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P.T. Barnum et ses enfants : Une histoire de spectacle et de destinées

P.T. Barnum, figure emblématique du show-business américain, a marqué son époque par son audace, son sens du spectacle et sa capacité à fasciner le public. Si sa carrière est bien documentée, la vie de ses enfants, elle, reste souvent dans l'ombre. Cet article se penche sur la vie des enfants de P.T. Barnum, Caroline Cornelia, Helen Maria, Frances Irena et Pauline Taylor, explorant leur héritage familial, leurs défis et leurs réussites, ainsi que l'impact de la célébrité paternelle sur leurs destinées.

Naissance et famille de P.T. Barnum

Phineas Taylor Barnum est né le 5 juillet 1810 à Bethel, Connecticut. Il était le sixième enfant de Philo Barnum et de sa seconde épouse, Irene Taylor. Son père était fermier, tailleur, aubergiste et épicier, gérant une entreprise familiale aux multiples facettes. Son grand-père maternel, Phineas Taylor, homme politique influent, lui légua peut-être un certain goût pour la manipulation et la stratégie politique. Cette origine modeste, combinée à une exposition précoce à la vie publique et aux affaires, constitua un terreau fertile pour le développement de ses talents exceptionnels de promoteur et de showman.

Mariage et vie familiale

À l'âge de 19 ans, P.T. Barnum épousa Charity Hallett, le 8 novembre 1829. Ce mariage marqua le début d'une vie familiale qui, malgré les exigences de sa carrière fulgurante, resta au cœur de ses préoccupations. Leur union donna naissance à quatre enfants : Caroline Cornelia (1833-1911), Helen Maria (1840-1915), Frances Irena (1842-1844) et Pauline Taylor (1846-1877). Malgré les absences fréquentes du père, les témoignages suggèrent une certaine stabilité familiale, Charity jouant un rôle essentiel dans l'éducation des enfants et dans la gestion du foyer. Barnum, bien qu'impliqué dans son travail, manifestait une affection paternelle réelle, intégrant parfois sa famille dans ses entreprises, leur offrant ainsi un aperçu unique du monde du spectacle. La mort prématurée de deux de ses filles, Frances et Pauline, marqua profondément la famille, soulignant les fragilités de la vie privée face à la grandeur flamboyante de l'entreprise Barnum.

Les enfants de P.T. Barnum

Les quatre enfants de P.T. Barnum et Charity Hallett vécurent sous le sceau de la célébrité paternelle, une expérience qui marqua profondément leurs vies.

Caroline Cornelia Thompson Barnum : Une vie à l'ombre du père

Caroline Cornelia Thompson Barnum, fille aînée de P.T. Barnum et de Charity Hallett, née en 1833, vécut une existence relativement retirée de la vie publique extravagante de son père. Contrairement à d'autres membres de la famille, peu d'informations précises sont disponibles sur sa vie personnelle. Son existence, à l'abri des projecteurs, contraste fortement avec la carrière flamboyante de son père, soulignant la complexité du lien entre la notoriété du showman et la vie privée de ses proches.

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Helen Maria Barnum : Le destin d'une fille de showman

Helen Maria Barnum, née en 1840, représente un cas d'étude fascinant quant à l'influence de l'héritage paternel sur la vie d'une fille de showman. Contrairement à sa sœur aînée, Caroline, dont la vie resta relativement discrète, Helen Maria a probablement été plus impliquée, directement ou indirectement, dans l'univers du spectacle créé par son père. Cependant, le niveau exact de son implication reste difficile à déterminer avec précision, le manque de sources directes rendant la reconstruction de son parcours complexe. Helen Maria, en tant que fille du célèbre showman, a certainement bénéficié d'un certain privilège social et économique.

Frances Irena Barnum et Pauline Taylor Barnum : Destins tragiques

Les destins de Frances Irena et Pauline Taylor Barnum, deux des filles de P.T. Barnum, sont marqués par la tragédie et l'ombre portée par la célébrité de leur père. Frances Irena, née en 1842, mourut prématurément en 1844, à un très jeune âge. Ce décès précoce, dont les circonstances précises restent souvent floues, a indubitablement jeté une ombre sur la famille Barnum. Pauline Taylor, née en 1846, connaîtra un destin tout aussi tragique, décédant en 1877. Les causes de sa mort, ainsi que les détails de sa vie, restent souvent peu précis. Les décès prématurés de Frances Irena et Pauline Taylor mettent en lumière la vulnérabilité des enfants au sein même d'une famille prospère et célèbre.

L'héritage familial : Influence du cirque et de la célébrité paternelle

L'héritage laissé par P.T. Barnum à ses enfants dépasse largement le cadre financier. La célébrité du showman, son empire du cirque et son style de vie extravagant ont indéniablement marqué la vie de ses filles, influençant leurs choix, leurs aspirations et leurs perspectives. L'exposition constante au monde du spectacle a modelé leur personnalité et façonné leur destin. L'héritage de P.T. Barnum englobe également une dimension morale et éthique complexe. Les méthodes parfois controversées employées par le showman pour promouvoir ses spectacles ont pu laisser une empreinte durable sur ses filles. L'étude de la vie des filles de P.T. Barnum permet ainsi d'appréhender les multiples facettes de l'héritage d'une figure emblématique du monde du spectacle, un héritage qui se décline en héritage financier, en influence sociale, en héritage culturel, mais aussi en héritage moral et éthique.

La vie des enfants après la mort de P.T. Barnum

La mort de P.T. Barnum en 1891 marqua un tournant majeur dans la vie de ses filles. Décédé à l'âge de 80 ans, le célèbre showman laissait derrière lui un héritage considérable, tant sur le plan financier que sur le plan de la notoriété. L'absence de leur père a indubitablement affecté leur quotidien. L'analyse de leurs vies après la mort de P.T. Barnum permet d'explorer les conséquences de la disparition d'une figure aussi importante. La gestion de l'héritage financier, la préservation de la mémoire familiale et l'adaptation à une vie sans la présence constante du père ont dû poser des défis considérables.

Les défis et les réussites de la descendance Barnum

La descendance de P.T. Barnum a connu des défis et des réussites qui reflètent la complexité de l'héritage familial. L'adaptation à une vie sans la présence constante de leur père, la gestion de la pression médiatique et la construction d'une identité propre, indépendante de la légende paternelle, ont dû imposer des épreuves considérables.

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P.T. Barnum : Un visionnaire du spectacle

Phineas Taylor Barnum est né le 5 juillet 1810 dans un village du Connecticut où son père était fermier et épicier. Orphelin à 15 ans, le jeune garçon développe très vite un rare sens des affaires. Phineas juge que seule New York est à la dimension de ce qu'il appellera plus tard sa « véritable vocation ». Il y arrive en 1835, tient une petite épicerie pour assurer le quotidien tandis qu'il se lance dans une carrière de showman de l'extravagance.

Sa première mystification fut Joice Heth, une vieille Noire édentée et infirme, prétendument âgée de 161 ans et ancienne nourrice de George Washington. En 1836, il monte un cirque qui pérégrine dans le Sud. En 1841, il rachète le Musée américain Scudder's American Museum et sa collection de curiosités. On y découvre, entre autres, les chutes du Niagara en réduction, des « Nègres blancs », un cheval laineux et une sirène des îles Fidji empaillée.

Barnum comprend que dans ce métier, il faut sans cesse innover. Les animaux font recette ? Qu'à cela ne tienne. En voici, tantôt empaillés - des tigres, des lions, des grizzlys -, tantôt bien vivants, comme le premier hippopotame présenté aux Etats-Unis. Pour faire bonne mesure, Barnum exhibe aussi quelques chefs indiens, des vrais, qui le quitteront quand ils finiront par réaliser qu'ils ne sont là que pour « faire de l'argent ». Sa grande attraction, c'est « Tom Pouce » Tom Thumb, un minuscule enfant de sept ans qu'il présente à toute l'Amérique. Pendant trois ans, Barnum en fait le clou de son spectacle à travers les capitales d'Europe.

N'embauche-t-il pas la soprano Jenny Lind, « le rossignol suédois », sans l'avoir jamais vue ni entendue ? La publicité et le marketing font le reste. Les billets de concert se vendent au marché noir. C'est à qui achètera des gants, des châles, des sofas et même des pianos de la marque « Jenny Lind ». Barnum acquiert au zoo de Londres une autre future vedette : Jumbo, l'éléphant géant.

En 1871, est lancée la plus grande entreprise de cirque de l'histoire américaine : le P. T. Barnum's Grand Traveling Museum, Menagerie, Caravan and Circus. En 1881, le Great London Circus devient un concurrent dangereux, il réussit à fusionner les deux cirques, sous le nom de Barnum and London Circus.

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L'héritage controversé de Barnum

Dans la comédie musicale The Greatest Showman, Hugh Jackman incarne l'excentrique entrepreneur P.T. Barnum, dont le nom est à l'origine de cette expression évoquant certes un endroit désordonné, mais qui se rapporte également à tout ce qui a trait au spectacle de foire. L'Américain est considéré comme l'un des créateurs du cirque moderne, voire même du show business.

Avant tout visionnaire entrepreneur de spectacles, Phineas Taylor Barnum fut également éditeur, auteur, philanthrope et même politicien au fil d'une existence pour le moins hors-norme. Un sens aiguisé des affaires doublé d'une grande ambition, une attirance pour les personnages en marge, ces fameux "freaks" qui seront en tête d'affiche de ses shows.

C'est en 1834 que P.T. Barnum débute véritablement sa carrière de forain. Il parcourt les routes avec un théâtre ambulant, le Aaron Turner Traveling Circus. L'expérience n'est pas couronnée de succès, mais l'Américain se rattrape vite en achetant le Scudder's American Museum. L'occasion pour lui de dévoiler de nombreux freak shows, avec des personnages et créatures atypiques venues des quatre coins de la planète qui vont vite devenir sa marque de fabrique.

En 1871, c'est la consécration pour l'Américain avec la mise en chantier du cirque itinérant portant son nom : le P.T. Barnum’s Great Circus Museum and Menagerie, qu'il fait voyager aux Etats-Unis puis en Europe à bord de trains à -tout de même- 80 wagons ! Ainsi est né le fameux Greatest Show on Earth, un gigantesque divertissement populaire, bigger than life, qui révolutionnera le cirque et le monde du spectacle de manière générale.

Certains voient dans l'oeuvre de P.T. Barnum la naissance du divertissement XXL à l'américaine. Il faut dire que les spectacles du Greatest Show on Earth sont des monstres de démesure, avec un cirque en forme de tente géante comprenant trois pistes pour trois spectacles en simultané, une véritable révolution pour l'époque. Ces shows font l'émerveillement du monde entier, les salles sont combles et les curiosités nombreuses, du gigantesque éléphant Jumbo, qui a inspiré le dessin animé Dumbo, aux animaux exotiques méconnus, en passant par les femmes à barbes ou les Lilliputiens.

P.T. Barnum, véritable légende du cirque et l'un des hommes à l'origine du divertissement moderne, s'éteint le 7 avril 1891.

La fin d'une époque

Après 146 ans de succès, Barnum - "le plus grand show du monde", comme il est toujours écrit sur les affiches - présentera son dernier numéro. Frédéric Edelstein, dresseur de fauves et directeur du cirque Pinder, se souvient : "Ce cirque mythique m'a fait rêver lorsque j'étais enfant : les éléphants, les fauves, les chevaux, les zèbres, les dromadaires, les trapézistes, les paillettes, les strass et les clowns".

La famille Feld, qui possède le cirque depuis 1967, évoque aujourd'hui des coûts de fonctionnement astronomiques : 500 employés, deux shows gigantesques, plus de chapiteau mais des salles genre Zénith qui accueillent jusqu'à 30.000 personnes. Mais le pire des paradoxes, c'est que les animaux qui ont fait sa gloire ont aussi causé sa perte. Le symbole de Barnum, c'était avant tout les éléphants. Sauf que depuis les années 80, la famille Feld est engluée dans une bagarre judiciaire contre les associations de protection animale qui ont gagné.

Barnum et l'éthique du spectacle

Le film The Greatest Showman présente une vision édulcorée de P. T. Barnum, le dépeignant comme un défenseur du droit à la différence. Cependant, la réalité est plus complexe. Barnum était avant tout un homme d'affaires soucieux de remplir ses caisses, fût-ce au prix de mensonges éhontés. Il a exploité des personnes handicapées ou marginalisées, les exhibant comme des curiosités pour attirer le public.

Barnum a commencé sa carrière de forain à 25 ans. En 1835, il achète pour 1 000 dollars Joice Heth à un planteur du Kentucky. Joice Heth est une esclave afro-américaine noire, aveugle, presque entièrement paralysée. Elle sera présentée au public comme étant l’ancienne nourrice de George Washington soi-disant âgée de 161 ans.

Il exposera Joséphine à partir de 1853 sous le nom de » la Dame barbue de Genève » et prétendra que sa barbe est officiellement mesurée à 15 cm. Annie, elle, a seulement neuf mois en 1866 lorsqu’elle est exhibée dans un musée du quartier de Broadway à New York à l’occasion d’une exposition organisée par Barnum. Théodore Lent, lui, écrit dans une publicité publiée en 1854 dans The New York Times que sa femme Julia Pastrana (dont il est » l’impresario « ) est ” le chaînon manquant entre l’homme et l’orang-outan ”. Un chaînon qui chante, danse, joue de la guitare et parle trois langues. Atteinte d’une maladie génétique, l’hypertrichose, Julia sera exposée comme un être monstrueux de son vivant et même au-delà. Elle donnera naissance en 1860 à un enfant, atteint, lui aussi d’hyperpilosité qui mourra peu après la naissance. Julia Pastrana le suivra dans la mort quelques jours plus tard. Le veuf éploré exposera son cadavre momifié dans l’un des costumes dans lesquels elle se montrait habituellement, avec l’enfant à côté d’elle placé sur un support comme un perroquet.

Les zoos humains et l'exhibition de l'Autre

En 1889, un zoo humain n’ouvrait-il pas ses portes sous la tour Eiffel à l’occasion de l’exposition universelle ? Des hommes, des femmes, des enfants ont été présentés ou se sont produits dans des spectacles forains, des cirques ou des zoos en tant que phénomènes de foire ou curiosités médicales jusqu’à la fin du 19e siècle en Europe. Jugées dégradantes, ces exhibitions y seront interdites, mais perdureront aux États-Unis au 20e siècle sous le terme de » freak show « . C’est Phineas Taylor Barnum l’inventeur du divertissement de masse, qui est à l’origine du freaks show, dérivé du cirque.

Il n’est dès lors pas une ville, pas une exposition et pas un Français qui ne découvrent, à l’occasion d’un après-midi ensoleillé, une reconstitution « à l’identique » de ces contrées sauvages, peuplées d’hommes et d’animaux exotiques, entre un concours agricole, la messe dominicale et la promenade sur le lac. C’est alors par millions que les Français, de 1877 au début des années 30, vont à la rencontre de l’Autre. Un » autre » mis en scène et en cage. Qu’il soit peuple » étrange » venu de tous les coins du monde ou indigène de l’Empire, il constitue, pour la grande majorité des métropolitains, le premier contact avec l’altérité. L’impact social de ces spectacles dans la construction de l’image de l’Autre est immense.

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