Pendant la petite enfance, les enfants sont naturellement curieux et ouverts à l'exploration de nouvelles expériences, y compris en ce qui concerne les aliments. Cependant, vers l'âge de deux ans, de nombreux enfants commencent à manifester une méfiance envers les aliments qu'ils n'ont jamais goûtés auparavant. Cet article explore en profondeur ce phénomène courant, la néophobie alimentaire, en examinant ses causes, ses signes distinctifs, ses différents degrés et, surtout, les solutions pratiques pour aider les enfants à surmonter cette réticence et à développer une relation saine avec la nourriture.
Qu'est-ce que la Néophobie Alimentaire ?
La néophobie chez l'enfant est un phénomène qui se caractérise par une aversion ou une peur irrationnelle des nouveaux aliments. Contrairement à chez l'adulte, la néophobie alimentaire chez l’enfant ne persiste pas et est considérée comme une phase normale du développement. Il faut donc intégrer cette phase dans l’éducation alimentaire avec la découverte des nouveaux aliments et des nouvelles saveurs.
Cette réticence peut être due à une variété de facteurs, notamment les préférences alimentaires familiales, l’absence d’introduction de nouveaux aliments dès la phase de diversification alimentaire, les influences de pairs, et même la simple appréhension face à l'inconnu.
Les Causes de la Néophobie Alimentaire
Les causes de la néophobie chez l'enfant peuvent être multiples et complexes. Voici quelques facteurs qui peuvent contribuer au développement de ce phénomène :
Développement sensoriel : Les enfants ont souvent une sensibilité accrue aux textures, aux odeurs et aux goûts des aliments. Ils peuvent réagir de manière négative à des stimuli alimentaires nouveaux ou inconnus, ce qui peut contribuer à leur néophobie. En effet, le rejet de l’aliment se fait avant la mise en bouche ; il donc est suggéré que les indices olfactifs et visuels (odeurs, couleurs…) joueraient le rôle de système d’alerte, d’autant plus exacerbé que l’enfant est néophobe.
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Influence de l'environnement familial : Les préférences et habitudes alimentaires des membres de la famille peuvent exercer une influence significative sur les choix alimentaires de l'enfant. Si l'enfant est exposé à une gamme limitée d'aliments à la maison, il peut être plus enclin à développer une néophobie alimentaire. La revue de littérature met en lumière l’importance de la sphère microsociale en pointant l’effet de « facilitation sociale » qui pourrait s’avérer être un des leviers pour stimuler l’acceptation d’aliments nouveaux par les plus petits, par mimétisme ou exemplarité. La néophobie est aussi sous l’influence de facteurs macrosociaux, notamment socioéconomiques. En effet, les parents à faible niveau de revenu peuvent parfois minimiser le risque de gaspillage alimentaire en achetant ce que leurs enfants apprécient déjà, en particulier des aliments riches en calories et pauvres en nutriments.
Anxiété et stress : Les enfants peuvent ressentir de l'anxiété ou du stress lorsqu'ils sont confrontés à des situations nouvelles, y compris lorsqu'il s'agit de consommer de nouveaux aliments. Cette anxiété peut donc se manifester par une réticence à modifier leurs habitudes alimentaires.
Expériences passées : Les expériences alimentaires précoces de l'enfant peuvent influencer ses attitudes et ses comportements alimentaires ultérieurs. Si un enfant a eu des expériences négatives avec des aliments nouveaux dans le passé, il peut être plus enclin à éviter de nouveaux aliments à l'avenir.
Influence sociale : L'entourage de l'enfant peut exercer une influence sur ses choix alimentaires. Si l'enfant perçoit que ses proches, sa famille ou enseignants autour de lui ont des attitudes négatives envers les nouveaux aliments, cela peut renforcer sa propre néophobie alimentaire.
Influence éducative : Les comportements néophobes des enfants peuvent être davantage exprimés en fonction des styles éducatifs adoptés. Une éducation permissive, correspondant à un cadrage faible de l’enfant le laissant agir comme il l’entend, mais également autoritaire, ou rien n’est permis, semblent être associés à l’apparition de la néophobie. À l’inverse, une éducation démocratique, souple avec adaptations et explications, aurait un effet positif pour la prévention et l’amélioration rapide de ce trouble.
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Tempérament de l’enfant : Outre l’âge, la néophobie alimentaire chez les enfants est souvent associée à plusieurs traits de personnalité et comportements spécifiques : l'émotivité, la timidité, l'anxiété face aux aliments et la défense tactile. Les enfants très émotifs peuvent avoir des réactions plus intenses face à de nouvelles expériences alimentaires. Leur sensibilité émotionnelle les rend plus susceptibles de ressentir de l'anxiété ou de la peur lorsqu'ils sont confrontés à des aliments inconnus. Les enfants timides peuvent être moins enclins à explorer de nouvelles expériences, y compris alimentaires. Leur réticence à sortir de leur zone de confort peut les amener à rejeter les aliments qu'ils ne connaissent pas. Certains enfants développent une anxiété spécifique vis-à-vis de la nourriture, due à des expériences passées négatives ou à une peur générale de l'inconnu. Les enfants avec une défense tactile ont des réactions excessives aux stimuli tactiles et peuvent être particulièrement sensibles aux textures des aliments, réagissant négativement à des sensations qu'ils trouvent désagréables.
Signes de la Néophobie Alimentaire
Les signes de la néophobie peuvent varier d'un enfant à l'autre, cependant, quelques indicateurs peuvent être surveillés :
Refus de goûter de nouveaux aliments : L'enfant peut manifester une réticence persistante à essayer des aliments qu'il n'a jamais goûtés auparavant. Il peut exprimer une forte aversion ou une peur à l'idée de manger quelque chose de nouveau.
Réactions négatives face aux nouveaux aliments : Lorsqu'on lui présente un nouvel aliment, l'enfant peut avoir des réactions négatives, telles que le dégoût, la répulsion ou même des crises de pleurs. Il peut exprimer des préoccupations concernant l'apparence, l'odeur ou la texture de l'aliment.
Préférence marquée pour les aliments familiers : L'enfant peut montrer une préférence prononcée pour un petit nombre d'aliments qu'il connaît et qu'il apprécie déjà. Il peut être réticent à essayer de nouveaux aliments et préférer se limiter à une sélection restreinte d'options alimentaires.
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Évitement des repas ou des situations alimentaires : L'enfant peut chercher à éviter les repas familiaux ou les occasions où de nouveaux aliments sont proposés. Il peut exprimer de l'anxiété ou du stress à l'idée d'être confronté à des aliments ou des plats qu’il ne connaît pas.
Inflexibilité alimentaire : L'enfant peut être très strict dans ses préférences alimentaires et refuser catégoriquement de dévier de ses habitudes. Il peut avoir du mal à accepter les variations dans son régime alimentaire ou à s'adapter à de nouveaux environnements alimentaires.
Somatisation : Dans certains cas, la néophobie peut se manifester par des symptômes physiques, tels que des maux de ventre ou de tête, lorsque l'enfant est confronté à quelque chose de nouveau.
Différents Degrés de Néophobie Alimentaire
La néophobie alimentaire chez l'enfant peut varier en intensité et en degré, allant d'une simple préférence pour les aliments familiers à une aversion prononcée et persistante envers tous les nouveaux aliments. Voici quelques-uns des différents degrés de néophobie alimentaire chez l'enfant :
Néophobie légère : Dans ce cas, l'enfant peut montrer une certaine réticence à essayer de nouveaux aliments, mais cette réticence n'interfère pas significativement avec son alimentation globale. Il peut être ouvert à essayer de nouveaux aliments après une exposition répétée et un encouragement positif.
Néophobie modérée : Les enfants présentant une néophobie alimentaire modérée peuvent manifester une aversion plus marquée envers les nouveaux aliments. Ils peuvent refuser catégoriquement d'essayer des aliments inconnus et montrer des signes d'anxiété ou de stress lorsqu'ils sont confrontés à de nouvelles expériences alimentaires.
Néophobie sévère : Dans les cas les plus marqués, l'enfant peut présenter une aversion extrême envers tous les nouveaux aliments. Ils peuvent avoir des réactions très négatives, telles que des crises de pleurs, des vomissements ou même des crises de panique, à l'idée de goûter quelque chose de nouveau.
Néophobie sélective : Certains enfants peuvent développer une néophobie sélective, c’est-à-dire, ils sont ouverts à essayer certains types d'aliments mais refusent catégoriquement d'autres types. Par exemple, un enfant peut être disposé à essayer de nouveaux fruits mais refuser de goûter des légumes.
Il est important de noter que la néophobie alimentaire chez l'enfant peut varier en fonction de plusieurs facteurs, y compris l'âge, le développement sensoriel, les expériences passées et l'environnement familial. Dans la plupart des cas, la néophobie alimentaire est une phase normale du développement qui tend à s'atténuer avec le temps. Cependant, si les symptômes de la néophobie alimentaire persistent et semblent affecter le bien-être général de l'enfant, il peut être utile de consulter votre pédiatre ou médecin traitant pour obtenir des conseils et un soutien supplémentaires.
Stratégies et Solutions pour Aider un Enfant Néophobe
Aider un enfant atteint de néophobie alimentaire peut nécessiter une approche douce et patiente. Voici quelques conseils pour l’aider à surmonter ce trouble :
Encourager l'exposition progressive aux nouveaux aliments : Incitez l'enfant à explorer de nouveaux aliments à son propre rythme en proposant des petites portions de nouveaux aliments à côté de ses aliments préférés lors des repas. Encouragez-le dans un premier temps à simplement toucher, observer ou sentir les nouveaux aliments sans pression ni force. Augmenter la connaissance et la familiarité d’un aliment, sans le goûter, en proposant des premiers contacts visuels ou tactiles, sans incitation à goûter.
Familiariser l’enfant avec un aliment rejeté : Après lui avoir donné l’occasion d’observer l’aliment, donnez à votre enfant des occasions régulières de le goûter, toujours sans forcer. Une simple exposition suffira à faire augmenter l’envie de goûter plus qu’en mettant la pression ou en proposant des récompenses, qui sont des stratégies contre-productives. Familiariser un enfant avec un aliment en lui donnant des occasions répétées de le goûter est probablement le moyen le plus simple de favoriser l’acceptation.
Favoriser un environnement alimentaire positif : Créez un environnement détendu et positif autour des repas en évitant les luttes de pouvoir ou les punitions liées à l'alimentation. Faites des repas un moment agréable et convivial où l'enfant se sent en sécurité pour explorer de nouveaux aliments. Manger calmement en famille et dans une ambiance chaleureuse.
Impliquer l'enfant dans la préparation des repas : Invitez l'enfant à participer à la préparation des repas en l'encourageant à choisir des aliments au marché ou à aider à cuisiner à la maison. Cette implication peut accroître son intérêt pour les aliments et le rendre plus disposé à les essayer. Un enfant est plus apte à goûter un aliment qu’il a vu dans sa forme première non cuisinée.
Modéliser un comportement alimentaire positif : Montrez à votre enfant que vous êtes ouvert à essayer de nouveaux aliments en mangeant vous-même une variété d'aliments devant lui. Les enfants ont tendance à imiter le comportement de leurs parents, alors servez de modèle en démontrant une attitude positive envers la nourriture. Inciter son enfant à consommer de nouveaux aliments par le simple fait de l’exemplarité parentale ou par celle d’autres enfants du même âge.
Parlez-en autour de vous : Si votre enfant est gardé par des proches ou des professionnels de la petite enfance, ouvrez le dialogue sur le sujet afin qu'ils puissent eux aussi s'adapter et vous soutenir dans vos différentes démarches pour accompagner votre enfant à s’ouvrir à d’autres aliments.
Varier les présentations et les saveurs : Re-proposer régulièrement et sous des formes différentes les aliments (cru, cuit, en purée, gratin, intégré à des pâtes…). Aux parents de faire preuve d’imagination et de varier les présentations. Attiser la curiosité de votre enfant vis-à-vis d’un aliment en variant les recettes.
Créer des assiettes attrayantes: Des plats ou des assiettes colorées, des aliments découpés en formes amusantes peuvent inciter votre enfant à goûter. Les outils alimentaires tels que les piques en forme d’animaux ou d’aliments sont des outils ludiques pour rendre plus attrayant les aliments.
Si la néophobie alimentaire de votre enfant persiste et semble avoir un impact négatif sur sa croissance, son développement ou son bien-être général, il peut être utile de consulter un pédiatre, un nutritionniste ou un psychologue spécialisé dans les troubles alimentaires pour obtenir des conseils supplémentaires et un soutien adapté.
L'objectif est d'encourager une attitude positive envers la nourriture et d'aider l'enfant à développer une relation saine avec les aliments en lui offrant un soutien aimant et respectueux tout au long de son parcours.
Troubles de l’Oralité Alimentaire : Une Perspective Plus Large
Les troubles de l’oralité alimentaire chez l’enfant sont des motifs de consultation de plus en plus fréquents. Pour la plupart des enfants, manger est un acte naturel, spontané et source de plaisir. Pourtant, pour certains d’entre eux, les repas peuvent devenir un moment difficile, source d’anxiété et de tensions. Difficultés à s’alimenter, refus de voir, de sentir ou de toucher certains aliments, réaction de dégoût à la vue de la nourriture… les troubles de l’oralité alimentaire concernent de nombreux enfants pour des raisons variées.
Avant qu’un aliment soit mis en bouche, tous les sens interviennent. « On commence par voir l’aliment, on le sent, on le touche, on le porte à la bouche, on le mâche et enfin, on l’avale. Si toutes les étapes de ce cycle ne sont pas respectées, des difficultés peuvent apparaître ». Ce spécialiste estime plus pertinent de parler de troubles du comportement alimentaire du petit enfant (TCAPE), un acronyme qu’il a créé, plutôt que de troubles de l’oralité.
Une Grande Variété d’Expression des Troubles
Les troubles du comportement alimentaire chez le petit enfant peuvent apparaître dès la naissance, mais ils se manifestent le plus souvent au moment de la phase de diversification alimentaire, lorsque les parents commencent à introduire des goûts et des textures différents. Dans certains cas, ils peuvent survenir plus tardivement. Chez l’enfant, les troubles du comportement alimentaire peuvent s’exprimer de différentes manières.
Petits mangeurs, souvent incapables de rester assis à table pendant le repas, certains enfants peuvent picorer toute la journée. D’autres enfants vont exprimer des troubles du comportement alimentaire par le biais d’une sélectivité alimentaire, réduite parfois à une dizaine d’aliments, ce qui compromet la mise en place d’une alimentation variée et équilibrée. Difficile pour les parents d’introduire de nouveaux aliments. « Ces enfants refusent de goûter tout aliment nouveau et peuvent exprimer une peur de manger proche de la phobie.
Causes des Troubles de l’Oralité Alimentaire
Parmi les nombreux facteurs possibles de ces troubles, on trouve des problèmes digestifs sévères. Outre des pathologies digestives, des malformations congénitales ou des causes neurologiques, peuvent également intervenir. Des particularités anatomiques, ainsi que des difficultés pour mastiquer ou déglutir peuvent aussi jouer un rôle dans l’apparition de ces troubles. Enfin, une hypo ou une hypersusceptibilité sensorielle peut aussi être en cause. Sans que l’on en connaisse les raisons profondes, certains enfants ne supportent pas la vue, l’odeur, voire la texture de certains aliments.
Prise en Charge Personnalisée
Inquiets, les parents viennent consulter lorsqu’ils estiment que leur enfant ne s’alimente pas comme il le devrait. Certains signes doivent amener à s’interroger. « Dès lors que l’enfant pleure ou hurle à l’idée de passer à table, qu’il refuse systématiquement tout aliment nouveau ou que le repas dure trop longtemps, il est important de consulter rapidement ».
Après un bilan médical visant à élucider des causes organiques possibles, le médecin proposera des solutions personnalisées. « Forcer l’enfant, le punir ou utiliser la distraction pour lui mettre une cuillère dans la bouche, par exemple, peut potentiellement générer une anxiété supplémentaire ».
Pour les petits mangeurs ayant tendance à « picorer », instaurer des parcours alimentaires sous forme de pique-niques ludiques, par exemple, peut occasionner un changement efficace. Impliquer l’enfant dans la confection des repas, recourir à des jouets et jeux sensoriels (jouets à mâcher…) peuvent s’avérer des stratégies gagnantes. En revanche, le cadre et le rythme des repas doivent être décidés par les parents.
Une autre piste consiste à utiliser des petites assiettes dans lesquelles on placera de modestes quantités de nourriture pour rassurer l’enfant. Intégrer systématiquement un aliment apprécié de l’enfant dans l’assiette, lui laisser la possibilité de cracher sont autant de procédés utiles pour amener à un changement progressif de comportement.
Pour les enfants sélectifs, voire phobiques, « il s’agit de présenter, chaque jour, d’abord visuellement, l’aliment refusé. Progressivement, on va demander à l’enfant de prendre en main l’aliment, de l’écraser, de le sentir, puis de le mettre à sa bouche. La séance suivante, on lui demandera de le mâcher, puis de le cracher, enfin de l’avaler ». Ce long travail de désensibilisation requiert beaucoup de patience de la part des parents.
Si les parents perdent patience ou se sentent découragés, différents professionnels paramédicaux (orthophonistes, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, psychomotriciens…) peuvent proposer des soins complémentaires.
Quelle qu’en soit l’origine, face aux troubles du comportement alimentaire d’un jeune enfant, il convient de consulter rapidement un médecin ou un professionnel de santé spécialisé dans la prise en charge de cette problématique.
Impact de la Néophobie Alimentaire sur l'Alimentation des Enfants
La néophobie alimentaire peut avoir des impacts importants sur la qualité de l’alimentation des enfants. La néophobie alimentaire est définie comme la peur de manger des aliments nouveaux ou inconnus, conduisant progressivement à une restriction du répertoire alimentaire de l’enfant. Ce concept est distinct du caractère « difficile à table » qui est défini comme le fait d’être très sélectif quant à la gamme d’aliments acceptés. Les auteurs mettent tout d’abord en avant le fait que la néophobie (et/ou le caractère difficile) est associée à un apport alimentaire suboptimal qui pourrait entraîner une insuffisance pondérale et affecter la croissance.
Le comportement de réticence ou de méfiance envers les aliments nouveaux apparaît entre 18 et 24 mois, avec une expression très marquée entre 24 et 36 mois, pour se stabiliser jusqu’à l’âge de 6 / 8 ans. Au-delà de cet âge, l’intensité tendrait à diminuer, même si des différences interindividuelles importantes sont rapportées.
La néophobie a souvent été associée à des tempéraments spécifiques chez l’enfant. Concernant les influences psychosociales sur la néophobie, la revue de littérature met en lumière l’importance de la sphère microsociale en pointant l’effet de « facilitation sociale » qui pourrait s’avérer être un des leviers pour stimuler l’acceptation d’aliments nouveaux par les plus petits, par mimétisme ou exemplarité.
Le style éducatif en matière d’alimentation jouerait aussi un rôle dans le développement de la néophobie : les styles « permissif » (cadrage faible de l’enfant et réceptivité forte au comportement de l’enfant) et « autoritaire » (cadrage fort et réceptivité faible) sont en effet significativement associés aux comportements néophobes, difficiles et sélectifs.
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