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La marche sur la pointe des pieds chez l'enfant : Causes, complications et traitements

La marche sur la pointe des pieds, ou marche digitigrade, est un mode de locomotion caractérisé par l'absence de contact entre le talon et le sol. Si elle est fréquente chez les jeunes enfants, elle peut susciter des inquiétudes chez les parents lorsqu'elle persiste au-delà de l'âge de 3 ans. Cet article vise à explorer les causes potentielles de la marche sur la pointe des pieds chez l'enfant, ses complications possibles, ainsi que les interventions et traitements disponibles.

Introduction épidémiologique

La marche digitigrade est un trouble de la marche très fréquent en pédiatrie. Elle peut être considérée comme physiologique jusqu’à l’âge de 3 ans. L’âge d’apparition est parfois difficile à faire préciser.

Causes de la marche sur la pointe des pieds

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à la marche sur la pointe des pieds chez l'enfant. Il est essentiel de distinguer les causes idiopathiques des causes secondaires à des conditions médicales sous-jacentes.

Causes idiopathiques

Dans de nombreux cas, la marche sur la pointe des pieds est dite idiopathique, ce qui signifie qu'aucune cause médicale spécifique ne peut être identifiée. Michel Robert (2018) rappelle que la marche digitigrade du jeune enfant est un trait caractéristique du développement normal. Certaines hypothèses suggèrent que ce type de marche pourrait être lié à :

  • Habitude : L'enfant peut avoir pris l'habitude de marcher sur la pointe des pieds sans raison particulière.
  • Hyposensibilité : Une hyposensibilité pourrait inciter l’enfant à rechercher un niveau de stimulation important, notamment des sensations tendineuses-musculaires au niveau de la contraction du mollet et/ou de l’oreille interne par le déséquilibre éprouvé.
  • Troubles sensoriels : Une relation entre la marche en équin et un dysfonctionnement de la sensibilité vestibulaire et / ou proprioceptive a été proposée (Soto Insuga & al.). Un déficit postural affectant le développement sensori-moteur précoce pourrait également entraîner ce moyen de compensation particulier.

Causes secondaires

La marche sur la pointe des pieds peut également être un symptôme de conditions médicales sous-jacentes, telles que :

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  • Troubles neurologiques : Des anomalies neurologiques de type myopathique ou spastique peuvent entraîner une limitation de la flexion dorsale de cheville lors de l’examen passif.
  • Rétrécissement des muscles du mollet : Une brièveté des muscles du mollet (rétractions musculaires entraînant un raccourcissement du triceps sural) peut limiter la dorsiflexion de la cheville et favoriser la marche sur la pointe des pieds.
  • Paralysie cérébrale : Chez les personnes atteintes de paralysie cérébrale, la spasticité (crispation involontaire) peut entraîner une rétractation tendineuse extrême et douloureuse, favorisant la marche sur la pointe des pieds.
  • Troubles du spectre autistique (TSA) : Des études ont montré une association entre la marche sur la pointe des pieds et les TSA. Sans intervention (physique ou chirurgicale), 60 % des patients atteints de TSA ont continué à marcher sur les pieds dans les dix ans suivant leur diagnostic contre 19 % des patients sans TSA.
  • Malformations congénitales du pied : Les malformations congénitales du pied sont des malformations qui apparaissent pendant la vie intra-utérine de l’enfant. Elles sont dites congénitales, dès lors que l’enfant naît avec ces malformations. C’est généralement pendant les trois premiers mois de la grossesse que se constituent les malformations congénitales du pied. Celles-ci sont détectées soit à l’échographie pendant la grossesse, ou bien à la naissance.

Complications potentielles

Si la marche sur la pointe des pieds persiste et n'est pas traitée, elle peut entraîner plusieurs complications :

  • Développement musculaire déséquilibré : Le fait de marcher principalement sur la pointe des pieds peut entraîner un déséquilibre dans le développement des muscles des jambes et des pieds.
  • Problèmes articulaires : Une posture prolongée sur la pointe des pieds peut exercer une pression excessive sur les articulations des pieds, des chevilles, des genoux et même des hanches.
  • Difficultés de coordination : La marche sur la pointe des pieds peut également affecter la coordination globale du corps de l'enfant.
  • Développement du pied : Le développement du pied peut être affecté si un enfant continue de marcher sur la pointe des pieds pendant une période prolongée.
  • Impact sur la posture : Une posture altérée due à la marche sur la pointe des pieds peut avoir un impact sur la posture globale de l'enfant.
  • Tensions excessives au niveau des mollets : Hypertrophie des mollets.
  • Tensions excessives au niveau des chevilles : Rétraction du tendon d'Achille.

Diagnostic

Le repérage précoce de la marche sur la pointe des pieds peut aider à prévenir ces troubles musculo-tendineux. Le psychomotricien peut repérer les signes neurologiques mineurs, mais il est recommandé de procéder à un examen orthopédique à la recherche d’éventuelles brièvetés des muscles du mollet et neurologique à la recherche d’anomalies.

L’organigramme décisionnel proposé concerne les patients présentant une marche digitigrade notée d’emblée ou apparaissant dans les 3-6 mois suivant l’acquisition de la marche. Le caractère permanent ou intermittent de la marche digitigrade, la limitation ou non de la dorsiflexion active et passive du pied sont des paramètres essentiels pour évaluer la sévérité de la marche digitigrade et son retentissement fonctionnel.

Ainsi, une marche digitigrade intermittente devenant permanente ou l’apparition d’une limitation à la dorsiflexion conduiront à rechercher une pathologie neuromusculaire. Marche digitigrade dystonique: une posture anormale des pieds est généralement associée, notée parfois avant l’acquisition de la marche. Marche digitigrade idiopathique, triceps courts: ces diagnostics sont des diagnostics d’élimination, qui ne peuvent être retenus qu’après avoir confirmé la normalité de l’examen neurologique du patient (hormis la limitation de la dorsiflexion dans le cas de triceps courts) et en l’absence d’élément d’orientation à l’interrogatoire (prématurité…). Le plus souvent, la marche digitigrade est présente d’emblée.

Interventions et traitements

Heureusement, il existe diverses interventions pour aider les enfants qui marchent sur la pointe des pieds. Le but de l’intervention est d’étirer les muscles du mollet (pour les détendre) et ainsi redonner de la souplesse à la cheville.

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Exercices et dispositifs spécifiques

Des exercices et autres dispositifs spécifiques peuvent être préconisés et réalisés par des psychomotriciens, ergothérapeutes, kinésithérapeutes ou autres professionnels concernés. Ces interventions peuvent inclure :

  • Étirement du mollet : Les genoux maintenus en extension, lever le pied de l’enfant vers sa tête.
  • Étirement du tendon d’Achille : Les genoux maintenus en position pliée, soulevez le pied de l’enfant vers sa tête, la cheville en dorsiflexion (orteils vers le tibia).
  • Activités quotidiennes : Favoriser les situations (adaptées à son âge) où l’enfant est amené à poser sa voûte plantaire au sol : marcher sur des surfaces instables, marcher sur les talons, marcher sur un plan incliné, lui faire essayer des chaussures qui s’allument au sol (si cela peut constituer un centre d’intérêt pour l’enfant…).
  • Exercices de renforcement musculaire : Ces exercices visent à renforcer les muscles du pied et de la jambe pour améliorer la stabilité et la coordination.
  • Thérapies physiques : Un physiothérapeute peut concevoir un programme d'exercices personnalisé pour répondre aux besoins spécifiques de l'enfant.
  • Modifications comportementales : Ces stratégies visent à encourager l'enfant à adopter une marche plus normale en utilisant des renforcements positifs et des rappels.
  • Attelles et orthèses : Dans certains cas, des attelles ou des orthèses peuvent être utilisées pour maintenir le pied dans une position correcte et favoriser l'étirement des muscles du mollet.

Traitements médicaux

Dans certains cas, des traitements médicaux peuvent être envisagés :

  • Toxine botulique : L’évaluation du traitement de l’équin chez l’enfant par la toxine botulique peut être envisagée.
  • Chirurgie (ténotomie) : En dernier recours, l’opération chirurgicale (ténotomie) est envisagée. Cela concerne le plus souvent les personnes avec handicap moteur (paralysie cérébrale…) et présentant une spasticité (crispation involontaire) si importante qu’elle entraîne une rétractation tendineuse extrême et douloureuse.

Choix de chaussons

Lorsqu'il s'agit de choisir des chaussons pour un enfant qui marche sur la pointe des pieds, il est important de privilégier le confort, le soutien et la flexibilité. Les chaussons de qualité peuvent aider à promouvoir une marche saine en offrant un bon soutien à la voûte plantaire, une semelle souple et une adhérence adéquate.

Anomalies congénitales du pied

Les malformations congénitales du pied sont des malformations qui apparaissent pendant la vie intra-utérine de l’enfant. Elles sont dites congénitales, dès lors que l’enfant naît avec ces malformations. C’est généralement pendant les trois premiers mois de la grossesse que se constituent les malformations congénitales du pied. Celles-ci sont détectées soit à l’échographie pendant la grossesse, ou bien à la naissance.

Il faut distinguer les « malpositions » (c’est-à-dire les déformations du pied liées à une mauvaise position du bébé dans le ventre de la mère), des véritables « malformations » qui touchent les os, les muscles et les articulations, les vaisseaux et les nerfs. La frontière entre les deux anomalies n’est pas toujours facile à établir, mais le traitement n’est pas le même.

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Les malformations nécessitent une prise en charge orthopédique dès la naissance et parfois un traitement chirurgical. En revanche, les déformations liées à une malposition peuvent souvent se corriger d’elles-même (si ce n’est pas le cas, un traitement orthopédique peut être proposé). Les premières apparaissent généralement pendant la période embryonnaire (avant la 8ème semaine), alors que les secondes surviennent plus tard au cours de la grossesse.

Les malformations congénitales du pied sont nombreuses et variées. Elles peuvent être d’ordre qualitatif (comme un pied bot) ou quantitatif (comme la présence d’orteils en excès par exemple). Elles sont aussi relativement courantes.

La plus fréquente d’entre-elles est le pied bot en varus équin. Elle se traduit par un pied tourné vers l'intérieur (varus) et un talon qui ne touche pas le sol (en équin). Cette malformation affecte environ 1 enfant sur 800, en majorité des garçons.

Le pied convexe congénital (une variété de pied bot qui se traduit par un avant-pied relevé et une plante du pied qui regarde vers l’extérieur) est beaucoup plus rare, mais son pronostic reste sévère.

Enfin, les malformations congénitales du pied peuvent également toucher le bout du pied. Elles se traduisent par un nombre d’orteil en excès ou à l’inverse en défaut ou encore par des anomalies d’orientation, de dimension ou de forme (polydactylies, syndactylie, pied fendu…).

Quant aux malpositions, les plus fréquentes d’entre-elles sont les pieds talus (lorsque la face dorsale du pied est exagérément fléchie vers la jambe) et les pieds varus (les pieds sont tournés en dedans) dont l'évolution est généralement favorable.

Un deuxième avis est tout à fait pertinent lorsqu’une malformation est suspectée chez un enfant à naître, car, pour assurer la meilleure des prises en charge, le diagnostic anténatal doit être le plus précis possible. En effet, il faut bien garder à l’esprit qu’un traitement rapidement engagé, c’est à dire dès la naissance, permet souvent d’améliorer le pronostic.

De plus, par les informations et l’éclairage nouveau qu’il apporte, un deuxième avis permet aussi de rassurer la famille. Les parents doivent être clairement informés sur la prise en charge qui aura lieu dès la naissance et surtout sur le pronostic fonctionnel et esthétique du pied de leur enfant. Le rôle des parents est essentiel dans la réussite du traitement. Ce sont eux qui accompagneront l’enfant tout au long de son parcours thérapeutique. Mais aussi toutes les autres questions spécifiques que vous vous posez.

Spécialistes des anomalies congénitales du pied

Un orthopédiste pédiatrique spécialisé dans les malformations du pied chez l'enfant.

Symptômes des anomalies congénitales du pied

Les causes de ces anomalies sont la plupart du temps mal connues. Elles sont généralement d’ordre génétique, mais il peut aussi s’agir d’une insuffisance de développement. Enfin, la malformation trouve parfois son origine dans la rupture de la membrane amniotique, pendant le premier trimestre de la grossesse (c’est ce qu’on appelle la maladie des brides amniotiques).

Traitements des anomalies congénitales du pied

Le traitement peut-être double : orthopédique et chirurgical. Avant tout, il a un objectif fonctionnel, qui prime sur l’objectif esthétique.

Traitement orthopédique. C’est le traitement de première intention. Il doit être commencé dès les premiers jours qui suivent la naissance de l’enfant. Basé sur des manipulations et l’utilisation d’attelles, ce traitement doit permettre de corriger petit à petit les déformations. Il concerne surtout les malpositions et les malformations susceptibles d’être améliorées. Il s’agit notamment des pieds bots en varus équin, des pieds talus valgus, des pieds convexes, ou encore des métatarsus varus. Dans le cas d’une malformation, le traitement pourra être complété par un traitement chirurgical.

Traitement chirurgical. Il vise les malformations sévères ou non réductibles du pied. Le traitement chirurgical n’est généralement pas proposé avant les 6 premiers mois de l’enfant. Les interventions varient en fonction du type de malformation observée.

Autres anomalies de la marche chez l'enfant

Certaines anomalies des jambes ou des pieds, ou troubles orthopédiques, peuvent gêner la marche de l'enfant. La plupart du temps, ces anomalies sont anodines et se rectifient d'elles-mêmes avec la croissance.

Marche avec les pieds tournés vers l'intérieur

Cette anomalie apparaît quand l'enfant commence à marcher. Elle peut être due à une incurvation des pieds, une torsion du tibia ou une mauvaise orientation du col du fémur, entraînant l'ensemble de la jambe vers l'intérieur. L'enfant marche normalement mais il a du mal à courir et tombe souvent. Dans la grande majorité des cas, cette anomalie se corrige d'elle-même lorsque l'enfant grandit.

Marche avec les pieds en canard

Dans la plupart des cas, un enfant fait ses premiers pas avec les pieds en canard sans que cela soit inquiétant. Ses articulations du genou et du pied sont encore trop souples pour maintenir le pied bien droit. Avec le temps, l'enfant renforce sa musculature et consolide ses articulations. Mais, dans certains cas, cette particularité est provoquée par une torsion du tibia vers l'extérieur, souvent accompagnée d'un pied plat. On observe alors une usure caractéristique de la semelle à l'emplacement des gros orteils. Très souvent héréditaire, cette anomalie tend à persister, même si la croissance peut améliorer la situation.

Pieds plats

Habituellement, la voûte du pied ne touche pas le sol. Lorsqu'un enfant a les pieds plats, la voûte plantaire est affaissée et le pied s'appuie sur toute sa surface. Jusqu'à six ou huit ans, les enfants ont tous les pieds un peu aplatis lorsqu'ils marchent : leur voûte plantaire est recouverte d'un petit coussinet de graisse et leurs muscles et leurs ligaments ne sont pas encore assez toniques pour maintenir la forme de la voûte. En position couchée, la voûte plantaire apparaît cependant bien formée. Dans certains cas rares, on observe un mauvais développement de la voûte plantaire qui peut être la conséquence de genoux cagneux ou d'une anomalie héréditaire. Souvent, les pieds plats ne posent aucun problème à l'enfant, même pour faire du sport. Mais si la marche devient pénible et si des douleurs apparaissent, il est nécessaire de consulter un médecin.

Pied bot

Le pied bot est une malformation présente dès la naissance qui touche environ un nourrisson sur mille. Cette déformation est due au fait que les tendons et les muscles du pied sont trop courts, sans qu'on en connaisse la raison. Le pied est dévié vers l'intérieur. Un pied bot doit être traité le plus tôt possible après la naissance. Généralement, une simple rééducation du pied à base d'exercices d'étirement suffit pour corriger ce trouble, éventuellement associée à la pose d'attelles pendant la nuit. Le traitement se poursuit habituellement jusqu'à l'âge de cinq ou six ans.

Marche avec les pieds qui tournent en dedans

Mon enfant, âgé de 1 à 4 ans, a les pieds qui tournent en dedans lorsqu’il marche. Cela occasionne de fréquentes chutes. Votre médecin vient de diagnostiquer une démarche avec les pieds qui tournent chez votre enfant. Les pieds eux-mêmes ne sont pas déformés et sont considérés comme normaux (absence de métatarsus varus). En fait, ce sont les jambes ou l’ensemble des deux membres inférieurs qui tournent vers l’intérieur (en dedans).

Cause : Pendant la grossesse, le fœtus est à l’étroit dans l’utérus de sa mère. Selon sa position, son squelette est donc plus ou moins vrillé, le plus souvent en dedans, parfois en dehors. Ces déformations sont dues à la relative souplesse du cartilage qui compose les os. On parle de torsion tibiale interne pour la jambe et d’antéversion fémorale excessive pour le fémur.

Symptômes : Lorsque l’enfant est debout, les pieds sont tournés en dedans, c’est-à-dire que les pointes des pieds sont rapprochées entre elles. En regardant les genoux, les rotules sont aussi orientées en dedans, on dit qu’elles ont tendance à « loucher ». Lorsque l’enfant marche, la rotation en dedans se majore. Quand l’enfant court, ses genoux restent volontiers rapprochés du milieu tandis que les jambes ont tendance à partir vers l’extérieur. Les chutes sont fréquentes car les pieds se croisent souvent. Lorsque l’enfant joue en position assise, il préfère se mettre à genou, en plaçant ses jambes à l’extérieur des cuisses, en position dite en « W » (inverse de la position du lotus au yoga, ou de celle dite en tailleur). Lors de l’examen clinique, le médecin trouve que la rotation des hanches est plus importante vers l’intérieur que vers l’extérieur tandis que ces rotations sont volontiers symétriques chez les adultes. La rotation des jambes est également volontiers plus importante vers l’intérieur que vers l’extérieur tandis que chez l’adulte, la rotation des jambes est plus importante vers l’extérieur. On dit que les adultes ont normalement une torsion externe de la jambe. L’examen neurologique est normal.

Pronostic : Avec la croissance, les os grandissent en longueur, mais ils se modifient aussi dans le plan horizontal, c’est-à-dire en rotation.

Conclusion

La marche sur la pointe des pieds chez l'enfant est un phénomène courant qui peut avoir diverses causes. Bien qu'elle soit souvent idiopathique et transitoire, il est important de surveiller son évolution et de consulter un professionnel de la santé en cas de préoccupations. Un diagnostic précoce et une intervention appropriée peuvent aider à prévenir les complications et à favoriser un développement moteur optimal chez l'enfant.

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