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Philippe de Villiers : Parcours d'un homme politique et père de famille

Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, plus connu sous le nom de Philippe de Villiers, est une figure marquante de la scène politique française, également reconnu comme écrivain et créateur du célèbre parc du Puy du Fou. Au-delà de sa carrière publique, il est aussi un père de famille de sept enfants. Cet article explore la biographie de Philippe de Villiers, en mettant en lumière son parcours politique, ses réalisations et sa vie familiale.

Origines et Formation

Né le 25 mars 1949 à Boulogne (Vendée), Philippe de Villiers est issu d'une famille d'origine nobiliaire. Son père, Jacques de Villiers (1913-2000), colonel lorrain ayant servi sous les ordres du Maréchal de Lattre, a marqué son engagement. Fait prisonnier par les nazis en 1940, Jacques de Villiers tenta à plusieurs reprises de s'évader.

Philippe de Villiers a suivi des études de droit public à l'université de Nantes, où il obtient une maîtrise en 1971. Il est ensuite diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et intègre l'École nationale d'administration (ENA) de 1976 à 1978 (promotion Pierre-Mendès-France). Après un stage à la préfecture de la Corrèze, il rejoint le corps préfectoral et est nommé directeur de cabinet du préfet de Charente-Maritime.

Création du Puy du Fou

En 1978, Philippe de Villiers est à l'origine du spectacle du Puy du Fou, sur le site du château du même nom. Le conseil général de Vendée acquiert le site au prix du terrain. Il y met en scène une « cinéscénie », qui devient rapidement l’un des plus grands spectacles son et lumière de France. Le spectacle exalte « le mythe d'un âge d'or durant lequel nobles et gens du peuple auraient été soudés par un même idéal communautaire », une image qui a servi à consolider une culture politique. Tous les vendredis et samedis soir d’été, des bénévoles et des professionnels retracent l’histoire de la Vendée et du château du Puy du Fou, notamment des scènes du conflit vendéen lors de la période de la Révolution française.

Le spectacle connaît un succès populaire, accueillant un million de spectateurs par an. Depuis 1989, il est doublé d’un parc d’attractions (« Le Grand Parc ») doté de nouveautés chaque année. Le succès du spectacle lui vaut d’apparaître en février 1984 dans l’émission de télévision de divertissement économique Vive la crise !

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Parcours politique

Sous-préfet de Vendôme (Loir-et-Cher), il demande une mise en disponibilité au lendemain de la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle de mai 1981, pour ne pas servir un pouvoir de gauche avec lequel il se dit en profond désaccord. En novembre 1981, tirant profit de la décision de François Mitterrand d’autoriser les radios libres, il crée aux Herbiers la station Alouette FM, avant d’en laisser la présidence à son frère Bertrand. En 1982, il fonde Alouette Hebdo.

Adhérent du Parti républicain à partir de 1985, Philippe de Villiers entre véritablement en politique à l’occasion des élections législatives de mars 1986 à la faveur de la première cohabitation. Philippe de Villiers est candidat de la liste d’ « Union pour la Vendée » composée dans le cadre d’une alliance du RPR et de l’UDF. Le scrutin de liste à la proportionnelle donne 3 élus sur 5 à son groupe. En dépit de cet échec, la notoriété qu’il a acquise comme créateur de la « Cinéscénie » du Puy du Fou, lui vaut d’être nommé secrétaire d’État auprès de François Léotard, ministre de la Culture et de la Communication, dans le gouvernement Jacques Chirac.

Il parvient à faire accepter une semaine de la chanson française, durant laquelle toutes les radios libres s’engagent à diffuser 80 % de productions francophones dans leurs programmes. Il organise également en 1987 les commémorations nationales du millénaire de l’avènement de Hugues Capet, premier roi de la dynastie capétienne, deux ans avant le bicentenaire de la Révolution.

En juin 1987, le décès de Vincent Ansquer, député de la Vendée et ancien ministre RPR, donne à Philippe de Villiers, toujours suppléant, la possibilité d'entrer à l'Assemblée nationale. Pour ce faire, il démissionne du gouvernement en exprimant les désaccords qu'il cultive avec son ministre de tutelle.

En 1990, Philippe de Villiers monte plusieurs fois à la tribune de l'Assemblée nationale à propos de l'affaire Urba. Philippe de Villiers est en 1992, à droite, aux côtés de Philippe Séguin et Charles Pasqua, l'un des principaux animateurs de la campagne du non au référendum sur le traité de Maastricht.

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Villiers quitte l'UDF en 1994 et fonde alors le Mouvement pour la France (MPF), parti politique de droite souverainiste. Lors des élections européennes de 1994, il mène sa propre liste, sur une ligne souverainiste, avec le juge Thierry Jean-Pierre et le magnat Jimmy Goldsmith. En récoltant 12,34 % des suffrages, son groupe arrive en troisième position et obtient treize députés à Strasbourg.

En 1995, Philippe de Villiers est candidat à l'élection présidentielle. Il obtient 4,7 % des suffrages, n'ayant ainsi pas droit au remboursement de ses frais de campagne. Il doit alors solliciter des contributions financières par une campagne de publicité télévisée pour rembourser ses importantes dettes de campagne.

Aux élections législatives de 1997, il s'allie à Olivier d'Ormesson : le MPF présente des candidatures communes avec le CNIP, sous l'étiquette LDI (La droite indépendante). En 1999, il noue une alliance avec Charles Pasqua, qui entre en dissidence avec le RPR, pour créer le RPF. Aux élections européennes du 13 juin, la liste Pasqua-Villiers arrive, en France, en tête de la droite, devant celle du RPR et de Démocratie libérale emmenée par Nicolas Sarkozy. Avec 13,05 % des suffrages, la liste Pasqua-Villiers obtient 13 sièges et Philippe de Villiers est réélu député européen. Il prend position pour le « non » au référendum sur le quinquennat présidentiel.

En février 2002, il annonce qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle d'avril 2002. Dans une biographie de Philippe de Villiers, Éric Branca et Arnaud Folch révèlent l'apport de Philippe de Villiers à Jean-Marie Le Pen d'une trentaine de signatures de maires qui manquaient à ce dernier pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle. Il ne donne pas d'instruction de vote au deuxième tour.

En juin 2002, Philippe de Villiers est de nouveau élu député de la Vendée avec 67,2 % des suffrages au premier tour. En juin 2004, poursuivant ses va-et-vient entre ses mandats de député national et de membre du Parlement européen, il est élu député européen dans la circonscription Ouest, où la liste qu'il mène obtient 12,36 % des voix. Au plan national, le MPF récolte 6,67 % des suffrages et ne peut compter que sur 3 représentants à Strasbourg. Philippe de Villiers est régulièrement épinglé comme étant l'un des représentants français les moins assidus au Parlement européen.

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En 2005, lors de la campagne référendaire sur le traité établissant une constitution pour l'Europe, Philippe de Villiers est l'un des tenants du « non » souverainiste à droite, en compagnie du député européen Paul-Marie Coûteaux, de la députée apparentée UMP Christine Boutin et du député gaulliste Nicolas Dupont-Aignan.

Philippe de Villiers est le premier à annoncer officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2007. Il se veut candidat du « patriotisme populaire » et dénonce l'islamisation de la société française et le communautarisme. Ses déclarations contre l’islam, lui valent des plaintes de la part du Conseil islamique de la mosquée de Lyon et la Ligue islamique mondiale, finalement déboutées.

À l'occasion d'une série d'émeutes en région parisienne, il annonce son intention de créer avec Jacques Bompard, maire de la ville d'Orange, le « collectif national des élus de la République contre le droit de vote des étrangers », ouvert à « tous les patriotes ».

En avril 2006, Philippe de Villiers refuse l'alliance proposée par Jean-Marie Le Pen, arguant de grandes différences de vue entre eux, et notamment ses « dérapages insupportables » sur la Seconde Guerre mondiale. Pour autant, son positionnement politique, visant à se différencier tant de Nicolas Sarkozy que de Jean-Marie Le Pen, ne lui ouvre qu'une marge de manœuvre réduite. Il ne produit en tout cas pas le décollage attendu dans les études d'opinion : les sondages successifs n'accordent à Philippe de Villiers que 3 à 5 % d'intentions de vote. Son équipe de campagne décide donc, en juillet 2006, de réorienter son discours, en mettant « moins en avant » le thème de l’« islamisation de la France » et en ciblant plus particulièrement les « déçus du sarkozysme » supposés pouvoir être recrutés parmi les libéraux, les chasseurs et « plus largement parmi les ruraux ».

Alors que les enquêtes d'opinion lui attribuent entre 1 et 2 % d'intentions de vote, il présente, son programme de 337 mesures, parmi lesquelles la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune et des 35 heures et la fixation des prélèvements obligatoires à un taux maximal de 38 % du PIB, afin de « tourner le dos aux trois maux qui gangrènent notre société : le mondialisme, le socialisme et le communautarisme ».

Au soir du premier tour de l'élection, Philippe de Villiers obtient 2,23 % des voix. Philippe de Villiers ne donne d'abord aucune consigne de vote pour le second tour, déclarant au soir du 22 avril : « Je ne suis pas propriétaire de mes voix, les Français sont libres ».

Les 20 et 21 septembre 2008, lors de l’université d’été du MPF, Philippe de Villiers et Declan Ganley, fondateur du mouvement politique européen Libertas, ont annoncé leur souhait commun de faire des élections européennes un référendum contre le Traité de Lisbonne, où, dans chaque pays, les peuples pourront clairement exprimer leur choix.

Le sens que donne Libertas à l'idée pro-Europe n'est pas la même que celle qu'on lui donne en général sur la base de l'approbation ou du rejet de la construction actuelle de l'Union européenne, en effet Philippe de Villiers est partisan d'une Europe plus axée vers la coopération, et non l'intégration, pour ses détracteurs, il est donc considéré comme eurosceptique.

Philippe de Villiers reste néanmoins le Français le moins présent au Parlement européen : lors de la législature 2004-2009, il est classé 910e sur 921 en termes de travail effectué. En juin 2009, il parvient à conserver son siège au Parlement européen en dépit de l'échec de la stratégie Libertas.

Vie privée et famille

Marié en 1973 à Dominique de Buor de Villeneuve, Philippe de Villiers est père de sept enfants : trois fils et quatre filles. Deux de ses filles ont rejoint un couvent, une autre est assistante parlementaire (d’abord auprès de Bruno Retailleau au Sénat puis pour les députés MPF à l’Assemblée nationale). Nicolas dirige le Puy du Fou. Son troisième fils, Laurent de Villiers, installé aux États-Unis, a notamment déposé plainte pour viol contre son frère aîné Guillaume : un non-lieu a été prononcé par la cour d’appel de Versailles, mais, la Cour de cassation a annulé ce non-lieu et a ordonné que la cour d’appel de Lyon réexamine le dossier. Cette cour a également prononcé un non-lieu.

Publications

Auteur d’une trentaine d’essais politiques et lettres ouvertes, Philippe de Villiers est également l’auteur de romans historiques. La revue Lecture et Tradition n° 26 de juin 2013 est consacrée à un entretien avec Philippe de Villiers.

Relations avec Emmanuel Macron

Il y a encore peu de temps, Philippe de Villiers et Emmanuel Macron entretenaient de bonnes relations. Brigitte Macron et son mari Emmanuel Macron ont rencontré Philippe de Villiers en 2016. Une enquête de L'Express tente d'y répondre et rapporte quelques uns de leurs échanges par courrier. Dans son nouveau livre Le jour d'après (Albin Michel) et dont Le Point dévoile des extraits, Philippe de Villiers raconte les coulisses d'un dîner partagé avec Brigitte et Emmanuel Macron à l'Elysée le 4 mars 2019. Emmanuel Macron a poussé en faveur d'une réouverture rapide du Puy du Fou, avant d'annoncer la bonne nouvelle en personne à son bon ami, Philippe de Villiers.

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