Loading...

Accouchement : Comprendre le déroulement et les enjeux

L'accouchement, un événement unique et transformateur dans la vie d'une femme, est un processus complexe qui mérite d'être exploré dans ses multiples facettes. Cet article vise à éclairer le déroulement de l'accouchement, en abordant les aspects physiologiques, médicaux et émotionnels, tout en tenant compte des différentes approches et options disponibles pour les futurs parents.

Préparation à l'accouchement

La préparation à l'accouchement est une étape cruciale pour les futurs parents. Elle permet de se familiariser avec le processus de la naissance, de comprendre les différentes options de gestion de la douleur et de définir un projet de naissance personnalisé.

Projet de naissance

Le projet de naissance personnalisé permet aux futurs parents d'indiquer la manière dont ils souhaitent voir se dérouler l'accouchement. Il peut inclure des préférences concernant la gestion de la douleur, la présence du conjoint, l'utilisation de certaines techniques ou positions, et les soins prodigués au bébé après la naissance.

Cours de préparation à la naissance

Les cours de préparation à la naissance offrent aux futurs parents des informations précieuses sur le déroulement de l'accouchement, les techniques de relaxation et de respiration, les positions favorisant le travail, et les soins à apporter au nouveau-né. Ils permettent également d'échanger avec d'autres couples et de poser des questions aux professionnels de santé.

Déroulement de l'accouchement par voie basse

L'accouchement par voie basse, également appelé accouchement vaginal, est le mode d'accouchement le plus fréquent. Il se déroule en plusieurs phases :

Lire aussi: L'épisode de la naissance de Hope

Phase de latence

Cette phase, souvent la plus longue, est caractérisée par des contractions irrégulières et peu douloureuses, qui permettent le ramollissement et l'effacement du col de l'utérus.

Phase active

Les contractions deviennent plus régulières, plus intenses et plus rapprochées, entraînant la dilatation progressive du col de l'utérus. Cette phase se termine lorsque le col est complètement dilaté, à 10 centimètres.

Phase de transition

Cette phase, souvent la plus intense, est marquée par des contractions très fortes et rapprochées, et par une sensation de pression dans le rectum. Elle précède la phase d'expulsion.

Phase d'expulsion

Lorsque le col est complètement dilaté, la femme ressent une envie impérieuse de pousser. Les contractions, associées aux efforts de poussée, permettent la descente et la sortie du bébé.

Délivrance

Après la naissance du bébé, des contractions permettent l'expulsion du placenta et des membranes.

Lire aussi: Tout savoir sur la pigmentation infantile

Particularités et options

  • La substance blanche grisâtre : Le vernix caseosa, substance blanche grisâtre recouvrant la peau du bébé in utero, joue un rôle clé durant la grossesse et lors de l’accouchement. Il est préférable de ne pas l'enlever au nourrisson dans certaines maternités.
  • Les feuilles de framboisier : Les feuilles de framboisier sont présentées comme des alliées des femmes enceintes. On leur prête des propriétés facilitant le travail pendant l’accouchement, en infusion comme en comprimés.
  • Accouchement dans l'eau : Accoucher dans l'eau est une envie faisant, bien souvent, suite à des promesses d'un accouchement quasi indolore et une venue au monde plus douce pour le bébé. Il est important de connaitre les critères et les risques quand on opte pour un accouchement aquatique.
  • Accouchement "coiffé" : Il est possible d’accoucher sans que la poche des eaux ne se rompe. Ces naissances, dites « coiffées », sont rares et donc entourées de croyances et de superstitions.
  • Analyse des gaz du sang : L’analyse des gaz du sang, ou gazométrie au cordon ombilical, est un examen réalisé systématiquement à la naissance. L’objectif ? S’assurer que le bébé n’a pas manqué d’oxygène pendant l’accouchement.
  • Accouchement physiologique : Si aujourd’hui, les futures mamans ont le choix entre un accouchement médicalisé et une approche plus physiologique, cela n’a pas toujours été le cas.
  • Stimulation clitoridienne : Certaines femmes témoignent avoir eu recours à la stimulation clitoridienne pour se soulager de douleurs de règles et pour certaines, lors de l'accouchement.
  • Technique du peigne : Que vous ayez décidé d’accoucher avec ou sans péridurale, le travail entraînera forcément des douleurs. Pour les soulager, il existe une solution naturelle peu connue mais très efficace : la technique du peigne.
  • Accouchement par les reins : Lors d'un accouchement par les reins, la douleur des contractions irradie le bas de la colonne vertébrale et non le ventre de la future mère.
  • La respiration et la poussée : Pendant l'accouchement, une bonne respiration et une poussée efficace jouent un rôle essentiel dans la phase dite d'expulsion. Quelles sont les clés pour bien pousser pendant l’accouchement ? Sous péridurale, ressent-on aussi l’envie de pousser ?

Accouchement par césarienne

La césarienne est une intervention chirurgicale consistant à inciser l'abdomen et l'utérus pour extraire le bébé. Elle peut être programmée ou réalisée en urgence, en cas de complications maternelles ou fœtales.

Indications de la césarienne

La césarienne peut être indiquée dans les situations suivantes :

  • Présentation du bébé par le siège ou en transverse
  • Placenta prævia (placenta recouvrant le col de l'utérus)
  • Hémorragie maternelle
  • Souffrance fœtale
  • Dystocie (difficulté de progression du travail)
  • Antécédents de césarienne avec contre-indication à l'accouchement par voie basse
  • Certaines pathologies maternelles

Déroulement de la césarienne

La césarienne se déroule généralement sous anesthésie locorégionale (péridurale ou rachianesthésie), permettant à la mère de rester consciente. Dans certains cas, une anesthésie générale peut être nécessaire.

L'intervention consiste à inciser l'abdomen et l'utérus, à extraire le bébé, puis à suturer les différentes couches de tissus.

Césarienne naturelle

La césarienne naturelle permet d’accoucher différemment et de favoriser les premiers liens mère-enfant.

Lire aussi: Accouchement prématuré : quels droits ?

La place du conjoint

La présence du conjoint lors de l’accouchement par césarienne est largement favorisée par l’équipe médicale.

Gestion de la douleur pendant l'accouchement

La douleur est une composante inhérente à l'accouchement, mais il existe différentes méthodes pour la gérer et la soulager.

Méthodes non pharmacologiques

  • Techniques de relaxation et de respiration : Ces techniques permettent de mieux gérer la douleur et de favoriser la détente musculaire.
  • Positions favorisant le travail : Certaines positions, comme la position à quatre pattes ou la position debout, peuvent faciliter la descente du bébé et soulager la douleur.
  • Massage : Les massages, notamment dans le bas du dos, peuvent aider à soulager les tensions musculaires et à diminuer la sensation de douleur.
  • Acupuncture et acupression : Ces techniques peuvent stimuler la libération d'endorphines, des hormones naturelles aux propriétés analgésiques.
  • Hypnose : L'hypnose peut aider à modifier la perception de la douleur et à favoriser la relaxation.
  • Bain chaud ou douche : L'eau chaude peut avoir un effet relaxant et analgésique.

Méthodes pharmacologiques

  • Péridurale : La péridurale est une anesthésie locorégionale qui consiste à injecter un anesthésique dans l'espace péridural, au niveau du bas du dos, afin de bloquer la transmission des sensations douloureuses.
  • Analgésiques : Des analgésiques peuvent être administrés par voie intraveineuse ou intramusculaire pour soulager la douleur.

Complications possibles pendant l'accouchement

Bien que l'accouchement se déroule généralement sans complications, certaines situations peuvent nécessiter une intervention médicale.

Anomalies de la présentation fœtale

  • Bébé en siège : Votre bébé fait partie des 3 % de bébés préférant rester la tête en haut dans votre ventre ? On parle alors d’un bébé en siège. Il est important de savoir ce que cette position implique pour Maman et Bébé. Alexia sait que son bébé est en siège. Avec une cloison à l’utérus, une version est impossible, en revanche, elle peut accoucher par voie basse. Un événement rare que la jeune femme vivra, pour le meilleur.
  • Présentation transverse : Le bébé se présente en position horizontale dans l'utérus.

Anomalies du travail

  • Dystocie : Le terme dystocie désigne tout ce qui empêche un accouchement de se passer normalement. En cas de dystocie des épaules, ce sont les épaules du nouveau-né qui constituent un obstacle à sa sortie.
  • Travail prolongé : Le travail dure plus longtemps que la normale.
  • Rupture prématurée des membranes : La poche des eaux se rompt avant le début du travail.
  • Procidence du cordon : La procidence du cordon est une anomalie de la présentation du cordon lors de l’accouchement. Heureusement très rare, elle constitue toutefois une urgence obstétricale.
  • Dilatation du col de l’utérus : La dilatation du col de l’utérus donne le la de l’accouchement. Malheureusement, il arrive qu’elle stagne. A quoi est-ce dû et comment remédier à cette situation ? Est-ce la césarienne directe ?

Complications fœtales

  • Souffrance fœtale : Le bébé ne reçoit pas suffisamment d'oxygène.

Suites de couches

Les suites de couches désignent la période qui suit l'accouchement, pendant laquelle l'organisme de la femme se remet des transformations liées à la grossesse et à l'accouchement.

Aspects physiologiques

  • Lochies : Pertes de sang et de tissus utérins pendant plusieurs semaines après l'accouchement.
  • Retour des règles : Le retour des règles survient généralement entre 6 et 8 semaines après l'accouchement chez les femmes qui n'allaitent pas, et plus tardivement chez celles qui allaitent.
  • Cicatrisation : La cicatrisation de l'épisiotomie ou de la césarienne nécessite des soins spécifiques.
  • Suites de couches : Ils se poursuivent après l’accouchement pendant une quinzaine de jours mais ils vont diminuer petit à petit. En cas de mauvaises odeurs, de sensations de brûlures ou grattage, n’hésitez pas à consulter votre médecin ou sage-femme. Il est préférable d’éviter les bains ( mer, piscine et baignoire) et privilégier les douches pour éviter le risque infectieux.
  • Retour de couches : Il peut se définir comme les premières règles qui apparaissent après l’accouchement. Elles se manifestent entre 4 et 6 semaines après la naissance si la maman n’allaite pas. Si elle allaite, cela sera en fonction de la durée d’allaitement. Une nouvelle grossesse peut débuter avant le retour de couches. Si il y a eu une déchirure ou une épisiotomie, les fils de suture sont résorbables et partiront en une dizaine de jours. Pour faciliter et accélérer la cicatrisation, faites des soins réguliers au savon neutre et en séchant bien après chaque passage aux toilettes. Les 15 premiers jours peuvent s’avérer difficiles, le temps que tout le monde trouve son rythme. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la rubrique « Alimentation maternelle » qui se trouve dans l’onglet « Nouveau-né ». Elle est variable d’une femme à une autre, fonction de vos antécédents, de votre grossesse qui vient de se terminer et du mode d’alimentation choisi pour votre enfant. L’allaitement ne préserve pas d’une nouvelle grossesse. Elle dépend de vous et de votre désir. En cas d’épisiotomie, il est recommandé de patienter 1 mois pour permettre une bonne cicatrisation. Lors du premier rapport, n’hésitez pas à rajouter du lubrifiant pour compenser la sécheresse vaginale dûe à la chute hormonale post-accouchement.
  • Séances de rééducation périnéale : Des séances vous sont prescrites après l’accouchement (soit à la sortie de la maternité mais plus fréquemment lors de la consultation post natale) pour mettre fin aux troubles qui peuvent apparaître suite à l’affaiblissement de votre périnée (fuites urinaires, sensation de gêne, …). Ces séances ne doivent pas débuter trop tôt, il est conseillé d’attendre les 2 mois de l’enfant pour commencer. Elles peuvent être réalisées par une sage-femme ou un masseur kinésithérapeute, à la maternité ou en cabinet libéral.
  • Consultation post-natale : Elle est obligatoire. Elle doit être effectuée entre 6 et 8 semaines après l’accouchement. Elle peut être réalisée par un médecin ou par une sage-femme (si votre accouchement et les suites ont été normales). L’assurance maladie vous rembourse également 2 séances de suivi postnatal que la sage-femme peut effectuer dans son cabinet ou à domicile, entre le 8ème jour et la consultation post natale. Ces séances permettent notamment de s’assurer du bon développement psychomoteur de votre enfant.

Aspects émotionnels et psychologiques

  • Baby blues : Période de tristesse et de vulnérabilité émotionnelle fréquente après l'accouchement.
  • Dépression post-partum : Dépression plus sévère et durable, nécessitant une prise en charge médicale.
  • Conséquences psychologiques de l'accouchement anonyme : Quelles sont les conséquences psychologiques de l'accouchement anonyme chez la mère et son enfant ? Comment se reconstruire quand on ne connaît pas son histoire, ses origines ?

Accouchement prématuré

Un enfant est considéré comme prématuré s’il naît avant 8 mois et demi de grossesse (37 semaines d’aménorrhée). Ses organes ne sont pas tous prêts à affronter la vie extra-utérine, mais des progrès médicaux récemment accomplis permettent aujourd’hui de pallier cette immaturité, au moins en partie, et d’en réduire les conséquences. Et pour améliorer encore la prise en charge de ces enfants qui arrivent au monde un peu trop tôt, les recherches se poursuivent…

Les niveaux de prématurité :

  • la prématurité moyenne, qui correspond à une naissance entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée révolue (7 mois à 8 mois de grossesse),
  • la grande prématurité, pour les naissances qui interviennent entre la 28e et la 32e SA (6 mois à 7 mois de grossesse),
  • la très grande prématurité, pour les naissances avant 28 semaines, soit en deçà de 6 mois de grossesse.
  • Aucune survie n’a été décrite en deçà de 22 semaines.

Causes

Environ 70 % des naissances prématurées sont spontanées, dues à des contractions précoces dont la cause est rarement identifiée, ou encore à la rupture prématurée des membranes fœtales (ces ruptures étant parfois d’origine infectieuse). Les autres naissances prématurées sont provoquées et ont le plus souvent lieu par césarienne.

Vulnérabilité de l'enfant prématuré

La naissance prématurée d’un enfant interrompt son développement in utero : tous ses organes sont présents mais ils sont encore immatures. Les complications les plus graves concernent principalement le cerveau, les poumons, le tube digestif et l’œil.

Soins spécifiques

Les prématurés extrêmes et grands prématurés sont accueillis en service de réanimation néonatale. Ils sont ensuite orientés vers les soins intensifs, puis en service de néonatalogie quand leur état de santé est stable.

Soutien aux parents

La prématurité bouleverse la façon dont la parentalité se construit après la naissance. Le raccourcissement inattendu de la durée de la grossesse impacte une période au cours de laquelle l’attachement naît et grandit. Après la naissance, l’hospitalisation de l’enfant, la séparation d’avec sa mère imposée par les soins, et sa grande fragilité influencent le processus d’attachement et celui de parentalité au sein du couple. De leur côté, les parents peuvent en effet souffrir d’inquiétude, de culpabilité, d’anxiété ou de dépression et d’un sentiment d’isolement par rapport à la situation vécue. Ces difficultés peuvent impacter la qualité de la relation entre les parents et leur enfant.

tags: #Accouchement #petit #fils #déroulement

Articles populaires:

Share: