La diversification alimentaire est une étape cruciale dans le développement d'un nourrisson, marquant la transition d'une alimentation exclusivement lactée à une alimentation omnivore. Cette période, qui s'étend généralement de 4 mois à 3 ans, est essentielle pour satisfaire les besoins nutritionnels, favoriser la croissance et soutenir le développement neuro-moteur et psychomoteur de l'enfant. Cependant, cette transition peut parfois être source de défis, car certains bébés peuvent se montrer réticents à accepter de nouveaux aliments, en particulier les légumes. Cet article vise à fournir des conseils pratiques et des astuces pour aider les parents à gérer ces difficultés et à encourager leurs enfants à développer une relation saine avec la nourriture.
Le début de la diversification alimentaire : une étape clé
Dès l’âge de 4 mois révolus, chez un nourrisson né à terme et en bonne santé, il est possible de débuter la diversification alimentaire et d’introduire progressivement des aliments autres que le lait maternel ou le lait infantile. Cette période de transition est progressive entre 4 mois et 3 ans et permet de satisfaire ses besoins nutritionnels, de croissance et de développement neuro moteur et psychomoteur. Les besoins en lait infantile entre 4 et 6 mois sont encore indispensables et il est nécessaire de maintenir 4 biberons de 210 ml (7 cuillères doseuses) pouvant être augmentés de 30 ml (et 1 cuillère doseuse) en fonction des besoins et de l’appétit du nourrisson. Certains bébés prennent encore un biberon la nuit dans cette période, il n’y a rien d’inquiétant. Dans ce cas, la ration sera plutôt de 5 biberons de 180 ml. Ces rations sont des moyennes et il convient de respecter l’appétit de l’enfant et d’éviter de le forcer à terminer ses biberons.
Lorsque votre enfant est prêt et disponible pour débuter la diversification, vous pouvez alors commencer à introduire les aliments. Il n’y a pas d’ordre particulier dans l’introduction, ni d’horaire particulier. On peut tout introduire et le donner à des horaires variables. Cependant, il est tout de même plus simple de suivre un « plan » d’introduction progressif et structuré. Si vous allaitez, vous pouvez continuer l'allaitement exclusif jusqu'à 6 mois, mais pas au-delà. Si vous souhaitez commencer la diversification alimentaire avant, vous pouvez débuter entre 4 et 6 mois.
Introduction progressive des aliments
Il est recommandé de commencer par :
- d’introduire des céréales dans 1 à 2 biberons par jour (matin et / ou soir par exemple) à raison de 1 à 2 cuillères à café au départ, qu’on pourra augmenter progressivement en l’adaptant à la satiété de l’enfant et à sa tolérance digestive. Les céréales introduites seront préférentiellement sans sucre ajouté (cela veut dire qu’il y a forcément des sucres puisque ce sont des céréales mais qu’il faut les sélectionner sans ajout de sucres additionnels notamment pas de saccharose ou de sirop de glucose). Les céréales instantanées peuvent être proposées avec ou sans gluten, sans distinction.
- d’introduire des légumes cuits, à la cuillère, en purée lisse au départ. Cette purée pourra être proposée au déjeuner (entre 10h et 13h en fonction du rythme de l’enfant), ou si les parents ne sont pas avec l’enfant le midi, au repas du soir (entre 18h et 20h). Les légumes seront introduits un par un au départ, notamment pour la découverte de chaque goût et leur acceptation, en changeant de légume chaque jour ou tous les 2 jours, en fonction de l’organisation familiale. Ils devront parfois être proposés 8 à 10 fois pour être acceptés.
- d’introduire des fruits, à la cuillère, cuits en purée lisse ou mixés crus bien murs, souvent lors du goûter, vers 15h-16h, mais là encore, les fruits peuvent être donnés à un autre moment. Les légumes peuvent être cuisinés « maison » ou provenir d’un « petit pot » de 130 g. environ. Parallèlement le biberon sera réduit à 150ml. Les fruits peuvent être débutés en même temps que les légumes. Cependant l’habitude est de commencer par les légumes car votre bébé préfère le goût sucré et risque de se désintéresser des légumes si l’on commence par les purées de fruits (compotes sans ajout de sucre). Elles seront données après ou avant une tétée ou un biberon, généralement à l’heure du goûter (mais là encore, vous pouvez choisir un autre repas). Il est primordial de rajouter dans la purée de légumes, au moment de donner le repas, une cuillère à café d’huile végétale crue, en alternant huile de colza, noix, lin, olive et en la remplaçant de temps en temps par une noisette de beurre.
Après l’introduction des céréales, des légumes, des fruits et lorsque tout se passe bien, vous pourrez alors proposer des protéines animales (viande, poisson, oeuf) à raison de 5 à 10 g par jour, toujours bien cuit et mixé dans les purées de légumes. Si votre enfant réclame, en plus des 3 biberons, pensez à lui proposez de l’eau faiblement minéralisée et sans sucre.
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Exemple de menu type pour un bébé de 6 mois
- Midi : légumes (jusqu’à 200g) + féculents (à adapter, environ 1/3 de la ration des légumes) + 5 à 10 g de protéines (viande, poisson, œuf) + 1 cuillère à café d’huile. En fonction de la faim de l’enfant, un petit complément peut être proposé au sein ou au biberon (entre 90 et 120 ml).
Il est indispensable de varier les goûts en changeant tous les jours (ou tous les 2 jours) les légumes, les fruits, les sucres complexes, et les lipides. Petit, votre enfant est dans la période dite de « néophilie » : il acceptera facilement différents goûts ! Pour manger correctement, votre enfant doit être bien installé, bien assis, au calme sans aucune distraction, notamment aucun écran à proximité. Si votre bébé pleure car il a très faim, vous pouvez commencer par la tétée ou le biberon de lait et ensuite proposer la cuillère. N’oubliez pas non plus qu’un enfant a soif comme nous mais qu’il ne peut pas réclamer, il est donc indispensable de lui proposer de l’eau (et uniquement de l’eau) pendant le repas mais également entre les repas.
Quels légumes privilégier ?
Parmi les légumes, il est possible à cet âge, d’utiliser : betteraves rouges, blanc de poireaux, brocolis, butternuts, carottes, courgettes (épépinées et sans peau), épinards, haricots verts, patate douce, panais, potirons ou potimarrons, tomates, les bettes (vert et blanc), artichauts. Les endives peuvent être utilisées mais leur goût amer peut rebuter les jeunes enfants. Les petits pois peuvent être utilisés s’ils sont extra-fins. La quantité de carottes sera limitée en cas de constipation.
Il est préférable d'éviter les légumes “à goût fort”, ou trop fibreux : aubergines, cardons, céleris, choux, fenouil, navets, oignons, poivrons, raves, salsifis, vert de poireaux, etc. La qualité des légumes surgelés est au moins égale sinon supérieure à celle des “ produits frais ” de la grande distribution. Il est préférable de proposer un seul légume par jour (en plus de la pomme de terre qui sert de liant pour les légumes les plus fluides comme la courgette ou la tomate) afin que votre enfant apprenne le goût particulier de chaque légume.
Comprendre les raisons du refus alimentaire
Bébé refuse de manger… et en particulier les légumes ? Qu’il s’agisse d’une tendance persistante ou d’une phase passagère, cela peut être stressant pour les parents qui s’inquiètent naturellement pour leur enfant. Les raisons pour lesquelles un bébé refuse de manger peuvent être variées. Est-ce le goût ou la texture ne lui convient pas ? Ou y-a-t’il autre chose ?
Il est possible que votre bébé, qui mangeait auparavant avec appétit ses petits plats, commence soudainement à bouder ses repas. Cela peut être dû à une maladie, comme une gastro-entérite, qui affecte souvent l’appétit. Ou peut-être est-ce lié à une poussée dentaire ? Si votre bébé a entre 18 mois et 3 ans, il pourrait également entrer dans la phase de néophobie alimentaire ou d’hyper-sélectivité.
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Astuces pour encourager bébé à manger
Afin d’aider votre bébé à (re)trouver le plaisir de manger, notamment en ce qui concerne les légumes, voici une série de conseils pratiques :
1. L'exemple des parents : un puissant stimulant
Manger à table avec votre bébé va stimuler son comportement d’imitation : c’est le mimétisme. Si vous voulez que votre enfant mange des légumes, montrez l’exemple en en consommant également ! Vous êtes son meilleur modèle. 🙂 En lui permettant de vous observer prendre plaisir à votre repas, tout en étant assis à table avec vous, il se peut qu’il soit tenté de goûter lui aussi. Sans jamais exercer de pression ni forcer, proposez-lui de partager votre repas, de découvrir ce que vous avez dans votre assiette plutôt que la sienne ! Placez le plat au centre de la table et servez-vous tous ensemble.
2. Impliquer bébé dans la préparation des repas
Les enfants adorent prendre part aux activités de la vie quotidienne, et quelle fierté pour eux de cuisiner aux côtés de leurs parents ! Invitez donc votre bébé à vous rejoindre en cuisine : il sera heureux de vous voir déguster les plats que vous avez préparés ensemble et pourrait également être motivé pour partager ce repas avec vous. La cuisine offre également une occasion idéale de familiariser votre enfant avec les aliments, car il les découvre avant même de les déguster. Profitez-en pour décrire vos actions, expliquer les légumes que vous découpez, et discuter de leur forme, de leur couleur, de leur taille et de leur texture. Tout en stimulant les 5 sens de votre bébé (la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe… et bien sûr, le goût !). Ces activités permettront à votre bébé de mieux connaître et catégoriser les aliments et faciliteront ainsi leur acceptation.
3. Jouer avec les textures et les présentations
Afin de stimuler l’appétit de votre bébé pour les aliments devant lui, jouez avec les textures et les présentations visuelles : éveillez ses sens pour le mettre en appétit et raviver son envie de manger ! L’acceptation des aliments par un enfant commence par la perception sensorielle de son repas, avant même de les mettre en bouche : la vue et la texture perçues sont déterminantes.
De plus, un enfant accepte plus facilement un aliment dont il connaît la texture, mais il peut se lasser rapidement des aliments qu’on lui propose trop souvent… C’est pourquoi il est crucial de diversifier les textures en plus des aliments eux-mêmes ! Les finger foods sont un excellent outil pour cela. Ces aliments, à manger avec les doigts, offrent une variété de nouvelles textures tout en sollicitant ses sens tactiles et ses capacités motrices. Les morceaux favorisent l’apprentissage de la mastication, ce qui lui permettra d’accepter une plus grande variété de légumes présentés sous différentes formes : pancakes, croquettes, boulettes, bâtonnets fondants, biscuits croustillants, cookies moelleux, et bien d’autres. Mais surtout, grâce à leur côté ludique, bébé sera peut-être plus enclin à les goûter ?
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4. Intégrer un "aliment copain"
Quand bébé refuse de manger son assiette, assurez-vous de toujours intégrer un « aliment copain » dans son plat : il s’agit d’un aliment familier qu’il consomme régulièrement et qu’il apprécie généralement. Le but est de susciter l’envie de votre bébé à se joindre au repas ! Accompagner des aliments connus avec des aliments nouveaux, que ce soit par leur nature (nouveau légume) que par leur forme ou texture (dans une nouvelle recette), permet à l’enfant de se familiariser avec eux, et diminue ainsi les risques de refus. Aussi, vous serez rassurés car votre enfant mangera au moins un peu !
Par exemple, votre enfant ne mange que des pâtes ? Et vous vous demandez comment lui faire goûter d’autres aliments, notamment des légumes ? Vous pouvez alors envisager d’utiliser une purée de légumes pour en faire la sauce, et présenter le repas afin de bien distinguer son aliment copain, les pâtes, pour mettre votre enfant en confiance. D’ailleurs, il est conseillé de dresser l’assiette en trois sections nettement définies : une portion de pâtes natures, que votre enfant peut déguster afin de se familiariser avec le repas. Une part de pâtes mélangées à la purée, qui constitue le « plat principal ». Et enfin, quelques cuillères de purée de légumes non mélangée, sans pâtes.
5. Proposer de petites portions
Si votre enfant résiste à l’idée de goûter un plat, notamment un légume, il n’est pas nécessaire d’insister pour qu’il termine toute son assiette. À la place, essayez d’appliquer une approche plus douce en proposant de plus petites quantités. Lorsque votre enfant manifeste une réticence à manger, optez pour la stratégie de la « petite portion ». Présentez-lui une quantité modeste de l’aliment en question. En effet, cela peut aider à atténuer l’appréhension qu’il pourrait avoir face à son assiette, étant donné qu’il ne se sentira pas obligé de consommer une grande quantité de l’aliment qui ne lui semble pas appétissant. De plus, cela contribue à instaurer une ambiance de repas plus paisible et moins tendue.
Cette approche encourage également l’autorégulation de l’appétit de l’enfant. En effet, s’il sait qu’il a l’option d’en demander davantage s’il le désire, votre enfant apprendra à écouter ses propres sensations de faim et de satiété. C’est un aspect fondamental pour développer une relation saine avec la nourriture. Il se peut que vous ayez l’impression que votre enfant ne consomme pas suffisamment de nourriture, mais il est possible qu’il ait naturellement un appétit plus modeste.
6. Incorporer les légumes dans des recettes sucrées
Votre enfant manifeste un désintérêt particulier pour les légumes ? Il boude les assiettes qui en contiennent ? Sachez qu’il n’est pas obligé de les consommer uniquement dans des plats salés ! Pour faciliter l’acceptation de certains légumes par votre bébé, une astuce consiste à les incorporer dans des recettes sucrées telles que : carrot cake, muffins à la citrouille, gâteau chocolat-courgette, pancakes à la banane et épinards, etc.
Cependant, il est essentiel de ne pas tromper votre enfant en dissimulant les légumes. Il est important de lui expliquer ce qu’il y a dans son assiette afin qu’il se familiarise avec l’aliment et conserve une association positive avec les légumes. Lors de la prochaine occasion où vous lui présenterez cet aliment, vous pourrez faire appel à sa mémoire en disant : « Dans ton assiette, il y a des épinards. Te souviens-tu ? Nous en avions mangé la dernière fois, dans les pancakes. Tu avais aimé ça.
7. Rendre les repas ludiques et créatifs
Stimuler l’appétit de votre bébé peut également passer par l’aspect ludique et visuel des repas. En effet, l’apparence attrayante d’une assiette peut éveiller la curiosité et l’envie de manger de votre bébé. N’hésitez pas à libérer votre imagination en créant de petits bonhommes, animaux, et diverses formes avec les légumes ! Non seulement vous inciterez votre petit à manger, mais vous rendrez également l’heure du repas plus amusante. De plus, l’interaction visuelle avec les aliments peut aider à instaurer une relation positive avec la nourriture dès le plus jeune âge.
8. Ne jamais forcer bébé à manger
Encourager votre bébé à manger en sollicitant ses cinq sens, en ravivant un souvenir agréable lié à un aliment spécifique, ou en goûtant vous-même ce qu’il y a dans son assiette pour lui démontrer que c’est délicieux, sont des tactiques efficaces. En revanche, le forcer à manger, que ce soit physiquement ou verbalement, est totalement déconseillé ! Plusieurs recherches scientifiques ont démontré qu’un contrôle parental trop rigoureux sur l’alimentation, y compris faire pression pour manger, crée un environnement émotionnel négatif autour de l’alimentation. En conséquence, les réactions de l’enfant à la nourriture peuvent devenir encore plus négatives. Dans certaines situations, ces comportements pourraient même perdurer à l’âge adulte. Les aversions alimentaires persistantes pourraient en effet être enracinées dans des expériences où la consommation d’un aliment a été forcée par une figure d’autorité telle qu’un parent ou un enseignant. Donc, inciter votre bébé à goûter de nouveaux aliments ? Absolument ! Mais le forcer à manger ? Jamais ! Il est essentiel de respecter le rythme et les préférences de votre enfant, tout en continuant à lui proposer une alimentation diversifiée et équilibrée.
9. La patience : une vertu essentielle
Le temps s’avère souvent être le meilleur remède à diverses situations : il arrive des périodes où votre enfant peut se montrer réticent à manger, notamment lors d’épisodes de poussée dentaire ou de maladies. Cependant, n’oubliez pas que l’appétit peut revenir progressivement, voire du jour au lendemain. Tant que c’est passager, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, car tous les enfants traversent ce genre de phase. Cependant, la tranche d’âge entre 18 mois et 3 ans est également associée à un phénomène appelé néophobie alimentaire, ou hyper-sélectivité alimentaire. C’est une étape où les enfants peuvent développer une réticence à essayer de nouveaux aliments. Des études ont prouvé que l’exposition visuelle répétée aux légumes durant la petite enfance renforce l’intérêt pour ces aliments, et réduit ainsi la néophobie alimentaire. Sachez qu’il peut être nécessaire de proposer un aliment jusqu’à 15 fois avant que votre enfant ne l’accepte. Ce processus peut sembler long, mais la patience et la persévérance sont vos meilleurs alliés dans cette démarche. Rester consistant dans l’introduction de nouveaux aliments, tout en respectant les réactions de votre enfant, est une stratégie clé pour l’aider à surmonter la néophobie alimentaire et pour favoriser une relation saine avec la nourriture.
10. Consulter un spécialiste en cas de besoin
Si malgré vos efforts, bébé refuse toujours de s’alimenter, n’hésitez pas à consulter un spécialiste : il souffre peut-être de troubles de l’alimentation ou troubles de l’oralité alimentaire (TOA).
Conseils supplémentaires pour faciliter les repas
En complément des astuces mentionnées précédemment, voici quelques conseils supplémentaires pour faciliter les repas de votre bébé :
- Respecter le rythme et l'appétit de votre bébé : Servez-lui des quantités ajustées à son âge et tenez compte de son appétit. Votre bébé est unique et va évoluer à son propre rythme vers une alimentation solide et diversifiée.
- Proposer des petits plats savoureux et colorés : Soignez la présentation de son assiette pour l’amuser en créant des smileys ou des petits animaux : faites de vous un « food artist » ! Proposez-lui des petits plats savoureux et colorés en lui faisant découvrir toute une palette de saveurs.
- Introduire les aliments un par un : Introduisez les nouveaux aliments un par un pour laisser le temps à votre bébé de se familiariser avec chaque goût. Vous pouvez aussi séparer les aliments constituant un repas complet (viande d’un côté, légumes de l’autre par exemple).
- Reproposer les aliments refusés : Votre bébé refuse un aliment une première fois ? Reproposez-lui un peu plus tard sous une autre texture si possible ou avec des aliments qu’il aime. S’il n’accepte toujours pas après plusieurs tentatives, c’est que ce n’est pas à son goût ! Et il faut le respecter. Par ailleurs, ne faites pas l’impasse sur les aliments que vous n’aimez pas. Bébé ne partage pas forcément vos goûts.
- Accepter les pauses et les retours en arrière : Votre bébé se met à refuser ce qu’il dévorait quelques jours plus tôt ? Acceptez de faire une pause dans les étapes de la diversification ou même un retour en arrière.
- Reconnaître les signaux de satiété : Il détourne la tête alors que son assiette n’est pas vide… Bébé est rassasié ou n’a pas si faim que ça ! Pas de panique, il mangera mieux au repas suivant. Au contraire, il cherche encore à manger alors que son assiette est terminée, pourquoi lui refuser quelques cuillerées supplémentaires, qui bien souvent suffiront à le rassasier ? Votre bébé s’autorégule.
- Laisser bébé explorer les aliments avec ses mains : Et si on acceptait simplement que la découverte des aliments passe par le toucher ?
- Partager les repas en famille : Dans la mesure du possible, partagez les repas en famille avec votre bébé !
L'équipement essentiel pour les repas de bébé
L’arrivée de bébé implique également de s’équiper en vaisselle, mais aussi en électroménager et en textile. Voici quelques éléments à avoir absolument dans sa cuisine pour les repas de votre nouveau-né :
- Biberons : Selon l’âge de bébé, et donc son appétit, vous n’avez pas besoin du même format de biberon. Les biberons sont disponibles en différents matériaux : le verre (hygiénique, pratique pour la stérilisation, il se conserve bien dans la durée), le plastique (polypropylène) et le silicone.
- Chauffe-biberon : Le chauffe-biberon est un appareil précieux qu’il est utile de détenir dans sa cuisine ! En effet, il permet de porter à la bonne température le contenu des biberons de bébé. Cerise sur le gâteau : certains modèles de petits pots peuvent également être chauffés à l’aide d’un chauffe-biberon.
- Stérilisateurs : Les stérilisateurs sont prévus pour garantir une hygiène alimentaire parfaite lors des repas de votre enfant. En effet, lors des premiers mois de sa vie, un nourrisson ne possède pas encore suffisamment de défenses immunitaires pour se prémunir des microbes. C’est la raison pour laquelle la stérilisation est si importante.
- Chaise haute : Dès que bébé commence à manger ses repas comme un grand, avec des couverts, il est temps de se doter d’une chaise haute ! Votre enfant sera ainsi dans une position adéquate pour manger, et sera maintenu en toute sécurité. De nombreux modèles de chaise haute existent, ce qui vous laisse l’embarras du choix.
- Bavoirs : Que bébé boive ses biberons ou mange ses petits plats, ses compotes ou quelques morceaux de fruits, le bavoir est un accessoire indispensable. Il permet de lui éviter de (trop !) se salir.
- Couverts et vaisselle adaptés : Pour accompagner cette étape, il est nécessaire de se doter de couverts appropriés. Pour commencer, il vous faudra une cuillère. Celles en silicone sont ultra douces, donc idéales pour la bouche délicate de votre petit bout de chou. En plus de sa douceur, le silicone présente l’avantage de ne pas être froid, comme peuvent l’être les couverts en inox. Bébé appréciera ! Lorsque bébé apprendra à manger tout seul, vous pourrez compléter avec des bols. Les bols à ventouse s’avèrent très pratiques et évitent de renverser purées et compotes. Idem pour les premières assiettes de bébé.
- Robot cuiseur : Vous tenez à ce que bébé mange des produits frais préparés par vos soins ? Le robot cuiseur est alors un allié de choix lorsqu’arrive la diversification alimentaire. Cet appareil électroménager n’a pas son pareil pour préparer de bons petits plats à bébé et l’habituer à de nouvelles saveurs. Selon les modèles, les robots-cuiseurs multifonctions permettent de décongeler, mixer, chauffer, cuire. La cuisson des aliments à la vapeur permet de préserver leur saveur et toutes les vitamines des légumes.
Transition du sein au biberon : conseils et astuces
Passer du sein au biberon correspond au sevrage du bébé, c’est-à-dire le moment où bébé arrête l’allaitement maternel pour passer au biberon ou à une alimentation diversifiée s’il a entre 4 et 6 mois révolus. Quand bébé est habitué au lait maternel, le passage au biberon n’est pas forcément évident, ni pour les bébés, ni pour les mamans! Pourtant, c’est un passage obligatoire qui peut être vécu avec beaucoup de sérénité si la transition se fait en douceur. Pour vous guider dans cette transition et sevrer bébé en douceur, il est conseillé de remplacer progressivement les tétées et d'habituer bébé à la tétine plutôt qu’au sein.
Choisir le bon lait infantile
Chaque lait infantile a un goût différent et il faut le temps que l’organisme du bébé s’y adapte. Chaque changement de lait infantile peut donc potentiellement impacter votre nourrisson. Il est conseillé d’introduire la nouvelle formule progressivement et en alternant avec l’ancienne. Si vous notez des troubles digestifs ou tout autre problème au moment de l’introduction du nouveau lait, il est recommandé de se rapprocher de votre pédiatre qui saura vous conseiller sur le lait qui répondra au mieux aux besoins de votre bébé, en fonction de son âge et du trouble observé.
La quantité de lait dont bébé a besoin quotidiennement dépend de son âge. Il est important de noter que ces quantités ne sont que des moyennes à adapter en fonction de l’appétit de votre bébé et de l’évolution de son poids. Ne forcez jamais votre bébé à boire l’intégralité de son biberon s’il ne semble pas vouloir le terminer : tout comme vous, il peut avoir plus ou moins d’appétit selon les jours et les heures. Il est possible qu’il laisse la moitié d’un biberon à un repas et réclame plus de lait au repas suivant : laissez-le manger selon ses besoins ! De même les horaires des biberons et les intervalles entre les biberons peuvent être variables : il est important de respecter le rythme du bébé.
L'importance de l'eau pour bébé
Que votre bébé soit nourri avec du lait maternel ou avec du lait pour nourrissons, tant que votre bébé a une alimentation exclusivement liquide, il n’est pas nécessaire de lui donner de l’eau, en dehors de ce lait. En revanche, dès que la diversification alimentaire commence, il est important de donner de l’eau régulièrement à votre enfant puisque les nouveaux aliments qu’il consomme sont moins riches en eau. En cas de forte chaleur ou de fièvre, donnez d’avantage d’eau à votre bébé : ses besoins seront plus importants que ceux d’un adulte puisqu’un bébé se déshydrate plus vite.
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