La transition de la vie intra-utérine à la vie extra-utérine est une période de changements physiologiques importants pour le nouveau-né. Après avoir passé neuf mois dans le ventre de sa mère, il doit apprendre à respirer, téter et déglutir de manière autonome. Cet article explore les adaptations nécessaires à cette nouvelle vie, en se concentrant particulièrement sur la perte de poids physiologique du nouveau-né.
Adaptations Physiologiques à la Naissance
À la naissance, l'ensemble du corps du nouveau-né doit s'adapter à la vie extra-utérine. Durant le travail de la maman, des hormones telles que le cortisol passent dans le fœtus pour le préparer à cette transition. Il n'y a aucun organe qui a le même fonctionnement dans l'utérus par rapport à l'extérieur.
Adaptation Cardio-Respiratoire
Le système cardio-respiratoire constitue le principal pôle d'adaptation à la vie extra-utérine parce qu'il fonctionne de manière totalement différente dans l'utérus de la maman. Les poumons passent d'un milieu liquide à un milieu aérien.
Dans la vie intra-utérine, les poumons ne fonctionnent pas du tout, l'oxygénation passe uniquement par le placenta. Dès que l'enfant naît, le placenta s'arrête de fonctionner, et les poumons prennent le relai. De la même manière, le système circulatoire va devoir se réorganiser parce qu'in-utero, l'oxygénation du fœtus était assurée par le placenta et non par les poumons. À partir du moment où le cordon ombilical va être clampé, il va falloir que toute la circulation cardiaque s'adapte pour amener le sang aux poumons.
Lorsque le nouveau-né crie, il va déplisser ses alvéoles, les poumons vont recevoir de l'oxygène, les vaisseaux de la circulation pulmonaire vont s'ouvrir et la circulation pulmonaire va se mettre en place. Les poumons qui ne recevaient pas du tout de sang vont en recevoir en grande quantité pour pouvoir oxygéner le sang, et le cœur va le distribuer à l'ensemble de l'organisme.
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Durant la vie fœtale, la distribution du sang à l'organisme s'effectue par une structure que l'on appelle le canal artériel. Le canal artériel, présent pendant la vie fœtale disparaît définitivement vers la 3ème semaine de vie et le foramen ovale se ferme vers le 4ème mois de vie.
Afin de permettre un équilibre à la circulation sanguine, deux shunts sont mis en place, déviant la plus grande partie du sang de la circulation pulmonaire. En effet pendant la vie fœtale, cette circulation ne peut absorber la totalité du débit sanguin. Il existe une communication directe entre l'oreillette droite et gauche, permettant au sang de l'oreillette droite de passer directement dans l'oreillette gauche à travers le foramen ovale, shuntant ainsi les poumons. Le sang circule également en quantité réduite de l'oreillette droite à travers les valvules tricuspides dans le ventricule droit. Le sang va shunter les poumons en passant du tronc pulmonaire dans l'aorte directement à travers le canal artériel.
A la naissance, la respiration passe d’une respiration intermittente à des mouvements réguliers et efficaces. Lors du passage dans la filière génitale, une éjection d’une partie du liquide trachéale est effectuée. Le reste de celui-ci est éliminé dans les heures suivant l’accouchement par résorption veineuse et lymphatique. Le surfactant pulmonaire présent dans les alvéoles empêche un collapsus expiratoire.
Régulation de la Température
À la naissance, le nouveau-né doit apprendre à produire sa propre chaleur et à réguler lui-même sa température. Pour prévenir l'hypothermie, c'est-à-dire un refroidissement involontaire de la température corporelle qui pourrait se révéler préjudiciable, le personnel médical de la maternité recommande l'application d'un certain nombre de mesures, notamment : le peau à peau, le séchage du nouveau-né, le port d'un bonnet et de vêtements chauds, l'enveloppement dans une couverture chauffée ainsi que l'élimination préalable des courants d'air.
Maintien de la Glycémie
Durant la vie intra-utérine, le fœtus reçoit du glucose en continu via le placenta. Dès le clampage du cordon, le nouveau-né doit subvenir seul à ses propres besoins. La glycémie a donc tendance à chuter brutalement durant la première heure de vie, pour remonter ensuite progressivement jusqu'à 48 heures après la naissance. Un nouveau-né qui présente un petit poids pour son âge gestationnel (PAG), est exposé à un risque d'hypoglycémie car il a moins de réserves disponibles. Cela nécessite la mise en place d'une surveillance glycémique au cours des trois premiers jours de vie.
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Examen Clinique du Nouveau-Né
L’examen clinique du nouveau-né à terme a un rôle essentiel : il permet de vérifier la bonne adaptation à la vie extra-utérine, d’anticiper des situations à risque, de dépister d’éventuelles malformations, de vérifier les capacités neurosensorielles du nouveau-né et de promouvoir précocement les liens entre les parents et leur enfant. Il est réalisé de manière systématique par la sage-femme dans les 2 heures qui suivent la naissance, et est renouvelé pendant le séjour en maternité par le pédiatre. Ce deuxième examen est consigné dans le carnet de santé et conduit à la rédaction du premier certificat de santé obligatoire dit du 8e jour. Ce certificat contient deux feuillets, un feuillet médical destiné au centre de protection maternelle et infantile (PMI) et un feuillet administratif. Cet examen est complet, de l’anamnèse à l’examen physique de chaque appareil.
Le nouveau-né à terme naît entre 37 semaines d’aménorrhée (SA) et 41 SA. Il est eutrophe si ses mensurations de naissance (poids, taille et périmètre crânien) sont comprises entre le 10e et le 90e percentile sur les courbes néonatales de type AUDIPOG (Association des utilisateurs de dossiers informatisés en pédiatrie, obstétrique et gynécologie). En moyenne, un nouveau-né à terme pèse 3 300 g, mesure 50 cm et a un périmètre crânien de 35 cm.
Recueil des Données Anamnestiques
Le recueil exhaustif des données anamnestiques dans le dossier obstétrical est indispensable : il permet d’identifier précocement des facteurs de risque éventuels pour le nouveau-né, d’orienter l’examen clinique et une prise en charge rapide. Il comporte les antécédents familiaux (âge maternel, pathologies maternelles notamment maladies chroniques, sérologies maternelles, groupe sanguin ABO et rhésus, antécédents gynécologiques et obstétricaux, notion de consanguinité), le déroulement de la grossesse (marqueurs sériques du premier trimestre, échographies anténatales, éventuelle malformation dépistée en anténatal, résultat du prélèvement vaginal, éventuelles hospitalisations pendant la grossesse, existence d’un diabète gestationnel, prises de toxiques tels que tabac, alcool, drogues ou de médicaments), le déroulement de l’accouchement (terme de naissance, durée du travail, fièvre maternelle, antibioprophylaxie per-partum, tension artérielle maternelle, enregistrement du rythme cardiaque fœtal, présentation fœtale, couleur du liquide amniotique, mode d’accouchement - voie basse avec extraction instrumentale ou non ou césarienne -, mode d’anesthésie).
Soins Immédiats Après la Naissance
L’accueil d’un enfant en salle de naissance nécessite la présence d’une personne entraînée à la prise en charge d’un nouveau-né pouvant présenter des difficultés d’adaptation à la vie extra-utérine et sachant réaliser les premières manœuvres de réanimation (sage-femme ou pédiatre). Après la naissance, les soins au nouveau-né sont systématiques :
- Clampage, désinfection et section du cordon et vérification de la présence des 3 vaisseaux (2 artères et 1 veine).
- Évaluation de l’adaptation à la vie extra-utérine : score d’Apgar (tableau 1). Il contient 5 items (fréquence cardiaque, mouvements respiratoires, coloration, tonus et réactivité), cotés de 0 à 2 points. Le score minimum est de 0, il correspond à un enfant né en état de mort apparente ; le score maximum étant de 10 pour un enfant dont l’adaptation est correcte. Le score est évalué à 4 reprises : à 1 minute, 3, 5 puis 10 minutes de vie.
- Désobstruction douce dans le nez et la bouche si besoin.
- Lutte contre l’hypothermie : accueil du nouveau-né dans une pièce chauffée, séchage soigneux avec un lange, bonnet et peau à peau contre sa mère chaque fois que cela est possible.
- Premier examen clinique complet.
- Mensurations de naissance : poids, taille et périmètre crânien, qui doivent être consignés dans le carnet de santé.
- Vérification des perméabilités : choanes (atrésie des choanes) ; anus (imperforation anale) et éventuellement œsophage (test de la seringue pour dépister une atrésie de l’œsophage).
- Port de deux bracelets d’identification.
- Prévention de la maladie hémorragique du nouveau-né : administration de vitamine K1 (2 mg) par voie orale (dose qui sera répétée pour tous les enfants entre le 4e et le 7e jour de vie, puis à un mois de vie en cas d’allaitement maternel exclusif).
- La prévention des infections oculaires à gonocoques par collyre antibiotique, une goutte dans chaque œil, n’est plus recommandée en dehors des situations à risque (grossesse non suivie, antécédent maternel d’infection sexuellement transmissible, sérologie maternelle positive pour le virus de l’immunodéficience humaine ou le virus de l’hépatite B). Certains vont proposer l’utilisation de la rifamycine en collyre, d’autres proposent Amukine.
- Alimentation précoce du nouveau-né : première mise au sein ou prise d’un biberon dans l’heure qui suit la naissance.
On considère que l’enfant s’adapte bien à la vie extra-utérine et qu’il n’a pas besoin de réanimation si plusieurs conditions sont réunies : il est né à terme, il crie ou il respire, et son tonus musculaire est normal. Dans ce cas, il peut être posé sur le ventre de sa mère, et les soins de routine lui sont prodigués en poursuivant une surveillance étroite. Si un des critères n’est pas présent, l’enfant doit être évalué sur une table radiante par un professionnel entraîné avec la pose d’un capteur d’oxymètre de pouls à la main droite afin de mesurer la saturation transcutanée en oxygène : on procède à des aspirations rhinopharyngées, puis à une ventilation en pression positive avec un masque. L’intubation survient secondairement en cas de non-réponse à la ventilation au masque, ou s’il existe une contre-indication à la ventilation au masque : enfant en « état de mort apparente » (score d’Apgar à 1 min < 3) et né dans un liquide méconial, ou hernie diaphragmatique. Dans ces deux derniers cas, on procède en première intention à l’intubation trachéale. Si l’enfant présente une bradycardie malgré la ventilation efficace, on débute le massage cardiaque externe, et on procède à l’administration d’adrénaline si nécessaire. Moins de 10 % des nouveau-nés nécessitent une réanimation en salle de naissance, et moins de 1 % nécessiteront un massage cardiaque externe.
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Examen Clinique Pendant le Séjour en Suites de Couches
L’examen clinique pendant le séjour en suites de couches est réalisé selon les équipes au premier ou au deuxième jour de vie, dans une pièce éclairée et suffisamment chauffée. Le nouveau-né doit être rassuré et calme, si possible après une prise alimentaire. Cet examen est fait en présence d’un ou des deux parents, permettant au pédiatre de montrer les compétences de l’enfant. L’examen doit être rigoureux et complet. Il étudie de manière standardisée chaque appareil, permet d’évaluer la bonne adaptation à la vie extra-utérine, d’identifier les situations nécessitant une prise en charge en urgence et de rechercher la présence d’éventuelle malformation.
Appareil Respiratoire
On recherche la présence de signes de lutte (battement des ailes du nez, tirage intercostal, balancement thoraco-abdominal, geignement expiratoire), on évalue la fréquence respiratoire (la fréquence respiratoire normale est entre 30 et 60 cycles par minute). L’auscultation pulmonaire recherche le murmure vésiculaire qui doit être bilatéral et symétrique sans bruit surajouté.
Appareil Cardio-Circulatoire
On vérifie l’hémodynamique de surface avec l’évaluation du teint de l’enfant, du temps de recoloration cutanée (qui doit être inférieur à 3 secondes). La fréquence cardiaque normale est comprise entre 130 et 140 batt/min chez un nouveau-né au calme, mais peut osciller entre 80 et 160 batt/min. L’auscultation cardiaque vérifie la bonne position à gauche des bruits du cœur et recherche la présence d’un souffle. Enfin, on palpe les pouls huméraux et pouls fémoraux, qui doivent être bien frappés et symétriques. La diminution ou l’abolition des pouls fémoraux doit faire évoquer une coarctation de l’aorte, qui est une urgence vitale.
Appareil Digestif
La palpation abdominale recherche la présence d’une hépatomégalie, d’une splénomégalie. On vérifie que les orifices herniaires sont libres, de même que les fosses lombaires (absence de contact lombaire), et que l’anus est bien perméable. La diurèse doit être amorcée dans les 24 premières heures de vie, et le méconium (premières selles, substance noire verdâtre et gluante) doit être émis avant 48 heures de vie. Un retard d’émission du méconium doit faire évoquer plusieurs pathologies : mucoviscidose, hypothyroïdie congénitale ou maladie de Hirschsprung. Le cordon ombilical noircit et sèche vers le 3e jour de vie, puis se rétracte et tombe dans le courant de la 2e semaine de vie. Un retard à la chute de cordon après 1 mois de vie doit faire évoquer un déficit immunitaire.
Organes Génitaux Externes
L’examen des organes génitaux externes doit être minutieux, afin de confirmer le sexe de l’enfant. Chez la petite fille, on vérifie l’aspect des grandes lèvres et du clitoris, et la perforation de l’hymen. Dans les premiers jours de vie, il peut y avoir des leucorrhées et des métrorragies de faible abondance, sans aucune gravité - il s’agit de la crise génitale du nouveau-né. Chez le garçon, il faut vérifier le bon emplacement du méat urinaire. On parle d’hypospadias si le méat est situé à la face postérieure de la verge sur le trajet de l’urètre. Enfin, on vérifie la présence des deux testicules à l’intérieur du scrotum. En cas de doute clinique sur le sexe de l’enfant ou si aucun testicule n’est palpé (cryptorchidie), il peut s’agir d’une anomalie de la différenciation sexuelle qui requiert un avis d’une équipe spécialisée. Dans ce cas, il faut temporairement sursoir à la déclaration de sexe à l’état civil (demande faite auprès du procureur de la République).
Peau
À la naissance, la peau est recouverte d’un enduit blanchâtre appelé vernix caseosa, qui protège la peau du fœtus pendant la vie intra-utérine. Il est absorbé rapidement après la naissance, est très hydratant et ne doit pas être enlevé. La peau peut être recouverte d’un petit duvet, appelé lanugo, notamment au niveau du dos, des épaules et du front, qui disparaîtra en quelques jours. La peau du nouveau-né est le plus souvent fine mais peut desquamer chez le nouveau-né post-terme (après 42 SA). Elle est de couleur rose, parfois érythrosique. Chez certains enfants, les extrémités (mains et pieds) peuvent être cyanosées de manière physiologique pendant les 24 premières heures de vie (acrocyanose).
La peau du nouveau-né peut être le siège de lésions pigmentées bénignes :
- Taches ethniques ou « mongoloïdes » : il s’agit de taches ardoisées arrondies, uniques ou multiples, siégeant préférentiellement dans le dos et dans la région lombo-sacrée. Elles s’atténuent voire disparaissent dans les premières années de vie.
- Angiomes plans : souvent retrouvés au niveau des paupières, au milieu du front (angiome en flammèche) ou dans la nuque. Ce sont des macules érythémateuses, leur couleur s’accentuant avec les pleurs du nourrisson. Elles s’atténuent également dans les premiers mois de vie.
Certaines dermatoses néonatales transitoires peuvent également être identifiées en maternité : l’érythème toxique (association de lésions maculo-papuleuses érythémateuses, sur tout le corps), les grains de milium (lésions papuleuses blanches ou jaunes, siégeant au niveau du front, du nez et des joues), l’acné du nourrisson (comédons fermés avec lésions pustuleuses, liés à la présence d’androgènes maternels).
Les hémangiomes sont fréquemment retrouvés chez les nouveau-nés (10 % de la population), plus souvent chez les filles et les prématurés. Ils apparaissent après un intervalle libre de quelques jours. L’évolution se fait par une phase de croissance pendant 6 à 12 mois puis une régression progressive sur plusieurs années à partir du blanchiment central de l’hémangiome. Certaines localisations nécessitent un avis dermatologique spécialisé (péri-orificiel, angiome Cyrano sur le bout du nez, ou gênant l’ouverture des yeux) pour un éventuel traitement par bêtabloquant.
Examen Neurologique
Couché sur le dos, l’enfant a spontanément ses quatre membres en flexion (quadriflexion). La motricité spontanée est symétrique. On évalue le tonus des membres (manœuvre du foulard, talon-oreille, angle poplité), le tonus axial (lors de la manœuvre du tiré assis, l’enfant est capable de maintenir quelques secondes sa tête dans l’axe vertical puis la passe vers l’avant ; maintenu en position verticale sous les aisselles, il se redresse sur les membres inférieurs), les réflexes ostéo-tendineux (qui sont habituellement vifs) et les réflexes archaïques (marche automatique, les points cardinaux, l’allongement croisé, la succion, le grasping, le réflexe de Moro).
L’examen se poursuit par l’examen ophtalmologique. L’enfant est capable de fixer un objet et de le suivre (poursuite oculaire). Les hémorragies sous-conjonctivales sont fréquentes et banales. L’inspection vérifie la taille du globe oculaire (un œil rouge et augmenté de taille doit faire évoquer un glaucome congénital qui est une urgence thérapeutique), la transparence de la cornée, la présence d’un iris complet, et la présence des lueurs pupillaires qui témoigne de la transparence des milieux cristallins (lueurs rouges du fond de l’œil survenant à l’illumination à travers la pupille ; leur absence doit faire évoquer un rétinoblastome ou une cataracte congénitale).
Appareil Locomoteur
L’examen de l’appareil locomoteur recherche la présence d’une impotence fonctionnelle pouvant évoquer une paralysie du plexus brachial ou de fractures, notamment en cas d’extraction difficile : examen des clavicules, humérus et fémurs.
Les pieds doivent également être examinés, à la recherche de malposition pouvant nécessiter de la kinésithérapie douce pendant quelques semaines, ou de pieds bots, uni- ou bilatéraux (attitude irréductible des pieds en varus équin). L’examen clinique des hanches est primordial, à la recherche d’une luxation congénitale de hanches, par les manœuvres de Barlow et Ortolani qui recherchent un ressaut. En cas de ressaut, on réalise une échographie de hanches en urgence puis consultation orthopédique pour la mise en place du traitement (langeage en abduction). Si l’examen clinique est normal, l’échographie de hanches est faite à 1 mois de vie en cas de facteurs de risque de luxation congénitale de hanches (antécédents familiaux au 1er degré, présentation par le siège ou transverse, contraintes intra-utérines (gémellité ou macrosomie avec poids de naissance supérieur à 4 kg) ou des malformations congénitales comme les pieds bots ou un genu recurvatum). Enfin, on vérifie le nombre et l’aspect des doigts et des orteils.
Crâne
On évalue à l’examen la taille et la tension des fontanelles : la fontanelle antérieure est de forme losangique. La fontanelle postérieure est de petite taille et peut même être fermée à la naissance. Les sutures sont mobiles et peuvent se chevaucher dans les premiers jours. La palpation du crâne recherche également des signes de traumatisme.
La Perte de Poids Physiologique du Nouveau-Né
Votre bébé vient de naître et vous remarquez qu'il perd du poids ? Pas de panique ! La perte de poids physiologique du nouveau-né est un phénomène parfaitement normal qui touche la majorité des bébés. Cette période peut parfois inquiéter les jeunes parents, mais avec les bonnes informations et quelques conseils pratiques, vous pouvez accompagner sereinement votre bébé dans cette transition naturelle.
La perte de poids physiologique correspond à une diminution normale du poids du bébé dans les premiers jours suivant la naissance. Pendant la grossesse, votre bébé accumule des liquides dans son organisme. Après la naissance, il va naturellement éliminer cet excès de liquide par différents moyens : l'expulsion du méconium (ses premières selles), la transpiration et la production d'urine. En règle générale, cette perte de poids atteint son maximum entre le 3ème et le 5ème jour de vie, avant que bébé ne commence à reprendre du poids progressivement.
Facteurs Influant sur la Perte de Poids
Plusieurs éléments peuvent affecter la vitesse à laquelle votre bébé retrouve son poids de naissance. La fréquence et l'efficacité des tétées constituent les facteurs les plus déterminants. Un bébé qui tète de manière optimale, avec une bonne prise du sein et une déglutition audible, récupérera plus rapidement son poids. L'âge gestationnel à la naissance influence également ce processus. L'état de santé général du nouveau-né, son niveau d'activité et même la température ambiante peuvent aussi jouer un rôle dans la vitesse de récupération.
Quand S'Inquiéter ?
Une perte de poids supérieure à 10% du poids de naissance nécessite une évaluation médicale. En cas de doute, n'hésitez jamais à contacter votre pédiatre, votre sage-femme ou une consultante en lactation.
Conseils pour Favoriser la Reprise de Poids
L'allaitement à la demande constitue la base d'un allaitement réussi. N'hésitez pas à proposer le sein dès les premiers signes d'éveil ou de recherche de votre bébé, sans attendre qu'il pleure. La fréquence des tétées est particulièrement importante les premières semaines : un nouveau-né doit téter entre 8 et 12 fois par 24 heures. Veillez à proposer les deux seins à chaque tétée si possible, en commençant alternativement par l'un puis l'autre. Le contact peau à peau, en plus de renforcer le lien mère-enfant, stimule les réflexes de recherche et de succion de votre bébé. Enfin, assurez-vous de rester bien hydratée et de vous alimenter correctement.
Allaitement Maternel et Compléments
C’est le lait le plus adapté pour le nouveau-né. En effet, sa composition est conforme à ses besoins nutritionnels et évolue au cours de la tétée, de la journée et au fil des jours. Les premières gouttes de lait jaune d’or s’appellent le colostrum. La première tétée doit se faire dans la première heure si possible. L’allaitement peut se faire au sein ou au biberon en tirant son lait à l’aide d’un tire lait. Il existe différents types de lait. En première intention, le nouveau-né boira du lait 1er âge jusqu’à 6 mois. Les compléments ne sont généralement pas nécessaires si la perte de poids reste dans les limites normales (moins de 10%). Ils peuvent même compromettre l'établissement de l'allaitement maternel.
Surveillance du Nouveau-Né
Lors du séjour à la maternité, plusieurs surveillances sont nécessaires. Le nouveau-né va devoir réguler sa température en fonction des conditions extérieures. La prise de la température est réalisée en axillaire, de manière rapprochée après la naissance puis lorsqu’une bonne thermorégulation est acquise, au minimum une fois par jour. La cible est une température entre 36°5C et 37°5C. En dessous, le nouveau-né est souvent marbré. Le mettre en peau à peau puis l’habiller plus chaudement. Au deçà, le découvrir. Les premiers jours, les nouveau-nés vont perdre du poids dû à l’élimination du méconium et à la résorption d’œdèmes. Une perte jusqu’à 10% du poids de naissance est physiologique. La pesée est donc réalisée tous les jours. A partir de J3-J4, le nouveau-né doit reprendre du poids environ 20-30g par jour.
Questions Fréquentes
- Est-il normal que mon bébé perde plus de 10% de son poids de naissance ? Une perte de poids supérieure à 10% n'est pas considérée comme normale et nécessite une consultation médicale.
- Combien de temps faut-il pour que bébé retrouve son poids de naissance ? La plupart des bébés retrouvent leur poids de naissance entre 10 et 14 jours.
- Dois-je donner des compléments de lait artificiel si mon bébé perd du poids ? Les compléments ne sont généralement pas nécessaires si la perte de poids reste dans les limites normales (moins de 10%). Ils peuvent même compromettre l'établissement de l'allaitement maternel.
- La perte de poids est-elle différente chez les bébés prématurés ? Oui, les bébés prématurés peuvent perdre jusqu'à 15-20% de leur poids de naissance et mettent généralement plus de temps à le récupérer.
Soins du Nouveau-Né
- Le change: Il est conseillé de réaliser le changement de couche régulièrement, en fonction des tétées toutes les 3-4 heures. De l’eau tiède (avec du savon si besoin) ou du liniment peuvent être utilisés. Les lingettes sont à réserver lors de sortie sans point d’eau. Le cordon ombilical est mis à l’extérieur de la couche.
- Le soin du cordon: Il est préconisé de le laisser sécher à l’air en le gardant propre. En cas de suintement ou de contact avec des selles ou des urines, nettoyez à l’aide de savon et d’eau ou d’antiseptique. Le clan peut être enlevé lorsque le cordon est sec (48-72h de vie). Il tombera au bout d’une à deux semaines pour former l’ombilic.
- Le bain: Il est réalisé de préférence après 24 heures de vie. Le premier mois, un bain tous les 2-3 jours est suffisant. La température de l’eau est de 37°C.
- La désobstruction rhino-pharyngée ou lavage de nez: Elle sert à fluidifier et évacuer les sécrétions nasales. A réaliser si l’enfant est encombré ou si l’air est sec, toujours avant le repas pour éviter les régurgitations.
- L’administration de vitamines: La vitamine D est administrée une fois par jour jusqu’à18-24 mois dans le cadre de la prévention du rachitisme. La vitamine K est donnée à la naissance et J3 chez tous les enfants puis à 1 mois dans le cadre d’un allaitement maternel afin de prévenir le risque hémorragique.
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