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31 bd Charonne: Accès aux soins et mémoire d'un événement historique

L'adresse 31 boulevard Charonne à Paris évoque à la fois l'accès aux soins de santé, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive, et un événement historique tragique survenu au métro Charonne. Cet article explore ces deux aspects.

Accès aux soins de santé au 31 bd Charonne et ailleurs

La recherche d'une adresse pour le dépistage du VIH, d'une IST ou d'une hépatite peut mener vers un CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic). Dans ces centres, les dépistages du VIH, des IST et des hépatites sont gratuits.

Services proposés

De nombreux services sont disponibles, souvent sur rendez-vous, pour répondre aux besoins spécifiques de chacun :

  • Consultations PrEP : Sur rendez-vous via Doctolib.
  • Suivi VIH et Hépatites B et C : Sur rendez-vous.
  • Vaccination : Sur rendez-vous.
  • IVG médicamenteuse, pose ou retrait de stérilet : Prise de rendez-vous sur Doctolib.

Dépistage et Traitement Post-Exposition (TPE)

  • Dépistage sans RDV : Lundi, mardi, jeudi et vendredi de 13h à 16h30 (ouverture des portes à 12h45), mercredi de 9h à 12h15 et de 13h à 16h30. Il est conseillé de se présenter au moins 40 minutes avant la fermeture.
  • TPE (Traitement Post-Exposition) : Sans rendez-vous, aux mêmes horaires que le dépistage.

Consultations spécialisées

  • Consultation en Infectiologie sans RDV : Du lundi au vendredi à 8h30, sauf jours fériés.
  • Consultations sur RDV : Dépistage des IST, initiation et suivi PrEP, dermatologie (en lien avec la santé sexuelle uniquement).
  • Consultations Voyage sur RDV.
  • Consultations de suivi VIH sur RDV.

Vaccination et AES

  • Vaccination Mpox sur RDV : Mardi et vendredi après-midi.
  • AES (à l'Hôpital de Jour) : Du lundi au vendredi de 9h à 17h.
  • AES : Du lundi au vendredi de 9h à 17h.

Autres informations importantes

  • La prise de RDV se fait souvent via Doctolib.
  • Le TPE est accessible aux heures ouvrables.
  • Pour une mise sous traitement rapide, il est conseillé de prendre RDV.

Accès aux soins pour les personnes en situation précaire

L'AME (Aide Médicale de l'État) permet aux personnes étrangères en situation irrégulière et précaire d’accéder aux soins. Elle consiste en une prise en charge à 100% des soins médicaux et hospitaliers, en cas de maladie ou de maternité, dans la limite des tarifs de la Sécurité Sociale. Elle s'adresse aux étrangers en situations irrégulière résidant en France depuis plus de trois mois et dont les ressources ne dépassent pas un certain niveau. Ils doivent remplir un formulaire de l'Assurance maladie qui comprendra également une déclaration de ressources.

L'hôpital public a vocation à recevoir toutes les personnes se présentant pour les soins. Des professionnels médicaux et sociaux sont à votre écoute et proposent à titre gratuit : un accueil adapté pour les personnes en difficulté, des consultations de dépistage et de prévention, des informations, des conseils, une orientation médicale et sociale.

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Autres centres de santé

Plusieurs autres centres de santé à Paris offrent une variété de services médicaux et sociaux :

  • Centre médical et dentaire Marcadet : 22, rue Marcadet. Offre médecine générale et spécialisée, soins infirmiers, soins des pieds, soins dentaires et IVG médicamenteuse.
  • Centre de santé médical et dentaire Association Marie-Thérèse : 3 rue Romy Schneider. Propose accueil médical et dentaire avec accès pour personne à mobilité réduite.
  • Centre hospitalier Maison Blanche : Centre de soins traitant toutes les dépendances, gratuit et anonyme, ouvert toute l'année.
  • Centre La Terrasse et Unité de méthadone : 222-224 rue Marcadet.
  • Espoir Goutte d'Or (EGO) : 13, rue Saint-Luc. Accueil, évaluation de la dépendance, consultations médicales, accompagnement social et traitements spécifiques pour les adultes majeurs, usagers de crack et polytoxicomanes en errance.
  • Sleep-In Association SOS Drogue International : 61, rue Pajol. Consultation médicosociale et juridique et distribution gratuite de matériel de réduction des risques.
  • Centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) : Pour les hommes et femmes majeurs toxicomanes en grande précarité.
  • Interloque : Pour les personnes en souffrance psychologique ayant des problèmes sociaux.

Accès à l'alimentation et à l'hygiène

Pour les personnes ayant besoin d'un repas complet, des adresses de distribution de colis-repas et de lieux de restauration sont disponibles à Paris. Les structures de la Ville de Paris nécessitent de se rendre dans l'une des quatre permanences sociales d'accueil. Les restaurants solidaires du Centre d'action sociale de la Ville de Paris (CASVP) restent ouverts et offrent une restauration assise de qualité. Des épiceries sociales vendent des produits d'alimentation et d'hygiène. Pour les familles avec bébé jusqu'à 18 mois, une aide est disponible sur demande des travailleurs sociaux de la Ville de Paris et des maternités de Paris. De plus, la plupart des parcs et jardins parisiens sont équipés de fontaines d'eau potable. Des bains-douches sont disponibles pour les femmes en situation de grande précarité.

La tragédie du métro Charonne

Le 8 février 1962, le boulevard Charonne fut le théâtre d'une violente répression policière lors d'une manifestation contre l'Organisation armée secrète (OAS), le bras armé clandestin des ultras de l'Algérie française. Cette manifestation, organisée à l'appel de la CGT, de l'Unef et du Parti communiste (PCF), rassembla des milliers de personnes.

Le déroulement des événements

Vers 19h30, boulevard Voltaire, alors que la foule commençait à se disperser, les forces de l'ordre bloquèrent l'accès à la place de la Nation. La police chargea, utilisant des matraques et des gaz lacrymogènes. La panique s'ensuivit, et de nombreux manifestants cherchèrent refuge dans la station de métro Charonne.

Maryse Tripier, présente ce jour-là, témoigne de la violence de la scène : "Ecrasée sous un magma humain métro Charonne à Paris, Maryse Tripier n'a qu'une obsession: respirer." Elle se souvient de la peur, de la foule qui la précipita dans les escaliers du métro, et de sa chute. "Il y avait les marches, quelqu'un, et moi. Et puis après beaucoup de gens au-dessus, et du sang. J'avais peur qu'ils m'étouffent".

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Le bilan de la répression

La répression fit neuf morts, dont la plus jeune avait 16 ans, et des dizaines de blessés. Les "bidules", ces manches de pioches brandies par la police, frappèrent les manifestants. Des grilles d'arbre en fonte furent également utilisées comme armes.

Après le calme revenu, des dizaines de chaussures et des tâches de sang témoignaient de la violence de la répression. Maryse Tripier fut extirpée des marches du métro, hagarde.

La mémoire de Charonne

Les funérailles des manifestants tués rassemblèrent des centaines de milliers de personnes. Cependant, la vérité sur les événements fut longtemps occultée.

Selon Emmanuel Blanchard, maître de conférences en sciences politiques, le président Charles de Gaulle ne voulait pas que l'indépendance de l'Algérie soit "arrachée par la rue". Maurice Papon, préfet de police, devait "tenir la rue".

Maryse Tripier, malgré les séquelles physiques et morales, continue de réclamer la reconnaissance de ce "crime d'État".

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Charonne et le 17 octobre 1961

Pendant des années, Charonne a occulté la répression de la manifestation d'Algériens du 17 octobre 1961. La mémoire de cet événement était "difficile à porter" en raison de la "dissimulation de l'État" et du fait qu'elle était celle d'une "organisation clandestine, qualifiée de terroriste par l'État français".

Le PCF, principal parti de l'époque, a pu mobiliser la société et proposer un récit qui replace les "martyrs de Charonne" dans l'histoire du mouvement ouvrier. Cependant, "l'affaiblissement progressif de la mémoire rouge" a contribué à reléguer Charonne dans l'oubli.

Les événements du 17 octobre ont fait leur apparition dans les manuels scolaires dans les années 1990.

tags: #31 #bd #charonne #maternités

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