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Le rôle du père pendant l'accouchement : Guide complet pour les futurs papas

L'arrivée d'un enfant est un événement des plus joyeux et transcendants dans la vie d'un couple. Bien que la mère soit au centre de la grossesse et de l'accouchement, le père joue un rôle essentiel dans ce voyage ô combien fantastique. Cet article vise à éclairer les futurs pères sur leur rôle avant, pendant et après l'accouchement, en offrant des conseils pratiques et des perspectives rassurantes.

Préparation à l'accouchement : S'impliquer dès le début

La préparation à l'accouchement ne commence pas le jour J. En tant que futur papa, vous avez un rôle actif à jouer tout au long de la grossesse :

  • Cours de préparation à l'accouchement : Participez aux séances de préparation à l'accouchement avec votre compagne. Ces cours sont une excellente occasion de comprendre le processus de l'accouchement, de poser des questions à la sage-femme et de découvrir des exercices de relaxation et de respiration. Les hommes n’ont pas forcément les mêmes interrogations, doutes ou craintes que les femmes enceintes. D’où l’intérêt de votre présence.

  • Communication : Échangez avec votre compagne sur vos attentes, vos peurs et vos souhaits. La communication joue un rôle central dans la relation, surtout pendant la grossesse. Tout d’abord si cet enfant a été souhaité et voulu, dès l’annonce de la grossesse les deux parents partagent leur joie et l’arrivée de ce bonheur dans la famille. Cet enfant est un projet commun, la maman le porte mais les deux l’ont conçu !!

  • Projet de naissance : Rédiger un projet de naissance à deux peut être un excellent support pour favoriser les échanges entre vous, mais aussi avec l’équipe médicale. Grâce à lui, vous allez pouvoir exprimer vos souhaits en tant que futur père et conjoint. C’est aussi l’occasion de discuter avec la maman, d’entendre et de comprendre ses choix et ses réticences.

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  • Préparation émotionnelle : La grossesse est une période où tout le monde ressent des émotions intenses. Pour les papas, cela peut se traduire par un mélange de bonheur, d’angoisse et même d’incertitude. Il est essentiel de parler de vos émotions avec votre partenaire, et si besoin, avec d’autres pères ou professionnels.

  • Logistique : Préparez le sac pour la maternité avec tous les indispensables pour maman et bébé, vérifiez les documents nécessaires et anticipez les besoins matériels pour faciliter le jour J.

  • Organisation pratique :

    • À l’approche du terme, assurez-vous d’organiser votre absence au travail si nécessaire, afin de pouvoir rejoindre votre partenaire dès son appel.
    • Anticipez votre trajet vers la maternité. Si vous êtes à proximité, marcher peut être bénéfique, car cela favorise parfois l’avancement du travail. Si vous utilisez la voiture, identifiez à l’avance les zones de stationnement autour de la maternité. Sans véhicule personnel, un taxi ou une ambulance peuvent être de bonnes alternatives. Dans ce cas, n’oubliez pas de demander un bon de transport pour que la Sécurité sociale prenne en charge le trajet.
    • Le jour J, restez auprès de votre compagne pendant le début du travail. Faites-lui confiance pour choisir le bon moment pour se rendre à la maternité.
    • Au moment du départ, n’oubliez pas de prendre les sacs de maternité de votre partenaire et du futur bébé.

Le jour de l'accouchement : Présence, soutien et action

Le jour de l'accouchement, votre rôle est d'être présent et de soutenir votre compagne. Votre simple présence est déjà un grand soutien. N'essayez pas d'en faire plus que ce dont vous êtes capable : vous n’êtes ni la sage-femme de votre compagne, ni son thérapeute. Voici comment vous pouvez l'aider :

  • Soutien émotionnel :

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    • Présence attentive : Le plus important pour la maman le jour de l’accouchement, c’est de sentir le futur père présent. Cela ne veut pas dire qu’il suffit d’être là physiquement. « Les hommes veulent toujours être dans l’action, faire des gestes », témoigne le sage-femme. « Mais il faut juste être dans une attention, une présence ». Grâce à cette présence, vous la mettrez dans une sécurité affective forte qui lui permettra de se sentir sereine pour donner la vie.La véritable attention que vous pourrez lui porter vous évitera aussi de vous faire rabrouer. Un geste, une caresse pourrait en effet être vécu comme une intrusion pendant le travail. Si vous êtes à l’écoute, vous saurez exactement ce dont elle a besoin.
    • Mots encourageants : Offrez des mots d'encouragement, rappelez-lui le sens de ce moment et l'objectif final : la rencontre avec son enfant.
    • Synchronisation : Quand la maman a mal ou qu’elle est angoissée, il ne faut pas forcément aller vers elle. Là encore c’est votre écoute qui va vous aider à savoir comment réagir. À vous de vous adapter à elle. Elle se met en retrait ? Vous vous mettez en retrait. Elle vous tend la main ? Vous prenez la sienne. Cette synchronisation vous aidera tous les deux à trouver ce qui lui convient pendant l’accouchement.
    • Métaphores positives : Avant le jour J préparez ensemble des métaphores autour de la confiance, de la détente. Et le jour J, convoquez ces images ! « Rappelle-toi ! Tu te sentais comment quand tu étais au bord de la piscine en Italie pendant notre voyage de noces ? » ; « Tu te souviens, tu n’as jamais autant ri que quand ta sœur est rentrée trempée de sa balade… »« Quand on se rappelle un bon moment, on éprouve les mêmes activations neuro-cérébrales », explique Benoit Le Goëdec. « N’hésitez donc pas à remettre la maman dans cet état. Et sachez-le : plus la métaphore est éloignée du moment, mieux ça marche. N’ayez donc pas peur d’être anachronique, étrange, surprenant… »
    • Gestion du stress : Si vous êtes stressé, prenez de profondes respirations, écoutez de la musique apaisante et concentrez-vous sur la présence de la maman.
  • Soutien physique :

    • Contact physique : Tenez sa main, offrez des câlins et des gestes de tendresse pour renforcer son sentiment de sécurité.
    • Massages : Vous pourrez l'aider à trouver les bonnes positions pendant les contractions. Une forte pression des mains sur le bas des reins, ou l'application de serviettes mouillées d'eau très chaude dans la même zone aident aussi souvent les femmes à supporter la douleur. Après le moment douloureux passé, c’est au papa d’aller vers la maman. C’est là qu’il a un rôle à jouer ! « Vous pouvez l’aider à récupérer, à retrouver une stabilité notamment grâce au toucher relationnel » conseille Benoit Le Goëdec. « Massez lui les épaules, le bas du dos avec une balle de tennis, les jambes car cela aide la mécanique obstétricale (du genoux vers le pied)… » Cela va lui permettre de se distraire, l’aider à sentir autre chose que la douleur de la contraction qui vient de passer, et permettre de relâcher toutes les tensions qui se créent autour de l’utérus.Une petite astuce : massez le point entre le pouce et l’index. C’est un point d’acupuncture qui propulse l’énergie vers le bas, qui va donc aider la femme pendant l’accouchement.
    • Positions : Pendant le travail, la présence de papa est déterminante. Il peut aider la maman à changer de position pour soulager la douleur et encourager les mouvements qui facilitent la progression du travail. Repositionner la maman dans la bonne posture« Si vous voyez votre femme hyperventiler, avoir la mauvaise cambrure, il faut la remettre dans la bonne posture », prévient le sage-femme. En accord et après concertation avec le personnel médical présent, quand elle est assise, invitez-la à se pencher légèrement en avant ; si elle est adossée, elle doit enrouler son bassin ; quand elle est couchée, elle doit se mettre en « chien de fusil » etc.
    • Rythme des contractions : Vous pourrez aussi repérer le rythme des contractions (en vous aidant du monitoring s’il est branché) et la prévenir lorsque l’une d’entre elles arrive, ou au sommet d’une contraction lui dire que la douleur s’apprête à diminuer.
  • Communication avec l'équipe médicale :

    • Relayer les souhaits : Vous êtes sa tête et sa raison : rappelez à la sage-femme ou médecin accoucheur ce qu’elle désire, quitte à devoir dire non à sa place.
    • Poser des questions : N'hésitez pas à poser des questions et à vous assurer que le projet de naissance est respecté.
  • Créer un environnement serein :

    • Ambiance positive : Créez une ambiance sereine et positive avec une lumière douce, des bougies LED, des objets familiers et de la musique apaisante.
    • Musique : lui faire écouter sa playlist préférée. C’est bien connu, la musique détend l’esprit et le corps ! Idéal pour un accouchement serein. Et pourquoi ne pas entamer un petit pas de danse pendant le travail, si tout se passe bien ? Le mouvement est fortement conseillé, alors allez-y !
    • Objet sécurisant : Amenez un objet sécurisantVotre femme aime particulièrement un petit objet qui la rassure ? Amenez-le avec vous ! Il favorisera une ambiance de détente, favorable à toute l’équipe soignante. « Je me souviens d’un papa qui avait amené une fleur de lotus qui diffusait une lumière douce de différentes couleurs. Cela avait permis à la maman de se sentir « chez elle », dans un cocon, et ça avait permis à l’anesthésiste de poser la péridurale dans des conditions idéales. ».
  • Décisions importantes : Lors de l’accouchement, maman aura plusieurs choix à faire. C’est le rôle de papa de l’écouter et de l’aider à formuler ce dont elle a envie. C’est par exemple le cas pour la péridurale. Laissez votre compagne décider librement de recourir ou pas à une anesthésie péridurale : même s'il est difficile pour vous d'accepter de la voir souffrir, elle peut vouloir vivre l'expérience de la naissance dans toute son intensité.

  • Soutien à l'expression de la douleur : Encourager sa plainteBeaucoup de femmes se contiennent pendant les contractions car elles ont peur de déranger. Le papa peut être celui qui libère la maman de la pression sociétale, religieuse… Il peut encourager la maman à crier, hurler, pleurer : à être elle-même.« Pousse ton cri, tu iras mieux après » ; « On s’en fiche si tu grimaces, tu ne les reverras jamais ces gens » …« Si la maman contient sa plainte, elle a beaucoup plus mal. Et ça revient en boomerang en post-natal », témoigne Benoit Le Goëdec. Ne pas contenir l’expression de la douleur permet de mieux la supporter.

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  • Couper le cordon ombilical : Si tout se passe bien, vous serez invité à couper le cordon ombilical du bébé avant qu’il ne soit placé en peau à peau sur sa maman. Couper le cordon ombilical est un geste symbolique qui marque le début d’une nouvelle vie pour papa.

Après la naissance : Un rôle continu et essentiel

Une fois bébé arrivé, votre rôle de papa continue d’être essentiel.

  • Premiers soins : Après la naissance, papa peut participer aux premiers soins de bébé. Donner le premier bain, changer les premières couches et habiller le nouveau-né sont des moments précieux qui renforcent le lien entre papa et bébé. Puis vous pourrez accompagner l’équipe pédiatrique qui apportera les premiers soins au nouveau-né.

  • Peau à peau : En cas de césarienne, vous pourrez effectuer du peau à peau avec votre bébé le temps que la maman se remette de l’opération et de l’anesthésie. L’occasion pour l’heureux papa de faire plus ample connaissance avec ce bout de chou, de le câliner, de lui chanter des berceuses, etc. avant de rencontrer sa maman. Rappelez-vous le toucher, le contact est fondamental pour le nouveau-né. Et quand votre bébé sera né, vous pourrez tendre les bras et l’attraper pour le poser sur sa mère. Enfin, laissez-vous allez à vos émotions : elles tissent les premiers liens qui vous unissent à votre enfant.

  • Soutien à la maman : Après l’accouchement, vous devriez continuer à soutenir maman dans sa récupération. Apportez des petites attentions, occupez vous de bébé et gérez les aspects pratiques du séjour à la maternité. C’est en restant attentif aux besoins de la maman et du bébé que vous contribuerez à les apaiser. Facilitez-lui son séjour à la maternité. Pendant que votre compagne se repose à la maternité, c’est le moment idéal pour veiller à ce que tout soit prêt pour le retour à la maison. Assurez-vous que la chambre de bébé est prête, que les courses sont faites, et que la maison est bien rangée. L’idée culottée : Et si vous lui apportiez son repas préféré ?

  • Préservation de l'intimité : Après la naissance, les moments d’intimité peuvent devenir plus rares. En effet, la jeune maman a besoin de temps pour récupérer physiquement après l’accouchement. Les changements émotionnels et hormonaux, la fatigue, l’adaptation au rôle de parent et les soins du bébé peuvent également influencer le désir sexuel. L’essentiel reste de parler !! Et surtout de ne pas se sentir le seul parent capable !!

  • Gestion des tensions : Apprendre à bien communiquer est alors la base pour établir une relation de qualité. Et certaines phrases font plus de dégâts que de bons résultats…Ne sachant comment s’exprimer, un sentiment ou un besoin peuvent sortir de manière blessante ou sous forme de reproche. Communiquer demande de se connaître, d’être à l’écoute de nos besoins, de nos sentiments et ensuite d’apprendre à les exprimer d’une manière permettant à l’autre de l’accueillir. L’expression des besoins de soutien ou d’un malaise ne peut être exprimés d’une manière blessante au risque de ne pas être entendu. Les tensions, pourtant néfastes à la création du cocon postnatal s’installent. L’objectif ? Si les deux conjoints n’ont pas le même langage, cela pose des problèmes. Mais durant cette période en particulier, où les besoins et la sensibilité sont exacerbés, il risque de ressurgir ces incompréhensions, entrainant des reproches, des incompréhensions ou des insatisfactions et un cadre relationnel non propice à une bulle de qualité. L’écoute est une clé, ce besoin est important. Il est fréquent que le conjoint ne sache pas comment répondre aux nombreux vécus émotionnels faits de doutes, les ambivalences qu’il voit apparaître chez sa femme les jours et les semaines qui suivent l’accouchement. « Quand j’ai été écouté et entendu, je deviens capable de percevoir d’un œil nouveau mon monde intérieur et d’aller de l’avant. Il est étonnant de constater que des sentiments qui étaient parfaitement effrayants deviennent supportables dès que quelqu’un nous écoute. La confiance en elle-même est une clé capitale. Ce sera aussi une base pour vous-même car ses doutes peuvent vous aussi vous déstabiliser. Ne prenez pas pour argent comptant ce qu’elle dit. Cela ne durera pas et se transformera au fil du temps. Sauf si ça va trop loin. Dans ce cas, il est important de connaître les signes de la difficulté maternelle et quand s’inquiéter ou se faire accompagner.

Trouver sa place : Un processus continu

Comment trouver et être à sa place à la naissance de son bébé ? Voilà une question que se posent de nombreux futurs papas pendant la grossesse, puis à la maternité, en voyant la maman et son nouveau-né vivre dans une bulle relationnelle étroite dans laquelle il semble impossible de s’incruster. Alors même que c’est souvent le papa qui coupe le cordon ombilical et sépare physiquement le bébé de sa maman !

  • Communication et soutien mutuel : L’objectif est de discuter de tout ce que ressentent l’un(e) et l’autre de manière ouverte et de vous soutenir mutuellement comme une équipe unie, embarquée dans la même aventure.

  • Créer un lien avec le bébé : N’hésitez pas à parler à votre enfant à travers le ventre de sa maman, surtout à partir du sixième mois de grossesse, lorsque le bébé commence à entendre. Cette communication avec bébé pendant la grossesse peut également passer par le fait de toucher le ventre de la maman, que ce soit par des caresses légères ou des câlins. Assister à chaque échographie permet au futur papa de renforcer les liens avec la maman dans cette attente commune, et de « voir » son bébé à travers l’écran, ce qui rend la grossesse plus concrète pour lui. Vous impliquer activement dans la préparation matérielle de l’arrivée de ce bébé vous aidera aussi à vous projeter.

  • Congé paternité : Le congé paternité sera une belle opportunité d’observer votre bébé, de vous occuper de lui, et de développer un lien affectif papa - bébé. Pratiquer le peau-à-peau ou le portage vous aidera à favoriser ce lien tout en prenant soin de votre nouveau-né pour l’apaiser et le rassurer. Avec le temps, vous apprendrez à mieux comprendre les besoins de votre enfant et à y répondre. Gardez à l’esprit que plus vous serez présent pour lui, plus le lien affectif se renforcera.

  • Partage des tâches : Durant les premières semaines du Mois d’Or, la jeune maman est en pleine mue. Moralement, elle a besoin de se sentir soutenue et aimée. C’est vous qui gérerez les éventuelles visites à partir de la deuxième ou de la troisième semaine idéalement car avant, cela risque d’épuiser la jeune mère. Et les nuits ! Les fameuses nuits, quand bébé s’éveillera, vous serez le gardien du sommeil de la jeune mère qui a tant besoin de récupérer de l’énergie après l’effort colossal de l’accouchement.

Dépassement des difficultés : situations particulières

  • Si vous n'avez pas envie d'assister à l'accouchement : Être présent dans la salle d’accouchement n’est pas une obligation. Vous avez le droit de ne pas être là : gêne, peur, crainte, bien des papas ne sont pas à l’aise avec l’idée d’assister à cette naissance. Parlez-en ouvertement avant la fin de la grossesse avec la future maman afin qu’elle comprenne et entende votre ressenti mais aussi qu’elle puisse demander à sa maman, sa sœur ou une très bonne amie d’être là pour elle.

  • En cas de césarienne : Vous pouvez normalement assister à l’accouchement si votre femme subit une césarienne, mais il s’agit d’un choix qui appartient aux médecins : certains ne souhaitent pas la présence du père, d’autres l’accepteront. Tout dépend également des circonstances de la césarienne, si elle est faite en urgence ou programmée. En cas de césarienne, la plupart des maternités demandent au papa de sortir de la salle de naissance. Restez à proximité : aussitôt votre bébé né, c’est vous qui pourrez le réchauffer et le rassurer pour son premier contact avec le monde.

Le rôle du père : Un engagement à long terme

« L’engagement du père avec le bébé́ a des effets positifs sur son développement. Il est également prouvé que les enfants ayant un papa présent et impliqué ont tendance à avoir de meilleures performances scolaires sur le long terme et une plus grande estime de soi, par conséquent une meilleure adaptation sociale. Le rôle du père n'est pas figé et il évolue au fil du temps. À mesure que l'enfant grandit, le père a l'opportunité de devenir un modèle, un soutien infaillible et une référence. Il peut enseigner ses propres valeurs, valoriser ses atouts et encourager la curiosité de l'enfant. La communication fluide et complice entre les parents est cruciale pour s'adapter aux besoins changeants de la petite famille. Le père peut continuer à jouer un rôle actif dans la vie de son enfant en participant à des activités, en partageant des moments de qualité, et en apportant un soutien inconditionnel.

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