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Rêver que son enfant sera trisomique: Significations, défis et perspectives

Les rêves sont souvent le reflet de nos pensées, nos peurs et nos espoirs les plus profonds. Rêver que son enfant sera trisomique peut susciter une variété d'émotions et d'interrogations. Cet article explore les significations possibles de ce type de rêve, tout en abordant les défis et les réalités de la vie avec la trisomie 21.

Interprétation des rêves de trisomie

Rêver de trisomie, comme la trisomie 21, peut symboliser une prise de conscience ou une réflexion sur les défis liés aux handicaps et aux différences. Ce type de rêve peut refléter votre empathie et votre compréhension pour les personnes vivant avec des conditions génétiques particulières. La présence d’une personne avec trisomie dans le rêve peut indiquer des pensées ou des préoccupations concernant la diversité, l’inclusion et l’acceptation des différences. Cela peut représenter votre sensibilité aux besoins et aux expériences des autres, en particulier ceux qui sont confrontés à des défis uniques.

Significations possibles

  • Acceptation et soutien: Si dans votre rêve, vous interagissez positivement avec une personne ayant une trisomie, cela peut symboliser une attitude d’acceptation et de soutien envers la diversité et les handicaps. Cela peut refléter votre désir de comprendre et d’aider ceux qui ont des besoins différents.
  • Empathie et volonté d'aider: Rêver de prendre soin d’une personne avec trisomie peut illustrer votre empathie et votre volonté d’offrir du soutien et de l’assistance. Cela peut indiquer une période où vous vous sentez appelé à aider ou à être présent pour quelqu’un dans le besoin.
  • Lutte interne et acceptation: Si dans le rêve, vous ressentez de la confusion ou de l’inconfort face à la trisomie, cela peut symboliser une lutte interne pour comprendre et accepter les différences. Cela peut refléter un processus d’apprentissage et de croissance personnelle dans votre manière d’aborder les diversités.
  • Prise de conscience des défis: Rêver d’une situation conflictuelle ou difficile impliquant une personne avec trisomie pourrait indiquer une prise de conscience des défis sociaux ou des préjudices que ces personnes peuvent rencontrer. Cela peut refléter une sensibilisation aux obstacles auxquels elles sont confrontées.
  • Réaction émotionnelle: La réaction émotionnelle dans le rêve, telle que l’empathie, la compassion ou la tristesse, peut également symboliser votre état émotionnel actuel face aux thèmes de la diversité, de l’inclusion et des handicaps. Cela peut refléter vos sentiments personnels et votre connexion émotionnelle avec ces sujets.

Rêver de trisomie est souvent un reflet de vos interactions avec les concepts de diversité, de défis liés aux handicaps, et de votre réponse émotionnelle à ces thèmes. Le rêve peut provoquer une légère anxiété liée à la compréhension et à l’adaptation aux défis liés à la trisomie. Le rêve peut générer des sentiments d’empathie, de compassion et de satisfaction liés à l’acceptation et au soutien des différences. Les détails du rêve, tels que les interactions et les émotions ressenties, peuvent être clairs et significatifs. Le degré de contrôle peut varier, reflétant votre capacité à interagir et à répondre de manière empathique et compréhensive. Le rêve peut susciter des émotions liées à l’empathie, à la compréhension des différences, et à la sensibilisation aux défis des autres.

La réalité de la trisomie 21

Le syndrome de Down, aussi appelé trisomie 21, est une maladie chromosomique congénitale provoquée par la présence d’un chromosome surnuméraire pour la 21e paire. Ses signes cliniques sont très nets, on observe un retard cognitif, associé à des modifications morphologiques particulières.

Défis et accompagnement

Les personnes atteintes du syndrome doivent surmonter les conséquences de leur retard physique et intellectuel, mais plus souvent encore le regard inquiet ou hostile que certains portent sur leur anomalie qui n’est pourtant pas contagieuse et qui est plus familière et moins désespérante pour les familles que bien des affections congénitales. Les trisomiques ont besoin de développer une vie affective et sociable comme tout le monde.

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Comme nous, les personnes ayant un déficit mental sont corps et âme. Ce ne sont pas des anges, ce ne sont pas des démons ! Ce sont des petits garçons qui vont devenir des hommes, ce sont des petites filles qui deviennent des femmes et cela va très vite… Ils ne restent pas des enfants, comme beaucoup de parents et de professionnels voudraient le croire et même si leur niveau mental correspond, selon les tests, à celui d’un enfant. Il faut, surtout, ne pas aller trop vite et ne pas aller trop loin… Les jeunes vont vivre toutes les interrogations, toutes les angoisses, toutes les incertitudes de la crise d’adolescence avec plus de difficultés que les autres adolescents car ils auront du mal à exprimer ce qu’ils ressentent. Il ne faut pas avoir peur de parler avec eux des transformations de leur corps au moment de la puberté. Il y a une manière de le faire, dans le respect de leur pudeur. L’idéal est que les parents le fassent à la maison et que les professionnels tiennent le même discours.

Ces adolescents vont vivre toutes les interrogations, toutes les angoisses, toutes les incertitudes de la crise d’adolescence avec du mal à exprimer ce qu’ils ressentent. Les craintes, les angoisses qu’ils provoquent dans l’entourage familial, social, institutionnel, risquent d’aggraver, en retour, leur déstabilisation. Il faudra accompagner ces adolescents avec encore plus de bienveillance en n’oubliant pas que l’estime de soi passe par la considération que l’on perçoit dans le regard des autres. Ne jamais humilier, ridiculiser ; respecter la pudeur innée ; ne pas culpabiliser ; aider l’adolescent à prendre conscience de ses nouvelles possibilités mais également de ses limites.

Sexualité et relations affectives

Les personnes porteuses d’une déficience intellectuelle ont-elles des désirs sexuels ? Leur sexualité est-elle normale ? Ils ne sont ni anges, ni démons ; ils sont des personnes humaines à part entière, sexuées, hommes ou femmes jusque dans leurs fibres les plus profondes. Comme pour nous tous, enfants, adolescents, adultes handicapés ou non, leur sexualité exprime le besoin fondamental d’aimer et de se savoir aimé et c’est sur ce chemin de l’amour qu’ils peuvent assumer leur propre sexualité. Pour eux aussi l’amour est possible, qu’il s’appelle intimité, secrets partagés, activités communes, loisirs choisis ensemble. Le problème du célibat n’en est pas résolu pour autant et peut générer des moments de dépression ou de révoltes qu’il nous faut accompagner, nous, parents ou professionnels.

Se sentir choisi(e) parmi d’autres, choisir celle que l’on veut protéger, avec qui l’on veut cheminer, pouvoir être reconnu(e) comme “l’élu(e)”, tout cela permet un passage harmonieux vers l’âge adulte. Pauvre au niveau de ses performances, ayant souvent vécu beaucoup de rejets, la personne porteuse d’une déficience intellectuelle doit faire l’expérience d’une relation affective heureuse pour combattre l’image cassée d’elle-même. Les filles ont des règles et peuvent rêver d’avoir un mari, un bébé à elle. Les garçons trouvent les femmes belles et, en général, ont bon goût. Ils aiment caresser. Ils ont des érections et des éjaculations. Leur vie sexuelle est, pour la plupart, solitaire ; la masturbation est d’autant plus fréquente et se poursuit d’autant plus longtemps que le déficit mental est sévère. Ces adolescents, ces jeunes adultes ne sont pas, pour autant, des monstres, comme certains le pensent.

Quand on a peur que la sexualité n’échappe au contrôle d’une trop faible raison, d’une trop faible volonté, quand on a peur qu’elle ne devienne déchaînée ou encombrante… alors on propose systématiquement des mesures radicales (traitement psychiatrique, pilule, stérilisation des hommes et des femmes). Mais l’angoisse est mauvaise conseillère. Nier la sexualité, c’est la rendre explosive. Il faut apprendre à l’apprivoiser, à la socialiser. Il faut donner aux enfants, et cela dès le plus jeune âge, les règles de la bienséance, les bonnes manières : on n’embrasse pas tout le monde et n’importe qui, on ne se déshabille pas n’importe quand et devant n’importe qui…

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Autonomie et avenir

L’éducation d’un enfant, en général, vise à en faire un adulte autonome. Lorsque l’enfant a des limites imposées par sa maladie, il faut lui donner la plus grande autonomie possible, sans perdre de vue que chaque enfant est différent. Etre autonome ne signifie pas faire les choses tout seul, car nous vivons en société, mais être capable d’initiative et de liberté de décision, dans le respect des règles. L’autonomie est donc avant tout une disposition de l’esprit que les parents doivent donner à leur enfant, en respectant ses rythmes, ses goûts, sa fierté, ses capacités et la réalité de la vie sociale. Il faut à la fois apprendre à l’enfant à accepter sa différence, lui donner des occasions d’être fier de lui, lui apprendre à être agréable en société tout en le préparant à devoir se séparer de ses parents le moment venu. Mais l’éducation des parents ne fait pas tout. L’apprentissage des petites choses de la vie courante permet à nos enfants de prendre petit à petit leur autonomie.

Les permis de conduire, auto ou moto ne sont pas envisageables. En effet, même si son comportement habituel est très raisonnable, une personne porteuse d’une trisomie 21 ne peut pas faire face à un événement imprévu. C’est toujours une réalité difficile à accepter, surtout pour les garçons. Cependant la sécurité du jeune, tout comme celle des autres usagers de la route, serait trop compromise, même avec les voiturettes sans permis. Les personnes porteuses d’une trisomie 21 ont le droit de vote. Ce droit est maintenu en cas de curatelle, mais disparaît en cas de tutelle. Le mariage est légalement possible, sauf en cas de personne sous tutelle, et représente un rêve pour beaucoup mais c’est un engagement que peu peuvent vraiment prendre. Le jeune homme trisomique ne peut avoir d’enfant, du fait d’une infertilité quasi constante. La jeune femme, elle, peut parfaitement être féconde, à partir du moment où elle a ses premières règles. Si la fécondation est possible pour la jeune femme, la maternité en revanche n’est pas souhaitable pour plusieurs raisons. En effet, la jeune mère ne peut assumer les soins et l’éducation de son enfant, et, le réalisant, elle risque d’en être très peinée. Les parents, souvent âgés, ajoutent à la charge de leur fille celle du bébé. Enfin, l’enfant risque d’avoir la trisomie 21 de sa mère, et, éventuellement, les situations de handicap de son père, si celui-ci est en situation de handicap.

La jeune fille souffrira généralement plus que le jeune homme de ne pas pouvoir se marier. Il faut donc accepter et lui faire comprendre que, comme beaucoup d’autres jeunes femmes, sa vocation dans la vie est de faire beaucoup de belles choses, mais pas d’avoir un enfant. Cela ne l’empêchera pas d’avoir une vie épanouie, et réussie. Les parents peuvent aussi citer des personnalités auxquelles la jeune femme sera fière de s’identifier. La personne peut hériter. Le plus souvent d’ailleurs, les parents pensent très tôt à organiser l’avenir de leur enfant. Plusieurs solutions existent, connues des juristes et des assistantes sociales spécialisés. Les mesures de protection juridique sont indispensables, car l’adulte n’est pas capable de gérer ses biens : il faut le mettre à l’abri d’escrocs ou de dépenses inconsidérées. Une somme d’argent de poche pourra lui être directement confiée chaque semaine par exemple.

Initiatives et sensibilisation

Depuis plusieurs années, des initiatives individuelles mettent régulièrement en avant les personnes porteuses de trisomie 21. Ce vendredi 21 mars a lieu la Journée mondiale de la trisomie 21, l'une des anomalies chromosomiques les plus fréquentes. À cette occasion, des associations et des collectivités invitent les Français à porter des chaussettes dépareillées pour favoriser l'inclusion. Une initiative ludique lancée il y a plusieurs années par une association britannique et qui a depuis franchi les frontières. Des chaussettes dépareillées pour célébrer la diversité et briser les préjugés.

Ces dernières années, l'opinion est davantage sensibilisée à la trisomie, et au handicap moteur plus généralement, avec par exemple le film Un p'tit truc en plus d'Artus ou encore Apprendre à t’aimer de Stéphanie Pillonca.

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