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Allaitement au biberon du chiot : Guide complet

L'arrivée imminente d'une portée de chiots peut susciter de nombreuses questions, notamment en ce qui concerne l'allaitement. Si tout se passe bien, la mère s'occupera de tout naturellement. Cependant, il arrive que des complications surviennent, nécessitant une intervention humaine. Ce guide complet vous fournira toutes les informations nécessaires pour assurer un allaitement au biberon réussi de vos chiots.

Préparation et matériel nécessaire

Si votre chienne doit mettre bas, il est préférable de prévoir du lait maternisé, des biberons et des tétines spécifiques. Il est important d'avoir le matériel nécessaire à portée de main en cas de besoin.

Lait maternisé

Le lait de vache n'est pas adapté aux chiots car il est trop dilué, trop sucré et trop pauvre en matières grasses et en protéines par rapport au lait de chienne. De nombreuses recettes existent pour rendre sa composition plus proche de celle du lait de chienne en ajoutant de la crème, des œufs… Par exemple : 1 jaune d’œuf cru dans 200 ml de lait Gloria® non sucré. Ces préparations faites maison ne doivent être utilisées qu’en dernier recours. Les fabricants de lait maternisé donnent des conseils adaptés à la concentration de leur produit.

Si l’alimentation artificielle s’impose dès la naissance, un point délicat à gérer est l’absorption du colostrum, ce premier lait sécrété par les femelles, très riche en anticorps. Vous pouvez éventuellement contacter un éleveur, qui possède généralement des réserves de colostrum congelé ; il sera réchauffé, de préférence au bain-marie, jusqu’à une température de 38°C environ, sans faire bouillir. Sinon, il existe dans le commerce des substituts de colostrum, sous forme de poudre à reconstituer. Ils sont à administrer dès la naissance aux chiots orphelins.

Biberons et tétines

Des biberons et tétines spécialement conçus pour les chiots sont disponibles dans le commerce. Choisissez une tétine adaptée à la taille du chiot.

Lire aussi: Guide d'achat : Robe longue d'allaitement économique

Préparation du lait maternisé

Le lait maternisé doit normalement être réhydraté juste avant la distribution, mais il est possible de le préparer à l’avance et de le stocker en dessous de 4 °C pendant 48 heures maximum. Lisez toujours soigneusement le mode d’emploi du lait avant de préparer le premier biberon. Un lait maternisé doit en principe être réhydraté juste avant la distribution avec de l’eau qui a été portée à ébullition avant usage. Ces règles d’hygiène sont primordiales pour éviter la contamination du lait par des germes ; les chiots n’ont pas encore assez d’anticorps pour se défendre, surtout si le colostrum leur a fait défaut à la naissance. Il est cependant possible de préparer le lait 48 heures à l’avance, si vous le gardez au réfrigérateur à une température d’environ 4 °C. Vous réchaufferez alors le lait juste au moment de la tétée : la température idéale de distribution se situe à 37-38 °C. Trop froid, le lait sera mal digéré, trop chaud vous risquez de brûler le chiot !

Exemple de préparation (avec un lait maternisé en poudre) :

1/ Remplir le biberon avec 6 g de poudre (équivalent d’une mesurette ou à la graduation 15 mL sur le biberon).2/ Ajouter 30 mL d’eau à 50 °C (équivalent à la graduation 45 mL sur le biberon).3/ Choisir la tétine la plus adaptée en fonction de la taille de l'animal.4/ Agiter le biberon jusqu'à dissolution totale de la poudre.5/ Laisser ensuite le mélange refroidir à 37°C pour éviter toute brûlure.6/ Inciser l'extrémité de la tétine à l'aide d'une lame ou d'une pointe de ciseaux aiguisée.

Fréquence et quantité des biberons

Naturellement, les chiots nouveau-nés tètent leur mère jusqu’à 20 fois par jour ! Il n’est évidemment pas question de biberonner à ce rythme. Il ne faut d’ailleurs pas stresser les chiots en les réveillant trop souvent. Des chiots de moins d’une semaine peuvent tolérer un intervalle de 3-4 heures entre chaque repas. De 7 biberons par jour la première semaine, on peut descendre à 6 durant la 2e semaine, 5 pendant la 3e puis enfin 4 pendant la 4e semaine. Il est alors temps de démarrer le sevrage. Lisez bien les recommandations du fabricant du lait concernant le rationnement à respecter en fonction de la taille et de l’âge du chiot. Les quantités distribuées augmentent de façon très progressive, en fonction du poids des chiots. Si des signes de suralimentation apparaissent (refus de tétée, diarrhée…) il faut diminuer les quantités.

Comment donner le biberon

  • Tenez le chiot dans une position naturelle, comme s'il tétait sa mère.
  • Introduisez délicatement la tétine dans sa bouche.
  • Inclinez le biberon pour que le lait remplisse la tétine, mais pas trop vite pour éviter qu'il ne s'étouffe.
  • Laissez le chiot téter à son rythme.
  • Si le chiot est trop faible pour téter, il est possible de faire mettre en place par votre vétérinaire une sonde gastrique, dont la longueur sera réévaluée chaque semaine.

Suivi de la croissance

Identifiez les chiots de façon individuelle, pesez-les tous les jours à la même heure (au moins pendant les deux premières semaines de vie) et établissez une courbe de poids pour chacun. La surveillance de la prise de poids de chaque chiot est cruciale pour intervenir si un ou plusieurs chiots donnent des signes de faiblesse. Comme pour les humains, les chiots peuvent d’abord commencer par perdre du poids. Mais cette courbe doit s’inverser dès le 2e jour au plus tard, sans quoi il faut intervenir rapidement pour nourrir le chiot. De même, par la suite, tout arrêt de prise de poids pendant 2 jours, nécessite une prise en charge immédiate. Il faut compter sur une prise de poids de 1 gramme par jour par 500 g de poids projeté pour l’adulte, soit entre 5 et 10 % du poids de naissance par jour. Les chiots étant difficiles à différencier les uns des autres, nous recommandons de les étiqueter pour être sûr de suivre convenablement leur croissance (un ruban de couleur peut suffire). Compte tenu de la faiblesse de poids pris après la naissance (quelques grammes), il faut s’assurer d’utiliser une balance suffisamment précise. Par ailleurs, pour ne pas fausser les résultats, il convient de les peser tous les jours à la même heure, et cela pendant les deux premières semaines. Si les plus petits chiots ne montrent toujours pas de signes de croissance saine ou de prise de poids, parlez-en à votre vétérinaire. Il sera peut-être nécessaire de prendre le relais et de les nourrir au biberon.

Stimulation des fonctions naturelles

Les chiots ne sont pas capables de faire leurs besoins tout seuls. Après chaque tétée, la chienne lèche vigoureusement la zone périnéale de ses chiots afin de déclencher le réflexe d’élimination. Puis elle mange les excréments, afin de maintenir « le nid » propre. Après chaque tétée, il faut frotter le périnée avec un coton ou un gant de toilette humide tiède afin d’entraîner une défécation et une miction réflexes.

Lire aussi: Conseils Allaitement et Laitage

Environnement et soins

N’oubliez pas de surveiller attentivement les conditions de température et d’hygrométrie du lieu de vie des chiots. Sur le site lemagduchien.ouest-france.fr, il est expliqué qu’un chiot nouveau-né a besoin de chaleur. Il peut prendre froid, ce qui risque d’être fatal, compte tenu de son jeune âge : son organisme n’est pas apte à réguler sa température de manière autonome. Le Centre hospitalier universitaire vétérinaire de Nantes explique qu’au moment de la naissance, le « nid » de la chienne doit se trouver dans un endroit calme afin d’éviter tout stress. La température de la pièce doit être comprise entre 25 et 30 ºC les trois premières semaines, puis être de 20 ºC à partir de la quatrième semaine qui suit la naissance. Les lampes chauffantes, qui risquent de provoquer des brûlures ou une déshydratation des chiots, sont déconseillées.

Les jeunes chiots sont sensibles aux maladies et aux infections, il faut donc les surveiller de près. Les soins apportés aux chiots nouveau-nés doivent inclure des inspections régulières afin de détecter tout éventuel signe d’infection ou de mauvaise santé. Étant donné que les jeunes chiots sont particulièrement sensibles aux puces et à d'autres parasites, il est conseillé de consulter votre vétérinaire pour un contrôle adéquat de ces parasites. Bien que les anticorps qu’ils reçoivent lors de l’allaitement les protègent contre les maladies au cours des premières semaines de vie, ces anticorps disparaissent vers l’âge de six à huit semaines, date à laquelle ils doivent recevoir leur première série de vaccins. Veillez à ce que vous et tous les membres de la famille vous laviez soigneusement les mains avant de toucher les chiots afin de réduire le risque de les rendre malades à cause des bactéries qui pourraient se trouver sur vos mains.

Afin de favoriser le développement du système nerveux du chiot, vous devez manipuler les petits orphelins tous les jours en douceur : prenez-les dans vos mains, retournez-les, profitez-en pour les peser afin de suivre leur croissance.

Sevrage

Les chiots nourris avec un lait artificiel présentent souvent un retard de croissance par rapport aux chiots nourris par la mère. Ce retard peut être compensé par un sevrage un peu plus précoce, vers l’âge de 3 semaines, au lieu des 5-7 semaines habituelles, avec un aliment spécifique pour la croissance des chiots de très bonne qualité. A partir de l’âge de 3-4 semaines, les chiots deviennent aptes à manger des aliments solides. Que la chienne soit là ou non, c’est le moment de leur proposer de commencer à manger de manière autonome, surtout si la portée est nombreuse et qu’il s’agit de chiots de grandes races : cela évitera à la chienne de perdre du poids en s’épuisant à nourrir des chiots affamés ! Au début, présentez aux chiots une pâtée ou des croquettes mélangées à du lait maternisé, pour faciliter la transition. Ces aliments doivent bien sûr être complets et formulés spécialement pour répondre aux besoins nutritionnels des chiots. Au fur et à mesure que le sevrage avance, les chiots mangeront de plus en plus par eux-mêmes. A ce stade, tâchez de les nourrir individuellement, en adaptant la quantité d’aliment distribuée aux recommandations de rationnement du fabricant, indiquées sur les boîtes ou les sacs. Dès que les chiots consomment des aliments solides, il faut qu’ils puissent boire aussi souvent qu’ils le souhaitent. La consommation d’eau sera plus importante avec des croquettes plutôt qu’avec des aliments en boîtes ou en sachets.

Si vous avez dû nourrir des chiots avec du lait maternisé, vous avez intérêt à commencer le sevrage le plus tôt possible : dès la 4e semaine, vous pouvez commencer à leur donner un peu d’aliment solide pour chiots mélangé à du lait maternisé.

Lire aussi: Combiner allaitement maternel et lait en poudre

Socialisation et éducation

Dès la quatrième semaine de vie, les chiots sont prêts à commencer la sociabilisation avec les humains et les autres chiens. Sur lemagduchien.ouest-france.fr, il est expliqué que la période de sociabilisation du chiot commence à l’âge de 4 semaines et prendra fin à ses 3 mois. C’est durant cette étape particulièrement importante qu’il doit être amené à vivre toutes les situations de sa vie future afin de s’y habituer (mise en contact avec des bébés et des enfants ; présence de tout type d’humains ; rencontre avec des chats ou autres animaux domestiques ; rencontre avec du bétail ; visite chez le vétérinaire même sans consultation ; séances intensives de jeu ; appréhension de plusieurs genres de sol comme les graviers, le sable, le bitume, l’herbe, etc. ; mastication de différentes matières comme le bois, le plastique, une peluche, un jouet avec des picots… ; écoute des bruits de la ville, de la circulation, d’un sifflet, des klaxons, d’un jeu qui couine, de la radio, de la télévision… ; découverte d’odeurs variées ; etc.). Un environnement stimulant fournira les expérimentations dont le chiot a besoin pour bien se développer. Chaque semaine doit comprendre au moins 5 nouvelles situations ou interactions enrichissantes. S’il n’est pas assez exposé à des expériences inédites, le petit chien craindra les nouveautés et son comportement futur a des chances d’en être affecté. Les chiots mal sociabilisés ont tendance à devenir des chiens anxieux qui peuvent avoir des problèmes de comportement.

Plus tard, ce sera à vous de jouer le rôle éducateur de la mère en fixant des limites au chiot orphelin quand il commencera à jouer : interdire les mordillements et les jeux de tiraillement, imposer des phases d’arrêt dans le jeu (faire poser la balle par exemple), le féliciter quand il se calme, etc.

Importance de la mère

Même s’il mange seul, un chiot a besoin de la présence de sa mère au moins jusqu’à 8 semaines. Séparer un chiot de sa mère avant cet âge peut entraîner de graves conséquences pour son équilibre psychologique et sa santé. Un sevrage affectif trop précoce risque d’entraîner des troubles du comportement. Laisser les chiots avec leur mère et leur fratrie quelques semaines de plus présente des avantages : à leur départ, les chiots auront acquis de meilleures défenses immunitaires et ils auront aussi profité plus longtemps de l’éducation donnée par leur mère. Celle-ci leur aura par exemple appris à réfréner leur envie de mordiller ou de jouer trop brutalement.

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