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Les Maternités à Barcelone en 1949 : Évolution et Défis

Introduction

Cet article explore le paysage des maternités, en particulier à Barcelone, en 1949, en se penchant sur l'évolution des cliniques, leur rôle dans le système de santé, et les défis auxquels elles étaient confrontées. Il examine également comment les maternités s'intègrent dans un contexte plus large de santé publique et de préoccupations sociales, tout en tenant compte des aspects économiques et régionaux.

L'Évolution des Cliniques et des Maternités

Dès 1949, un réseau dense et assez également réparti de cliniques existait déjà. Qu’elles viennent d’être créées ou qu’elles existent depuis plus longtemps, les cliniques sont plus soumises à des changements qu’à une véritable révolution. Si la clinique n’est plus toujours la propriété d’un seul médecin, elle reste une petite entreprise qui cultive son côté familial et artisanal face à un hôpital public présenté comme une machine inhumaine. Ces cliniques étaient plus soumises à des changements qu'à une révolution, et bien que la propriété individuelle par un médecin diminuait, elles conservaient un caractère familial et artisanal face aux hôpitaux publics perçus comme impersonnels.

L’accroissement de la longue décennie 1949-1963 est encore plus marqué si l’on défalque les maternités sans possibilités chirurgicales dont le nombre décline, même si elles sont encore 335 (493 en 1949) aux côtés de 182 maternités mieux équipées. La répartition des établissements dit bien la domination de la chirurgie avec 549 établissements (et 455 de chirurgie obstétrique) face aux 129 cliniques médicales. En fait, le parc hospitalier privé en chirurgie et médecine, lui, croît de 43 % entre 1949 et 1963. Les maternités sans chirurgie étaient en déclin, passant de 493 en 1949 à 335, tandis que les maternités mieux équipées étaient au nombre de 182. La chirurgie dominait avec 549 établissements (dont 455 en chirurgie obstétrique) contre seulement 129 cliniques médicales. Le parc hospitalier privé en chirurgie et médecine a crû de 43 % entre 1949 et 1963.

Défis et Incertitudes des Années 1950

Ainsi que nous l’avons déjà signalé dans un précédent chapitre, il n’est pas facile de déterminer des données chiffrées sur l’hospitalisation privée. On ignore en particulier presque toujours si elles englobent le secteur non lucratif et si elles prennent en compte « tout le secteur qui se trouve à la frontière du secteur sanitaire et d’une forme spécialisée d’hôtellerie ». Il était difficile d'obtenir des données chiffrées précises sur l'hospitalisation privée, notamment en raison de l'incertitude quant à l'inclusion du secteur non lucratif et des établissements à la frontière entre santé et hôtellerie.

Fourni par la fédération, le chiffre mythique des 150 000 lits est repris en 1954 par le Conseil économique qui dit le tenir d’un numéro de janvier 1952 du Bulletin de l’INSEE, lequel semble se fonder sur les déclarations du syndicat de l’hospitalisation privée. D’autres chiffres, plus précis et fiables, sont donnés, comme les 47 480 lits antituberculeux. Pour 1954, le président de la Commission de l’équipement sanitaire fixe, après recensement, à 52 600 en 1954 le nombre de lits privés en médecine chirurgie obstétrique et à 1 800 le nombre d’établissements qui s’y consacrent. En 1954, le Conseil économique rapportait 150 000 lits, un chiffre basé sur les déclarations du syndicat de l'hospitalisation privée. Des chiffres plus précis indiquaient 47 480 lits antituberculeux. Le président de la Commission de l'équipement sanitaire recensait 52 600 lits privés en médecine, chirurgie, obstétrique et 1 800 établissements en 1954.

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Quelques années plus tard, le ministre Bernard Chenot donne pour 1952 le chiffre de 77 833 lits de « cliniques et hospices privés » et il est vraisemblable qu’il inclut les lits des hôpitaux à but non lucratif. En revanche, pour ces deux secteurs la croissance est beaucoup plus faible dans les années qui suivent puisqu’on atteint 82 000 lits en 1958 soit une augmentation de 5 % par rapport à 1952. Plus optimiste, la fédération, s’appuyant sur un article d’un administrateur de la FNOSS dans la revue de la Sécurité sociale, attribue 100 000 lits et 1 822 établissements à la médecine-chirurgie-obstétrique. Le ministre Bernard Chenot estimait à 77 833 le nombre de lits en cliniques et hospices privés en 1952, incluant probablement les hôpitaux à but non lucratif. La croissance fut modeste, atteignant 82 000 lits en 1958, soit une augmentation de 5 %. La fédération, plus optimiste, attribuait 100 000 lits et 1 822 établissements à la médecine-chirurgie-obstétrique.

Les statistiques de 1950/52 laisseraient environ 100 000 lits pour les établissements pour maladies nerveuses et mentales, les maisons de repos, de convalescence et de régime, les maisons d’enfants. Le chiffre paraît plausible lorsqu’on connaît (très mal) le dynamisme des deux derniers secteurs cités. Les statistiques de 1950-1952 suggèrent environ 100 000 lits pour les établissements de maladies nerveuses et mentales, maisons de repos, de convalescence, de régime et maisons d'enfants, un chiffre plausible compte tenu du dynamisme de ces derniers secteurs.

Depuis longtemps, mais jamais autant qu’après la Libération, l’enfance est au cœur des préoccupations sociales, politiques mais surtout sanitaires. Au sortir de la guerre, la malnutrition fait encore des ravages et la tuberculose menace des organismes affaiblis. Énorme en 1945 (113,7 pour mille), la mortalité infantile reste impressionnante dans les années suivantes (50 pour mille contre moins de 4 aujourd’hui). L'enfance était une préoccupation majeure, surtout après la Libération. La malnutrition et la tuberculose sévissaient, et la mortalité infantile restait élevée (113,7 pour mille en 1945, 50 pour mille dans les années suivantes).

La situation est d’autant plus préoccupante que l’on continue à raisonner dans la perspective d’un déclin démographique où l’enfant est d’autant plus cher qu’il est rare. Pourtant à ce moment, le pays connaît le baby boom et l’on applique donc à des enfants devenus nombreux des mesures de protection diverses et variées. Les efforts sont tels qu’ils ne peuvent, en cette période de reconstruction, être mis à la seule charge des budgets publics, ce qui laisse une large place à l’initiative privée. Malgré le baby-boom, les efforts de protection infantile ne pouvaient être entièrement financés par les budgets publics, ouvrant la voie à l'initiative privée.

Plusieurs phénomènes peuvent expliquer cet essor. Souvent encore, les établissements hospitaliers privés et publics soulagent, mais ne guérissent pas toujours les malades, et ne veulent pas les garder. Ce « marché » des convalescents et malades en post-cure ne peut à son tour être comblé par les seuls établissements publics. Plusieurs facteurs expliquent cet essor, notamment le fait que les établissements privés et publics soulageaient souvent sans guérir complètement, créant un besoin pour les établissements privés de convalescence et de post-cure. On comprend dans ce cadre la percée des établissements privés.

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La Domination de la Chirurgie Obstétrique (1963)

Le paysage s’éclaircit nettement avec la parution des premières statistiques détaillées, avec nombre de lits que publient en 1963 le ministère et le syndicalisme. Sauf pour les maladies nerveuses (dont une partie est sans doute considérée comme maison de repos pour le ministère) et, dans une bien moindre mesure, les cliniques de chirurgie (surestimation de 6,5 %) les éléments convergent. En 1963, la publication de statistiques détaillées par le ministère et les syndicats a clarifié le paysage, avec une convergence des données, sauf pour les maladies nerveuses et les cliniques de chirurgie.

Les cliniques MCO, qui étaient au nombre de 1 573 en 1949 sont 1 880 en 1963, soit 20 % de plus en 14 ans. Dans son ensemble, le parc privé, commercial ou non, atteint fin 1963, 2 217 établissements en y comprenant les maisons de repos et convalescence. Cet essor profite plus au secteur commercial qu’à l’autre. Si les établissements du secteur non lucratif sont plus grands, ils sont moins nombreux et croissent moins vite que ceux du secteur commercial. Entre 1949 et 1963, le nombre de cliniques MCO a augmenté de 20 %, passant de 1 573 à 1 880. Le parc privé atteignait 2 217 établissements en 1963, incluant les maisons de repos et de convalescence, avec une croissance plus marquée dans le secteur commercial.

Bien que les statistiques sur le non commercial soient difficiles à repérer sur le plan national, les données fournies par le Centre des revenus et des coûts (plus loin CERC) montrent sa relative stabilité au-delà de la seconde guerre. Des 807 établissements existants en 1978, 247 avaient été fondés avant 1939 et 356 se créent entre 1945 et 1967 (15 par an) alors que dans le secteur commercial on compte 37 ouvertures par an dans la même période. Les données du CERC montrent une stabilité relative du secteur non commercial après la Seconde Guerre mondiale. Entre 1945 et 1967, 15 établissements non commerciaux ont été créés par an, contre 37 dans le secteur commercial.

Il faut aussi ajouter les rares mais prestigieuses ouvertures de cliniques mutualistes comme l’hôpital psychiatrique de la Verrière, d’envergure nationale, ouvert par la MGEN à la fin des années 1950, la clinique de radiothérapie anticancéreuse de la Digonnière à Saint-Etienne ou la clinique Duben à Talence près de Bordeaux. Néanmoins, outre ces exceptions souvent coûteuses, l’ère constructrice de la mutualité semble passée. Quelques cliniques mutualistes prestigieuses ont été ouvertes, mais l'ère de la construction mutualiste semblait révolue.

L’accroissement de la longue décennie 1949-1963 est encore plus marqué si l’on défalque les maternités sans possibilités chirurgicales dont le nombre décline, même si elles sont encore 335 (493 en 1949) aux côtés de 182 maternités mieux équipées. La répartition des établissements dit bien la domination de la chirurgie avec 549 établissements (et 455 de chirurgie obstétrique) face aux 129 cliniques médicales. En fait, le parc hospitalier privé en chirurgie et médecine, lui, croît de 43 % entre 1949 et 1963. En excluant les maternités sans chirurgie, l'augmentation entre 1949 et 1963 est encore plus notable. La chirurgie dominait avec 549 établissements (dont 455 en chirurgie obstétrique) contre 129 cliniques médicales. Le parc hospitalier privé en chirurgie et médecine a crû de 43 % entre 1949 et 1963.

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Les statistiques de lits permettent de dresser plusieurs constats très clairs. L’hospitalisation privée, tous secteurs confondus, représente très exactement le tiers des lits d’hospitalisation, soit 250 000 lits sur 760 000. Si l’on retranche les établissements de repos, retraite, convalescence où le privé ne fournit que le quart de l’offre, le pourcentage monte un peu (37,2) avec 186 000 lits sur un demi-million. L'hospitalisation privée représentait un tiers des lits d'hospitalisation (250 000 sur 760 000). En excluant les établissements de repos, retraite et convalescence, le pourcentage montait à 37,2 % (186 000 lits sur un demi-million).

Une partie de ce chiffre est liée à la position presque monopolistique du privé dans le secteur des maisons d’enfants (85 % des lits) et celui tout récent de la réadaptation fonctionnelle (83 % des 4 742 lits) et à sa place importante (59 % des lits) dans la lutte antituberculeuse. De fait, la part du privé en MCO est à peine supérieure au quart des lits (28 %), soit 72 750 sur 260 000 d’après l’hospitalisation privée, 69 602 selon le ministère (66 325 en enlevant les maisons d’accouchements sans possibilités chirurgicales) mais ce chiffre recouvre des réalités très différentes. Le score s’explique surtout par l’abstention massive du privé en médecine où il aligne moins de 10 % du total des lits. Le privé dominait dans les maisons d'enfants (85 % des lits) et la réadaptation fonctionnelle (83 % des lits), et avait une place importante dans la lutte antituberculeuse (59 % des lits). La part du privé en MCO était d'environ 28 % des lits. Le faible score s'explique par l'abstention du privé en médecine, avec moins de 10 % des lits.

La médecine ne trouve donc que peu à peu sa place en clinique et y reste modeste. Dans les années 1950, neuf des nouvelles cliniques ouvertes en Rhône-Alpes avaient trois volets, médecine, chirurgie et obstétrique, depuis la clinique de l’Hermitage à Tain, ouverte en 1951, jusqu’à la clinique du Léman à Thonon, ouverte en 1960, en passant par la clinique du Rond-Point à Saint-Etienne en 1954 ou la clinique générale de Valence en 1957. La médecine trouvait progressivement sa place en clinique. Dans les années 1950, en Rhône-Alpes, plusieurs nouvelles cliniques combinaient médecine, chirurgie et obstétrique.

La situation est presque opposée en chirurgie et en obstétrique où le privé fait déjà presque jeu égal avec le public (respectivement 48 et 43 % des lits). Si on la considère pour elle-même, l’hospitalisation privée se répartit en deux blocs. La moitié de ses lits se répartit à égalité entre les maisons d’enfants (25 %) et les maisons de repos, retraite, convalescence et régime, (26 %). L’autre moitié se divise aussi également en deux parts égales : une pour le MCO (56,5), l’autre pour les autres soins au sein desquels la tuberculose se taille la part du lion (80 % de ces lits). En chirurgie et en obstétrique, le privé était presque à égalité avec le public (48 % et 43 % des lits respectivement). L'hospitalisation privée se divisait en deux blocs : la moitié pour les maisons d'enfants et de repos, et l'autre moitié pour le MCO et les autres soins, dominés par la tuberculose.

Disparités Régionales

Ce bilan national recouvre des situations régionales contrastées. Plus encore qu’en 1949, les trois régions parisienne, marseillaise et lyonnaise détiennent 39,5 % des lits de soins (sans la convalescence), 42 % des lits MCO et 39 % des lits de chirurgie. Sauf Paris et le nord, l’offre privée est majoritairement concentrée (51,15 % des lits de soins) dans une vaste moitié sud-est qui va de Bordeaux (9,3 % des lits de soins) à l’Alsace-Moselle (6,17). Les trois régions de Paris, Marseille et Lyon concentraient une part importante des lits de soins, MCO et chirurgie. L'offre privée était majoritairement concentrée dans le sud-est, de Bordeaux à l'Alsace-Moselle.

Si la proportion retombe à 40 % pour le seul secteur MCO, la situation du sud est nette par rapport à la partie nord-ouest du pays. Faute d’un grand nombre de maisons d’enfants et d’établissements antituberculeux, les régions qui s’étendent de La Rochelle à Nancy en passant par le nord et la Picardie ne recensent qu’un gros quart (28,5 %) des établissements de soins (tous confondus) et un petit tiers des lits MCO (32 %). Il se trouve que ces régions sont aussi les moins bien équipées en hôpitaux publics, ce qui montre bien que l’hospitalisation privée calque la publique plus qu’elle ne vient la compléter. La situation du sud restait marquée pour le secteur MCO. Les régions du nord-ouest étaient moins bien équipées en établissements de soins et en lits MCO, reflétant un équipement public plus faible.

Si l’on entre un peu plus encore dans le détail, on peut définir trois types de régions. Même si le privé y fait globalement jeu égal avec le public (49,5 contre 50,5 %), la région parisienne ne fait qu’appliquer les chiffres nationaux et affirme surtout sa supériorité dans les domaines de l’enfance, de la tuberculose et de la rééducation. La région lyonnaise a un profil voisin, même si le privé est plus présent en médecine et en maladies nerveuses et moins en chirurgie obstétrique. On pouvait distinguer trois types de régions. La région parisienne suivait les chiffres nationaux, dominant dans l'enfance, la tuberculose et la rééducation. La région lyonnaise avait un profil similaire, avec une présence privée plus marquée en médecine et maladies nerveuses, et moins en chirurgie obstétrique.

Les régions du midi méditerranéen et aquitain sont plus originales. Dans la région de Marseille, en Languedoc-Roussillon, en Aquitaine et, dans une moindre part, dans la vaste région de Toulouse, le privé dépasse le public, parfois globalement comme à Bordeaux (54,6 %) et systématiquement dans les domaines de la chirurgie et ou de l’obstétrique où le privé caracole entre 50 et 55 % des lits de ces deux spécialités. Les régions méditerranéennes et aquitaines étaient plus originales, avec une dominance du privé en chirurgie et obstétrique. C’est le cas aussi dans la région de Rennes malgré le faible rôle global qu’y tient l’hospitalisation privée (26 % des lits de soins, maisons d’enfants comprises). Il est clair que toute l’hospitalisation privée a massivement investi ce secteur.

Raisons de l'Orientation Privée

Trois types de raisons expliquent cette orientation. Le sous-équipement des hôpitaux publics, sauf quelques CHU, est encore plus criant dans ces disciplines que dans les autres. Par ailleurs, les cliniques chirurgicales et obstétricales sont celles où les actes sont les plus nombreux. Or on sait que « dans les maisons de santé les praticiens perçoivent les honoraires de ville non plafonnés et très supérieurs (40 à 70 %) aux actes facturés dans le public » où il existe même un forfait en médecine et dans les spécialités médicales. Plusieurs raisons expliquent cette orientation : le sous-équipement des hôpitaux publics, le nombre élevé d'actes en chirurgie et obstétrique, et les honoraires plus élevés perçus dans le privé.

Enfin, les chirurgiens trouvent dans l’exercice en clinique privée le moyen de rétribuer les investissements, souvent peu rentables qu’ils ont fait dans ces établissements. Cette orientation n’est pas démentie dans les régions moins riches en cliniques. Si l’équipement privé ne représente qu’entre le quart et le cinquième des lits dans l’ouest, le nord, le centre et la Franche-Comté, le pourcentage des lits de chirurgie et d’obstétrique n’est nulle part inférieur au tiers (34 %) et tourne la plupart du temps entre 37 et 44 %. De plus, les chirurgiens pouvaient rentabiliser leurs investissements dans les cliniques privées. Dans les régions moins riches en cliniques, le pourcentage de lits de chirurgie et d'obstétrique restait élevé. Seules l’Alsace-Moselle fait exception où les lits de médecine représentent un cinquième de l’équipement privé et le quart du nombre total des lits de cette spécialité.

Dynamisme en Rhône-Alpes

On retrouve le même mouvement d’expansion dans la région Rhône-Alpes des années 1950. D’après les dossiers d’agrément des cliniques chirurgicales et médicales, ses huit départements comptaient, sans tenir compte des strictes maternités, une centaine d’établissements privés (97) au lendemain de la Guerre. Ils sont 135 fin 1960, donc un tiers de plus en dix ans. On observe une expansion similaire en Rhône-Alpes dans les années 1950. Le nombre d'établissements privés (hors maternités) a augmenté d'un tiers en dix ans, passant de 97 après la guerre à 135 fin 1960.

Les créations sont surtout nombreuses au début de la décennie. 21 cliniques nouvelles apparaissent en quatre ans (entre 1951 à 1954) et seulement 19 dans les six années qui suivent. Elles se poursuivent dans les villes déjà les mieux dotées de la région. 21 nouvelles cliniques ont ouvert entre 1951 et 1954, et 19 dans les six années suivantes, principalement dans les villes déjà bien dotées.

Deux cliniques, à Montchat et à Vaise, émergent sur les marges de Lyon qui en comptait déjà 13. Aux sept cliniques stéphanoises de 1949 s’en ajoutent deux autres en 1954 et 1955. À Valence, où coexistent la polyclinique des sœurs de Notre Dame Auxiliatrice et la clinique Saint-Joseph (agréées en 1948), s’ouvre en 1957 la clinique générale. Des établissements privés ont ouvert dans les petites villes. À Grenoble, qui ne dispose que de trois cliniques en 1947 (clinique des Bains, clinique du docteur Bisch, clinique Saint-Paul) s’ouvre en 1952 la petite clinique d’obstétrique à possibilités chirurgicales du docteur Gallet.

Des établissements privés ouvrent dans des petites villes jusque-là dépourvues : la clinique chirurgicale du docteur Cuche à Tournon en 1950, la clinique des Cévennes à Annonay en 1954. Des agglomérations du même type voient aussi se renforcer leur équipement privé comme à Thonon où la clinique du Léman vient concurrencer celle de la Sapinière à partir de 1957. Des petits centres industriels s’équipent à leur tour. Dans la Loire, les villes de Saint-Etienne, Roanne et Montbrison ne drainent plus à elles seules la clientèle potentielle. Une clinique d’obstétrique et de chirurgie de l’accouchement, Sainte-Anne, ouvre au Chambon-Feugerolles en 1954. En Isère, la petite ville minière de La Mure est dotée d’une clinique par les docteurs Daucygier et Mazauric en 1956 et en 1961 la clinique Saint-Charles ouvre dans la petite ville « chimique » du Péage-de-Roussillon (Isère). La région témoigne de l'ouverture de cliniques privées dans des petites villes et des centres industriels.

La région Rhône-Alpes présente une géographie très diversifiée selon les huit départements qui la composent. En 1960, le Rhône qui compte 53 cliniques et la Loire 23 sont les mieux équipés. Ils concentrent toujours la moitié des équipements de la région. Ils sont suivis par l’Isère et la Drôme qui comptent 12 à 15 cliniques chacun. Viennent ensuite la Savoie et la Haute-Savoie suivies par l’Ardèche, où Aubenas concentre à elle seule trois cliniques. La région Rhône-Alpes présente une géographie diversifiée. Le Rhône et la Loire étaient les départements les mieux équipés en 1960, suivis par l'Isère et la Drôme.

Cette hiérarchie ne reflète pas seulement les différences de population mais elle traduit surtout la plus ou moins grande richesse des habitants, le plus ou moins grand dynamisme économique et démographique, de même qu’elle exprime les différences d’équipement sanitaire public. Ainsi, l’Ain et la Savoie conservent leurs cliniques privées déjà en place au lendemain de la Guerre, localisées dans les mêmes petits centres et largement concentrées. Si l’on excepte les petites maternités, Bourg concentre toujours les lits privés du département dans ses trois vieilles cliniques, Vernaud, Bel Air et Convert. Cette hiérarchie reflète les différences de richesse, de dynamisme économique et d'équipement sanitaire public. L'Ain et la Savoie ont conservé leurs cliniques privées, concentrées dans les mêmes petits centres.

La Maison Gomis (La Ricarda)

La maison Gomis, mieux connue sous le nom de La Ricarda, située sur un terrain qui avait appartenu à la Maison de la maternité Barcelone acquis par la suite (1895) de Manuel Bertrand et Sauces, textile industriel et grand promoteur de toute la zone de plaine Prat, la construction de routes et de drains. Conçue par l’architecte Antonio Bonet, en étroite collaboration avec le propriétaire Ricardo Gomis et sa femme Agnès Bertrand Mata, Gomis maison, mieux connu sous le nom de La Ricarda est peut-être son plus emblématique et sur le plan architectural le meilleur exemple du rationalisme catalan. Bâtiment La Ricarda, a été menée «correspondance» comme Bonet dans ces années-là en Argentine et a dirigé le travail à distance. Cette grande maison se compose de différents pavillons, qui se lient de façon asymétrique sur un seul étage.

Le premier contact avec le client était en 1949, le Bonet première fois rentrés dans leur pays depuis 1936, qui a été réalisée après un premier projet ne se réalise pas. La deuxième proposition, développée à partir de 1953 a été finalement accepté et construit. Le but de ce projet était de rétablir le fonctionnement de l’isolation thermique et d’étanchéité, de corrosion et de réparation résultant de la condensation de l’armure de calotte structurale, moins visible mais plus inquiétant du point de vue de la stabilité et de la survie de la coupole, par conséquent, toute la maison.

La propriété se développe sur un seul étage, avec un programme de distribution raffiné et couvre largement les besoins de la démission de l’usine pour les vues sur la mer. Le module est la cellule de base de la construction portique, avec la touche d’avance rapide qui est dans l’articulation des différents modules qui composent la maison, ce qui permet l’enchaînement des voûtes latérales et le renouvellement de l’eau couvercle, délimitant la largeur , 1.30m, zones de circulation et le passage entre les pièces, les services de soutien à domicile comme la toilette invités, dressing ou la cheminée du salon et l’entrée de l’escalier menant au sous-sol. La modulation orthogonale s’étendant dans deux directions définissant l’espace de distribution. Le cœur de la maison se compose des parties communes, hall, salon, salle à manger et cuisine situé dans la zone centrale se compose de quatre modules concaténés par l’avant-toit.

Dans le premier projet de l’architecte a proposé de maintenir la chambre principale séparée du reste de la maison, mais finalement il a été rejoint par une vanne d’arrêt vitrée. Sur la plate-forme de nivellement sur la matière, a créé un système de grille orthogonale qui commande une base de plate-forme en béton revoltones. La structure verticale est constituée d’une grille de poteaux en acier, très petite section, qui définissent un module spatial et structurel de base, de 8,80 x 1,30 x 8,80 m et 8.80m dans l’axe est-ouest et 8,80 x 8,80 sur le nord sud. Sur ces piliers, formé par deux UPN 0,13 en boîte, surmonté d’une poutre en béton armé à section en U, repose un toit formé par une série de poutres en béton armé qui guident la maison dans un sens, la création de voûtes catalanes corde de 7,5 m, avec une hauteur maximale de 3,10 mètres, surmontée par deux côtés plats avant-toits, -1,30, qui collectent la poussée horizontale, tel qu’il est utilisé par Le Corbusier.

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