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Prednisone et HCG : Une revue des applications et considérations

Cet article explore l'utilisation de la prednisone et de l'HCG (gonadotrophine chorionique humaine) dans divers contextes, en mettant en lumière les recherches et les applications cliniques.

Prednisone : Applications chez la jument

Dans le domaine de la reproduction équine, les endométrites persistantes post-saillie ou post-insémination (PMIE) représentent un défi thérapeutique courant. Ces inflammations, initiées par une réaction physiologique de l’endomètre visant à éliminer les éléments étrangers introduits lors de la saillie ou de l’insémination artificielle (IA), peuvent compromettre la fertilité si elles ne sont pas correctement modulées. Classiquement, la présence d’une accumulation liquidienne utérine supérieure ou égale à 2 cm à l’échographie 6 à 12 heures après l’IA ou la saillie est considérée comme le premier signe clinique d’une PMIE débutante. Ces endométrites post-insémination sont associées à une diminution de 22 à 24 % de la fertilité.

La conduite thérapeutique communément adoptée pour gérer les juments prédisposées aux PMIE vise à favoriser l’élimination mécanique des liquides inflammatoires, passant par l’utilisation de molécules utérotoniques telles que l’ocytocine ou la prostaglandine F2α, naturelle ou de synthèse, éventuellement associées à des lavages et à des siphonages de l’utérus. Ces dernières années, une autre approche, initiée par Dell’Aqua et coll. en 2006, a été étudiée par différents auteurs. De nombreuses études portant sur l’emploi des molécules utérotoniques chez les juments prédisposées aux PMIE ont été publiées, conduisant à un certain consensus sur l’intérêt de leur mise en œuvre.

En revanche, le bénéfice d’une conduite thérapeutique fondée sur les corticoïdes, tels que la prednisone, ou les AINS fait encore débat. Une stratégie thérapeutique fondée sur la corticothérapie semble être intéressante lorsqu’elle est mise en œuvre précocement, ce qui nécessite toutefois de connaître la prédisposition des juments aux PMIE, grâce, en particulier, à une anamnèse rapportant une accumulation liquidienne post-IA supérieure à 2 cm et/ou persistant au-delà de 36 heures.

Études sur la corticothérapie

Plusieurs études ont examiné l'effet de la corticothérapie sur le taux de juments gravides. Les études de Vandaële et coll. et de Papa et coll. visent toutes deux à déterminer uniquement l’effet d’une corticothérapie post-IA sur le taux de juments gravides. L’essai de Dell’Aqua et coll. cherche en plus, dans une étude préliminaire (E1), à évaluer la réponse inflammatoire utérine qui suit l’IA et à en caractériser les modifications immunologiques. L’étude de Vandaële et coll. portant sur l’utilisation de 0, 10 ou 20 mg de dexaméthasone 6 à 12 heures après l’IA avec du sperme congelé ou réfrigéré présente l’avantage d’inclure un nombre important de juments dans chaque lot. En revanche, elle ne différencie pas les animaux prédisposés et résistants aux PMIE. Ainsi, les résultats sont davantage représentatifs d’une situation dans laquelle le praticien fait face à des juments dont l’historique de reproduction lui est inconnu. La publication de Bucca et coll. inclut également un grand nombre de juments et porte aussi sur l’administration de dexaméthasone. Les études de Papa et coll. et de Dell’Aqua et coll. évaluent la prednisolone à la dose de 0,1 mg/kg administrée toutes les 12 heures. Le traitement est commencé avant l’IA avec du sperme congelé.

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Réserve faite des effectifs réduits pour deux des études et de la mise en œuvre de traitements concomitants pour les deux autres, elles semblent convergentes et tendent à montrer que la corticothérapie permet d’augmenter le taux de gestation d’au moins 20 % lorsqu’elle est mise en œuvre chez des juments prédisposées aux PMIE. Enfin, aucun effet secondaire lié à l’administration de corticoïdes par voie parentérale n’est ici rapporté.

HCG : Applications et considérations

La gonadotrophine chorionique humaine (HCG) est une hormone qui peut être utilisée dans divers traitements de fertilité.

Risques et précautions

Les traitements par des hormones gonadotropes telles que GONADOTROPHINE CHORIONIQUE IBSA peuvent provoquer un syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO). Il s'agit d'une situation médicale grave où les ovaires sont trop stimulés et les follicules en croissance deviennent plus gros que la normale. Dans de rares cas, un SHO sévère peut mettre la vie en danger. Par conséquent, une surveillance étroite par votre médecin est très importante. Pour vérifier les effets du traitement, votre médecin effectuera des échographies de vos ovaires. Le SHO provoque une accumulation soudaine de liquide dans les régions abdominale (estomac) et thoracique et peut provoquer la formation de caillots sanguins. La torsion ovarienne est la torsion d'un ovaire.

Si le traitement par GONADOTROPHINE CHORIONIQUE IBSA entraîne une grossesse, il existe un risque plus important d'avoir des jumeaux ou des naissances multiples. Les grossesses multiples comportent un risque accru pour la santé de la mère et de ses bébés au moment de la naissance. Chez les femmes suivant un traitement de fertilité, il existe un risque légèrement plus important de survenue de fausse couche ou de grossesse hors de l'utérus (grossesse extra-utérine). Par conséquent, votre médecin doit effectuer une échographie précoce pour exclure la possibilité d'une grossesse en dehors de l'utérus.

Administration

GONADOTROPHINE CHORIONIQUE IBSA est une poudre à dissoudre avec un liquide (solvant) avant utilisation ; il est administré par injection sous la peau (par voie sous-cutanée) ou dans un muscle (par voie intramusculaire). La solution doit être préparée juste avant l’injection. Il est crucial de suivre les instructions de votre médecin ou infirmière pour l'injection.

Effets indésirables possibles

Les effets indésirables possibles de GONADOTROPHINE CHORIONIQUE IBSA incluent :

  • Stimulation excessive légère ou modérée des ovaires (syndrome d'hyperstimulation ovarienne), qui se manifeste par une hypertrophie des ovaires, des kystes ovariens, des douleurs abdominales accompagnées de vomissements et de nausées.
  • Stimulation excessive et sévère des ovaires (syndrome d'hyperstimulation ovarienne) caractérisée par des douleurs dans le bas-ventre (bassin), des nausées, des vomissements, une prise de poids, une accumulation de liquides dans l'abdomen (ascite) ou la poitrine (épanchement pleural).
  • Formation de caillots dans les vaisseaux sanguins (événements thromboemboliques), en tant que complication du syndrome d'hyperstimulation ovarienne.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien.

Cortisone et grossesse

L'expérience d'une femme enceinte sous cortisone pour un psoriasis de grossesse soulève des questions importantes sur la compatibilité de ce traitement avec l'allaitement. Il est crucial de consulter un médecin pour obtenir des informations personnalisées, mais il est encourageant de savoir que, dans certains cas, l'utilisation de cortensyl (un type de cortisone) peut être compatible avec l'allaitement. Cependant, l'utilisation de crèmes à la cortisone, comme la nérisone, nécessite une évaluation médicale supplémentaire.

Fausses couches à répétition

Dans le contexte des fausses couches à répétition, l'HCG a été étudiée comme traitement potentiel. Une étude a montré un taux de succès de 73 % dans le groupe hCG contre 54 % dans le groupe placebo. Cependant, d'autres études contredisent ces résultats.

D'autres traitements potentiels pour les fausses couches à répétition incluent l'administration de progestérone, les gamma globulines IV, l'aspirine ou l'héparine, selon les cas. Cependant, il n'y a pas de consensus sur le traitement optimal.

tags: #prednisone #et #HCG

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