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Stars et FIV : Un parcours vers la maternité semé d'embûches

Même si le sujet reste tabou pour certains, de plus en plus de stars évoquent publiquement leurs difficultés à avoir un enfant, que ce soit à cause de leur parcours de vie ou de problèmes d'infertilité. Il n'est pas rare qu'avant de se tourner vers l'adoption ou le choix d'une mère porteuse, elles tentent la procréation médicalement assistée (PMA). La PMA, c'est demander un coup de pouce à la science pour réussir à tomber enceinte. Certaines célébrités n'ont pas hésité à parler librement de leur maternité réussie grâce à la PMA. Michelle Obama l'a ainsi confié dans ses mémoires, Kim Kardashian y a eu recours après une première grossesse "naturelle", Amy Schumer documente carrément son parcours sur Instagram, tandis que Courteney Cox ne remerciera jamais assez la science de lui avoir permis de devenir mère.

Toutefois, même la PMA n'est pas un passeport assuré pour la maternité. Plusieurs stars ont dû essuyer de nombreux échecs avant de parvenir à donner la vie. Alors qu'en France, la loi promettant la PMA pour toutes (soit l'ouverture aux femmes célibataires ou homosexuelles) doit être à nouveau discutée cet été à l'Assemblée, découvrez ci-dessous notre article sur ces stars qui ont eu recours à la procréation médicalement assistée.

Le recours croissant à la PMA chez les célébrités

À Hollywood, les stars sont de plus en plus nombreuses à choisir de devenir mères plus tard. Cameron Diaz a annoncé la naissance de son fils Cardinal Madden à 51 ans, sans préciser si elle a eu recours à la médecine comme pour son aînée Raddix, née en 2019 grâce à une mère porteuse (GPA). Naomi Campbell a écrit en juin 2023, alors âgée de 53 ans, qu'« il n’est jamais trop tard pour devenir mère » en annonçant la naissance de son deuxième enfant. Hillary Swank, qui attendait des jumeaux à 48 ans, a inondé son compte Instagram de photos de son beau ventre arrondi tout le long de sa grossesse en 2023.

Ces grossesses tardives véhiculent des représentations qui induisent une méconnaissance de la situation de la fertilité et une méconnaissance de la technique d’assistance médicale à la procréation (AMP). Les gens pensent qu’avec l’AMP, ça va être simple. Virginie Rio, fondatrice du collectif Bamp, une association de patients de l’assistance médicale à la procréation et de personnes infertiles, souligne ce point. S’il est possible de tomber spontanément enceinte après 45 ans - Virginie Efira en est la preuve -, la réalité est souvent plus cruelle. Il est important de zoomer sur le contrechamp de ces photos ultra-glamours qui véhiculent des fausses croyances sur la fertilité et les exploits de la médecine.

Fertilité après 40 ans : une réalité complexe

De plus en plus de femmes décident de fonder une famille après 38 ans. Mais plus une femme attend, plus c’est difficile pour certaines. « À partir de 38 ans environ, l’appauvrissement de la réserve ovarienne s’accentue. Les capacités reproductives cessent plusieurs années avant la ménopause, qui survient vers 50 ans […]. Ainsi, la fécondabilité (la probabilité de concevoir) par cycle est estimée […] à 6 % à 40 ans », selon le Rapport sur les causes d’infertilité mené par Professeur Samir Hamamah et Salomé Berlioux en 2022. C’est loin de marcher en claquant des doigts.

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Virginie Rio reprend : « Toujours utiliser l’exemple positif pour dire, vous voyez ça marche, est problématique. Oui, ça marche pour certaines femmes qui sont peu nombreuses. Mais mettre cette représentation occulte toutes celles et ceux pour qui ça ne marche pas et qui sont plus nombreux ».

Contrairement aux idées reçues, la médecine est très loin d’être une magicienne. Selon le même rapport, « au-delà de 38 ans, les résultats de la fécondation in vitro (FIV), [qui consiste à reproduire en laboratoire la rencontre entre l’ovocyte et le sperme], sont insatisfaisants, et ils sont en outre impactés par un taux de fausse couche pouvant atteindre 40 % ». Les taux d’accouchement par cette technique sont d’environ 13 % à 38/39 ans, 6 % à 40/42 ans et 2,5 % à 43 ans et plus, selon les chiffres de l’Agence de biomédecine (ABM 2020). On est loin de la solution miracle.

La France : des marges de progression en matière de PMA

« En France, quand on dit 25 % de réussite en moyenne, on dit 75 % d’échecs, et pourquoi 75 % d’échec ? On a une marge d’amélioration à mettre en œuvre, analyse Virginie Rio. On peut commencer à 30 ans un parcours d’AMP et ne pas l’avoir fini à 40 ans. Il faut optimiser certains aspects ».

Contrairement à d’autres pays comme l’Espagne ou les Etats-Unis, de nombreux tests sur l’embryon et sur les patients ne sont pas systématiquement réalisés en France, voire sont interdits par la loi. A titre d’exemple, la médecine n’a pas le droit de faire le diagnostic préimplantatoire à la recherche d’aneuploïdies (anomalies chromosomiques), ou DPI-A, utilisé dans la plupart des pays européens. Il permet de détecter les anomalies du nombre de chromosomes dans une à deux cellules de l’embryon. Il optimise les chances de grossesse dans le cadre d’une FIV en vérifiant le potentiel implantatoire de l’embryon.

En France, on transfère (déposer dans l’utérus de la femme) des embryons qui n’ont aucune chance de mener à une grossesse. Les couples font face à des échecs répétés et évitables. Sans parler du risque de subir une interruption médicale de grossesse (IMG) en cas d’anomalies chromosomiques.

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Les limites d'âge et les alternatives à l'étranger

Difficile de copier Naomi Campbell ou Cameron Diaz en France. A 50 ans, la médecine française ne permet pas à une femme de réaliser une FIV, ni même d’accueillir un embryon réalisé à partir des gamètes de donneurs. Plus rien n’est possible, sauf une grossesse spontanée, mais « à 50 ans, les chances de tomber enceinte de manière naturelle sont proches de zéro », rappelait le gynécologue-obstétricien François Olivennes, sur Europe 1 en 2016.

« L’assistance médicale à la procréation peut être réalisée jusqu’à son 45e anniversaire chez la femme, non mariée ou au sein du couple, qui a vocation à porter l’enfant. Jusqu’à son 60e anniversaire chez le membre du couple qui ne portera pas l’enfant », selon le site Service public. La question de la mère porteuse n’est pas une option non plus, car la loi de bioéthique ne le permet pas.

Après 45 ans, une femme peut toutefois se rendre à l’étranger (Espagne, Belgique, République tchèque…) pour réaliser une PMA, en général une FIV avec les ovocytes et le sperme de donneurs, ou carrément faire appel à une mère porteuse dans un pays qui autorise la pratique de la GPA.

Le témoignage poignant de Jennifer Aniston

Dans une interview au magazine "Allure", Jennifer Aniston, alors âgée de 53 ans, parle pour la première fois de ses tentatives infructueuses pour devenir mère. "J’ai tout tenté", explique-t-elle, confiant se sentir "soulagée" maintenant que la grossesse n’est plus une option.

Elle assure n’avoir "rien à cacher". Alors Jennifer Aniston fait le choix d’évoquer publiquement son combat pour devenir mère. Face aux fausses informations qui se sont propagées à une vitesse éclair ces dernières années, elle estime qu’elle "ferait aussi bien de dire la vérité". "J’ai l’impression de sortir d’hibernation", glisse-t-elle dans une interview vérité au magazine Allure. "J’ai passé tellement d’années à protéger mon histoire à propos de la FIV. Je suis si protectrice de ces parties de moi parce que j’ai le sentiment que je ne peux garder que très peu de choses pour moi", révèle-t-elle.

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En 2018, elle s'insurgeait déjà dans InStyle contre la pression mise aux femmes pour qu'elles deviennent mères. "Personne ne sait ce qui se passe en privé. Personne ne pense à quel point c'est un sujet sensible pour mon compagnon et moi-même", déclarait-elle, ajoutant : "ils ne savent pas ce par quoi je suis passée, médicalement ou émotionnellement". Mais sans en dire plus. Pour la première fois, la star de Friends évoque ses tentatives infructueuses de fécondation in vitro. Elle raconte "être passée par des moments très compliqués" entre la fin de la trentaine et la quarantaine. "J’ai essayé de tomber enceinte. Ç'a été un parcours difficile, le parcours pour faire un bébé", dit-elle. Alors que la journaliste qui l’interroge affirme qu’elle n’en avait "aucune idée", Jennifer Aniston répond que "personne ne s’en doutait".

"Toutes ces années de spéculation, encore et encore… C’était très difficile. Je suis passée par les FIV, je buvais des thés chinois. J’ai tout tenté. J’aurais tout donné si quelqu’un m’avait dit : 'Congèle tes ovules. Rends-toi service'. Vous n’y pensez juste pas. Donc me voilà aujourd’hui. C’est trop tard", reconnaît-elle. Mariée à Brad Pitt puis à Justin Theroux, l’actrice a souvent été au cœur d’articles de presse commentant son intimité. Elle dénonce notamment ceux qui la qualifiaient d’"égoïste" ne pensant qu’à sa carrière, et ceux aussi qui tentaient d’expliquer ses divorces par le fait qu’elle "ne voulait pas donner d’enfant" à ses époux. "C'étaient des mensonges absolus", insiste-t-elle.

Elle rappelle qu’en 2016, elle avait écrit une tribune sur le site du Huffington Post pour appeler les médias à arrêter leur obsession sur sa future grossesse et sur le corps des femmes en général. Aujourd’hui âgée de 53 ans, Jennifer Aniston est heureuse de pouvoir dire qu’elle n’a "aucun regret". "En fait, je ressens un petit soulagement parce que maintenant, il n’y a plus de 'Est-ce que je peux ? Peut-être. Peut-être. Peut-être'".

La GPA : une autre voie vers la parentalité

Si les procédures existent depuis les années 80, la Gestation pour autrui (GPA) reste illégale en France. Aux États-Unis cependant, où elle est autorisée, de plus en plus de célébrités font ouvertement appel à elle pour des raisons médicales ou pratiques, comme l'ont récemment révélé Chrissy Teigen et John Legend, pour avoir leur quatrième enfant.

Très coûteuse, la gestation pour autrui n'est cependant pas à la portée de tous, d'autant plus qu'elle n'est pas anodine et soulève des questions éthiques. Le principe : le sperme et les ovules des parents et/ou des donneurs sont utilisés pour créer des embryons, qui sont ensuite déposés dans la mère porteuse par fécondation in vitro (FIV). La femme enceinte n'utilise généralement pas ses propres ovules, et dans cette mesure, ne donne pas forcément naissance à un enfant dont elle est le parent biologique.

Exemples de célébrités ayant eu recours à la GPA

  • Chrissy Teigen et John Legend: Quelques mois après avoir donné naissance à une petite fille en 2023, Chrissy Teigen a révélé avoir accueilli un fils par le biais d'une mère porteuse. Le deuxième prénom de son fils, Alexander, est un clin d'œil au prénom de sa mère porteuse.
  • Paris Hilton et Carter Reum: Paris Hilton et son mari, Carter Reum, n'ont pas perdu de temps et ont entamé une GPA peu de temps après s'être mariés en 2021. Ils ont accueilli leur petit garçon en janvier 2023.
  • Kim Kardashian et Kanye West: Kim Kardashian a souffert d'un placenta accreta lorsqu'elle était enceinte de sa fille aînée North. Après avoir eu recours à une FIV, elle a fait appel à une mère porteuse pour les grossesses suivantes.
  • Rebel Wilson: Rebel Wilson a annoncé la naissance de sa fille, Royce, sur Instagram en novembre 2022, remerciant sa mère porteuse pour ce "cadeau extraordinaire".
  • Khloé Kardashian et Tristan Thompson: Khloe Kardashian a mis au monde sa fille, mais a fait appel à une mère porteuse pour son deuxième enfant.
  • Bryan Greenberg et Jamie Chung: L'actrice Jamie Chung a choisi de faire appel à la GPA après avoir été enceinte de jumeaux, parce qu'elle était « terrifiée à l'idée d'être enceinte à nouveau ».
  • Tyra Banks: Le mannequin a essayé de tomber enceinte via fécondation in vitro (FIV) pendant plus d'un an avant de se tourner vers une mère porteuse.
  • Nick Jonas et Priyanka Chopra: L'actrice a fait appel à une mère porteuse pour des « raisons médicales ».
  • Alec et Hilaria Baldwin: Quelques mois après la naissance de son sixième enfant, Hilaria Baldwin a accueilli son septième, une fille, par l'intermédiaire d'une mère porteuse.
  • Kristen Wiig et Avi Rothman: Kristen Wiig et Avi Rothman ont essayé la FIV avant d'opter pour une GPA.
  • Dwyane Wade et Gabrielle Union: Dans ses mémoires, l'actrice Gabrielle Union revient sur ses tentatives de grossesse par FIV, sur ses « innombrables » fausses couches, et explique que c'est son mari qui l'a persuadé de faire appel à une mère porteuse.
  • Matthew Broderick et Sarah Jessica Parker: Sarah Jessica Parker et son mari ont eu recours à une mère porteuse qui a donné naissance à des jumelles en juin 2009.
  • Neil Patrick Harris et David Burtka: Neil Patrick Harris et son mari David Burtka ont fait appel à une donneuse d'ovules anonyme afin de donner naissance à des jumeaux via GPA.
  • Jordana Brewster: Après plusieurs essais de FIV, Jordana Brewster et son mari de l'époque ont opté pour une GPA.
  • Jimmy Fallon et Nancy Juvonen: Jimmy Fallon et sa femme ont fait appel à une mère porteuse après avoir essayé d'avoir un bébé à plusieurs reprises.

Autres témoignages de célébrités sur les difficultés de conception

Bien que l'infertilité concerne de nombreuses femmes et de nombreux hommes, le sujet reste sensible et peu évoqué par les personnes concernées. La difficulté à donner la vie est souvent accompagnée de sentiments de honte et de culpabilité.

  • Rachel Bilson: En 2014, un an après la naissance de sa fille James Knight, la star d'Heart of Dixie avait publié un message touchant sur Instagram dans lequel elle racontait avoir eu des difficultés à concevoir un enfant, étant atteinte d'un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et d'endométriose non diagnostiqués.
  • Jaime King: Jamie King a expliqué son choix de se livrer sur un sujet si intime : "Je cachais ce que je traversais depuis si longtemps, et j'entends parler de tant de femmes qui vivent ce que j'ai vécu.
  • Meghan Markle: L'ex-actrice de Suits, est revenue sur le silence dans lequel les femmes se murent après une fausse couche, se sentant responsables. Selon elle, "le chemin de la guérison commence par trois mots simples, 'ça va ?'" et le fait de partager sa peine.
  • Lena Dunham: L'actrice et productrice Lena Dunham a décrit son parcours compliqué pour devenir mère via la fécondation in vitro, dans le magazine Harper's, revenant sur la manière dont la maternité est devenue une réelle obsession et comment la FIV a détruit son corps.
  • Lorie Pester: La chanteuse et actrice Lorie Pester, atteinte d'endométriose, a vécu un parcours du combattant pour avoir un enfant. En janvier 2019, elle a partagé son récit sur l'endométriose et la nécessité de la congélation ovocytaire.
  • Amy Schumer: Amy Schumer et son mari Chris Fischer ont accueilli leur fils de 8 mois, Gene, en mai dernier. En février, la comédienne a partagé un cliché, sous lequel qu'elle évoque avoir subi une ponction ovarienne.
  • Beyoncé: La chanteuse a répondu à la question d'un lecteur, lui demandant, si elle était déçue que son album Lemonade (sorti en 2016) n'ait pas reçu plus de récompenses. "Ensuite, j'ai eu Blue, et mon but dans la vie est devenu plus profond.
  • Demi Moore: En 2004, la star de Ghost âgée de 42 ans, attendait un enfant avec son fiancé de 16 ans son cadet. Elle s'est blâmée pour cet évènement, estimant que sa consommation d'alcool et de tabac antérieure en était la cause.
  • Anne Hathaway: En juillet 2019, Anne Hathaway a annoncé attendre son deuxième enfant sur Instagram, soulignant que tomber enceinte n'avait pas été une aventure simple pour elle et son mari Adam Shulman et s'étonnant du nombre de femmes qui vivent ces difficultés et à quel point cela peut être tacite.
  • Ingrid Chauvin: L'actrice de la série phare de TF1, Demain nous appartient, Ingrid Chauvin a toujours été transparente sur ses difficultés à concevoir un enfant avec son ex-conjoint Thierry Peythieu.
  • Chrissy Teigen: En septembre 2015, l'animatrice Chrissy Teigen s'est exprimée sur les problèmes de fertilité qu'elle a rencontré avec son époux John Legend.
  • Kim Kardashian: Peu de temps après avoir donné naissance à sa fille North, en 2013, Kim Kardashian a eu du mal à tomber enceinte son fils Saint, ayant souffert de complications liées au placenta accreta.
  • Tyra Banks: Âgée de 41 ans à l'époque, l'animatrice d'America's Next Top Model, a noté qu'en vieillissant le traitement était plus difficile à supporter, suppliant les téléspectateurs d'arrêter de demander aux femmes pourquoi elles n'ont pas encore eu d'enfants.
  • Courteney Cox: Courteney Cox a évoqué ses difficultés à mener une grossesse à terme, ayant subi plusieurs fausses couches avant de donner naissance à sa fille Coco.

Témoignages de Stars Françaises

  • Nicole Kidman: L’actrice Nicole Kidman a parlé de ses fausses couches et de ses problèmes de fertilité lors de sa relation avec Tom Cruise. Elle a eu recours à 3 FIV successives « à l’étranger parce que passé quarante-deux ans, en France, on n’a plus accès à cette méthode ».
  • Lorie Pester: Elle indique dans une interview « Aucun médecin ne nous prépare vraiment à ce que nous allons vivre.
  • Pamela Anderson: Alors en couple avec le footballeur Adil Rami ,elle déclara avoir fait une FIV en Espagne et : « Pas d’endométriose pour ma part, selon les cas les docteurs envisagent l’insémination ou la FIV. FIV direct pour moi. Premier essai, deux embryons, car il y avait le risque que l’un des deux ne tienne pas ».

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