteur, et d’une mère kinésithérapeute bretonne. Elle passe son enfance dans le Var, puis à Nantes. À l’âge de 15 ans, après des études secondaires au lycée Guist'hau à Nantes, elle part s'installer à Paris. Elle est alors élève en hypokhâgne au lycée Jules-Ferry. En 1997, après un bref passage à l'école d'art La Fémis, elle entre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD) sous la direction de Daniel Mesguich jusqu’en 2001. Pour gagner sa vie, elle devient mannequin en parallèle.
En début de 2019, Anna Mougladis devient dramaturge en participant au festival Paris des Femmes dans le spectacle intitulé « Noces ». Elle joue en compagnie d'Isabelle Carré, Rebecca Zlotowski, Adélaïde Bon, Catherine Cusset, Tania de Montaigne, Anne Berest, Carole Fives et Noëlle Châtelet. Après cela, la comédienne signe un nouveau contrat pour une petite pièce intitulée « Puisqu'il fait jour après la nuit » qui relate l’histoire d'une femme qui reçoit la demande de divorce de son mari par lettre. La pièce est du genre seule-en-scène et a été jouée au Théâtre de la Pépinière à Paris dans une mise en scène d'Anne Berest. Anna Mougladis décide ensuite de lancer sa propre pièce de théâtre. Celle-ci sera dirigée par Anne Berest et s’intitule « Noces de plomb ». Parmi les comédiens qui joueront la pièce, on cite Judith Magre et Mathieu Demy. La pièce d'Anna Mougladis a été jouée durant l’avant-scène des Quatre-vents en 2020. Bon à savoir : En 2022, Anna Mougladis participe à l’évènement « Fucking Night » à Bourges (France) par une lecture de « Lettre à M. le chef de gare de la tour de Carol » écrite par Brigitte Fontaine. En 2023, elle prête à nouveau sa voix dans la lecture du texte « Sarah Bernhardt Fan Club » rédigée par Juliette Deschamps lors d’un évènement dédié aux poèmes au Petit Palais (Paris).
Précisément. Actrice, Chanel et maintenant réalisatrice. Vous allez diriger un film, “Le gars”. De quoi s’agit-il ?J’en ai écrit le scénario pendant ma grossesse, en m’inspirant d’un conte populaire russe, “Vampire”. Un anthropophage et nécrophage en cavale rencontre une jeune vierge dans un village des bassins miniers du nord de la France. Emu par elle, il décide de ne pas la croquer mais décime toute sa famille. C’est une initiation amoureuse dont Samuel tiendra le rôle principal. Vous avez également réalisé un court-métrage de quinze minutes pour Canal +, dans le cadre des X-plicite films, qui passera en juin. Vous faites des films pornographiques ?C’est une série en quatre épisodes à laquelle ont aussi participé Zoe Cassavetes, Bianca Lee et Tonie Marshall. Un regard de femmes sur le désir féminin, sur la sexualité féminine. La pornographie me dégoûte, ces jeunes filles d’à peine 15 ans qui se baladent quasiment en string… Le film est sur la tristesse de ça. La pornographie n’est que verbale. Elle traduit la misère sexuelle, le désir castrateur des mots, l’impossibilité d’une rencontre. Dans un bar, trois filles déchaînées et une autre davantage sur la réserve se jettent sur un homme [Samuel Benchetrit]. La seule image pornographique, c’est le doigt d’une des filles qui s’enfonce entre deux doigts de la main de l’homme, posée sur la table. Vous avez pris plaisir à tourner ?C’est une joie comme je n’en ai pas eu depuis longtemps. J’ai une bonne expérience de plateau et, lorsque j’en ai l’occasion, j’aime participer, aider à monter un travelling, regarder le cadre. Les acteurs parlent souvent de l’attente interminable… C’est enivrant, un plateau. Quelle promesse inouïe, à partir d’un scénario, d’inventer ! Je suis transportée par les fictions. Une vie en deux heures ! Tout est histoire d’échelle, de rythme.
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