La lanoline, une cire naturelle dérivée de la laine de mouton, est largement utilisée dans l'industrie cosmétique pour ses propriétés occlusives, protectrices et hydratantes. Elle est particulièrement populaire auprès des mères allaitantes pour prévenir les crevasses et protéger les mamelons. Cependant, la lanoline est également reconnue comme un ingrédient allergène, potentiellement responsable d'eczéma de contact et de dermatite atopique. De plus, des préoccupations subsistent quant à la présence de nickel et de pesticides dans la lanoline, ainsi qu'aux pratiques d'élevage associées à sa production. Cet article explore en détail les risques potentiels liés à l'utilisation de la lanoline, en particulier en ce qui concerne la présence de nickel, et propose des alternatives plus respectueuses de la santé, des animaux et de l'environnement.
Lanoline : propriétés, utilisations et préoccupations
Qu'est-ce que la lanoline ?
La lanoline est une substance cireuse extraite de la laine de mouton. Elle est appréciée en cosmétique pour sa capacité à former une barrière protectrice sur la peau, empêchant la perte d'humidité et la protégeant des agressions extérieures. Elle est souvent utilisée dans les crèmes hydratantes, les baumes à lèvres et les produits pour bébés.
Utilisations courantes de la lanoline
La lanoline est largement utilisée dans divers produits, notamment :
- Produits pour les soins de la peau : Crèmes hydratantes, lotions, baumes à lèvres, etc.
- Produits pour bébés : Pommades pour le change, crèmes pour les mamelons des mères allaitantes.
- Produits capillaires : Conditionneurs, masques capillaires.
- Produits pharmaceutiques : Pommades et crèmes pour le traitement des affections cutanées.
Problèmes potentiels liés à la lanoline
Malgré ses propriétés bénéfiques, la lanoline suscite des préoccupations en raison de son potentiel allergène, de la présence possible de nickel et de pesticides, ainsi que des pratiques d'élevage associées à sa production.
Allergie à la lanoline : eczéma de contact et dermatite atopique
La lanoline est reconnue comme un ingrédient allergène, capable de provoquer des réactions cutanées chez certaines personnes. Ces réactions se manifestent généralement par un eczéma de contact ou une dermatite atopique.
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Eczéma de contact allergique
L'eczéma de contact allergique est une réaction inflammatoire de la peau qui survient après un contact direct avec un allergène. Les symptômes apparaissent généralement 24 à 72 heures après l'exposition et se manifestent par des rougeurs, des démangeaisons intenses, des vésicules et des croûtes. Dans le cas de l'allergie à la lanoline, l'eczéma peut se développer sur les zones de peau en contact avec des produits contenant de la lanoline.
Dermatite atopique
La dermatite atopique, également connue sous le nom d'eczéma atopique, est une affection cutanée chronique caractérisée par une peau sèche, des démangeaisons et des éruptions cutanées. Bien que la dermatite atopique ne soit pas directement causée par une allergie à la lanoline, certaines études suggèrent qu'elle pourrait aggraver les symptômes chez les personnes sensibles.
Allergie croisée avec le lait de vache
Il semblerait qu’elle puisse également créer une allergie croisée avec une allergie au lait de vache. Les personnes allergiques au lait de vache pourraient également être allergiques à la lanoline.
Nickel dans la lanoline : une source d'allergie de contact
La lanoline est souvent raffinée à l’aide de solvants pétrochimiques très polluants ou avec du nickel et du chrome, qui la rendent encore plus allergisante.
Nickel : un allergène de contact courant
Le nickel est un métal omniprésent dans notre environnement, présent dans de nombreux objets du quotidien tels que les bijoux, les boutons de vêtements, les fermetures éclair et les pièces de monnaie. Il est également un allergène de contact courant, responsable d'une proportion importante d'eczéma de contact allergique.
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Présence de nickel dans la lanoline
La lanoline peut être contaminée par le nickel lors de son processus de fabrication. En effet, le nickel est parfois utilisé comme catalyseur dans le raffinage de la lanoline. Même en petites quantités, le nickel peut déclencher une réaction allergique chez les personnes sensibles.
Symptômes d'allergie au nickel
Les symptômes d'allergie au nickel sont similaires à ceux de l'eczéma de contact allergique, incluant des rougeurs, des démangeaisons, des vésicules et des croûtes sur la peau. La localisation des lésions dépend de la zone de contact avec le nickel. Par exemple, une allergie au nickel présent dans un bijou peut provoquer une éruption cutanée sur le cou ou les oreilles.
Comment éviter l'allergie au nickel contenu dans la lanoline ?
Pour éviter l'allergie au nickel contenu dans la lanoline, il est recommandé de :
- Choisir des produits cosmétiques et pharmaceutiques certifiés sans nickel ou à faible teneur en nickel.
- Effectuer un test cutané avant d'utiliser un nouveau produit contenant de la lanoline, en particulier si vous avez des antécédents d'allergie au nickel.
- Privilégier les alternatives à la lanoline, telles que les huiles végétales, le beurre de karité ou la cire d'abeille.
Pesticides dans la lanoline : un risque pour la santé ?
Afin de limiter la contamination des moutons à la gale du mouton, qui endommage la laine et qui rend malade les animaux, les éleveurs baignent les bêtes dans des pesticides afin de les traiter. Tous les animaux doivent être maintenus 1 minute dans le bain, tête comprise. Le traitement doit être renouvelé après 15 jours. La laine s’imprègne de ces pesticides que l’on retouve ensuite dans la lanoline. Même lorsqu’elle est ultra purifiée, au delà de son mode de fabrication polluant, la lanoline garde un pourcentage de pesticide plus ou moins important selon les marques. La lanoline dite « purifiée » a subi d’autres traitements polluants afin de lui retirer une partie des pesticides et détergents.
Utilisation de pesticides dans l'élevage ovin
Pour protéger les moutons contre les parasites tels que la gale, les éleveurs utilisent souvent des pesticides. Ces pesticides peuvent se retrouver dans la laine des moutons et, par conséquent, dans la lanoline extraite de cette laine.
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Risques potentiels pour la santé humaine
La présence de pesticides dans la lanoline suscite des inquiétudes quant aux risques potentiels pour la santé humaine. Certains pesticides sont connus pour être toxiques et peuvent avoir des effets néfastes sur le système nerveux, le système endocrinien et le système reproducteur.
Comment minimiser l'exposition aux pesticides dans la lanoline ?
Pour minimiser l'exposition aux pesticides dans la lanoline, il est conseillé de :
- Choisir des produits cosmétiques et pharmaceutiques certifiés biologiques ou naturels, qui utilisent de la lanoline provenant d'élevages ovins respectueux de l'environnement et n'utilisant pas de pesticides.
- Se renseigner sur les pratiques d'élevage des moutons dont provient la lanoline utilisée dans les produits que vous consommez.
- Privilégier les alternatives à la lanoline, telles que les huiles végétales, le beurre de karité ou la cire d'abeille.
Mulesing : une pratique controversée dans la production de laine
Afin d’éviter l’apparition de la Myiase (larves de mouches en sous cutané) sous la couche de laine épaisse, la zone péri-anale des moutons est dans certains élevages découpée, parfois à vif. Les moutons sont traumatisés et souffrent de cette pratique appelée le Mulesing. Certains pays, comme la Nouvelle-Zélande, interdisent cette pratique, mais d’autres la tolèrent toujours, comme l’Australie qui produit 75% de la laine utilisée dans le monde.
Qu'est-ce que le mulesing ?
Le mulesing est une pratique controversée qui consiste à retirer des bandes de peau autour de la région anale des moutons mérinos pour prévenir la myiase, une infestation parasitaire causée par les mouches. Cette pratique est souvent réalisée sans anesthésie et peut être très douloureuse pour les animaux.
Impact sur le bien-être animal
Le mulesing est considéré comme une pratique cruelle et inhumaine par de nombreux défenseurs des droits des animaux. Elle cause une douleur intense et un stress important pour les moutons, et peut entraîner des complications telles que des infections et des douleurs chroniques.
Alternatives au mulesing
Il existe des alternatives au mulesing qui permettent de prévenir la myiase sans causer de souffrance aux animaux. Ces alternatives comprennent :
- La sélection génétique de moutons résistants à la myiase.
- L'utilisation de pièges à mouches et d'insecticides biologiques.
- La tonte régulière des moutons pour éliminer la laine souillée.
Comment éviter les produits issus de moutons ayant subi le mulesing ?
Pour éviter de soutenir les pratiques cruelles telles que le mulesing, il est recommandé de :
- Se renseigner sur les pratiques d'élevage des moutons dont provient la lanoline utilisée dans les produits que vous consommez.
- Choisir des produits certifiés sans mulesing ou provenant de pays où cette pratique est interdite, comme la Nouvelle-Zélande.
- Privilégier les alternatives à la lanoline, telles que les huiles végétales, le beurre de karité ou la cire d'abeille.
Alternatives à la lanoline : des options plus respectueuses
La lanoline peut être remplacée par des ingrédients plus respectueux pour notre santé, celle des animaux et celle de notre planète.
Alternatives naturelles et végétales
Il existe de nombreuses alternatives naturelles et végétales à la lanoline, qui offrent des propriétés similaires sans les inconvénients potentiels mentionnés précédemment. Parmi les alternatives les plus populaires, on peut citer :
- Huiles végétales : Huile d'olive, huile de coco, huile d'amande douce, huile de jojoba, etc.
- Beurres végétaux : Beurre de karité, beurre de cacao, beurre de mangue, etc.
- Cires végétales : Cire d'abeille, cire de candelilla, cire de carnauba, etc.
- Lait maternel : le lait maternel (alternative 100% clean et gratuite !) Massez vos mamelons avec une goutte de lait maternel pour les protéger et cicatriser cette zone sensible.
Avantages des alternatives
Les alternatives à la lanoline présentent de nombreux avantages :
- Moins allergènes : Elles sont moins susceptibles de provoquer des réactions allergiques que la lanoline.
- Plus respectueuses de l'environnement : Elles sont souvent issues de sources durables et renouvelables.
- Plus éthiques : Elles ne sont pas associées à des pratiques cruelles envers les animaux comme le mulesing.
- Riches en nutriments : Elles contiennent souvent des vitamines, des antioxydants et d'autres nutriments bénéfiques pour la peau.
Comment choisir une alternative adaptée ?
Le choix d'une alternative à la lanoline dépend de vos besoins et de vos préférences personnelles. Voici quelques conseils pour vous aider à faire le bon choix :
- Tenez compte de votre type de peau : Certaines huiles et beurres végétaux conviennent mieux aux peaux sèches, tandis que d'autres sont plus adaptés aux peaux grasses.
- Vérifiez la liste des ingrédients : Assurez-vous que le produit ne contient pas d'ingrédients irritants ou allergènes.
- Testez le produit sur une petite zone de peau : Avant d'utiliser un nouveau produit sur une grande surface, testez-le sur une petite zone pour vérifier qu'il ne provoque pas de réaction.
- Privilégiez les produits certifiés biologiques ou naturels : Ces produits sont généralement fabriqués à partir d'ingrédients de haute qualité et ne contiennent pas de substances nocives.
Urticaire : un diagnostic différentiel à considérer
Tout ce qui est érythémateux et prurigineux n’est pas nécessairement de l’urticaire ! Les angio-œdèmes bradykiniques (anciennement appelés œdèmes angioneurotiques héréditaires) peuvent être héréditaires ou acquis et, dans ce cas, parfois liés à certaines prises médicamenteuses. Les médicaments classiquement inducteurs sont les œstrogènes, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) et les sartans. Il faut savoir évoquer ce diagnostic devant un patient présentant des angio-œdèmes à répétition, classiquement sans association à une urticaire superficielle, a fortiori s’il existe des antécédents familiaux d’œdèmes ou de décès par œdèmes, s’ils sont de durée prolongée, s’ils s’associent à des douleurs abdominales et que les antihistaminiques à posologie augmentée (4 cp/j), voire les corticoïdes, sont inefficaces. Le diagnostic est d’autant plus important qu’il existe un risque de décès par œdème laryngé asphyxique. Un bilan biologique avec dosage quantitatif et qualitatif de l’inhibiteur de la C1 estérase peut confirmer ce diagnostic. Des mutations peuvent aussi être recherchées dans les centres spécialisés. La vascularite dans le cadre d’une urticaire systémique (vascularite urticarienne) doit être évoquée devant une évolution prolongée des plaques d’urticaire supérieure à vingt-quatre heures avec des séquelles pigmentées (fig. 4). Une biopsie cutanée doit alors être réalisée. Celle-ci met classiquement en évidence une vascularite leucocytoclasique. D'autres maladies auto-inflammatoires peuvent être évoquées : maladie de Still, dysglobulinémies telles que cryoglobulinémies des hépatites C et hémopathies lymphoïdes, syndrome de Schnitzler (IgM monoclonale). L’exanthème maculopapuleux par allergie médicamenteuse ou d’origine infectieuse (essentiellement virale) peut être difficile à distinguer d’une urticaire. Il est important de ne pas méconnaître une cause « allergique » devant une urticaire aiguë. Néanmoins, cette éventualité est en général largement surestimée. en cas de contact avec un allergène potentiel dans un délai court, en général inférieur à deux heures (le plus souvent même inférieur à une heure) : ceci implique que la poussée d’urticaire survenant en pleine nuit ou constatée le matin au réveil n’est qu’exceptionnellement d’origine allergique alimentaire car beaucoup trop éloignée d’une prise alimentaire. L’anaphylaxie alimentaire induite par l’effort (food-dependent exercise induced anaphylaxis [FDEIA], pour les Anglo-Saxons) est un tableau à connaître. Les manifestations, pouvant aller jusqu’au choc anaphylactique, surviennent à l’effort lorsqu’il y a eu consommation dans les quatre à cinq heures précédentes d’un aliment auquel le patient est sensibilisé. L’aliment est fréquemment le blé (en Europe) avec positivité des IgE spécifiques anti-oméga 5 gliadine, mais d’autres aliments peuvent être en cause. Ces réactions ne surviennent que lorsqu’il y a conjonction de la prise alimentaire et de l’effort physique, le plus souvent intense (course à pied). Les urticaires de contact immunologiques apparaissent dans les minutes suivant le contact d’une substance avec la peau non lésée. Les lésions peuvent rester localisées à la zone de contact, se généraliser, voire s’accompagner de manifestations systémiques pouvant aller jusqu’au choc anaphylactique. L’allergie à Anisakis simplex, nématode parasitant des poissons, est responsable de manifestations allergiques survenant quelques heures après la consommation de poissons crus ou insuffisamment cuits. Le dosage d’IgE spécifiques Anisakis simplex permet de confirmer le diagnostic. En cas de suspicion d’allergie, des explorations allergologiques permettent de mettre en évidence l’allergène inducteur par la réalisation de tests cutanés orientés (prick-tests et/ou tests par intradermoréaction [IDR]) complétés par des dosages d’IgE spécifiques. Ce bilan doit être pratiqué à distance de l’épisode supposé allergique : entre quatre et six semaines après (fig. La conduite à tenir repose ensuite sur l’éviction de tout nouveau contact avec l’allergène inducteur, seul moyen d’éviter la récidive des manifestations. Une désensibilisation, ou immunothérapie spécifique, peut être proposée en cas d’allergie à un venin d’hyménoptères. Le contexte infectieux : de nombreux virus peuvent s’accompagner d’une poussée d’urticaire, particulièrement chez l’enfant (dont la mononucléose infectieuse). Les prises médicamenteuses, particulièrement d’aspirine et d’AINS du fait de leur activité anti-COX-1, surtout chez les patients atteints d’urticaire chronique, mais pas seulement. Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion et, dans une moindre mesure, les sartans peuvent être à l’origine d’épisodes d’angio-œdèmes isolés par un mécanisme pharmacologique. Une urticaire de contact non immunologique, dont la plus banale est liée au contact avec les orties. De nombreuses substances peuvent être responsables d’urticaire de contact. Le diagnostic différentiel étant l’urticaire de contact immunologique. Le traitement d’une urticaire aiguë (fig. 5) repose sur les antihistaminiques, en expliquant bien au patient que l’urticaire risque de continuer à apparaître et disparaître pendant plusieurs jours, avant de disparaître totalement. La corticothérapie générale au stade aigu d’une urticaire est très largement utilisée dans les services d’urgence et en médecine générale sans que cette pratique ne repose sur des preuves irréfutables. La distinction entre urticaire aiguë et urticaire chronique est fondamentale, car leurs orientations étiologiques diffèrent. L’urticaire chronique est une maladie dermatologique sans cause allergique dans l’immense majorité des cas. Elle correspond, selon les concepts récents, à une « excitabilité » ou fragilité des mastocytes responsable de leur dégranulation avec la survenue des manifestations urticariennes. Les terrains favorisants connus sont les maladies auto-immunes, en particulier les dysthyroïdies, et le terrain atopique. Son incidence est de l’ordre de 1 %. Le rôle des aliments « riches en histamine » ou « histaminolibérateurs » ainsi que des conservateurs et des additifs, très fréquemment incriminés par les patients, sont loin de faire l’unanimité. Ainsi, la recherche systématique d’une allergie alimentaire et la prescription de régimes pauvres en tyramine ou en histamine ne sont actuellement pas recommandées dans la prise en charge de l’urticaire chronique selon les dernières recommandations internationales d’experts sur l’urticaire (Zuberbier T. Le dermographisme se caractérise par l’apparition de lésions urticariennes linéaires secondaires à la friction appliquée sur la peau. Une friction de la peau avec une pointe mousse permet de l’objectiver en trois à cinq minutes. Le dermographisme n’a aucune cause allergique et ne requiert aucun bilan étiologique spécifique (fig. L’urticaire au froid doit être évoquée lors de sa survenue après un bain de mer mais aussi lors d’activités phy- siques en plein air au contact du vent. Pour l’objectiver, un test au glaçon peut être réalisé (fig. 7). Ce test consiste à appliquer un glaçon placé dans un sac en plastique sur la peau (au niveau de l’avant-bras) pendant cinq minutes, avec lecture dix minutes après. Dans certains cas, la durée de contact peut être prolongée jusqu’à vingt minutes. Des manifestations oropharyngées à l’ingestion de glaces ou d’aliments froids sont possibles, quoique rares. L’urticaire retardée à la pression : la pression sur la peau fait apparaître, quatre à huit heures plus tard, une lésion œdémateuse plus douloureuse que prurigineuse. Les localisations typiques sont les épaules, les fesses, les mains et les pieds. Dans certains cas, les poussées peuvent s’accompagner de fièvre, de douleurs articulaires et de sensation de malaise. Un test à la pression peut être réalisé pour l’objectiver avec certitude. Il consiste au port d’un poids de 7 kg sur l’épaule pendant quinze minutes (fig. 8). L’urticaire solaire est définie par l’apparition de plaques d’urticaire dans les minutes suivant l’exposition solaire. L’urticaire aquagénique est une forme rare, correspondant à l’apparition de plaques d’urticaire au contact de l’eau, quelle que soit sa température. L’urticaire cholinergique correspond à un tableau clinique stéréotypé survenant lors d’un effort physique, avec classiquement un semis de petites papules localisées en général sur le torse (fig. 9). D’autres circonstances telles qu’un bain chaud, un stress ou une sudation peuvent déclencher le même type de manifestations. D’autres examens complémentaires peuvent être proposés, guidés par les signes d’appel de l’interrogatoire et/ou de l’examen clinique. Leur intérêt est d’éliminer un diagnostic différentiel et des comorbidités éventuellement associées, en particulier une dysthyroïdie. Il n’y a pas lieu de rechercher un allergène alimentaire ou mycosique au cours de l’UCS. En effet, les publications sur les liens entre urticaire chronique et allergènes fongiques, en particulier Candida albicans, datent de plus de vingt ans. L’urticaire chronique a un réel impact sur la qualité de vie des patients, les poussant à rechercher la cause de la maladie, alors que cette maladie est multifactorielle. Plusieurs études ont montré que les patients atteints d’urticaire chronique avaient une importante altération de leur qualité de vie. De plus, dans 48 % des cas, l’urticaire chronique est associée à des troubles psychiatriques : anxiété, syndrome dépressif, troubles émotionnels, pouvant requérir une prise en charge spécialisée. Certaines équipes proposent des séances d’éducation thérapeutique en apportant une information claire et détaillée au patient et en évaluant le retentissement de l’urticaire chronique sur la vie quotidienne. Cette démarche peut améliorer l’adhésion thérapeutique et la prise en charge globale. Il existe un nomadisme médical important chez les patients atteints d’urticaire chronique. Le traitement reste uniquement symptomatique. Le contrôle des facteurs aggravants ou déclenchants est important. Le traitement médicamenteux de première intention repose sur les antihistaminiques, et le plus sou- vent un temps de latence est nécessaire avant de constater l’efficacité (ou non) d’une molécule. Une étude chez des patients urticariens chroniques n’a retrouvé aucun bénéfice chez 50 % des patients ayant un régime strict d’éviction de tous les aliments riches en histamine et en additifs alimentaires pendant trois semaines, une aggravation de l’urticaire chez 16 % et une amélioration de l’urticaire chez un tiers d’entre eux. En pratique, très peu d’études de bonne qualité méthodologique ont été réalisées, et les critères de jugement sont variables d’une étude à l’autre, rendant leur interprétation difficile. La corticothérapie générale n’a pas de place en traitement continu dans la prise en charge d’une urticaire chronique. En effet, il existe un risque important et imprévisible de développer une corticodépendance. Les antihistaminiques H1 de deuxième génération prescrits en continu sont le traitement de première intention de l’urticaire chronique. Ils sont plus sélectifs et ont moins d’effets cholinergiques et sédatifs que ceux de première génération. En cas de réponse insuffisante à la monothérapie antihistaminique, les recommandations internationales privilégient la majoration d’une seule molécule jusqu’à 4 cp/j afin d’augmenter l’effet thérapeutique avec un bon profil de tolérance. Les données publiées de majoration de doses des anti-H1 concernent les molécules suivantes : desloratadine, fexofénadine, lévocétirizine, cétirizine, rupatadine, bilastine. L’efficacité des antihistaminiques H1 de deuxième génération dans l’urticaire chronique spontanée a été évaluée dans une méta-analyse de la littérature récente, montrant une efficacité chez 39 % des patients à la dose préconisée par l'autorisation de mise sur le marché (dose AMM) soit 1 cp/j, et 63 % des patients non répondeurs s’améliorent lors des augm…
Diagnostic différentiel
Il est important de ne pas confondre l'eczéma de contact allergique à la lanoline avec d'autres affections cutanées, telles que l'urticaire. L’urticaire se manifeste par une éruption de papules prurigineuses, mobiles et fugaces, typiquement décrites comme des lésions ortiées. L’urticaire profonde se manifeste par un œdème localisé ou plus diffus, d’importance variable, de la peau ou des muqueuses.
Urticaire chronique spontanée
L’urticaire chronique spontanée se définit classiquement par des poussées, survenant plusieurs fois par jour ou par semaine, évoluant depuis plus de six semaines et sans facteurs favorisants identifiés.
Diagnostic de l'urticaire
Le diagnostic d’urticaire repose sur l’interrogatoire et l’examen clinique. En cas de suspicion d’urticaire, il est important de consulter un médecin pour établir un diagnostic précis et bénéficier d’un traitement adapté.
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