L'article explore en profondeur la question complexe de la maternité de substitution, en tenant compte des aspects historiques, éthiques, psychologiques et juridiques. Il examine les différents points de vue sur le sujet, en s'appuyant sur des témoignages et des analyses d'experts.
Introduction
La maternité de substitution est un sujet qui suscite de vifs débats et des opinions divergentes. Elle soulève des questions fondamentales sur la filiation, le droit à l'enfant, l'autonomie du corps féminin et les limites de la science. Cet article se propose d'examiner cette question sous différents angles, en s'appuyant sur des données historiques, des témoignages et des analyses d'experts.
Contexte Historique et Évolution des Mentalités
Dans les années 2000, j’ai réalisé trois documentaires qui racontaient le calvaire d’enseignants accusés injustement de pédophilie[1]. J’ai même écrit un livre sur ce sujet politiquement incorrect[2]. C’est en tournant en 1999 un reportage pour Envoyé Spécial à l’Institut de santé mentale de la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN), surnommé « La Verrière », que j’ai entendu parler, pour la première fois, de « fausses allégations de pédophilie ». « Depuis peu, nous voyons arriver des enseignants qui ont été accusés de pédophilie et qui, bien que blanchis par la justice, n’arrivent pas à s’en remettre », m’avait expliqué le directeur de l’hôpital psychiatrique. C’était juste après l’affaire Dutroux. Le parcours meurtrier de « l’ogre de Charleroi » avait déclenché un tel cataclysme qu’on était passé du déni de la pédophilie, à ce que d’aucuns appelaient la « pédofolie »[3], c’est-à-dire « l’obsession des agressions sexuelles, ouvrant la porte à tous les excès », pour reprendre les mots de Marceline Gabel, qui contribua pourtant à la levée du tabou sur les abus sexuels en France. En effet, surfant sur l’air du temps et désireuse de laver l’Éducation nationale de ses errements antérieurs, Ségolène Royal, alors ministre de l’Education nationale, s’était lancée dans une croisade contre les violences sexuelles à l’école. Sa circulaire ne faisait pas dans la dentelle : elle enjoignait à tout fonctionnaire, sous peine de sanction, de signaler « immédiatement et directement » au procureur de la République la moindre allégation de pédophilie dont il aurait pris connaissance dans le cadre de son travail. De fait, jusqu’au « Tchernobyl judiciaire »[6] que fut le procès de l’affaire d’Outreau, en mai 2004, les dérapages furent nombreux, n’importe qui pouvant effectivement dire n’importe quoi, pour d’obscurs motifs, en étant assuré de faire mouche. C’est ainsi qu’on vit des instituteurs suspendus et placés en détention provisoire, pour avoir mis la main sur l’épaule de l’un de leurs élèves ; on vit aussi des fonctionnaires zélés, dénoncer un collègue sur une simple rumeur, colportée par des élèves ou des parents malveillants qui voulaient régler leur compte à un enseignant. Les « signalements parapluie » provoquèrent des suicides, comme celui de Bernard Hanse ou de Vincent Cosson, deux professeurs d’éducation physique, finalement blanchis par la justice. D’après le bilan dressé par la FAS, de 1997 à 2004, quelque six cents enseignants ont été accusés à tort de pédophilie, et 73% des signalements adressés aux procureurs ont fait l’objet d’un classement sans suite, d’un non-lieu ou d’une relaxe. Face à la pression conjointe de l’opinion et des pouvoirs publics s’est développée dans notre pays une véritable « justice d’exception », selon les termes de l’avocate Florence Rault, car « le droit s’est incliné devant les exigences vindicatives et croissantes de la dictature de l’émotion »[7].
Le Droit à l'Enfant : Un Concept Controversé
Quant au droit à un enfant, je pense que l’on ne peut proclamer ce droit que pour lutter contre les stérilisations forcées, les avortements forcés et le droit d’accoucher et de garder son enfant pendant son incarcération (18 mois me semble t’il en france). Au dela du droit à l’enfant, je commence à partager l’idée qu’on n’a le droit de transmettre son héritage qu’il soit génétique ou mobilier. C’est une liberté non ? Evidemment le DROIT à l’enfant c’est du n’importe quoi, mais ne nous voilons pas la face non plus, quand un couple décide d’avoir un enfant, c’est assez égoïste au final comme désir, même plus que l’adoption je trouve, et personne ne remet cela en question.
Les Différentes Formes de Maternité de Substitution
Il existe des techniques de procréation médicalement assistée, avec insémination artificielle, ou fécondation in vitro, etc.. Et ces techniques permettent d’avoir un enfant qui est vraiment à soi, qui a les gènes de son papa et de sa maman.. Mais quand on utilise les ovules d’une mère porteuse avec les spermatozoïdes du vrai papa, là par contre, je trouve ça très moyen.. Le moins grave, c’est quand il y a le spermatozoïde et l’ovule des parents dans le ventre "hébergeur". Mais le spermatos du père, et l’ovule du ventre "hébergeur", c’est du grand n’ importe quoi.
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Les Motivations des Mères Porteuses
J’ai déjà vu des reportages, je me souviens d’une mère porteuse qui disait "aimer être enceinte". Elle avait 2 enfants à elle et elle avait porté une petite dizaine d’enfants pour d’autres couples.. Alors, elle, elle avait l’air très bien dans sa peau (si l’on excepte que c’est un peu bizarre de faire ça parce qu’on aime être enceinte), mais je ne sais pas ce que ça donne pour les deux enfants de cette femme ou pour les autres qu’elle a portés.. Ya quelque chose comme de la générosité et d’aide à autrui aux USA. Maintenant je pense bien que dans les pays dits pauvres, c’est purement alimentaire ce port de bebe et déformation de son corps. Aux USA, comme l’acte est légiféré et cadré peut-etre que cela laisse un peu moins de place à l’affect.
Les Conséquences Psychologiques pour l'Enfant, les Parents et la Mère Porteuse
Dans cette évolution, je crains surtout les problèmes psychologiques. Une mère porteuse semble souvent déjà mère elle-même ; comment ses propres enfants vivent le fait qu’elle porte l’enfant d’autres parents (ça encore, ça doit pouvoir passer) mais surtout qu’elle l’abandonne à la naissance ? Petroçnille je suis d’accord avec toi : pour les enfant de la mère porteuse, ça doit être un sacré truc à gérer !! Il est normal que la mère porteuse s’y attache.
L'Adoption : Une Alternative ?
Je suis hyper d’accord avec vous sur le fait que ça implique de repenser les conditions de l’adoption, et notamment l’adoption internationale, qui est devenue beaucoup plus difficile ces derniers temps. Je ne parle pas du désir d’adoption Mamzelle Maupin, mais du fait que c’est une alternative quand on ne peut pas faire d’enfant soi-même. L’adoption internationale c’est pas tjs très claire non plus, voir l’arche de zoé où les gosses ont des parents. ça concerne souvent des pays en proie à des turbulences et donc où la situation de ces enfants n’est pas tjs connue et sure. On est d’accord ou on ne l’est pas. Je sais juste que mon homme et moi, lorsuqe l’on a parler d’avoir des enfants, nous nous sommes tout de suite dit qu’on ne s’acharnerai pas si on pouvait pas on adopterai.Mais c’est notre point de vue!!! J’dis ça J’dis rien hein!!! Mais c’est vrai que j’ai pour le moment un regard très extérieur… et c’est facile pour moi de parler de résignation, je ne peux qu’imaginer la douleur d’un couple qui veut un enfant, sincèrement, et qui ne peut pas. J’ai vu une émission là dessus l’autre jour, un homme témoignait car sa femme (qui, je crois n’avais plus d’utérus mais je n’en suis plus sure) et lui avaient eu (dans un autre pays) recours à une mère porteuse.
Les Aspects Juridiques et Législatifs
Dans la loi française, en dehors de l’adoption, la maman est la femme qui met au monde l’enfant, alors imaginons une seconde que la mère porteuse veuille garder l’enfant pour elle, c’est de suite le gros bordel.. Légiférer sur quelquechose qui se pratique ce n’est pas niveler par le bas c’est mettre un cadre juridique pour protéger les gens malgrès eux je dirais ! Donc les mères porteuses c’est vraiment discutable mais légiférer pour cadrer ce qui se fait à la sauvette, c’est une bonne nouvelle. Toutefois, accepter de légaliser l’avortement ou la GPA, c’est un peu le même principe. Ces lois ne sont pas faites pour dire qu’il faut accepter ces pratiques, mais simplement les encadrer.
L'Affaire Ibrahim Maalouf : Un Exemple de Complexité
Quels sont les faits reprochés à Ibrahim Maalouf ? D’après les comptes rendus de la presse, ils se seraient produits en décembre 2013, pendant le stage de 3ème qu’effectuait l’adolescente de quatorze ans, apprentie trompettiste, dans la société de l’artiste (alors âgé de 33 ans). Le musicien et son ex-stagiaire s’accordent sur l’objet du délit : un baiser a bien eu lieu, le mercredi 11 décembre, devant l’Olympia, autour de 22 heures 45, au moment où se terminait un concert de Elton John. Ce soir-là, Maalouf avait rendez-vous avec Pierre Niney et une équipe de Paris Première, pour une interview dans le cadre de la promotion du film Yves Saint-Laurent, dont il avait fait la musique. L’artiste n’a cessé de clamer que le « bisou » « a été initié par la jeune fille, ainsi que l’écrit Le Monde. Inquiets de l’état de santé de leur fille qui se scarifiait et souffrait de troubles alimentaires, les parents ont porté plainte en janvier 2016, plus de deux ans plus tard. Comme l’a rapporté Laure Beccuau, procureur de Créteil, c’est bien le « smack » - « un acte unique » que Maalouf aurait « regretté » -, qui est à l’origine de l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « atteinte sexuelle ». Dans l’entretien qu’elle a accordé à l’AFP, la procureur, souligne « l’état psychologique compliqué de l’adolescente, qui était dans une relation d’admiration face à son idole»[13]. Manifestement, au cours d’une nouvelle audition, l’ accusatrice a rajouté une seconde accusation : Ibrahim Maalouf aurait procédé à des attouchements dans son studio d’enregistrement. « Attrapée par le bassin, comme si on faisait l’amour mais habillés, je sentais son sexe derrière moi sur mes fesses », a-t-elle déclaré à la barre. Lors du procès, l’ancienne stagiaire, alors âgée de 18 ans, a modifié sa déposition initiale : les attouchements n’auraient pas eu lieu le jeudi-après midi, comme elle l’avait d’abord affirmé, car l’artiste a pu prouver qu’il était absent ce jour-là, mais le vendredi après-midi. Ibrahim Maalouf rejette ces accusations, en arguant qu’après l’incident devant l’Olympia, il s’est organisé pour n’être jamais seul avec l’adolescente dans son studio, où des caméras de surveillance filment en permanence. Curieusement, le juge n’a pas estimé nécessaire de se transporter sur les lieux, ni d’organiser une reconstitution ou une confrontation. Son enquête s’est résumée à une audition de la jeune fille, à une expertise psychiatrique de l’accusatrice et de l’accusé , et à l’interrogatoire de Maalouf qui est resté deux jours en garde à vue, sans l’assistance d’un avocat « J’ai été convoqué par la police, sans connaître le motif, m’a raconté le musicien. Le policier n’a cessé de me répéter qu’à cause de moi cette jeune fille était en danger et qu’elle avait besoin de mes excuses pour aller mieux. J’étais bouleversé. Finalement, l’affaire a été requalifiée en « agression sexuelle », ce qui, à la différence du délit d’ « atteinte sexuelle », exclut le consentement du ou de la mineur(e) âgé(e) de moins de 15 ans. « Pourquoi mentirait-elle ? C’est ce qu’a dit le procureur à propos de la jeune plaignante , se souvient Sofi Jeannin. C’est étrange d’entendre cette question de la part d’un professionnel de la justice. J’ai déjà eu un élève qui était amoureux de moi. C’est un fantasme courant chez des adolescents qui reportent leur désir d’amour sur des personnes de référence qu’ils admirent. Ce fantasme fait partie de la construction des jeunes, et il n’est pas dangereux quand il se passe dans un lieu sûr ». Les propos de la directrice de la Maîtrise de Radio France sont au cœur du débat qui continue de déchirer les professionnels de la protection de l’enfance sur la « crédibilité de la parole de l’enfant ». De nombreux travaux ont été menés sur la suggestibilité des tout petits enfants, comme ceux, pionniers, du psychologue Alfred Binet. L’inventeur du quotient intellectuel a notamment montré que les enfants peuvent être influencés par l’interrogateur, en s’appropriant les informations qu’il a insinuées par ses questions. De même dans un livre-référence L’enfant témoin[14], Stephen Ceci et Maggie Bruck, professeurs de psychologie à l’Université Cornell (États-Unis) et McGill (Canada) dressent le bilan des multiples expériences conduites dans des laboratoires d’Amérique du Nord, où des scandales de l’ampleur d’Outreau ont défrayé la chronique : celles-ci ont mesuré l’effet des techniques d’interrogatoire sur le compte rendu des enfants et leur capacité à distinguer entre des faits réels et imaginaires. Et la conclusion est sans appel : « L’exactitude du rapport d’un enfant décroît à mesure qu’il est interrogé de manière suggestive par des interrogateurs qui éludent l’examen d’hypothèses alternatives. De tels interrogatoires peuvent ternir la preuve à un degré tel que la vérité risque de ne plus jamais faire surface ». Pour les adolescents en prise avec l’irruption de fantasmes sexuels, le risque de ce que le psychologue Hubert Van Gijseghem appelle un « faux positif » - à savoir une suspicion d’abus sexuels qui n’ont eu lieu que dans l’imagination de ceux qui les ont dénoncés, mais qui sont, néanmoins, traités comme des abus avérés- est d’autant plus grand que n’a pas été pris en compte le « contexte de la divulgation, c’est-à-dire les circonstances entourant le dévoilement »[15]. Considéré comme l’un des pionniers dans la recherche scientifique sur les abus sexuels envers les enfants, le professeur de l’Université de Montréal propose d’utiliser une grille d’analyse systématique, baptisée « Statement Validity Analysis », pour aider les experts à évaluer le témoignage de l’enfant, et tout particulièrement des adolescents. Cette grille est également recommandée par des chercheurs proches du docteur Pierre Straus, qui fut le « découvreur » en France des abus sexuels sur enfants. Dans un ouvrage collectif, intitulé Allégations d’abus sexuels, parole d’enfant, parole d’adultes[16], le psychiatre Frank Zigante note que « la probabilité qu’une énonciation soit fausse » augmente considérablement avec « les jeunes adolescents peu structurés et carencés affectivement, dont la fantasmatisation peut être débordante à cette époque de leur vie ». - Quel est l’état de l’accusateur? « En expertise, le magistrat nous demande d’évaluer la crédibilité de l’enfant. Or, il y a un amalgame qu’il faut lever entre crédibilité, sincér…
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