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Taille Moyenne des Enfants de 13 Ans : Garçons et Filles

La croissance est un processus complexe influencé par la génétique, les hormones et l'environnement. Comprendre les étapes du développement staturo-pondéral chez les enfants, particulièrement à l'âge de 13 ans, est essentiel pour assurer un suivi adéquat et détecter d'éventuels problèmes de croissance. Cet article aborde les aspects clés de la taille moyenne chez les garçons et les filles de 13 ans, en tenant compte des évolutions récentes et des facteurs qui influencent la croissance.

Évolution du poids et de la taille des enfants : les nouvelles courbes de croissance

Les études récentes confirment l’évolution du poids et de la taille des enfants. Il est important de noter que, contrairement à une idée répandue, les tailles définitives moyennes sont restées quasi-stables, tant chez les garçons (+ 0,25 DS) que chez les filles (+ 0,2 DS). Cependant, on observe une augmentation des tailles dans l’enfance (+ 1 DS) jusqu’à la période pubertaire, où les valeurs se rapprochent de celles des anciennes courbes.

L'utilisation des nouvelles courbes de croissance présente l’avantage de mieux dépister les enfants nécessitant une prise en charge de leur petite taille, permettant ainsi l’identification d’une situation pathologique et une intervention adaptée.

Évolution du poids : les nouvelles courbes

Côté poids, les nouvelles courbes montrent, à 18 ans, une augmentation médiane du poids pour les garçons (+ 2,7 kg) et pour les filles (+ 3,4 kg). Les courbes de poids et de taille divergent entre garçons et filles entre 0 et 3 ans, idem pour les courbes de périmètre crânien, d’où leur individuation. Quant à la surveillance du surpoids, elle est basée sur les nouvelles courbes d’IMC.

Taille cible : un élément essentiel à prendre en compte

Lors de la prise en charge d’un problème de croissance, la taille cible est l’un des éléments essentiels à considérer. Cette taille cible n’est pas la taille prédictive, elle correspond à l’ordre de grandeur : (Taille du père + taille de la mère + 13 cm (garçon) ou - 13 cm (fille)) / 2.

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Toute différence de plus de 1,5 DS entre la taille cible et la taille de l’enfant doit attirer l’attention. Sur les courbes du carnet de santé, il est conseillé de noter la valeur de la taille cible.

Le gain statural observé à la puberté

Les caractères sexuels apparaissent en moyenne à 11,5 ans chez la fille et à 12,5 ans chez le garçon. Le premier signe est le bourgeon mammaire chez la fille, l’augmentation du volume des testicules chez le garçon. Le gain statural annuel passe de 5 cm avant la puberté à 7 à 9 cm durant le pic de croissance pubertaire. L’âge moyen à la survenue de ce pic est de 12 ans chez la fille et de 14 ans chez le garçon.

Le nombre total moyen de centimètres pris entre le début de l’accélération staturale pubertaire et la taille adulte est de 25 cm chez la fille et de 28 cm chez le garçon. Il représente 16%(11 à 21 %) de la taille adulte. Le nombre total moyen de centimètres pris entre la première menstruation et la taille adulte est de 7 cm lorsque la première menstruation survient à 13 ans. Il varie de 3 à 14cm et il est d’autant plus grand que les premières menstruations surviennent plus tôt.

Aspects cliniques de la puberté

L’évaluation du développement des caractères sexuels et du volume des testicules ainsi que le suivi de la courbe de croissance staturo-pondérale font partie de l’examen clinique de l’enfant et de l’adolescent. La puberté s’exprime sur le plan clinique par un développement des caractères sexuels et par une accélération de la vitesse de croissance staturale. Elle conduit à l’acquisition des fonctions de reproduction.

Étapes de l’activation pubertaire

Le phénomène initiateur de la puberté est mal compris. Le début de la puberté est secondaire à une activation et/ou à une désinhibition de l’hypothalamus (une glande dans le cerveau). Cela induit des activations successives de l’antéhypophyse (une autre glande dans le cerveau), des gonades (ovaires, testicules) puis des tissus cibles périphériques. Des phénomènes de rétrocontrôle existent entre chacune des étapes.

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Biologie de la puberté : un aperçu

L’hypothalamus sécrète de manière pulsatile de la « luteinizing hormone-releasing hormone» (LH-RH, appelée aussi LRF ou GnRH). L’augmentation de LH-RH induit une augmentation de la sécrétion de gonadotrophines (« luteinizing hormone>> [LH] et « folliculo-stimulating hormone» [FSH] ) par l’antéhypophyse et des changements de leur pulsatilité. Les gonadotrophines sont sécrétées de manière pulsatile. Le début de la puberté correspond à une amplification du rythme circadien des gonadotrophines et en particulier de la LH.

La réponse des gonadotrophines au test à la LH-RH se modifie avec une réponse prédominante de la LH par rapport à la FSH. Le rapport entre pic de LH el pic de FSH est un bon indicateur du niveau d’activation hypothalamo-hypophysaire : il est contemporain d’une puberté en cours s’il est supérieur à 0,6 chez la fille et à 2 chez le garçon.

L’augmentation de la sécrétion de LH et de FSH induit un développement des gonades. Chez le garçon, l’augmentation de FSH induit un développement des tubes séminifères et l’augmentation de LH induit une stimulation des cellules de Leydig et une augmentation de la testostérone. Ainsi, les gonades augmentent leur sécrétion de stéroïdes sexuels, testostérone par les testicules chez le garçon et estradiol puis progestérone par les ovaires chez la fille. Ce phénomène est appelé « gonadarche ».

Les surrénales interviennent dans le développement de la pilosité sexuelle en augmentant leur sécrétion de déhydro-épiandrostérone (DHA). Ce phénomène appelé << adrénarche» débute avant la « gonadarche» vers l’âge de 8 ans chez la fille et de 10 ans chez le garçon. IL est probablement contrôlé par un facteur central, différent de LH, d~ FSH et de l’hormone antéhypophysaire qu contrôle la sécrétion de cortisol (ACTH).

Développement des caractères sexuels secondaires

Les caractères sexuels apparaissent dans 95 % des cas entre 8 et 13 ans (moyenne 11,5 ans) chez la fille et entre 9 et 14 ans (moyenne 12,5 ans) chez le garçon. Le développement des caractères sexuels secondaires est coté de 1 à 5, le stade 1 correspondant à l’aspect pré pubère et le stade 5 au développement complet adulte. Il y a des variations de l’âge du début de la puberté d’un enfant à l’autre, mais la séquence d’apparition des caractères sexuels secondaires est en règle générale respectée.

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Chez la fille, le premier signe est le développement d’un bourgeon mammaire accompagné ou suivi de l’apparition d’une pilosité pubienne. Chez le garçon, l’augmentation du volume testiculaire est le premier signe repérable. La pilosité axillaire apparaît 12 à 18 mois plus tard. L’intervalle moyen entre le début du développement des seins et la survenue des premières règles est de 2,2 ans. Celles-ci deviennent cycliques après 1 à 2 ans et les premiers cycles sont anovulatoires.

Chez le garçon, le signe qui indique le démarrage pubertaire est l’augmentation du volume des testicules. Elle témoigne du développement des tubes séminifères.

Micropénis : dépistage et prise en charge

Dépister dès la naissance un micro-pénis fait partie du rôle du pédiatre. Le micropénis est défini par une mensuration du pénis inférieure à 2 DS par rapport à la moyenne pour l’âge. Ainsi, en période néonatale, chez un enfant à terme si le pénis mesure moins de 2,5 cm on parle de micropénis.

Dans l’enfance, il est intéressant de noter que l’allongement du pénis est modeste entre l’âge de 5 ans et le début de la puberté. Ces enfants doivent bénéficier, après explorations, d’un traitement par testostérone retard en vue d’allonger le pénis. L’association d’un micropénis avec une anomalie de développement des organes génitaux externes amène à évoquer la situation d’une anomalie de développement des organes sexuels et à réaliser des explorations plus complexes. En période néonatale, la mise en évidence d’un micropénis impose une surveillance attentive de la glycémie, et d’une bilan adapté.

Développement des testicules

Les testicules pré pubères mesurent environ 2 cm par 1 cm et des dimensions testiculaires supérieures à 3 cm par 2 cm indiquent une activation de l’axe hypothalamo-hypophysotesticulaire. La sécrétion de testostérone contribue, avec les hormones surrénaliennes, au développement de la pilosité sexuelle. Elle induit une augmentation des dimensions de la verge, des érections et une mue de la voix. Il est fréquent d’observer, au cours de la puberté, une intumescence mammaire appelée gynécomastie. Celle-ci, parfois douloureuse, est le plus souvent transitoire.

Croissance pubertaire : vitesse et hormones

La vitesse de croissance staturale s’accélère à la puberté. La différence de taille adulte est de 13 cm entre les garçons et les filles. Cette différence vient essentiellement du fait que le pic de croissance pubertaire survient plus tôt et est moins ample chez la fille que chez le garçon. La taille adulte est atteinte en moyenne à 16 ans chez la fille et à 18 ans chez le garçon.

La taille adulte résulte de l’équilibre entre deux processus au niveau des cartilages de croissance, croissance et maturation, aboutissant à leur fermeture par fusion épiphysaire. Les œstrogènes ont un rôle majeur dans la maturation osseuse et ce dans les deux sexes.

Hormones impliquées dans la croissance pubertaire

Trois hormones augmentent à la puberté : les stéroïdes sexuels, l’hormone de croissance (GH) et « insulin like growth factor I» (IGFI). Le rôle respectif et la séquence d’intervention des stéroïdes sexuels, de GH et de IGFI dans l’accélération de la vitesse de croissance à la puberté ne sont pas encore clairs.

L’âge osseux : un indicateur de maturation

L’âge osseux correspond pour un individu à l’âge réel de la majorité des individus de son sexe qui ont la même maturation squelettique. Pour le déterminer, la méthode la plus utilisée est celle de Greulich et Pyle. Elle utilise la radiographie de la main et du poignet gauches de face (un seul cliché).

L’apparition de l’os sésamoïde du pouce est un repère commode car elle est en général contemporaine du début de la puberté; elle correspond à un âge osseux de 11 ans chez la fille et d 13 ans chez le garçon. La prédiction de taille adulte se calcule, pour un enfant donné, à partir de sa taille et de son âge osseux.

La méthode la plus utilisée est celle de Bayley E Pinneau. La marge d’erreur est d’autant plu grande que l’enfant est plus jeune et que Ia différence entre les âges chronologique et osseux est grande. Quoiqu’il en soit, le suivi longitudinal de la prédiction de taille apport une information utile pour les indications thérapeutiques et le suivi.

Taille et poids des enfants : repères et courbes de croissance

Tout comme chez les filles, la croissance d’un bébé garçon peut varier d’un enfant à l’autre. Certains grandissent plus vite, d’autres prennent leur temps - et c’est parfaitement normal. Les courbes de taille et de poids vous donnent des repères utiles pour suivre son développement, mais elles ne remplacent pas l’avis d’un professionnel. Ces courbes officielles, mises à jour en 2018, sont celles utilisées aujourd’hui par les médecins lors du suivi médical des tout-petits.

Il est important d’évaluer le bon équilibre entre le poids et la taille d’un enfant. On utilise pour cela la courbe de croissance, qui permet de savoir si l’enfant se situe dans la moyenne ou s’il est en dessous ou au-dessus de la norme. Le calcul de l’IMC, ou indice de masse corporelle, permet aussi de vérifier le bon ratio taille/poids. Pour calculer l’IMC, on divise le poids (en kilos) par la taille au carré (en mètres). Contrairement aux adultes, lorsqu’on calcule l’indice de masse corporelle d’un enfant, on ne prend pas en compte le chiffre brut. Il convient de le comparer aux autres enfants du même âge sur une courbe de corpulence spécifique. Un IMC supérieur au 97e percentile indique par exemple un risque d’obésité. En dessous du 3e percentile, l’enfant peut être considéré en insuffisance pondérale. Cela permet de repérer précocement des déséquilibres et d’agir à temps.

Quand s'inquiéter de la courbe de croissance ?

Une courbe de croissance suit normalement une trajectoire régulière au fil du temps. Ce qui compte, ce n’est pas d’être dans la moyenne pile, mais de rester cohérent sur la durée. Certains enfants sont petits, d’autres grands, mais leur courbe suit généralement une belle progression. En revanche, certains signes doivent alerter :

  • La courbe se stabilise ou stagne pendant plusieurs mois.
  • L’enfant change brutalement de couloir sur la courbe (par exemple, il passe sous la ligne des -2 DS).
  • Il y a une cassure de la courbe, avec une perte soudaine de centimètres ou un gain très inférieur à la normale.
  • Il ou elle présente d’autres symptômes : fatigue, perte d’appétit, puberté absente ou retardée, douleurs osseuses ou amaigrissement.

Dans ces cas, il est important d’en parler à votre médecin traitant ou pédiatre. Il pourra vérifier s’il s’agit simplement d’un décalage constitutionnel (certains enfants grandissent plus tard) ou s’il faut envisager des examens complémentaires (bilan hormonal, test de l’âge osseux…).

Ce qui compte, c’est la régularité de la croissance, pas la comparaison avec les autres. Si vous avez un doute, mieux vaut consulter pour être rassuré(e) et accompagner au mieux le développement de votre enfant.

Poussées de croissance chez les filles et les garçons

Le corps des filles connaît plusieurs phases de croissance, avec des rythmes différents selon l’âge. Voici les principaux pics de croissance à connaître, de la naissance à l’adolescence :

  • De la naissance à 1 an : la croissance la plus rapide.
  • Vers 5 - 6 ans : un deuxième pic discret côté taille et poids mais réel.
  • Entre 10 et 12 ans : le grand pic de la puberté.

Comme chez les filles, les garçons connaissent plusieurs phases clés de croissance tout au long de leur enfance. Certaines sont spectaculaires, d’autres plus progressives :

  • De la naissance à 1 an : une croissance fulgurante.
  • Entre 5 et 6 ans : une poussée de transition.
  • Entre 12 et 15 ans : le grand pic de croissance pubertaire.
  • Jusqu’à 18 ans (parfois plus) : la croissance se prolonge.

Poussée de croissance à l'adolescence

L’enfant grandit dès sa naissance et pendant plusieurs années, de manière régulière et assez linéaire. Mais c’est pendant l’adolescence qu’il grandit le plus, pour ensuite atteindre sa taille adulte.

Le moment de la poussée de croissance de l’ado est variable : l’enfant peut se mettre à grandir d’un coup dès l’âge de 10 ou 11 ans, ou seulement vers 16 ou 17 ans. Les garçons présentent généralement un poids et une taille supérieurs à ceux des filles.

La poussée de croissance chez l’ado a lieu :

  • chez les garçons : entre 12 et 16 ans (généralement autour de 13,5 ans). Pendant l’année où le pic de croissance est le plus important, les garçons grandissent d’environ 10 centimètres. Ils s’arrêtent généralement de grandir vers 16 ou 17 ans, parfois plus tard. À la fin de leur croissance, les garçons mesurent entre 162 cm et 190 cm (avec une taille moyenne de 176 centimètres).
  • chez les filles : entre 9,5 et 13,5 ans (généralement autour de 11,5 ans). Pendant leur année de croissance maximale, elles grandissent d’environ 9 centimètres. Les filles s’arrêtent généralement de grandir plus tôt que les garçons, entre 14 et 16 ans. Elles mesurent alors entre 152 cm et 177 cm (avec une taille moyenne de 164 centimètres).

Facteurs influençant la croissance

La variété des tailles chez les êtres humains s’explique par la diversité génétique des populations. La taille adulte dépend aussi des conditions de vie pendant la croissance. Ces conditions de vie se sont améliorées (alimentation plus riche et santé globalement meilleure) ; la croissance des individus s’est modifiée. La période de l'adolescence est particulièrement importante pour la taille qu'on aura adulte, puisque c'est la période du pic de croissance (+ 20 à 30 cm sur 3 à 4 ans), avant l'arrêt complet, vers 18-19 ans.

Optimiser la croissance : hygiène de vie

La règle de base est d’avoir une bonne hygiène de vie : manger sainement et équilibré, dormir suffisamment (car l’hormone de croissance est sécrétée en partie pendant le sommeil), ne pas consommer de toxiques (de tabac en particulier car il influe sur la croissance). Toute inquiétude sur la croissance justifie d’aller voir son médecin. Il saura te rassurer et répondre à tes questions.

Alimentation adaptée et équilibrée

L’alimentation de l’adolescent joue un rôle important dans son développement et sa croissance, et son organisme a besoin de certains nutriments en plus grande quantité. Pour bien grandir et rester en bonne santé, l’adolescent doit conserver une alimentation saine, variée et équilibrée. Il doit continuer à consommer suffisamment de fruits et légumes, et toujours limiter les aliments trop gras, trop sucrés et trop salés.

Les nouveaux besoins de l’adolescent nécessitent aussi un apport supplémentaire en fer et en calcium. Un bon apport en calcium et en vitamine D est aussi indispensable pour fortifier les os de l’adolescent en pleine croissance, et pour l’aider à se construire un squelette solide. Il faut enfin veiller à limiter la consommation de graisses cachées et d’alcool pendant l’adolescence, et à éviter le grignotage.

Sommeil et activité physique

Pour faire face aux besoins de son organisme lors de sa poussée de croissance, l’ado doit également bien dormir et faire du sport. Essentielle pour le bon développement de l’organisme (fortification des os, développement de la masse musculaire, oxygénation des tissus…), l’activité physique a aussi un impact positif sur la santé mentale.

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