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L'Allaitant Charolais : Un Pilier de l'Élevage à Paray et au-delà

L'élevage allaitant charolais représente une composante essentielle de l'identité agricole de la région de Paray-le-Monial et du Charolais en général. Cet article explore les différentes facettes de cet élevage, de ses pratiques traditionnelles à ses évolutions récentes, en passant par les défis et les perspectives d'avenir.

Introduction : Un Paysage Façonné par l'Élevage

Les activités liées à l'élevage bovin, dans son sens le plus large, confèrent au Charolais-Brionnais sa personnalité unique. La monotonie paisible des prairies verdoyantes, les haies de prunelliers qui délimitent les vallons, les points d'eau entourés de quelques piquets, et les taches blanches des troupeaux, créent un paysage caractéristique que l'on retrouve également dans d'autres régions de la bordure septentrionale du Massif Central. Cet article se concentrera principalement sur le Charolais à dominante liasique, tout en explorant également la région à dominante granitique, les deux étant étroitement imbriquées sur la carte géologique.

L'Embouche en Charolais-Brionnais : Une Méthode Traditionnelle

L'embouche en Charolais-Brionnais se pratique entièrement au pré, selon une méthode simple dans son principe. Il s'agit d'évaluer la quantité d'herbe disponible dans une prairie, d'y placer le nombre d'animaux approprié, puis d'ajuster ce nombre en fonction de la croissance de l'herbe. L'emboucheur, après avoir acheté ses animaux à la fin de l'hiver, les met au pré avant la première pousse, qui se produit généralement vers la mi-avril, mais dont la date varie en fonction de la nature du sol et de l'exposition du terrain.

La période la plus délicate pour l'emboucheur est celle de la pousse, car il doit empêcher l'herbe de dépasser une quinzaine de centimètres. Plus l'herbe pousse rapidement, plus il faut la maintenir courte. Lorsque l'herbe a tendance à "s'emballer", la solution consiste à ajouter quelques animaux. Cependant, cette méthode peut parfois s'avérer insuffisante. Certains coins "montent" toujours les premiers, car ils sont plus sains ou plus précoces, ou parce qu'ils ont été spécialement fertilisés par le troupeau.

Les "refus" constituent une autre source de difficultés : il s'agit de touffes d'herbe que les animaux refusent de paître et qui poussent sur les meilleures prairies. Il est nécessaire de les couper, car les animaux les mangent volontiers après avoir séché quelques heures au soleil. Avant 1914, tous les refus étaient coupés à la faux, et grâce à une main-d'œuvre abondante, cela se faisait en temps voulu (au début de juin). Par la suite, le manque de personnel a conduit à ne plus les couper et à charger inconsidérément ces prairies pour pâturer ces refus, une méthode qui a détérioré les prés.

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Après que l'emboucheur a "chargé" son embouche, au moment du "coup de pousse" de mai et juin, l'herbe croît beaucoup moins vite. Il faut alors décharger progressivement l'embouche afin que les animaux aient tous suffisamment de nourriture. Il est donc nécessaire que tous ne le soient pas en même temps, et qu'en avril on ait commencé par "herber" les plus précoces, ceux qui s'engraissent le plus vite. Il est également important que l'emboucheur ait pris soin de réunir sur une même embouche des animaux de précocité différente.

La sécheresse estivale, souvent très marquée, survient ensuite. La croissance de la végétation s'arrête progressivement, et les animaux sont vendus progressivement. Telles sont les bases de la technique traditionnelle de l'embouche charolaise.

L'emboucheur dispose cependant de prairies de fauche, sur des sols plus secs et calcaires, qui étaient autrefois plantés de vignes. Ces prairies sont généralement pâturées un peu au printemps par de jeunes animaux, auxquels on apporte un peu de foin en attendant que l'état des embouches permette de les recevoir. Une embouche véritable n'est jamais fauchée ni labourée. Les meilleures embouches du Brionnais sont probablement en herbe depuis deux siècles.

Cependant, toute prairie d'embouche nécessite des soins dont l'absence entraîne rapidement sa dégradation. En hiver, il faut procéder à l'arrosage des prairies proches des rivières et creuser des rigoles. L'entretien des clôtures et la taille des haies se font également à cette époque. Les haies vives font partie intégrante du paysage, composées d'aubépine sur les terrains argileux et d'épine noire sur les sols plus légers.

L'énumération de ces travaux ne doit cependant pas occulter l'importance du labeur qu'ils demandent. On voit plus souvent l'emboucheur appuyé sur son bâton et examinant son troupeau que maniant la pioche ou la serpe. L'essentiel des techniques de l'embouche réside dans le coup d'œil de l'exploitant, dans son habileté à saisir le moment où il doit mettre ses bêtes dans un pré ou les en retirer. Il s'agit donc d'un travail peu manuel, ce qui explique la place à part de l'emboucheur dans l'ensemble de la masse paysanne.

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Choix des Animaux Destinés à l'Embouche

C'est à l'achat du bétail maigre que l'on reconnaît le bon emboucheur. Autrefois, l'achat se faisait sur les champs de foires, mais ces foires de bétail maigre ont perdu de leur importance. Il en reste quelques-unes par an, à la périphérie du Charolais, où l'on se rend davantage pour "faire des connaissances" que pour y voir du bétail.

L'emboucheur doit choisir des animaux qui conviennent à la qualité de ses prairies : sur telle embouche, les bêtes jeunes prennent rapidement du poids, tandis que sur une autre, il faut des animaux plus âgés. Cette opération subtile doit s'apprendre très jeune : l'emboucheur se fait accompagner de son fils dans ses tournées d'achat dès qu'il le peut. Ces tournées d'achat se font en automobile. Il arrive souvent que plusieurs emboucheurs se groupent pour aller visiter ensemble une série de fermes. Le périmètre d'achat n'est plus limité aux Monts du Charolais, où le nombre de bêtes maigres disponibles a considérablement diminué.

Le manque de nourriture dû à la sécheresse peut contraindre l'emboucheur à vendre prématurément, tout comme la menace d'une épizootie (fièvre aphteuse). Mais d'autres raisons, liées à l'état du marché de la viande, peuvent également être contraignantes.

Depuis longtemps, la fréquentation de la banque est coutumière à l'emboucheur. L'emboucheur a en effet des dépenses importantes à effectuer au début de l'année, lors de l'achat des animaux. Cette pratique du crédit est une nécessité, car l'emboucheur qui achète 50 bêtes au printemps doit débourser au minimum cinq millions. Les billets d'embouche sont couramment utilisés dans la région. La majorité des emboucheurs empruntent au Crédit Agricole, où les conditions sont un peu plus favorables que dans les banques privées.

Place Sociale de l'Emboucheur : Les Foires

Un emboucheur est un "Monsieur" qui se trouve à la tête de la hiérarchie rurale régionale. Une fortune bien assise est nécessaire pour prospérer dans la profession, en raison des capitaux importants que demande l'achat des animaux. Les emboucheurs refusent d'être classés parmi les commerçants. Ils s'affirment paysans, sans doute pour ne pas être considérés comme de vils spéculateurs jouant sur les variations des cours, mais aussi parce qu'ils ont le sentiment que leur métier est près de la terre et des mystères de ses saisons.

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Dans la première catégorie se placent ceux qui résident hors de leur exploitation, à Paray-le-Monial ou à Marcigny. Ils ont généralement des relations étroites avec les milieux de la Villette ou de La Mouche à Lyon. Il existe de véritables dynasties où un frère est emboucheur, un second commissionnaire en bestiaux, un troisième boucher en gros, toutes ces professions se recoupant plus ou moins. D'ailleurs, nombre d'embouches sont louées par ces maquignons qui y laissent quelques jours ou quelques semaines les animaux qu'ils ont achetés en guettant une occasion favorable pour les revendre. Entre ces gens-là et les véritables agriculteurs, toutes les catégories intermédiaires existent, et il est difficile de déceler des classes tranchées. Cependant, les uns et les autres sont fréquemment unis par des liens nombreux et forment dans une certaine mesure une caste. Les emboucheurs se transmettent leur profession de père en fils, et les prairies d'embouche ne changent guère de main que par le jeu des héritages.

Le foirail est le lieu privilégié où l'on peut observer l'emboucheur dans toute la dignité de ses fonctions. Il faut pour cela se rendre aux deux grands marchés de bêtes grasses de la région : Charolles le mercredi matin et St-Christophe-en-Brionnais le jeudi matin. Seuls dans la région, ils conservent de l'importance. Toute la région d'embouche vit autour de St-Christophe. On y vient de très loin, et le jeudi matin, il est presque impossible de trouver un exploitant chez lui. On règle d'ailleurs sur le champ de foire toutes sortes de marchés qui ne relèvent aucunement de l'embouche. Le marché commence à 8 heures, et dès le signal donné, c'est une véritable ruée sur le champ de foire. Les emboucheurs sont descendus de leurs automobiles imposantes et ont revêtu la blouse bleue ou noire et les bottes. Sur le mur longeant le foirail, on règle les transactions en numéraire, à l'aide d'imposantes liasses de billets, qu'on évalue encore en pistoles (une pistole équivaut à dix francs). Les "gros" de l'embouche, célèbres par le volume de leur portefeuille, trônent là, entourés de la considération générale.

Délimitation de la Zone d'Embouche

L'économie d'embouche est presque une exception. Tous les Brionnais savent bien que la présence dans leur pays de véritables prairies d'embouche est liée à la nature du sous-sol, aux argiles du lias. Certains emboucheurs vous diront même que c'est l'étage du sinémurien qui donne les meilleures embouches. Mais un simple coup d'œil sur une carte géologique suffit à montrer que les terrains liasiques ne couvrent qu'une faible partie du pays.

La tendance, générale en France, à l'accroissement de la surface des prairies se retrouve ici. Les embouches sont en herbe depuis au moins deux siècles. Mais ensuite, en Brionnais, les terrains plus secs et calcaires, où l'on cultivait les céréales et même la vigne, ont reçu eux aussi les bœufs blancs, et dans les régions granitiques, les prairies s'étendent chaque jour davantage, sur des sols peu favorables à l'herbe et où, en tout cas, l'embouche est à exclure.

Élevage des Maigres et des Reproducteurs

L'élevage des maigres, destinés à l'embouche, est une activité importante dans le Charolais. Il s'agit bien sûr de l'élevage d'animaux de race charolaise. La fortune du pays est sans doute liée à la qualité de ses prairies, mais elle doit beaucoup également à cette belle race, croisement de Durham et d'animaux d'origine indigène, qui fut créée au XIXe siècle. Les veaux sont nourris exclusivement au lait et sevrés très tard.

Deux systèmes sont possibles : soit on met au pré ensemble veau et vache, et le veau tète quand il veut et s'habitue peu à peu à brouter, soit on sépare la mère du veau et on ne les réunit à l'étable que deux à trois fois par jour. L'hiver, les jeunes reçoivent de la paille et du foin, mais aussi des betteraves et des topinambours. Traditionnellement, l'hiver, les vaches d'élevage, les bouvillons et les génisses n'avaient que de la paille et du foin dans la proportion de 2 à 1.

L'élevage des reproducteurs se pratiquait autrefois peu ou prou dans toutes les fermes d'élevage : on réservait les plus beaux sujets pour la reproduction. Le herd-book favorise également la spécialisation, car pour faire des reproducteurs susceptibles de se vendre à un bon prix, il faut une étable inscrite au herd-book : c'est pour les gens extérieurs au Charolais, surtout pour les étrangers, une garantie de qualité.

Certains reproches ont été adressés au herd-book : celui d'être un circuit fermé, puisque n'y sont admis que les descendants des bêtes qui furent immatriculées à la fondation en 1921, ce qui interdit un apport de sang neuf. D'ailleurs, les Britanniques par exemple, maîtres en matière de sélection, n'ont pas ce souci exagéré d'éviter les croisements. De plus, certaines pratiques d'éleveurs peu scrupuleux ont pu le déconsidérer. Les lois des grands nombres veulent que dans un élevage, il naisse chaque année à peu près le même nombre de mâles et de femelles ; or, seuls les mâles sont intéressants pour l'éleveur de reproducteurs. Certains ont donc été tentés d'élever subrepticement leur proportion en remplaçant les femelles par des veaux de boucherie achetés à la foire de St-Bonnet-de-Joux, réputée pour ses excellents produits.

Quoi qu'il en soit, la réputation du herd-book a abouti à une concentration de l'élevage des reproducteurs dans un nombre plus faible d'exploitations plus importantes. On admet en effet que dans un élevage, chaque année, 25 % des veaux sont considérés comme bons, 50 % sont considérés comme moyens et 25 % ne sont que médiocres. Ce sont les bons qui paient les autres. L'allaitement naturel est le seul pratiqué. Les futurs reproducteurs sont nourris au lait le plus tard possible dans l'année, et parfois même à l'aide de deux ou même trois nourrices. Ceux qui promettent sont traités princièrement, reçoivent des rations surabondantes ; on les place sur des claies en bois pour éviter qu'ils ne perdent leur poil, qu'on peignera spécialement le jour du concours, afin de donner une impression de plus fort volume. Un veau primé peut se vendre à des prix fabuleux, mais c'est exceptionnel. Ces prix sont en général payés par des étrangers, alors qu'un éleveur du pays sait que les prix sont souvent surfaits. Il arrive que deux éleveurs de la région se mettent d'accord pour échanger deux très bons animaux.

Veaux de Boucherie et Vaches Laitières

À l'élevage des bêtes vendues maigres et à celui des reproducteurs s'ajoute encore l'élevage des veaux de boucherie. Les veaux de boucherie sont gardés à l'étable. Ils tètent leur mère trois fois par jour et, lorsque cela ne suffit pas, on complète leur alimentation par des farines diverses, ou même en leur cassant un œuf dans la bouche ! Gaspillage éhonté de calories, disent les agronomes. Sans doute ont-ils raison.

Élevage des "mulots" aussi. Ces animaux souffrent d'une hypertrophie du train postérieur et possèdent un squelette très fin. Ils ont les qualités de la race, mais si accentuées qu'ils sont des monstres. On les vendait autrefois à l'âge de deux mois, car ils sont fragiles. Enfin, la région nourrit aussi nombre de vaches laitières.

Gaec Bouchot-Farjaud : Un Exemple de Réussite en Vente Directe

Le Gaec Bouchot-Farjaud, situé à Vendenesse-lès-Charolles, incarne un modèle de réussite dans l'élevage allaitant charolais et la vente directe. Fondé en 2005 par Jean-Marc Bouchot et Alexandre Farjaud, ce Gaec met l'accent sur le bien-être animal et la satisfaction de la clientèle.

Jean-Marc Bouchot avait initialement repris l'exploitation familiale avec sa mère pendant cinq ans, poursuivant l'élevage bovin allaitant. L'emplacement au cœur du Charolais s'avère idéal. C'est en 2005 que les deux associés se lancent dans la vente directe.

"Cela a commencé par le cercle familial et progressivement le réseau s'est étoffé", explique Jean-Marc Bouchot. "Mais toujours par le biais du bouche à oreille. Nous n'avons jamais eu besoin de faire de publicité !" Désormais, une vingtaine de génisses sont dédiées chaque année à la vente directe.

"Nous abattons nos bêtes à Paray-le-Monial, puis, dans la prestation proposée par l'atelier de découpe, nous prenons l'option location d'un véhicule réfrigéré", relate Jean-Marc Bouchot. Ainsi, vingt fois par an, les associés livrent directement le fruit de leur travail à leurs clients : "ce contact est primordial pour avoir le retour des consommateurs", intervient Alexandre Farjaud.

"Nous proposons des colis de 5, 7 ou 10 kg selon trois formules, dont la demande varie en fonction des saisons", détaille-t-il. Les trois formules sont : classique, transformé ou supérieur, selon le type de morceaux qui les composent.

Tous ces produits sont également disponibles au magasin de producteurs "Le pré d'union", ouvert à Vendenesse-lès-Charolles, et qui regroupe sept exploitants différents. "Les gens viennent de loin, constate agréablement surpris Jean-Marc Bouchot, nous ne touchons pas que les locaux". Ce contact direct avec les clients, via la vente au détail, est très précieux pour les deux associés. Les retours sont positifs et réguliers. "Quand les clients vous envoient un message le dimanche pour vous remercier pour le morceau de viande qu'ils viennent de manger, c'est particulièrement motivant".

Société d'Agriculture et d'Élevage du Charolais : Un Acteur Clé

La Société d'agriculture et d'élevage du Charolais joue un rôle essentiel dans la promotion et le développement de l'élevage charolais. Lors de son assemblée générale annuelle, il a été souligné que l'exercice s'est conclu par un résultat financier satisfaisant, reflétant le succès des manifestations organisées.

Le concours de reproducteurs charolais a connu une progression remarquable, avec un nombre croissant de bovins présentés. Le concours de Charolles maintient son statut de rendez-vous le plus attractif du genre à l'échelle nationale. Le Festival du Bœuf a retrouvé son niveau de fréquentation d'avant Covid, avec un nombre important d'animaux présents et de repas servis. La société d'agriculture a testé une nouvelle organisation du concours, mélangeant les culardes et les génisses au sein d'une même catégorie, ce qui a permis de mieux valoriser certaines bêtes.

La société d'agriculture organise également une journée de l'élevage avec l'association des éleveurs charolais d'entre Saône-et-Loire, ainsi que le concours intercantonal, un événement qui tourne chaque année dans les cantons de l'arrondissement.

La société d'agriculture soutient activement ces initiatives et se prépare à investir dans un bâtiment pour mettre à l'abri du matériel. Elle s'est également rapprochée de l'Organisme de sélection du Mouton Charollais pour organiser une vente de bovins reproducteurs dans le cadre du concours national de Moutons Charollais.

Sicarev Coop : Une Coopérative au Service des Éleveurs

Sicarev Coop, fruit de l'alliance de plusieurs groupements de producteurs du bassin charolais, compte aujourd'hui un grand nombre d'adhérents. La coopérative a adopté une nouvelle structuration, avec la création d'un pôle Bourgogne, visant à renforcer la force commerciale tout en maîtrisant les charges.

Sicarev Coop est parvenue à maintenir ses activités, avec une progression du nombre d'animaux collectés et commercialisés. Cette performance est d'autant plus remarquable qu'elle est accomplie dans un contexte de décapitalisation des élevages. La coopérative met l'accent sur le développement de la contractualisation et de l'engraissement, et va pouvoir renforcer ses efforts dans ce domaine grâce à une nouvelle aide du Conseil régional.

Sicarev Coop considère que l'éleveur allaitant a besoin d'une stratégie de revenu et renforce ses services techniques pour une approche globale des exploitations. Le déploiement de l'engraissement et la contractualisation ont également pour but de maintenir les volumes au sein des outils de transformation du groupe.

La coopérative doit faire face à une explosion des coûts industriels et à une érosion de la consommation, avec une demande croissante pour les viandes hachées et les produits élaborés.

Les Défis et les Perspectives d'Avenir

Bien que l'élevage charolais présente de nombreux atouts, il est confronté à des défis importants, tels que la décapitalisation des élevages, la volatilité des marchés, la pression environnementale et les évolutions de la consommation.

Pour assurer la pérennité de l'élevage charolais, il est essentiel de :

  • Soutenir les éleveurs en leur offrant un accompagnement technique et économique adapté.
  • Valoriser la qualité de la viande charolaise et promouvoir ses atouts nutritionnels et gustatifs.
  • Développer les circuits courts et la vente directe pour renforcer le lien entre les producteurs et les consommateurs.
  • Encourager les pratiques agricoles durables pour préserver l'environnement et le bien-être animal.
  • Innover en matière de génétique, d'alimentation et de gestion des exploitations.

En relevant ces défis et en saisissant les opportunités qui se présentent, l'élevage charolais peut continuer à jouer un rôle majeur dans l'économie agricole de la région de Paray-le-Monial et au-delà.

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