Vingt pour cent des femmes se plaignent de douleurs, que ce soit en dehors des règles, pendant les règles (dysménorrhées) ou lors des rapports sexuels (dyspareunie). Il est essentiel de comprendre les causes potentielles de la perte de désir et les solutions disponibles pour améliorer la qualité de vie sexuelle.
Dysménorrhées : Douleurs Menstruelles
Les dysménorrhées, ou douleurs menstruelles, sont souvent associées à des maux de tête, des diarrhées et des œdèmes. Elles sont plus fréquentes chez les femmes de 20 à 24 ans, surtout si elles fument. La fréquence de ces douleurs diminue généralement après les grossesses.
Plusieurs théories tentent d'expliquer ce phénomène :
- Spasmes du muscle utérin
- Spasmes vasculaires conduisant à une hémorragie menstruelle
- Prostaglandines qui contractent l'utérus
- Raisons neurologiques liées au système sympathique
- Facteurs psychologiques
Tous ces facteurs se combinent pour provoquer des contractions utérines douloureuses. Au-delà d'un certain seuil (40 à 180 mmHg), la contraction devient douloureuse par ischémie.
Prise en charge des dysménorrhées
La prise en charge commence par des explications pour rassurer la jeune femme quant à la banalité et à la bénignité de ses douleurs. Il est important d'expliquer le mécanisme des règles et le cycle, et de dédramatiser la situation, parfois amplifiée par l'entourage et la mère.
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Médicaments
- Antispasmodiques et antalgiques
- Aspirine et dérivés : Efficaces, mais à utiliser avec prudence en raison du risque hémorragique.
- Paracétamol (Doliprane) : Alternative à l'aspirine.
- Associations codéine et paracétamol (Algisédal, Codoliprane), belladone et paracétamol (Lamaline) : Plus efficaces que les monocomposés, mais leurs indications doivent être discutées en fonction des effets secondaires (constipation, somnolence).
- Antispasmodiques : Utiles dans les dysménorrhées peu intenses ou modérées.
Syndrome Prémenstruel
Le syndrome prémenstruel associe des céphalées, un gonflement et des douleurs des seins, un ballonnement abdominal, des œdèmes des extrémités et une irritabilité. Il débute 10 à 12 jours avant les règles et se poursuit jusqu'à la fin du cycle. Il peut être bien supporté ou entraîner une automédication importante.
L'entretien avec le médecin s'efforcera d'apprécier le terrain psychologique et la personnalité de la patiente, ainsi que le contexte conjugal, familial et socioprofessionnel. Les troubles prémenstruels peuvent être déclenchés ou majorés par toutes les formes de stress ou de conflits.
Traitements du syndrome prémenstruel
On y recourt en cas de syndrome prémenstruel gênant et quand les conseils hygiéno-diététiques ne sont pas suffisants.
- Vitamine B6 (50 mg une ou deux fois par jour) : Peut soulager les symptômes sans risque.
- Progestérone naturelle : Action sédative, utilisée du 15e au 25e jour du cycle.
- Progestatifs : Employés en cas de syndrome prémenstruel congestif ou œdémateux.
- Œstroprogestatifs : Peuvent être utiles s'il existe une demande de contraception, car ils suppriment l'ovulation.
- Antiprostaglandines (Ponstyl) : Utiles comme dans les dysménorrhées.
Dyspareunie : Douleurs Pendant les Rapports Sexuels
La dyspareunie, ou douleurs pendant les rapports sexuels, peut affecter la vie sexuelle du couple. La partenaire peut se mettre dans une situation d'évitement de la sexualité, ce qui peut provoquer des tensions dans le couple. Au bout d'un certain temps, la femme finit par se sentir responsable de cette situation et culpabilise.
Il est important d'essayer de bien décrire le problème à son médecin :
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- Douleur à l'entrée du vagin ou plus tardivement ?
- Brûlures, démangeaisons, pertes ?
- Pénétration possible malgré la douleur ?
- Douleurs en dehors de la sexualité, par contact des vêtements ?
- Utilisation de tampons possible ?
- Douleurs au cours de la pénétration profonde ?
- Inconfort ou douleurs dans certaines positions ?
- Douleur sourde, profonde, diffuse ?
- Depuis combien de temps ces douleurs existent-elles ?
Causes de la dyspareunie
- Déchirure de l'hymen : Lors du premier rapport, peut être ressentie plus ou moins douloureusement.
- Infections de la vulve et du vagin : Inflammation source de douleurs lors des rapports.
- Brides de la fourchette vulvaire : Liées à l'anatomie ou à une épisiotomie.
- Vulvodynies : Inconfort vulvaire décrit comme des brûlures, apparaissant en l'absence d'affection vulvaire visible ou de désordre neurologique spécifique.
- Ménopause : Manque d'hormones fragilise les tissus, diminue le flux sanguin génital et provoque une atrophie vulvo-vaginale.
- Affections gynécologiques : Endométriose, infection des trompes (salpingite), infection de l'utérus (endométrite), kyste de l'ovaire, déchirure du ligament large (syndrome de Masters & Allen).
- Dystrophie ovarienne : Douleurs survenant au milieu du cycle.
- Causes non gynécologiques : Rhumatologiques (arthrose), urinaires (infections, lithiase), digestives (colites), neurologiques.
Vaginisme
Le vaginisme se définit comme une peur panique de la pénétration, conduisant la femme à adopter différentes stratégies pour éviter toute pénétration. Il peut être primaire (la femme n'a jamais eu de rapports) ou secondaire (survenant après une longue période de rapports douloureux).
Dans le vaginisme primaire "phobique", la peur de la douleur est au premier plan. Les femmes souffrent souvent d'un manque d'informations quant à leur propre sexe et sa représentation, avec l'idée d'un vagin trop petit pour accueillir le pénis. Les conduites d'évitement sont classiques : la vaginique recherche l'intimité sexuelle mais panique à l'idée de la pénétration.
Prise en charge du vaginisme
La prise en charge passe par :
- Écoute des vaginiques : Expression des angoisses.
- Dialogue : Retrait des idées fausses.
- Éducation sexuelle et anatomique
- Travail sur le corps : Prise de conscience du périnée et du vagin, utilisation de dilatateurs vaginaux.
Hémorragies Génitales
Les hémorragies génitales sont un motif fréquent de consultations. Il faut distinguer :
- Règles hémorragiques ou ménorragies : Saignements abondants et longs.
- Saignements en dehors des règles ou métrorragies : Peuvent survenir entre les règles, avant la puberté, pendant la grossesse ou après la ménopause.
Dans tous les cas, il faut consulter pour :
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- Apprécier l'importance du saignement : Fatigue, baisse de tension artérielle, anémie.
- Rechercher la cause du saignement : Bénigne (polype, fibrome, dérèglement hormonal) ou maligne (cancer du col de l'utérus, du corps de l'utérus, des ovaires).
Diagnostic des hémorragies
- Examen gynécologique
- Examens complémentaires : Frottis, biopsie du col de l'utérus, échographie de l'utérus et des ovaires, hystéroscopie, cœlioscopie.
Traitement des hémorragies
- Dérèglement hormonal : Hormones dérivées de la progestérone ou stérilet contenant un dérivé de la progestérone (lévonorgestrel). En cas d'échec, traitement enlevant la muqueuse qui tapisse l'intérieur de l'utérus par hystéroscopie ou curetage. L'ablation de l'utérus ou hystérectomie est réservée aux échecs des traitements précédents.
- Pathologie bénigne : Enlever le polype ou le fibrome par les voies naturelles (hystéroscopie ou curetage) ou par cœlioscopie.
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