Introduction
L'affaire Bernard Madoff, du nom de cet homme d'affaires américain qui a orchestré une des plus grandes escroqueries financières de l'histoire, a mis en lumière le fonctionnement pervers des systèmes de Ponzi. Mais au-delà de la finance, ce modèle peut-il s'appliquer au monde politique, où la corruption semble gangrener les institutions et miner la confiance des citoyens ? Cet article explore cette analogie, en s'appuyant sur des exemples concrets et des réflexions sur l'état de la démocratie.
Le Système Madoff : Un Système de Ponzi à Grande Échelle
Un système de Ponzi est une pyramide financière frauduleuse où les investissements des clients sont rémunérés par les fonds apportés par les nouveaux entrants. Charles Ponzi, qui a donné son nom à ce type d'escroquerie, l'a utilisé avec succès à Boston en 1919. Cependant, c'est Bernard Madoff qui a porté ce modèle à son paroxysme, en créant un système qui a fonctionné pendant près de deux décennies et qui a englouti des milliards de dollars.
Corruption Politique et Sentiment de Scepticisme
Aujourd'hui, beaucoup estiment que les citoyens ne sont plus dupes d'un système politique qui leur "clôt le bec" et leur présente une politique qui n'est pas la leur. Le scepticisme monte et les gens sont de plus en plus convaincus que la corruption règne dans toutes les sphères de décision et que la vénalité triomphe.
Cette tendance générale est le résultat d'une lente appropriation, par les citoyens d'informations qui impliquent beaucoup d'élus dans des affaires louches, des intercommunales profitables aux commissaires des comptes et aux administrateurs et de l'administration du pays comme s'il était une société anonyme. Cette impression trouve un large écho en Wallonie avec la "borsufication" très libérale d’une administration régionale au bord de la faillite.
Lenteur de la Justice et Sentiment d'Impunité
Les décisions de justice se font trop longtemps attendre entre un fait divulgué dans les médias, comme l’affaire Chodiev-De Decker, la loterie exotique de Serge Kubla et les tribulations bruxelloises d’Yvan Mayeur et Pascale Peraïta dans l’affaire du Samusocial, sans parler des remugles aux senteurs d’égout sortant par les fenêtres de Publifin. On met le public devant des faits graves… puis plus rien. La justice est saisie.
Lire aussi: Traitement des odeurs vaginales
L’effet immédiat d’un tout petit délit à côté des vols éhontés de plusieurs millions d’euros, fait regretter à tout le monde « un moment d’égarement ». Cinquante personnes sur cent pensent que presque tous les politiques sont corrompus. La justice y prend sa part. Là c’est pire, plus personne ne croit en son impartialité. On ne sait plus ce qu’est la lutte des classes dans l’opinion, sauf pour la justice dans laquelle on y perçoit de la tendresse pour les voyous de haut niveau.
L'Affaire Cools : Une Exception ?
En Wallonie, l’affaire Cools, célèbre à la fin du siècle dernier, avait pourtant grandi la justice avec le courage et l’exemplarité de la juge Ancia dont la perspicacité avait permis de mettre en lumière des affaires annexes, dont celle de la SMAP et de certains milieux ondoyés de socialisme, façon PS.
On aurait pourtant pu penser que les mesures prises lors des premiers scandales allaient avoir des effets bénéfiques sur l’ensemble de la classe politique et des affaires, généralement imbriquées. L’impression générale est négative. Tout juste croit-on que les mesures prises contre la corruption n’ont eu que pour seul résultat de découvrir plus d’affaires sordides qu’avant, dont un des sommets les plus honteux va au Samusocial. La délinquance financière jadis cachée, éclate au grand jour. On supposait beaucoup d’élus vénaux. Maintenant, on est persuadé qu’il y en a plus encore.
"Tous Pourris" : Un Discours qui Fait Mouche
Fait inquiétant le discours de la droite radicale, « tous pourris », semble être devenu aussi celui de la gauche écœurée par un PS devenu libéral. Les journaux qui infantilisent les lecteurs comme « La Meuse » sont en partie responsables de ce phénomène de généralisation. Moins on s’intéresse à la politique, plus se renforce un sentiment de méfiance à l’égard des élus, plus on croit à la corruption des élites.
Alors que les gazettes cancanières ont comme intention première de défendre les élites et le système économique, c’est l’effet inverse qui se produit. Elles nourrissent un sentiment généralisé d’anarchisme inconscient, par des faits rapportés, outrancièrement tronqués. Le manque d’éditorialistes de talent y est pour beaucoup. Le faux semblant de la neutralité y est pour le reste.
Lire aussi: Goûter Rigolo Poisson
La Politique Belge : En Quête d'Inspiration Française
Une remarque vient à l’esprit lorsqu’on consulte l’ensemble de la presse belge. Aucun bouclage n’est possible sans l’apport de l’actualité française. Même la presse flamande est obligée d’y recourir. Comment voulez-vous intéresser le lecteur par la polémique autour de Jambon « qui insulte » les autorités judiciaires », de ce blogueur pris de frénésie à propos de Dutroux qui brûle le livre d’un avocat sur une éventuelle remise en liberté de l’assassin pédophile ou de cette malheureuse qui décède après avoir mangé un tiramisu empoisonné ? Et ces mêmes journaux traitent le public de faire du populisme son péché favori !
Bref, en attendant 2019, Charles Michel fait l’araignée des sables, il s’enfonce dans le sol et devient invisible. Didier Reynders, après avoir livré son intention « d’arracher » le pouvoir à la rougeoyante Onkelinx à Bruxelles et ravir le sceptre des mains de Rudi Vervoort, lâche un bouteillon d’entre ses lèvres minces « Je gouvernerai avec la N-VA de Bruxelles, sans problème, si ce parti devenait incontournable », des fois que la carrière du « grand » homme devrait obligatoirement en passer par là, Didier prend des précautions. Rayons socialiste, Di Rupo ne fait pas encore ses cartons. Le fait qu’il a un teint bilieux ces temps derniers ne préjuge pas qu’il est sur le départ. Cet homme attend vraiment que l’électeur lui botte le cul pour laisser à son successeur un fond de chaise pourri sur lequel il serait impossible de s’asseoir, sans un fessier assez vaste pour déborder et se rattraper aux montants. André Flahaut est le seul à posséder un aussi imposant postérieur. L’affaire est à suivre, mais comme toutes les autres, elle entre dans la conjoncture qui pose un essentiel regard sur la France, pour sauver l’info belge. Là, tout y est plus riche, plus fourni, quoique Macron 1er soit encore trop novice et trop aimé des Français, pour qu’il en soit beaucoup conté sur ses « éventuelles » erreurs de cap ! Heureusement que ses compatriotes s’évertuent à fournir de la matière aux journalistes belgicains.
L'Analogie avec les Systèmes de Ponzi
La finance internationale fonctionne d’une certaine manière comme le système de Ponzi, c’est-à-dire en vase clos avec des nouveaux investisseurs qui financent les gains de ceux qui avaient investi depuis plus longtemps. Contrairement à un système pyramidal habituel, la finance internationale permet à ses investisseurs de parier sur l’écroulement de son propre système. Lorsqu’un système pyramidal traditionnel s’écroule, la totalité des investisseurs qui sont encore présents sur le marché perdent tout et les responsables sont incarcérés. On peut résumer tout cela à « pile je gagne, face tu perds » !
Dans le contexte politique, l'analogie avec un système de Ponzi peut être faite de la manière suivante :
- Les promesses électorales : Les politiciens font des promesses aux électeurs (nouveaux entrants) pour obtenir leur soutien (investissements).
- Les avantages aux groupes d'intérêt : Une fois élus, ils utilisent les ressources publiques (fonds) pour récompenser les groupes d'intérêt qui les ont soutenus, donnant ainsi l'illusion que le système fonctionne.
- La dette publique croissante : Pour maintenir le système à flot, ils ont recours à l'endettement, reportant le problème sur les générations futures.
Le Système de Retraite : Un Système Pyramidal Légal ?
Le fonctionnement de la sécurité sociale ressemble d’une certaine façon à un système de Ponzi ; les cotisations des actifs servant à payer les pensions des inactifs. Le principe est donc celui du pot commun fonctionnant par solidarité. Autrement dit, le montant de la contribution versée par chaque personne ne dépend pas de ses propres risques mais de ses revenus.
Lire aussi: Améthyste : signification et vertus
En France, le système de retraite est fondé pour l’essentiel sur le principe de la répartition ; les cotisations des actifs servant à payer les pensions versées aux retraités. Autrement dit, cela signifie que le jour où les actifs n’arrivent plus à créer la richesse nécessaire pour arriver à financer l’ensemble des pensions versées aux inactifs alors le système s’effondre. Le ratio cotisants-retraités est un indicateur important pour apprécier l’équilibre de ce type de système. En effet, plus le ratio est faible et plus l’effort de financement pèse sur les épaules des cotisants.
Toutefois, il existe tout de même une solution pour compenser la baisse du nombre d’actifs. Le meilleur moyen de pallier la diminution du nombre d’actifs est d’avoir de la croissance. Autrement dit, si les actifs, tout en étant moins nombreux, arrivent à produire plus et donc à cotiser plus, alors le système reste à l’équilibre. Malheureusement ce n’est pas le cas.
Le Marketing de Réseau : À Ne Pas Confondre avec un Système Pyramidal
Le marketing de réseau n’a rien d’un système pyramidal. Une pyramide de Ponzi est une structure organisée du haut vers le bas, seuls ceux qui y sont entrés au tout début ont une chance de monter au sommet. Dans la structure du triangle inversé du marketing de réseau, tout le monde commence en bas et à l’opportunité de créer un vaste réseau, plus vaste encore que celui du parrain. Le marketing de réseau n’est donc pas un système de vente pyramidale.
tags: #poisson #fécond #Bernard #Madoff