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Offre PMI Hôpital Albert Chenevier: Un Dispositif de Crise pour Adolescents

Introduction

La crise psychosociale chez les adolescents représente un défi majeur pour les familles et les professionnels de la santé. Face à ce constat, des dispositifs spécifiques sont mis en place pour répondre aux besoins urgents de cette population vulnérable. L'unité Crisys, située à la Maison des Adolescents du Val-de-Marne (MDA) à Créteil, et dépendant du Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil, est un exemple concret de cette réponse. Cet article explore en détail l'offre de la PMI (Protection Maternelle et Infantile) de l'Hôpital Albert Chenevier, en mettant l'accent sur le dispositif Crisys et les ressources disponibles pour les adolescents en crise.

Le Dispositif Crisys: Une Réponse Rapide aux Crises Psychosociales

Crisys est un dispositif de prise en charge des situations de crise psychosociale des adolescents, conçu pour répondre aux besoins des familles et des adolescents eux-mêmes. Son objectif principal est d'offrir une réponse rapide et adaptée aux situations de crise, en évitant l'aggravation des problèmes et en trouvant des solutions précoces.

Objectifs et Missions

Le dispositif Crisys se donne pour mission d’apporter une réponse rapide aux adolescents et à leur famille, en suivant une approche structurée en quatre étapes clés :

  1. Accueil et évaluation : Identification des problématiques et du degré d’urgence, évaluation des besoins spécifiques immédiats (médical, social, pédagogique…). Cette première étape est cruciale pour comprendre la nature de la crise et les besoins spécifiques de l'adolescent.
  2. Orientation : Aide à l’orientation vers un dispositif adapté (PAEJ, consultations libérales, EDS, PMI, CMP…) si nécessaire. Crisys joue un rôle de pivot en dirigeant les adolescents vers les structures les plus appropriées à leur situation.
  3. Prise en charge brève : Centrée sur la crise et à destination des adolescents et/ou de leur famille sous la forme de groupe thérapeutique (thérapie brève, éducation psychothérapeutique), de consultations médicales avant relais, d’interventions sociales, etc. Cette prise en charge vise à stabiliser la situation de crise et à offrir un soutien immédiat.
  4. Prise de contact à distance de la crise : Évaluation de l’efficacité de l’intervention. Un suivi est assuré pour s'assurer que l'intervention a été efficace et que l'adolescent est bien orienté.

Un des avantages majeurs de Crisys est sa capacité à éviter, autant que possible, les passages aux urgences générales, qui sont souvent mal adaptées à ces situations. Cependant, il est important de souligner que Crisys ne se substitue pas aux missions des urgences psychiatriques.

Fonctionnement et Équipe

L’unité Crisys se compose d’une équipe de 5 ETP (Équivalent Temps Plein) composée d’infirmier, éducateur, psychologue, assistant social, supervisés par un médecin pédiatre et un médecin psychiatre. Chaque soignant est chargé d’accueillir et d’évaluer les nouvelles situations. Une supervision quotidienne est assurée par un psychiatre pour aider à l’orientation et à l’organisation des prises en charge brèves. L’implication des CMP (Centres Médico-Psychologiques) des intersecteurs du 94 au sein de Crisys permet de renforcer encore les équipes en place, en mobilisant des professionnels pour assurer des accueils en binôme ou des prises en charge groupales.

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En parallèle, un dispositif d’accompagnement pluri professionnel peut être mis en place grâce, ce qui autorise la simultanéité des lectures sociales, éducatives, psychologiques et médicales. En cas de difficultés d’accès aux soins, Crisys pourra s’appuyer également sur les équipes mobiles de la MDA (Contact 15-30, UMADO) pour des interventions à domicile.

Le Rôle de la Maison des Adolescents (MDA)

L'unité Crisys est située à la Maison des Adolescents du Val-de-Marne (MDA) à Créteil, qui dépend du Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil, et bénéficie directement du dynamisme du Service Universitaire de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent. Les professionnels bénéficient des possibilités de formation interne au service et à l’établissement. La MDA joue un rôle central dans l'offre de soins pour les adolescents, en offrant un lieu d'accueil, d'écoute et d'orientation.

Différences entre Psychiatre et Psychologue

Il est essentiel de bien comprendre la différence entre un psychiatre et un psychologue, car ces deux professionnels de la santé mentale ont des rôles et des compétences distinctes.

  • Psychiatre : Un psychiatre est une personne qui a fait des études de Médecine à l’université et qui s’est spécialisée en psychiatrie (10 ans d’études). Un psychiatre peut prescrire des médicaments et ses consultations sont remboursées en libéral, même si vous devez généralement avancer les frais. Les consultations à l’hôpital ou en CMP sont généralement gratuites, vous n’avez pas à avancer les frais avec votre carte vitale.
  • Psychologue : Un psychologue est une personne qui a fait des études de Psychologie à l’université (5 ans d’études en France, c’est-à-dire un Master de Psychologie). De manière générale, le psychologue va aider la personne grâce à la parole et à l’écoute du vécu du patient. Il existe différentes formes de psychothérapies, chacune ayant leurs spécificités et leur efficacité selon les pathologies (ex : les thérapies cognitivo-comportementales sont très efficaces avec les phobies mais moins avec la schizophrénie…). Un psychologue ne peut pas prescrire de médicaments.

Où Consulter ?

En Libéral

Les psychiatres, de par leur statut de médecin, proposent des consultations en partie remboursées par la sécurité sociale. Les consultations chez un psychologue en libéral sont généralement à votre charge, cependant certaines mutuelles remboursent plusieurs séances. Depuis 2018 en France, il y a une expérimentation qui est menée sur 3 ans pour le remboursement des consultations chez un psychologue dans les départements des Bouches-du-Rhône (13), de la Haute-Garonne (31) et du Morbihan (56). Selon les régions, ce dispositif est réservé aux patients de 18/60 ans ou 6/21 ans.

Structures Publiques

Pour un suivi psychologique totalement gratuit vous pouvez vous orienter vers les structures publiques. Voici quelques exemples de structures et de services disponibles :

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  • Fil santé jeunes : Une équipe composée de professionnels répondent aux questions santé des 12-25 ans de manière confidentielle et anonyme. 7j/7-8h-00h.
  • Phare enfants parents : L’Association met en place une ligne d’écoute afin de lutter contre le mal-être et la prévention du suicide chez les jeunes. Ce service est destiné pour les jeunes en souffrance ou pour son entourage (parents endeuillés). Du lundi au vendredi, 10h-17h.
  • SOS Dépression : Écoute psychologique anonyme 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.
  • Suicide écoute : Écoute psychologique anonyme 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.
  • SOS Amitié : Propose un service d’écoute, de messagerie et chat à tous ceux qui traversent une période difficile.
  • Croix Rouge Écoute : Service de soutien psychologique anonyme. Du lundi au vendredi, 10h-22h. Samedi et dimanche, 12h-18h.
  • Violences conjugales. SOS Violences familiales : du lundi au vendredi, 8h-20h.
  • Maltraitance aux personnes âgées et handicapées.
  • Allô enfance maltraitée : Accueillir les appels d’enfants en danger ou en risque de l’être et de toute personne confrontée à ce type de situations et faciliter la protection des mineurs en danger. 7j/7, 24h/24.
  • Enfance et partage - Maltraitance et abus sexuel : L’association lutte pour protéger et défendre les enfants contre toutes les formes de maltraitance, qu’elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles. L’équipe composée de psychologues cliniciens propose une écoute téléphonique, des conseils, un soutien. Du lundi au vendredi, 9h-19h, le samedi, 10h-14h.
  • SOS Hommes Battus.
  • Tabac info service : Arrêter de fumer ou en plein processus de sevrage, Tabac info service vous propose une écoute téléphonique avec un tabacologue.
  • Drogues info service : Une équipe de professionnels propose une écoute confidentielle et anonyme à des personnes souffrant de dépendances.
  • Alcooliques anonymes.
  • Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA): Accueil physique de personnes dépendantes avec ou sans produit par une équipe professionnelle.
  • SOS homophobie : Propose un service d’écoute et de soutien pour les personnes victimes ou témoins d’actes ou de discriminations homophobes. Lundi, mercredi, et vendredi de 18 à 22h, mardi et jeudi de 20 à 22h, samedi de 14 à 16h, et dimanche de 18 à 20h.
  • Non au harcèlement : Harcèlement scolaire. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h.
  • Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail : Harcèlement sexuel au travail.
  • L’Ecole des Parents et des Éducateurs (EPE) : propose des entretiens de soutien à la parentalité.
  • Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) : propose des médiations familiales.
  • Ligue contre le cancer : propose des suivis individuels auprès de psychologues, des groupes de paroles ou un accueil téléphonique.
  • Unafam (Union nationale des amis des familles de malades psychiques) : association qui accueille, écoute, soutient et informe les familles de personnes vivant avec des troubles psychiques.
  • Fédération Nationale d’Associations liées aux Troubles des Conduites Alimentaires (FNA-TCA) : a pour objectif de soutenir les proches et les personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire.

Les Différents Types de Thérapies

Il existe une multitude de thérapies différentes, chacune ayant ses propres spécificités et indications. Voici un aperçu de quelques-unes des thérapies les plus courantes :

Les Thérapies Psychanalytiques

La psychanalyse est une approche de la Psychologie qui se base sur l’existence de l’inconscient, c’est-à-dire qu’il existe une partie de notre esprit sur lequel nous n’avons pas de contrôle. C’est grâce à l’étude de cet inconscient par la parole et l’écoute du vécu de la personne que le thérapeute parvient avec le patient à modifier son rapport à son histoire passée (ex : relation aux parents, peur de l’abandon, phobies…). Le but est de réduire la souffrance de la personne.

Les Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC)

Les TCC sont des thérapies généralement courtes qui s’intéressent aux interactions entre nos pensées, nos émotions et nos comportements. Leur but est de faire progressivement disparaitre les symptômes et de renforcer les comportements positifs. Il s’agit ainsi de désapprendre les comportements problématiques et de les remplacer par des comportements adaptés.

Les Thérapies Familiales

Ces thérapies ont pour but de favoriser le dialogue entre les membres d’une famille pour dépasser une situation de crise et trouver un nouvel équilibre. Les séances ont lieu généralement tous les 15 jours, et la durée de la thérapie est très variable.

Le Psychodrame

Le psychodrame est une sorte de théâtre thérapeutique où les patients jouent de manière improvisée des situations. Le psychodrame peut être réalisé de manière individuelle (un seul patient) ou en groupe (plusieurs patients).

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L’Équithérapie

L’équithérapie est une thérapie qui se fait avec l’aide d’un cheval ou d’un poney. Les patients peuvent, selon leurs capacités, monter à cheval ou marcher à côté du cheval.

Les Médicaments Psychotropes

Les médicaments psychotropes sont utilisés pour traiter les troubles psychiques. Le cerveau fabrique des substances appelées neurotransmetteurs qui lui permettent de fonctionner normalement. Le traitement ne se résume pas aux médicaments, il est important d’avoir un accompagnement psychologique et médical.

Qui est concerné ?

6% des 18-75ans déclarent avoir pris un antidépresseur. Tous les antidépresseurs peuvent causer des effets indésirables. Les neuroleptiques ont des effets indésirables plus ou moins fréquents ou intenses selon le médicament : des troubles moteurs (raideur musculaire, tremblements…), des troubles métabolitiques (prise de poids, diabète…).

Quels effets ?

Ils sont efficaces sur de courtes durées. Il est recommandé de ne pas dépasser 4 semaines de traitement pour les troubles du sommeil et 12 semaines pour les troubles anxieux. Au-delà on s’expose à un risque de dépendance physique et psychique qui rend l’arrêt difficile.

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