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Les prises de position de Joachim Son-Forget sur la PMA et son parcours politique

Joachim Son-Forget, né Kim Jae Duk, est une figure politique française dont le parcours est marqué par des prises de position parfois controversées, notamment sur des questions de bioéthique comme la procréation médicalement assistée (PMA). Son parcours politique l'a mené du Parti socialiste à La République en marche (LREM), avant de fonder son propre parti, témoignant d'une indépendance d'esprit et d'une volonté de défendre ses convictions.

Un parcours politique atypique

Joachim Son-Forget a débuté sa carrière politique au sein du Parti socialiste avant de rejoindre La République en marche dès sa création en avril 2016. En 2017, il est élu député représentant les Français établis en Suisse et au Liechtenstein. Son passage chez LREM est cependant de courte durée, puisqu'il quitte le parti en 2018 à la suite de plusieurs polémiques. Il fonde alors son propre mouvement politique, initialement appelé « Je suis français et européen », puis « Valeur absolue », illustrant sa volonté de tracer sa propre voie sur la scène politique.

La PMA : une question de respect de la nature ?

L'une des prises de position les plus marquantes de Joachim Son-Forget concerne la PMA. Interrogé par Grégoire Canlorbe, il explique que son approche se distingue de celle des partis pro-vie, car elle ne repose pas sur une discrimination envers les personnes homosexuelles souhaitant élever un enfant. Son argument principal est que "la nature a fait que deux hommes ensemble ou deux femmes ensemble ne peuvent pas donner la vie, et je pense qu’il faut savoir respecter la nature en l’occurrence."

Il nuance toutefois son propos en reconnaissant que l'humanité a su "dépasser la nature dans divers domaines", citant les progrès de la médecine moderne qui ont considérablement réduit la mortalité infantile, ou encore les avancées technologiques en matière de transport et de communication. Cependant, il estime que "tout cela est sans commune mesure avec le fait de vouloir dépasser la nature dans le domaine de la gestation."

Son-Forget insiste sur le fait que son point de vue n'est pas motivé par l'homophobie, affirmant qu'il ne voit "rien à redire à confier des orphelins à des couples homosexuels, bien au contraire !"

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La famille comme modèle économique traditionnel

Interrogé sur sa vision de la famille, Joachim Son-Forget souligne qu'elle constitue "le modèle économique traditionnel de la survie dans une situation précaire." Il explique que pour les personnes "désargentées, et qui vivent dans l’angoisse d’une coupure du courant ou d’un interdit bancaire, se marier était - et pourrait encore être - l’occasion de fonder une tribu dont les membres subviendront aux besoins les uns des autres et s’apporteront assistance, réconfort, et solidarité."

Il aborde également la question de la responsabilité individuelle, soulignant que "dans un monde soumis à des déterminismes biologiques ou sociaux comme le nôtre, il est un peu illusoire d’appeler les gens à « prendre leurs responsabilités »." Il fait référence à l'épigénétique, qui montre comment "des traits acquis comme la violence peuvent être rendus héritables."

L'Asie de l'Est : affinités culturelles entre la France et la Corée

Questionné sur le pays d'Asie de l'Est dont la culture se rapproche le plus de celle de la France, Joachim Son-Forget évoque le rapprochement opéré par Lévi-Strauss entre la France et le Japon, soulignant "un goût analytique et un esprit critique s’exerçant dans tous les registres du sentiment et de la sensibilité" chez les Japonais, faisant écho au "don d’analyse et [à] la critique systématique" des Français.

Il estime cependant que "les Français me semblent tout de même plus proches des Coréens pour ce qui est du tempérament." Il attribue cette différence au caractère insulaire des Japonais, qui les aurait conduits à développer "une culture du déni de soi", avec "une esthétique épurée et un éloge de la belle mort", ainsi qu'un "sens de l’honneur [qui] les pousse à taire leurs aspirations individuelles… et à sauver les apparences en se réfugiant dans l’hypocrisie." À l'inverse, il considère qu'"avoir une personnalité extravertie et forte en gueule est bien plus commun parmi les Coréens que cela ne l’est pour les Japonais."

Il note toutefois un point commun entre les aristocraties européennes (dont française) et japonaises d'antan, qu'il qualifie d'"esprit universaliste", consistant à "acquérir la maîtrise d’un très grand nombre, virtuellement universel, de disciplines", comme "manier la plume et l’épée" ou "exceller dans la guerre, ainsi que dans la peinture, la littérature, la physique, la philosophie, l’ingénierie, ou la médecine."

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La critique du modèle politique français et européen

Joachim Son-Forget exprime des réserves quant au fonctionnement de l'Union européenne et de la politique française. Il critique "le préjugé latent que l’identité européenne prime sur les appartenances nationales", estimant que "les peuples qui habitent l’Europe sont - et se sentent - des Anglais, des Italiens, des Français, ou des Polonais, avant d’être des Européens." Il plaide pour "respecter l’empilement des identités en partant du plus petit ensemble, la famille, la tribu, vers des ensembles de plus grande taille."

Il dénonce également "le socialisme si présent dans les formations d’énarque" en France, où "l’État est là, tout le temps, même quand il devrait s’abstenir et laisser faire le privé." Il critique "les administrocraties" que sont l'UE et la France, "aux mains de gens qui, à défaut de prendre des décisions fortes, et d’avoir une maîtrise scientifique des problèmes, commentent l’actualité à longueur de journée." Il oppose ce profil à celui de Donald Trump, qu'il décrit comme un "entrepreneur extrêmement libre et direct dans sa parole, extrêmement habile et surprenant dans sa façon de faire."

La défense de l'humanisme occidental face aux totalitarismes

Joachim Son-Forget insiste sur "la défense de l’humanisme occidental face aux totalitarismes", définissant l'humanisme comme "l’attachement à des valeurs comme l’égalité en droit et le souci de permettre le développement optimal de tout un chacun, quelle que soit son origine sociale ou ethnique." Il met en garde contre "les dérives pseudo-humanistes que sont le féminisme poussé à l’extrême, ou l’octroi de droits aux animaux."

Il critique "le retrait géopolitique du Japon, qui n’en finit pas de faire repentance pour ce dont il n’a pas envie de s’excuser", ainsi que "les prétentions hégémoniques de la Corée du Nord", qui bénéficie du soutien de la Chine.

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tags: #texte #PMA #député #coréen

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