Introduction
Le monde de l'apiculture est complexe, avec ses propres termes et techniques. Parmi ceux-ci, le concept de "nuclei" (ou nucs) est fondamental. Cet article vise à explorer en profondeur la définition des nuclei de fécondation, en particulier le "quatronuc", leurs diverses utilisations, et les facteurs clés à considérer pour leur gestion efficace.
Définition et Types de Nuclei
Un nucléus, au pluriel nuclei, est une colonie d'abeilles de taille variable. On parle de mini colonies, avec une poignée d’abeilles style quatronuc, apidea, mais aussi de colonies de 2 ou 3 cadres de couvain sur cadres de ruche. Essentiellement, le rôle d'un nucléus est de servir à la fécondation de la reine. Au départ, un nucléus est toujours orphelin.
Il existe divers types de nucs, allant des « micro-colonies » réalisées à partir de « micro-essaims » jusqu'aux ruchettes. Le volume du nuc est une donnée importante, car elle va définir la taille maximale de la mini-colonie qui va l’habiter. Ce volume va aussi influencer la quantité de travail de l’apiculteur sur le suivi de la mini-colonie. Plus le nuc est petit, plus l’apiculteur devra intervenir souvent pour remplacer le travail des abeilles trop peu nombreuses pour assurer la régulation thermique et l’apport de nourriture. À l’inverse, plus le corps du nuc est volumineux, plus grosse pourra être la mini-colonie qui l’habitera, et moins l’apiculteur aura besoin d’intervenir pour qu’elle vive normalement. Du plus petit nuc viable en extérieur à la ruchette il y a un rapport en volume utilisable pour les abeilles de 1 à 62.
La ruchette ne fait pas à proprement partie de la famille des nucs : elle peut bien sûr permettre l’accouplement des reines mais peut également héberger une colonie autonome (ce n’est donc pas un « noyau »). À ma connaissance, le nuc le plus petit permettant de maintenir une reine en ponte toute une saison d’élevage, est la haussette ou le maxi-plus, tous les deux d’un volume de 19 500 cm3, ce qui permet d’héberger une surface équivalente à 3 cadres de corps Dadant.
Le Quatronuc : Une Définition Spécifique
Le quatronuc, mentionné comme un exemple de petit nucléus, représente une version miniature de ces colonies. Bien que la définition exacte puisse varier, il s'agit généralement d'un très petit nuc, contenant une poignée d'abeilles. Le quatronuc est spécialement conçu pour servir à la fécondation de la reine.
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Utilisations des Nuclei de Fécondation
Les nuclei de fécondation, y compris le quatronuc, ont plusieurs applications importantes en apiculture :
Accouplement des Reines : C'est leur fonction principale. Les jeunes reines sont introduites dans ces petites colonies pour effectuer leur vol de fécondation.
Stockage Temporaire des Reines : Bien que le stockage des jeunes reines en nuclei pendant l’hiver soit une pratique un peu plus difficile à mettre en œuvre, qui n’est d’ailleurs pas possible avec tous les types de nucs. Des apiculteurs essaient d’utiliser les nucs pour stocker des reines plus d’un mois, mais ce stockage se fait bien souvent au détriment de la reine, qui aura alors plus de difficulté à être acceptée par une colonie de production, en raison de l’arrêt de ponte qui a lieu juste après la ponte des premiers œufs. Le manque de place en est la cause. Il est toujours possible d’augmenter la surface de ponte et le nombre d’abeilles mises à disposition de la reine. Les ruchettes sont alors utilisées. Ces petites ruches abritent une colonie presque autonome. Nous ne sommes plus dans le cas d’une utilisation de nuclei.
Contrôle de la Qualité des Reines : Il est également possible de donner plus de missions aux nucs, par exemple : faire émerger une reine, contrôler sa ponte, contrôler le sexe de ses larves (voir si ses œufs sont bien fécondés), contrôler ses abeilles (prélèvement d’abeilles adultes pour un contrôle morphométrique). Le contrôle de fécondation des œufs se fait par l’apiculteur lorsque l’operculation des larves issues des premiers œufs est faite. La forme du cocon plus ou moins arrondie va lui donner le sexe de la larve. La reine doit être aussitôt sortie du nuc afin de limiter son temps d’arrêt de ponte.
Création de Nouvelles Colonies : Les nuclei peuvent être utilisés pour créer de nouvelles colonies ou renforcer des colonies existantes.
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Élevage de Reines : Ca y est ? Vous vous êtes lancé dans l’élevage ? Vous avez récupéré une cellule royale dans une ruche en cours de remérage ou sur le point d’essaimer, et une reine en est sortie dans vos mains ? Ou vous venez de recevoir votre précieux colis contenant quelques reines ? Les cellules royales s’achètent à moindre coût (généralement mois de 1/3 du prix d’une reine fécondée), habituellement 1 jours ou 2 avant la naissance des reines (ou plus rarement en cellules de 3 jours). Les envois sont rares, il vaut mieux privilégier l’enlèvement sur place (ne serait-ce qu’à cause des délais et des conditions d’envoi).
Facteurs Clés dans la Gestion des Nuclei
Plusieurs facteurs sont essentiels pour une gestion réussie des nuclei de fécondation :
Volume et Forme du Nuc
Une fois le volume déterminé, il faut prévoir la forme du nuc afin de savoir combien de rayons le composeront. Nous allons privilégier la forme du nuc la plus proche de la forme sphérique. Une sphère est le volume qui possède la plus petite surface. Ce qui permet d’avoir le moins de surface d’échanges avec l’extérieur. Pour les abeilles, cette forme se retrouve lors de l’essaimage : la grappe d’abeille est sphérique la nuit pour perdre le moins de calories. Nous allons toujours rechercher cette forme pour le corps des nuclei, or il est difficile d’avoir des rayons permutables en forme de disques et de diamètres différents pour remplir la sphère de chaleur. La forme, de surface constante, qui se rapproche le plus de la sphère est le cube. La chaleur montant, elle est plus importante dans le haut du cube. Les apiculteurs ont ainsi tendance à garder la forme carrée pour la longueur et la largeur et à légèrement réduire la hauteur des cadres. Si le nuc contient une seule colonie, nous choisirons la forme du nuc la plus cubique possible. La taille minimale du cube du corps de la colonie est définie par l’espace intercadre (« Bee Space »). Pour qu’un rayon contenant du couvain soit utilisable par des abeilles, il doit être parcouru sur ses faces par des abeilles nourrices, puis les chauffeuses. Si nous voulons mettre plusieurs mini-colonies dans le même nuc afin qu’elles partagent leur chaleur et consomment moins de nourriture (se rapprocher du volume d’une colonie autonome sur un plan thermique), il est possible de disposer plusieurs mini-colonies au sein du même nuc. Il sera alors de forme rectangulaire et aura donc une plus grande perte de chaleur par une augmentation de la surface d’échange avec l’extérieur. Pour compenser, nous privilégions moins de cadres mais une plus grande surface d’échange de chaleur entre les mini-colonies. En poussant à l’extrême l’échange de calories entre mini-colonies, nous pouvons mettre chaque mini-colonie sur un seul rayon et reconstituer un nuc cubique de 150×150 mm, soit 1 800 alvéoles disponibles pour chaque micro-colonie. La visite sera facilitée si les rayons sont en boîtes vitrées pour un contrôle rapide et efficace sans blesser les abeilles. Mais, 1 800 alvéoles ne sont pas suffisantes pour qu’une reine ponde assez d’abeilles pour assurer le renouvellement de la population de nourrices. Il faudra pour ce type de colonie changer de nourrices à chaque prélèvement de reine et retirer le rayon pour que le nouveau paquet d’abeilles crée une cohésion en étirant la cire.
Surface de Cadrons
Pour faire de l’œuf une nourrice, à la sécréteuse de gelée royale il faut 27 jours (21 jours avant émergence + 6 jours pour qu’elle devienne nourrice). Il faut environ 250 abeilles par jour pour nourrir la reine en ponte. Les premiers jours après son émergence, la reine n’est pas nourrie de gelée royale mais simplement de miel. Il ne faut pas qu’elle grossisse pour son vol d’accouplement, elle recevra de la colonie quelques protéines, comme toutes les abeilles butineuses qui ont besoin de voler. Il faut attendre 5 à 7 jours après son émergence pour qu’elle soit mûre sexuellement pour faire son vol d’accouplement. La reine ne commencera à pondre que 24 à 48 heures après son accouplement, suivant le nombre d’abeilles nourrices qui l’entourent. Mais ces chiffres sont fortement variables. Et si les conditions météorologiques ne permettent pas le vol d’accouplement pendant plus de 15 jours, la reine risque alors de pondre des œufs qui ne seront pas fécondés. Selon les conditions météorologiques et le nombre d’abeilles constituant le nuc, il faudra attendre plus ou moins longtemps pour avoir le couvain operculé permettant de confirmer la fécondation des œufs.
Distance par rapport aux Colonies
Suivant leur mode de création, les nuclei ne seront pas placés à la même distance des colonies avec une reine en ponte. Sur terrain plates, les nucs créés par micro essaim devront être éloignés de plus de 500 mètres des colonies avec une reine en ponte. Les nucs créés par micro-colonie pourront être placés plus près des colonies avec reine en ponte, mais il ne faudra pas les mettre non plus directement en plein rucher de production. Les ruchers de nucs entourés d’arbres haut et/ou de haies imperméables aux passages d’abeilles permettent de les rapprocher des ruchers de production avec reine en ponte.
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Alimentation
Vous pouvez mettre une lichette (proportionnelle) de sirop stimulant (sirop 50-50 max) pour leur faciliter la vie, mais je ne recommande pas du tout de nourrir lors de miellée. Il est tout au contraire indispensable de nourrir lorsque vous introduisez votre reine lors d’un trou de miellée, par exemple à raison de 0,5L à 0,75L de sirop 50-50 tous les 2 (ou 3) jours pour une ruchette sur 2 ou 3 cadres de couvain. Et ce jusqu’à une nouvelle miellée ! Adaptez le volume de nourrissement au volume de la colonie. Le sirop doit être consommé en moins d’une journée. Si les abeilles ne prennent pas le sirop, jetez-le, et contrôlez la colonie.
Introduction de la Reine
Assurez-vous que la nouvelle colonie est orpheline, et qu’elle a suffisamment de nourriture et de ressources pour permettre aux abeilles de prendre soin de la nouvelle reine. Concernant l’orphelinage, la colonie peut être orpheline depuis au moins quelques heures, ou jusqu’à 5-6 jours maximum (il n’y a plus de larves pour élever, les abeilles vont être « obligées » d’accepter la reine que vous leur apportez). En cas d’orphelinage de plus de 2 jours, vous veillerez à supprimer les cellules royales que les abeilles auront naturellement produites. Dans tous les cas, il suffira idéalement de refaire l’opération 1 fois de retirer les cellules « naturelles » après l’introduction de votre cellule royale. Je ne prends pas le temps de vérifier mes nucléi ‘1 cadre’. C’est un compromis que je fais.
Protection des Cellules Royales
Vous devez introduire une cellule royale saine et bien formée, issue d’une colonie saine. Évitez les cellules royales qui ont été endommagées ou qui ont été exposées à des conditions extrêmes. Les cellules royales sont particulièrement vulnérables entre le 10è et le 11è jour lors des premiers stades de la nymphose. C’est le moment où il ne faut quasiment pas les manipuler, ne pas les choquer, etc. Je pense même que les vibrations dans la voiture peuvent leur être fatal. N’utilisez donc que des cellules de 3 jours, ou des cellules prêtes à éclore. Assurez-vous que la cellule royale est intacte et qu’elle n’a pas été endommagée pendant le processus de prélèvement. Évitez de toucher la cellule royale avec vos doigts tant elle est fragile. Saisissez-la plutôt par la cupule. Vous utiliserez évidemment des gants fins et propres (la base des Bonnes Pratiques Apicoles !) ou des mains propres, jusqu’à avoir mis la cellule dans son protège cellule (voir ci-dessous). Cette opération se faisant encore sans abeille, vous pouvez travailler sans gants afin d’être encore plus minutieux. Une fois arrivé au rucher, vous avez votre cellule dans les mains, et une ruchette (nucléus) vide à proximité. Introduisez la cellule dans le protège cellule (quel que soit son stade). L’autre option est d’entourer la cellule d’une bande de papier d’alu de environ 1cm de large. Veillez laisser bien accès à la pointe. Cet accès va permettre aux abeilles de nourrir une cellule de 3 jours. Elles vont aussi s’habituer à l’odeur. Insérez la cellule royale dans la nouvelle colonie en l’accrochant délicatement entre deux cadres dont au moins 1 contient du couvain. Assurez-vous que la cellule royale est suspendue verticalement, la pointe vers le bas, et qu’elle ne bouge pas. Certains dispositifs permettent d’enfoncer le protège-cellule dans le cadre. Vous placerez la cellule dans ou autour du couvain. Ne dérangez pas la colonie inutilement.
Suivi et Vérification
Pendant quelques semaines, il convient de vérifier qu’il y a toujours de la ponte. Inutile d’ouvrir toute la ruche, tirez simplement un cadre au centre de la colonie, et jetez un rapide coup d’œil. Il arrive que certaines colonies excessivement rebelles, laissent la reine pondre quelques temps. Puis la remplacent, générant la perte de matériel génétique au passage. C’est gênant mais sans plus (vous ne perdez qu’une génération). Vous vérifierez toujours que les apports de nourritures sont suffisants. Soit en provenance de l’extérieur en cas de miellée.
Il existe un calendrier de suivi :Provenance de la cellule/reine (cellule/reine achetée chez Stellie, des Ateliers d’apiculture)Date d’introduction (le 05 mai 2023 - jour larvaire n°7)Stade d’introduction (cellule de 3 jours)Date de ponte. (introduire une cellule de 3 jours le 5 mai implique que l’œuf a été pondu le 29 avril).Date de greffage (intéressant surtout si greffage-maison). (introduire une cellule de 3 jours le 5 mai implique que la larve a été greffée le 2 mai).Date de naissance prévue ➡ date de vérification de la naissance. (un œuf pondu le 29 avril va naître 16 jours après : le 14 mai). ➡ vérifier la naissance en récupérant le protège-cellule. Vérifiez la bonne désoperculation de la cellule entre le 15 et le 17 mai par exemple. Evitez les jours possibles de vol de fécondation.Date à laquelle refaire une vérification/destruction des cellules naturelles. LA date à ne pas toucher est : 10-11è jour, je fais donc ma vérification soit avant ou après ! (je n’y touche pas les 8-9 mai, je vérifie le 6 ou le 11 pour ne prendre aucun risque)Date de fécondation prévue (pour savoir encore quand on n’y touche pas 😉) . (une reine née le 14 mai va être fécondée 5 à 7 jours après : vers le 19-22 mai)Date de ponte probable/certaine. (une reine née le 14 mai va être en ponte 10 à 15 jours après. Ponte probable vers le 24 mais. Notez que selon la météo, tout peut prendre encore 5 ou 7 jours de plus.
Techniques d'Introduction Alternatives
Pour les âmes sensibles, une abeille ne se relèvera pas de quelques jours dans le congélateur par exemple.C’est à mes yeux l’introduction la plus risquée et la moins intéressante…
Vous ne gagnez rien par rapport à l’introduction d’une cellule royale.
Vous risquez une moins bonne acceptation par les abeilles. Et
Lorsque la reine vient de naître, il peut être intéressant de l’introduire dans une cellule de renaissance. Le principe est de fermer une extrêmité d’un petit tube en plastique. Pour cela on utilise un très fin couvercle de cire sensé mimer l’opercule d’une cellule royale. Les abeilles orphelines vont donc voir « émerger » cette nouvelle reine d’une pseudo-cellule-royale. Les phéromones d’une reine vierge étant tout de même très différentes de celles d’une reine fécondée, j’avoue ne pas avoir confiance dans cette méthode. On note que les reines viers sont de moindre coût. Elles sont malheureusement aussi plus difficile à introduire à cause de leur manque de phéromone.
Le délais pendant lequel elles ^peuvent/doivent être introduites est court. Vous ne devez pas rater la date à laquelle est doit faire son vol de fécondation. Entre son 3è jour (j’ai vu des traces de fécondation sur une reine de 3 jours), et le 8ème jour, la reine doit être dans sa colonie et pratiquer quand elle veut/peut son vol de fécondation. Elles doivent donc encore passer cette épreuve du vol de fécondation. Si vous la marquez, vous risquez d’en faire une cible de choix pour un oiseau gourmand. Une fois introduite, il faut maintenant attendre qu’elle se fasse féconder. Que votre reine ne revienne pas de son vol de fécondation, ou simplement qu’elle ne soit pas acceptée, vous aurez bien grand mal à démêler ce qui a bien pu se passer. Vous pouvez immédiatement remplacer la reine disparue. En fonction de la disponibilité en couvain dans la colonie, il faudra envisager d’importer un cadre d’une autre ruche. Il devra rester assez d’abeilles pour s’occuper de la colonie lorsque la nouvelle reine sera en ponte. Et jusqu’à ce que la nouvelle génération naisse. Mais en introduisant encore des abeilles étrangères, cela se fait encore au dépend d’une éventuelle introduction d’une reine vierge.
La problématique principale avec une reine fécondée, reste là aussi sa survie. En 2023, les prix varient en moyenne pour une reine fécondée, entre 15€ (tout venant), et 50€ (F1 buckfast en envoi rapide). Remarque, je n’ai pas encore évoqué le cas des reines inséminée. C’est évidemment la solution la plus risquée. Elle consiste à introduire une reine dans une ruche orpheline. Certains prennent la solution de l’engluer de miel. Certains préfèrent introduire la reine par l’entrée de la ruche. Vous trouverez aussi à l’occasion tout un tas de recette plus ou moins farfelues… Huiles essentielles pour brouiller l’odorat des ouvrières et les phéromones de la reine. Tout le monde y’ sent pareil ! (attention, certaines HE peuvent être irritantes, toxiques… Je ne m’y risquerais pas sans un bagage sérieux dans la connaissance et la pratique de l’utilisation des HE) Nitrate d’ammonium pour passer incognito. #amnésiecollective (Soyez toutefois rapide avec le nitrate d’ammonium, tant dans votre manipulation, qu’à déguerpir ensuite. Elles apprécient moyennement la blague ! Mais pourquoi pas avec des abeilles agressives ? Bon, vous l’aurez compris, c’est rapide, mais risqué ! )C’est la méthode d’introduction classique, souvent préconisée par les vendeurs. Il s’agit de retirer la languette d’accès au candi, puis de suspendre la cagette de transport contenant la reine entre deux cadres. Vous choisirez de la placer de préférence entre 2 beaux cadres de couvain. Il m’arrive parfois de recycler de cette manière une reine que j’avais mise de côté. Ayant du mal à les zigouiller, je les garde parfois quelques jours en cagette. Je ne garde bien sûr que celles qui sont en santé, lorsqu’elles sortent juste d’une ruche « faible » et non-productive. Cette reine étant une « non-valeur de passage », il peut m’arriver de poser la cagette sur le plancher ou sur les cadres d’un nucléus, et va ! Certains vont s’appliquer à extraire les accompagnatrices avant d’introduire la reine. Ces abeilles qui ne portent ni l’odeur de la ruche, ni phéromones royales. Certains vont laisser la cagette fermée 1 jour ou 2 de plus avant d’ôter les languettes vers le candi. Elle consiste à installer la reine sous une grille, sur du couvain naissant. La reine va être prise en charge par les toutes jeunes abeilles. Les autres abeilles peuvent la sentir à travers la grille. 24 à 48h après l’introduction de la reine, vous pouvez aller la libérer. Si vous voyez des œufs, ne soyez pas trop insistant à trouver la reine. Introduire une reine fécondée dans un essaim orphelin va vous permettre de (re)trouver la qualité d’une génétique sélectionnée. Introduire une reine fécondée permet parfois simplement de sauver une ruche. Le seul inconvénient, c’est le prix d’une reine fécondée…
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