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PMA et Laurent Alexandre : Définition et Enjeux Bioéthiques

Introduction

La procréation médicalement assistée (PMA) est une avancée scientifique majeure qui permet à des couples infertiles de concevoir un enfant. Cependant, elle soulève des questions éthiques complexes, notamment en ce qui concerne l'évolution de la définition de la filiation et de la parentalité. Laurent Alexandre, chirurgien et essayiste, est une figure importante du débat sur les enjeux bioéthiques liés à la PMA et aux progrès scientifiques en général. Cet article vise à définir la PMA, à explorer les différentes perspectives sur ses implications éthiques, et à examiner la position de Laurent Alexandre dans ce débat.

Qu'est-ce que la PMA ?

La procréation médicalement assistée (PMA) est un ensemble de techniques médicales visant à aider un couple infertile à avoir un enfant. Elle comprend différentes méthodes, telles que :

  • La fécondation in vitro (FIV) : Les ovocytes (ovules) de la femme sont fécondés par les spermatozoïdes de l'homme en laboratoire, puis l'embryon résultant est transféré dans l'utérus de la femme. La fécondation in vitro existe, en routine depuis plusieurs décennies.

  • L'insémination artificielle : Les spermatozoïdes de l'homme sont directement injectés dans l'utérus de la femme.

Dans le cas d'une stérilité définitive chez l'un des membres du couple, on peut faire appel au don d'ovocytes ou au don de spermatozoïdes.

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Les enjeux éthiques de la PMA

La PMA soulève de nombreuses questions éthiques, notamment :

  • La définition de la filiation : La PMA peut impliquer l'intervention de donneurs de gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes), ce qui brouille les liens traditionnels de filiation. En théorie, les autorités publiques peuvent contester le lien de filiation s’il est prouvé qu’il y a eu fraude.

  • La marchandisation du corps humain : La GPA, en particulier, est critiquée car elle fait craindre un risque de "marchandisation" du corps de la femme.

  • L'eugénisme : Le diagnostic préimplantatoire (DPI) permet de sélectionner les embryons avant leur implantation, ce qui soulève des questions sur le risque d'eugénisme et de "bébés à la carte".

  • Les droits de l'enfant : La PMA peut avoir des conséquences sur le bien-être et les droits de l'enfant, notamment en ce qui concerne son droit de connaître ses origines.

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Plus encore que la question de la PMA, la GPA est un sujet ultra-polémique, car celle-ci fait craindre un risque de « marchandisation » du corps de la femme, et met en jeu la question de la définition de la maternité et de la parentalité. Lors du passage d’une loi au Parlement un amendement peut être proposé et adopté s’il peut recueillir un vote favorable.

Laurent Alexandre et les enjeux bioéthiques

Laurent Alexandre est un fervent défenseur des progrès scientifiques et technologiques, y compris dans le domaine de la PMA. Il considère que la technologie est un moyen d'émancipation et que les biotechnologies offrent aux femmes et aux couples une plus grande liberté de choix. En tant que libertarien, il défend le droit des couples de femmes d'avoir les mêmes droits que les couples hétérosexuels, et le droit des femmes stériles de devenir mères grâce à la PMA.

Dans une interview accordée au Figaro, Jean-Marie le Méné, président de la Fondation Lejeune, et Laurent Alexandre ont opposé leur vision de l’homme et de son avenir. Si Laurent Alexandre estime que les robots vont supplanter les êtres humains, pour Jean-Marie Le Méné « aucun logiciel ne pourra jamais imiter la complexité de l’âme humaine. Pour Laurent Alexandre, « le triomphe de l’IA » est « inéluctable ». Ce qui implique de « construire une nouvelle morale ». Un pari audacieux parce que « l’IA accélère le temps, bouscule les repères, pousse à l’eugénisme et à la neuro-technologie.

Il est conscient des risques potentiels liés à ces technologies, tels que l'eugénisme et la marchandisation du corps humain, mais il estime qu'il est nécessaire de réguler ces pratiques au niveau mondial pour éviter les dérives. Selon lui, il est essentiel d'engager un vaste débat de société sur les enjeux bioéthiques afin de trouver un équilibre entre les avancées scientifiques et le respect des valeurs fondamentales.

Les professions libérales sont confrontées à la multiplication des intermédiaires que provoque l'IA. Pour une raison simple : cela coûte moins cher. Elles évoluent également dans une nouvelle aire économique, celle du capitalisme cognitif, de la production de connaissances basées sur l'IA et du Big data, la robotique etc. La société actuelle est très conceptuelle et se complexifie de plus en plus. L'évolution de la technologie s'est faite très rapidement et reste une science obscure pour la société civile. La majorité, pour ne pas dire la presque totalité de la population, ne comprendrait pas un brevet et comprend encore difficilement la notion de blockchain. L'IA a donc provoqué une révolution économique, des changements géopolitiques, médiatiques, et civilisationnels. L'économie autour de cette technologie a également engendré une concentration de pouvoirs et des richesses. Ces acteurs peuvent d'ailleurs recruter aisément les meilleurs informaticiens en entreprise. Le problème qui touche le monde de la propriété, et donc celui du notariat, est que l'IA accrue les inégalités entre les classes sociales. Comme l'explique Laurent Alexandre, « cette économie de la connaissance favorise davantage les gens qui ont une bonne capacité conceptuelle que les gens moins bien formés », créant ainsi de fortes inégalités et augmentant les écarts.

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PMA et GPA : Un flou juridique

C’est pour combler ce flou juridique que la Ministre de la Justice Christiane Taubira avait signé le 25 janvier 2013 une circulaire recommandant aux greffiers des tribunaux d’instance d’accorder la nationalité française aux enfants de père français nés par PMA ou GPA à l’étranger. Les parents d’enfant né par GPA et la mère porteuse n’encourent aucune sanction pénale.

Les avancées scientifiques et leurs implications

Les progrès scientifiques sont exponentiels. Il est envisagé de construire de minuscules nano-robots, capables de se déplacer à l’intérieur du corps humain, voire dans la cellule du corps humain, à la recherche d’agents infectieux ou de cellules cancéreuses pour les marquer afin de les détruire par le système immunitaire ou pour les détruire directement. Le clonage humain est plus ou moins secrètement en cours d’étude. Fin 2002, la firme Clonaid, associée au mouvement Raëlien, a affirmé par voie médiatique avoir réalisé le clonage d’êtres humains mais aucune preuve scientifique de leur existence ne fut apportée. Au-delà des questions techniques relevant du clonage animal en général, le clonage de l’humain pose des problèmes philosophiques nouveaux, débouchant sur la question d’une législation spécifique. Sans nier l’exploit technologique que constituerait une telle réalisation, la tendance internationale semble pencher vers l’interdiction, pour l’instant, des recherches sur le domaine. Un sondage CNN montre un intérêt toujours grandissant du public pour la technique. Arnold Schwarzenegger, ex-gouverneur de la Californie a milité en faveur du clonage humain. Les États-Unis, avec plus de cinquante autres pays, ont signé un appel à une interdiction totale du clonage humain. Il est admis scientifiquement que l’identité de l’être ne se résume pas à son génotype, ce qui signifie qu’il est impossible de produire deux êtres identiques simplement en dupliquant un génome. Faudra-t-il créer une législation nouvelle pour les clones comme pour la PMA et la GPA ?

Transhumanisme et PMA

Le transhumanisme est un mouvement qui, en s’appuyant sur les progrès de la biologie et de l’intelligence artificielle, défend l’idée de transformer ou dépasser l’homme pour créer un post-humain, ou un transhumain, aux capacités supérieures à celles des êtres actuels. Cette transformation s’envisage au niveau individuel, mais aussi collectif, conduisant alors à une humanité nouvelle. Différentes facultés physiques ou mentales et cognitives de l’être humain seraient concernées : il verra dans l’obscurité, ne connaîtra plus la fatigue et ne se cassera pas le col du fémur en glissant… Ses capacités intellectuelles seront décuplées et sa mémoire prodigieuse. Équipé d’un exosquelette intelligent, doté de puces dans le cerveau, ce super-homme deviendra plus performant, plus créatif, plus empathique. Son cerveau s’il devient malade sera guéri ou au moins réparé efficacement. Le but ultime ? Fusionner l’homme et l’ordinateur après l’avoir soustrait au vieillissement et à la mort. « Vivre 300 ans, ce sera un jour possible », titrait L’Express en 2016, commentant le livre de Luc Ferry, La révolution transhumaniste. « La mort de la mort » a été annoncée par Laurent Alexandre, apôtre zélé de ce courant d’idées.

De fait, « le transhumanisme sera eugéniste par la sélection et la modification embryonnaire. Les transhumanistes souhaitent la création de superbébés capables de résister à l’IA. Ils veulent aussi guérir la trisomie 21. Ces enjeux réclament « une régulation mondiale », pour éviter, selon Laurent Alexandre, d’ « assister à un nomadisme transhumaniste ».

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