La perte de cheveux, l'aménorrhée (absence de règles), la fatigue et la perte de poids sont des symptômes qui peuvent sembler isolés, mais qui peuvent parfois être liés à des problèmes de santé sous-jacents. Cet article vise à explorer les causes possibles de ces symptômes, en particulier chez les femmes, et à fournir des informations sur les options de traitement et de gestion disponibles.
Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
Pilosité excessive, acné, fatigue, règles irrégulières, prise de poids localisée… Ces signes, souvent minimisés, peuvent révéler un déséquilibre hormonal appelé SOPK, qui touche jusqu'à 1 femme sur 10 en âge de procréer. Le SOPK est un trouble hormonal d'origine multifactorielle qui affecte les femmes en âge de procréer. Il se manifeste par un déséquilibre endocrinien, en particulier une production excessive d'androgènes, les hormones dites « masculines », et une perturbation du cycle menstruel liée à une ovulation irrégulière ou absente.
Contrairement à ce que son nom suggère, le SOPK ne signifie pas que les ovaires sont remplis de kystes pathologiques. Il s’agit en réalité de follicules ovariens immatures (ou microfollicules) qui ne parviennent pas à arriver à maturation pour libérer un ovule. Le SOPK n’est pas une maladie unique mais un syndrome, c’est-à-dire un ensemble de symptômes qui peuvent varier d’une femme à l’autre. Certaines auront des cycles irréguliers sans autre manifestation tandis que d’autres cumuleront troubles cutanés, troubles de l’ovulation, prise de poids, fatigue chronique ou encore infertilité. Ce large éventail rend le diagnostic parfois complexe et tardif, d’où l’importance d’une approche globale et personnalisée de la santé féminine.
Depuis 2003, le diagnostic repose principalement sur les critères de Rotterdam, établis par un groupe d’experts internationaux réunis par l’ESHRE et l’ASRM. Le SOPK est aujourd’hui considéré comme l’un des troubles endocriniens les plus fréquents chez la femme. Il touche entre 6% et 13% des femmes en âge de procréer. Les symptômes sont souvent attribués à d'autres causes (stress, adolescence, contraception, variations de poids…) ou considérés comme « normaux » sans investigation poussée. De nombreuses femmes mettent ainsi plusieurs années à obtenir un diagnostic clair, parfois après un long parcours médical, notamment en cas de désir de grossesse non abouti.
Le diagnostic du SOPK repose sur une évaluation croisée des signes cliniques, des analyses de sang et d'une échographie pelvienne. Il ne peut être posé qu’en excluant d’autres pathologies hormonales proches comme les troubles thyroïdiens ou l’hyperplasie surrénalienne. Ce retard au diagnostic peut retarder la mise en place d’un accompagnement adapté, alors qu’une prise en charge précoce pourrait aider à atténuer les symptômes et à limiter les risques associés. En effet, le retentissement du SOPK ne se limite pas à la sphère gynécologique : en l’absence de prise en charge, il peut évoluer vers des complications métaboliques (résistance à l’insuline, diabète de type 2, syndrome métabolique), cardiovasculaires ou même psychologiques. Les symptômes du SOPK varient considérablement d’une femme à l’autre. Certains sont discrets, d’autres plus visibles ou invalidants. Ils peuvent apparaître dès l’adolescence et évoluer au fil du temps. Dans tous les cas, ils sont le reflet d’un déséquilibre hormonal qui mérite d’être identifié et pris en charge.
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Les symptômes les plus fréquents chez les femmes atteintes de SOPK sont :
- Les troubles du cycle menstruel : règles irrégulières, rares ou absentes (oligo- ou aménorrhée), signes d’une ovulation peu fréquente voire inexistante.
- Une pilosité excessive (hirsutisme) : développement de poils foncés et drus sur des zones habituellement peu poilues chez la femme : visage (menton, lèvre supérieure), ventre, poitrine ou dos. Ce signe, souvent difficile à vivre, est lié à une augmentation des androgènes.
- Une acné persistante : boutons inflammatoires localisés sur le bas du visage, le menton ou le dos, résistants aux traitements habituels. L’acné hormonale est fréquente en cas de SOPK.
- Une chute de cheveux (alopécie androgénétique) : perte diffuse ou localisée des cheveux, principalement sur le sommet du crâne, évoquant une calvitie de type masculin.
- Une prise de poids : prise de masse grasse, en particulier au niveau abdominal.
Causes du SOPK
Les causes précises du SOPK ne sont pas encore totalement élucidées.
- Une prédisposition génétique : le SOPK a tendance à se retrouver au sein de certaines familles. Lorsqu’une mère, une sœur ou une tante est concernée, le risque est plus élevé. Plusieurs gènes liés à la régulation hormonale, à la sensibilité à l’insuline ou à la production d’androgènes sont actuellement à l’étude.
- Un déséquilibre hormonal : les femmes atteintes de SOPK présentent souvent un excès d’androgènes, un rapport LH/FSH modifié, avec une hormone lutéinisante (LH) trop élevée par rapport à la FSH, perturbant la croissance folliculaire ainsi qu’un excès d’insuline, qui stimule à son tour la production ovarienne d’androgènes.
- Une résistance à l’insuline : c’est l’un des mécanismes les plus fréquemment observés dans le SOPK. Les cellules deviennent moins sensibles à l’insuline, ce qui oblige le pancréas à en sécréter davantage.
Conséquences du SOPK
Le SOPK est la cause la plus fréquente d’absence d’ovulation et figure parmi les principales origines d’infertilité féminine. En effet, lorsque l’ovulation est irrégulière ou absente, la conception devient plus difficile sans pour autant être impossible. Le lien entre SOPK et grossesse est complexe mais loin d’être systématiquement négatif. Certaines femmes atteintes de SOPK parviennent à concevoir naturellement, notamment si des ovulations spontanées subsistent, même irrégulières. D’autres auront besoin d’un accompagnement personnalisé.
Ce qu’il faut retenir : le SOPK ne signifie pas infertilité. De nombreuses femmes atteintes ont des enfants, avec ou sans aide. Les effets du SOPK ne s’arrêtent pas aux manifestations physiques. Il peut aussi affecter le bien-être émotionnel, avec une tendance plus marquée à l’anxiété, à la dépression ou à un mal-être corporel. Il n’existe pas de remède unique au SOPK, car ce syndrome est multifactoriel. Toutefois, il est possible d’agir sur les désagréments, d’améliorer la qualité de vie, d'aider à maintenir l’équilibre hormonal et à réguler le cycle menstruel.
- Adapter son hygiène de vie : c’est le socle de toute prise en charge. Une alimentation à index glycémique bas, riche en fibres, en antioxydants et pauvre en sucres rapides peut réduire l’inflammation et améliorer la sensibilité à l’insuline. L’activité physique régulière, même modérée, contribue à réguler la glycémie, soutenir l’ovulation et améliorer l’humeur. Une attention particulière portée au sommeil, à la gestion du stress et à la charge mentale est aussi essentielle pour rééquilibrer l’axe hormonal.
- Mettre en place un traitement médical ciblé : selon les objectifs (confort, fertilité, régularité des cycles…), différents traitements peuvent être proposés : contraceptifs pour réduire l’hyperandrogénie, inducteurs de l’ovulation comme le clomifène ou le létrozole en cas de désir de grossesse, metformine pour accompagner une résistance à l’insuline ou anti-androgènes dans certaines situations. Cette prise en charge doit toujours être personnalisée, en lien avec un professionnel de santé.
- Soutenir naturellement l’équilibre hormonal : des compléments alimentaires naturels adaptés aux besoins des femmes peuvent s’avérer utiles. Certains actifs sont reconnus pour leur intérêt dans la régulation de l’activité hormonale, comme la vitamine B6, le trèfle rouge, ou encore pour le soutien du bien-être féminin au cours du cycle menstruel, comme l’alchémille.
Types de SOPK
Il est important de noter que le SOPK n'est pas une entité unique, et qu'il existe différents types de SOPK. Le traitement du SOPK, quel que soit son type, nécessite l'intervention d'un thérapeute, car lui seul saura totalement personnaliser votre approche, chaque corps de femme étant différent. Un panel d'analyses approfondies est nécessaire pour savoir quel type il faut traiter. Ensuite, le praticien détermine avec vous la stratégie à mettre en place au quotidien.
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- SOPK résistant à l'insuline : Caractérisé par une résistance à l'insuline, un état dit prédiabétique, où les cellules ne sont plus réceptives au travail de l'insuline. L'indice HOMA ou QUICKI permettent de mesurer la proportion d’insuline sécrétée pour gérer la glycémie.
- SOPK post-pilule : Facile à identifier si vos symptômes ont débuté après que vous ayez cessé de prendre votre pilule contraceptive.
- SOPK inflammatoire : Un état inflammatoire chronique peut totalement stimuler les ovaires à produire plus de testostérone qu’à l’accoutumée. Il faut alors identifier la source de l’inflammation et la traiter
- SOPK par excès d'androgènes : Le SOPK est un excès d’androgènes (hormones mâles élevées chez la femme). Si vous n'avez pas d'excès d'androgènes, vous n'avez pas de SOPK, et ceci est vrai même si vous avez des ovaires polykystiques, et même si vous présentez des règles irrégulières ou absentes.
Dérèglement hormonal
Un dérèglement hormonal peut arriver chez les deux sexes. Cependant, les femmes y sont particulièrement sujettes. Cela est dû aux évolutions que leur corps subit au cours de leur vie. Les symptômes d’un déséquilibre des hormones peuvent être variés, touchant à la fois le physique et le mental. Pour autant, il est possible de rétablir un équilibre hormonal et de retrouver une meilleure qualité de vie. Les hormones agissent comme des messagers chimiques dans le corps humain. Chaque hormone a un rôle spécifique à jouer. Il existe plusieurs types d’hormones. Chacune d’elles sont produites par des glandes spécifiques et ont des fonctions distinctes.
Lorsque cet équilibre complexe est perturbé, on parle de dérèglement hormonal. Les conséquences varient en fonction de l’hormone impliquée et du type de déséquilibre. Chez les femmes, l’un des signes les plus évidents d’un dérèglement hormonal est la perturbation du cycle menstruel. Les troubles du cycles menstruel sont généralement associés à une perturbation des hormones sexuelles comme les œstrogènes et la progestérone. En dehors d’une perturbation du cycle menstruel, il n’est pas toujours aisé de reconnaître un dérèglement hormonal. Et pour cause, les signes physiques peuvent être variés selon l’hormone en question. Au-delà des manifestations physiques, des symptômes psychologiques peuvent apparaître.
Causes d'un dérèglement hormonal
Plusieurs facteurs peuvent causer un dérèglement hormonal.
- l’hypoglycémie (baisse du taux de glucose dans le sang) peut aussi perturber la production hormonale.
- Le stress chronique peut lui aussi jouer un rôle significatif dans le dérèglement hormonal. Lorsque vous êtes constamment stressé, vos glandes surrénales produisent des niveaux élevés de cortisol, l’hormone du stress.
- Chez les femmes, certaines étapes de la vie sont particulièrement susceptibles de causer des dérèglements hormonaux. La grossesse, ou une fausse couche, qui peuvent provoquer des changements hormonaux significatifs, affectant la santé physique et émotionnelle.
- L’environnement : les perturbateurs endocriniens sont également soupçonnés de jouer un rôle dans l’apparition de la maladie.
Diagnostic et traitement
Si vous présentez des symptômes indiquant un dérèglement hormonal, vous pouvez consulter votre médecin généraliste en premier lieu. Celui-ci pourra effectuer votre bilan hormonal. Vos résultats permettent d’identifier l’hormone liée à ce déséquilibre. Cela peut être un endocrinologue. Il s’agit du spécialiste des hormones.
Dans de nombreux cas, des traitements médicamenteux peuvent être utilisés pour rétablir l’équilibre hormonal, comme d’un contraceptif hormonal, tels que les pilules contraceptives. Lorsque le dérèglement hormonal est léger, sur les conseils de votre médecin, une approche plus naturelle peut être mise en place.
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Anorexie mentale
L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire essentiellement féminin qui apparait le plus souvent à l’adolescence. Il entraîne une privation alimentaire stricte et volontaire pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. L’anorexie est très souvent associée à des troubles psychologiques. Les chercheurs tentent de préciser les mécanismes impliqués dans l’émergence de ce trouble, ainsi que ses facteurs de risque et d’évolution. Ils cherchent aussi à améliorer la qualité de la prise en charge des patients : l’objectif est d’obtenir des guérisons plus fréquentes et plus rapides, limitant ainsi le risque de séquelles et de complications potentiellement fatales.
L’anorexie mentale se déclenche le plus souvent entre 14 et 17 ans, avec un pic de prévalence maximale à 16 ans. Toutefois, il semblerait que l’âge de début soit de plus en plus précoce. Le trouble peut parfois survenir tôt, à partir de 8 ans, ou plus tard, après 18 ans. Contrairement à certaines idées reçues, l’anorexie affecte toutes les catégories sociales et pas seulement les plus aisées. Environ 20% des jeunes filles adoptent des conduites de restriction et de jeûne à un moment de leur vie mais seule une minorité d’entre elles deviennent anorexiques, présentant alors tous les critères diagnostiques associés à ce trouble. Une étude épidémiologique menée auprès d’adolescents dans leur 18e année, en France en 2008, indique que l’anorexie mentale a concerné 0,5% de ces jeunes filles et 0,03 % des garçons entre 12 et 17 ans. Des données étrangères vont dans le même sens, avec des chiffres équivalents. Selon une revue des études épidémiologiques réalisées entre 2000 et 2018, la prévalence de l’anorexie au cours de la vie serait de 1,4% chez les femmes et de 0,2% chez les hommes. Ces chiffres sont restés stables au cours des dernières décennies.
Symptômes de l'anorexie mentale
Le diagnostic de l’anorexie mentale repose sur des critères cliniques précis, issus des classifications internationales (CIM et DSM 5). Ces critères font référence :
- à la façon de s’alimenter (restriction, éviction de certains aliments, refus de s’alimenter, phases boulimiques), et à certaines pratiques (vomissements provoqués, prise de laxatifs),
- au poids (IMC inférieur à 17,5 kg/m2),
- à la perception de soi (refus de reconnaître sa maigreur, perception déformée de son corps) et à l’estime de soi (sentiment d’avoir le contrôle sur son corps, hantise de grossir),
L’absence de règles depuis au moins 3 mois (aménorrhée) est un indicateur important en clinique, même s’il n’apparaît plus parmi les critères diagnostics de la maladie depuis la 5e édition du DSM, compte tenu de l’utilisation fréquente d’une contraception œstroprogestative qui crée des hémorragies de privation masquant l’aménorrhée. Le ralentissement de la croissance chez une jeune adolescente peut également être évocateur. D’autres symptômes encore peuvent être associés à l’anorexie : obsessions alimentaires, hyperactivité, surinvestissement intellectuel… L ‘ensemble de ces éléments engendre des perturbations, d’intensité variable, du fonctionnement cognitif et émotionnel.
Facteurs de risque
L’anorexie mentale est un trouble polyfactoriel qui dépend de facteurs génétiques et psychologiques individuels, en étroite interaction avec des facteurs environnementaux, familiaux et socioculturels. Parmi eux, il existe des facteurs prédisposants, des facteurs précipitants et des facteurs pérennisants. Des traits de tempérament caractéristiques semblent favoriser la survenue de l’anorexie mentale. C’est le cas du perfectionnisme, d’une faible estime de soi, des manifestations anxieuses ou dépressives précoces, d’une moindre flexibilité cognitive entrainant une incapacité à s’adapter et à changer ses habitudes ou encore de cognitions sociales diminuées : ces personnes ont une faible capacité à comprendre l’état d’esprit des autres et ont des relations sociales relativement pauvres. Des stress précoces variés ont aussi été incriminés comme les difficultés périnatales, la maltraitance ou les abus sexuels.
Des variations génétiques ont par ailleurs été associées à certains aspects comportementaux, psychiatriques et/ou métaboliques présents dans l’anorexie mentale. Des études de cohorte portant sur des centaines de personnes ont permis de découvrir que celles souffrant d’anorexie mentale présentaient plus fréquemment des mutations sur huit gènes déjà associés aux troubles obsessionnels compulsifs, à la dépression, à l’anxiété, à une forte inclination pour l’activité physique, mais aussi à un moindre risque de développer un diabète et à un faible indice de masse corporelle. Mais à ce jour, aucun gène prédisposant directement à l’anorexie mentale n’a été mis en évidence. Il se pourrait plutôt que de nombreux gènes à effet mineur contribuent à l’apparition de ce trouble en présence d’autres facteurs de risque.
Des anomalies biologiques ont également été repérées chez les personnes souffrant d’anorexie mentale, par exemple des anomalies de la neurotransmission, comme un hyperfonctionnement du système sérotoninergique et des anomalies du circuit dopaminergique. Plusieurs facteurs semblent ensuite contribuer à la chronicisation de l’anorexie, notamment des facteurs biologiques, psychologiques et neurocognitifs. Le corps s’adapte à la restriction alimentaire, prolongée par des modifications des systèmes de régulation de l’appétit, du métabolisme, de l’humeur. Ainsi, le système cérébral de la récompense est altéré chez environ 80% des patients. Normalement, les aliments appétissants provoquent la libération d’endorphines, reflétant le plaisir pris à les déguster. Mais chez les personnes anorexiques, c’est au contraire le jeûne, la restriction alimentaire et l’activité physique intense qui sont à l’origine d’une libération d’endorphines. Le système dysfonctionne et appelle alors à ces comportements, les renforce et les perpétue.
Par ailleurs, une personne anorexique se réjouit et exprime une satisfaction de sa maigreur et de pouvoir contrôler son corps. Par ailleurs, environ 40% des personnes anorexiques souffrent de troubles psychiatriques : anxiété, phobies, trouble obsessionnel compulsif, addictions (alcool, abus de substances) ou troubles de la personnalité. Ils peuvent apparaître avec l’anorexie ou être exacerbés par celle-ci. Ils peuvent aussi être indépendant du trouble de la conduite alimentaire : l’intrication est très complexe à évaluer pour les cliniciens. Ces troubles, qui compliquent la prise en charge, participent à la chronicisation de l’anorexie.
Complications de l'anorexie mentale
Les complications de l’anorexie sont directement liées à la dénutrition ou aux comportements associés (notamment aux vomissements). En phase aiguë, une atteinte cardiovasculaire (baisse du rythme cardiaque, troubles du rythme, chutes de tension) peut toucher jusqu’à 87% des patientes et l’aménorrhée (absence de règles) est quasi constante. Les personnes souffrant d’anorexie mentale sont généralement infertiles, mais le risque de grossesse n’est pas nul. L’anorexie entraîne également des manifestations hématologiques (anémie, leucopénie et thrombopénie), un risque d’infections plus important, des perturbations neurologiques, des troubles métaboliques du cholestérol et du glucose, mais également une perte des cheveux, des problèmes rénaux et hépatiques, des constipations… Ces altérations sont le plus souvent réversibles lors de la reprise de poids.
À plus long terme, les complications sont principalement osseuses, avec un risque d’ostéoporose, et dentaires en cas de vomissements. Ceux-ci, lorsqu’ils sont fréquents, provoquent une usure dramatique des dents. Il existe également un risque de retard de croissance staturo-pondérale si l’anorexie survient avant ou au début de la puberté Sur le plan psychique, l’anorexie entraine des ritualisations, une rigidité des attitudes et un appauvrissement de la vie relationnelle, affective et sexuelle, avec à terme un retentissement sur la vie scolaire ou professionnelle.
Traitement de l'anorexie mentale
Les objectifs des soins sont de :
- restaurer le poids
- traiter la souffrance psychologique
- minimiser les conséquences sociales et relationnelles
Il est indispensable d’associer l’entourage à la prise en charge, notamment la famille, pour les mineurs mais aussi pour les adultes. La prise en charge débute en consultation ou avec une hospitalisation. L’hospitalisation peut être nécessaire en cas de risque vital pour la patiente (pour des causes physiques ou un risque suicidaire), mais aussi en cas d’épuisement familial ou d’échec des soins ambulatoires.
L’objectif nutritionnel à court terme est une normalisation du poids progressive et le retour vers une alimentation spontanée, régulière et diversifiée. La patiente doit retrouver les sensations de faim et de satiété, et savoir y apporter une réponse adaptée. La rémission et la reprise pondérale peuvent s’accompagner d’une amélioration des troubles psychiatriques éventuellement associé à l’anorexie, comme les symptômes dépressifs et anxieux. Mais cet effet n’est pas systématique : les troubles psychiatriques peuvent persister, s’aggraver ou même apparaître chez certains patients en rémission.
La prise en charge et le suivi sont multidisciplinaires, psychologique (soutien, thérapies comportementales et familiales) et somatique. Un traitement médicamenteux peut être mis en place pour soulager les troubles psychiatriques associés ou les complications somatiques. Chez les adultes, plusieurs approches thérapeutiques sont proposées en première ligne, telles que la thérapie cognitivo-comportementale, la thérapie familiale ou encore d’autres psychothérapies. Aucune de ces stratégies n’a montré une supériorité par rapport aux autres. La présence d’un psychiatre référent et spécialisé dans la prise en charge des troubles alimentaires est fondamentale pendant toute la durée de la prise en charge, si possible en lien avec le médecin traitant généraliste. Le déni des troubles par la patiente est un obstacle à la prise en charge fréquent et important.
Perte de cheveux
La perte de cheveux peut être un symptôme préoccupant, en particulier pour les femmes. Il est important de noter que la perte de cheveux est un problème très fréquent, et que les femmes ne deviennent pas chauves comme les hommes, mais d'autres signes apparaissent : perte de densité, zones clairsemées, raie médiane apparente. Il ne faut pas les sous-estimer, car le cheveu est le baromètre de notre santé.
Causes de la perte de cheveux
La perte de cheveux peut être provoquée par des maladies infectieuses, des problèmes de thyroïde ou de carences en fer, surtout chez des femmes aux règles abondantes. Mais elle peut aussi être d'origine génétique ou causée par un excès de testostérone, naturellement un peu plus présente sur la peau de certaines femmes. La chevelure est aussi la mémoire de notre corps. Ces chutes peuvent être provoquées par de grosses fatigues, un stress intense et même des anesthésies générales !
L'alimentation joue également un rôle. Les végétariens sont plus sujets à la perte de cheveux, car le fer d'origine végétale est bien moins assimilé que celui d'origine animale. Gare également aux régimes et pertes de poids drastiques.
Traitement de la perte de cheveux
Pour traiter l'alopécie, il est possible de se procurer des traitements disponibles en pharmacie qui permettent de stimuler la croissance des cheveux et de limiter leur chute. Misez plutôt sur des compléments alimentaires, pour femmes, vendus en pharmacie. Il existe aussi des lotions pour cheveux à base de vitamine B qui permettent de réveiller les bulbes. En cas d'échec ou de pertes importantes, consultez un dermatologue.
Il est également important d'éviter les brushings trop fréquents, les colorations, les décolorations, les extensions, le fer, les permanentes et les défrisages. Enfin, attention à la traction exercée sur les cheveux, comme des coiffures de danseurs, très tirées en arrière, ou des nattes africaines, qui entraînent des alopécies localisées.
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