Faire dormir un nourrisson toute la nuit représente un défi courant pour de nombreux parents. Les réveils nocturnes, bien que physiologiques, peuvent être source d'épuisement. Comprendre les causes de ces interruptions de sommeil et mettre en place des solutions adaptées est essentiel pour le bien-être de l'enfant et de ses parents. Cet article explore les raisons pour lesquelles un nourrisson peut avoir du mal à dormir la nuit et propose des stratégies pour favoriser un sommeil paisible.
Comprendre le sommeil du nourrisson
Rythmes de sommeil et horloge biologique
En tant que nouveau-né, un bébé a besoin de se réveiller toutes les quelques heures pour se nourrir, car son estomac n’est pas encore assez grand pour stocker la nourriture nécessaire toute la nuit. Les premiers mois, les bébés dorment d’une manière plutôt agitée. Quand il était dans votre ventre, bébé dormait quand il le voulait. Pour lui, la distinction jour/nuit n’existait pas. Il est donc tout à fait normal que, pendant ses premières semaines, il garde ce rythme : il se réveille quand il a faim, ne dort jamais plus de 3 ou 4 heures d’affilée et ses besoins physiologiques de sommeil restent très importants. Ce n’est qu’à partir de 3 mois (ou plus) que son horloge biologique est prête à s’adapter à un nouveau rythme, et votre bébé à faire ses nuits. Pas de panique toutefois si cela prend plus de temps : chaque bébé a son rythme de sommeil.
À la naissance, l’enfant ne fait aucune différence entre le jour et la nuit : il se réveille à n’importe quelle heure. Les nuits de bébé à 1 mois ou de quelques semaines ont souvent quelques réglages de sommeil à faire : bébé ne dort pas et son sommeil en est très agité. C’est normal, son horloge biologique n’est pas encore ajustée : il vit en « décalage horaire » par rapport à son entourage : après tout, il vient de faire un long voyage de 9 mois, c’est normal qu’il soit un peu chamboulé ! Votre bébé de la naissance jusqu’à 6 semaines, voire 2 mois va progressivement mettre en place son cycle veille/sommeil, et cela, pendant les premiers mois de sa vie. Il faudra attendre l’âge de 4 à 6 mois environ pour que le rythme de son sommeil soit véritablement réglé sur l’alternance du jour et de la nuit.
Les cycles de sommeil de votre nouveau-né sont courts et durent en moyenne entre 30 et 50 minutes (chez l’adulte : 90 à 120 min) : oui je sais ça paraît court ! Ce cycle est divisé en plusieurs étapes. Le sommeil débute par une phase de sommeil agité (c’est là où l’on se demande si bébé ne va pas se réveiller !!!, il ne faut surtout pas le prendre dans vos bras, il est en train de s’endormir) suivie d’une phase de sommeil calme (vous avez déjà fait le test du bras qui retombe comme une masse ? C’est très rigolo et cela montre que bébé dort à poing fermé ! ). Au bout de 50 minutes, votre bout de chou est tout près de l’éveil , il rentre dans une période de sommeil intermédiaire (sommeil très léger). Et il peut ou non enchaîner avec un autre cycle (souvent on croise les doigts pour que cela s’enchaîne n’est-ce pas ???). L’enchaînement de trois ou quatre cycles permet un sommeil de 3 à 4 heures consécutives, rarement plus le premier mois. Ainsi, il est tout à fait normal, que votre enfant se réveille moins d’une heure après l’avoir couché !
Les besoins physiologiques du sommeil
Le sommeil est un besoin physiologique important pour la santé de votre bébé. Ce repos lui permet un bon développement physique et cérébral. Les rythmes de sommeil se mettent en place très progressivement au cours des premiers mois de vie. Les bébés ont un sommeil très différent de celui de l’adulte. La quantité de sommeil n’est pas à elle seule un indice de bonne santé, la qualité doit également être prise en considération. Ainsi, il est important d’en connaître les caractéristiques afin d’apprendre à reconnaître les phases de sommeil, et de créer des gestes quotidiens adéquats pour endormir votre enfant dans les meilleures conditions possibles. Néanmoins, votre bébé a ses propres besoins en sommeil et il existe, comme chez l’adulte, des « gros dormeurs » et des « petits dormeurs » : je vous l’accorde, c’est un peu la loterie !
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Phases du sommeil chez le nourrisson
Le sommeil calme ou profond est l’équivalent du sommeil lent profond. Le nouveau-né est immobile, il ne présente aucun mouvement corporel en dehors de quelques sursauts. Le visage est détendu, peu expressif, il n’existe aucune mimique à part quelques petits mouvements de succion. Les yeux sont fermés. Il n’y a pas de mouvements oculaires, la respiration est calme et régulière. Les battements cardiaques sont réguliers. Ce sommeil est très stable, sa durée est presque toujours la même, de 20 minutes environ. Souvent, dans cette phase d’endormissement, nous pouvons penser, jeune parent (à tort), que bébé est grognon, il n’arrive pas à s’endormir, que sa phase d’endormissement est compliquée ! Que nenni ! Il est bel et bien en train de sombrer dans les bras de Morphée.
Le sommeil agité devient très tôt l’équivalent du sommeil paradoxal de l’adulte. Vous allez donc observer chez votre tout petit, l’apparition d’une série de mouvements corporels : le visage de votre bébé va alors s’illuminer de multiples mimiques, très expressives qui reprennent les expressions des six émotions fondamentales : la peur, la colère, la surprise, le dégoût, la tristesse et surtout la joie avec les sourires aux anges. Il existe, comme chez l’adulte, au cours du sommeil paradoxal, des mouvements oculaires rapides. Parfois, votre nourrisson peut ouvrir les yeux un court instant. La respiration est rapide, irrégulière, elle est parfois haletante, entrecoupée par des pauses respiratoires qui sont normales, et qui peuvent atteindre 10 ou même 15 secondes sans être inquiétantes. Le rythme cardiaque est aussi un peu plus rapide et moins régulier que pendant le sommeil calme. La durée du sommeil agité du nourrisson est très variable : de 10 à 45 minutes. La durée moyenne est d’environ 25 minutes.
Causes des troubles du sommeil chez le nourrisson
Nombreuses sont les raisons pour que bébé n’arrive pas à dormir la nuit.
Facteurs physiologiques
- Faim : Généralement, un bébé de moins de 6 mois a besoin de manger d’une façon régulière. Un bébé peut se réveiller la nuit parce qu’il a faim…et c’est normal ! Rappelons-nous que durant 9 mois, le tout-petit a été nourri en continu via le cordon ombilical. Il ne peut donc pas réorganiser ses besoins instantanément à sa naissance. Et cela vaut autant pour les bébés allaités que pour les bébés nourris au biberon. De plus, gardons également en tête que la taille de l’estomac de l’enfant est très différente de celle de l’adulte.
- Coliques et reflux : Les coliques et les reflux du nourrisson sont aussi des causes fréquentes de sommeil agité.
- Poussées dentaires : Les pics de croissance, ce sont des périodes où les besoins des nourrissons sont plus intenses. Cela peut perturber ses nuits, car la position allongée intensifie la douleur.
- Besoin de succion : De même, certains nourrissons ressentent également un fort besoin de succion pour s’apaiser. Concernant la tétine : certains parents refusent de la proposer à leur bébé par principe. Toutefois, dans un contexte déjà éprouvant, notamment si votre bébé ne fait pas encore ses nuits, il peut être utile de ne pas vous imposer trop de restrictions. Offrir une tétine à votre enfant pourrait constituer une première étape vers des nuits plus sereines.
Facteurs environnementaux
- Environnement stimulant : L’environnement du bébé peut être trop stimulant : musique, lumière forte, discussion, télévision, etc. D’autres facteurs, comme un environnement trop stimulant - mobile qui tourne au-dessus du lit, musique en boucle ou veilleuse trop lumineuse - peuvent perturber leur endormissement et provoquer des réveils nocturnes. Chaque nuitée doit être au calme pour qu’il puisse être apaisé automatiquement.
- Température inadaptée : La température de la chambre de votre enfant influence aussi sur son sommeil. Si la pièce est trop chaude ou trop froide ceci peut rendre votre bébé inconfortable et perturber ainsi son sommeil. La température idéale est de 19°C, il est important de vous assurer que votre bébé n’ait pas trop chaud pour dormir. Si votre bébé a du mal à s’endormir, il y a peut-être des bruits ou des lumières qui viennent déranger ses mécanismes de sommeil.
- Manque de distinction jour/nuit : Eh oui ! Les bébés ne se savent pas distinguer le jour et la nuit. Raison pour laquelle certains sont très agités la nuit au dépens de ses parents. Pour qu’il puisse savoir qu’il fait jour, il faut que la lumière puisse entrer dans sa chambre. Contrairement à ce que l’on pense, assombrir la pièce par le biais des rideaux lors de la sieste de bébé ne va pas l’aider à faire la différence entre le jour et la nuit. En même temps, il faut continuer à parler normalement à voix haute. Dans cette optique, n’hésitez pas le faire dormir dans l’obscurité le soir. Le premier mois, vous pouvez un peu tricher en mettant une veilleuse si vous n’avez pas l’esprit tranquille. Les bruits et lumières forts ne sont pas ainsi les bienvenus. Opter pour des siestes à la lumière naturelle et un sommeil de nuit dans l’obscurité. Cela aide l’enfant à adopter un rythme différent le jour et la nuit.
Facteurs émotionnels et comportementaux
- Besoin de réconfort : Après avoir passé 9 mois dans le ventre de sa maman, il n’est pas naturel pour lui de se retrouver tout seul : il est entièrement dépendant de vous pour se rassurer. Certains bébés ressentent un fort besoin de proximité et ont besoin d’être rassurés pour s’endormir.
- Habitudes d'endormissement : Les bébés qui s’endorment systématiquement en tétant ou en prenant un biberon peuvent associer cet acte au sommeil et réclamer la même chose au cours de la nuit. Une maman qui allaite reconnaît généralement la différence entre une tétée nutritive et une tétée de réconfort.
- Angoisse de séparation : De 1 à 2 ans, beaucoup d’enfants pleurent au moment du coucher. Ils vivent une période d’angoisse de séparation qui s’accentue et qui peut durer jusqu’à 2 ans et même au-delà. Cette angoisse peut rendre la séparation plus difficile au moment du coucher.
- Pleurs du soir: Curieusement je vais vous répondre que tout va bien !! Il s’agit » juste » de ce que l’on appelle les pleurs du soir qui sont présents chez tous les bébés ou presque. Il s’agit d’une période d’éveil agité qui existait déjà dans l’utérus et qui continue après la naissance. N’avez-vous pas remarqué que votre bébé bougeait beaucoup quand vous vous couchiez ? Il s’agit de la même période d’activité mais en plus « avec le son ». Evidemment, pour votre bébé c’est long… toute la nuit… alors qu’habituellement cela dure 2 ou 3h. Alors le mieux est de le poser et de le laisser crier pour le reprendre 15 minutes plus tard s’il n’est pas calmé. Il n’a pas mal, il n’est pas malheureux, il n’a besoin de rien. Je suppose que vous êtes en congé de maternité et de paternité donc profitez de son calme la journée et dormez. Les 3 premiers mois, les parents doivent vivre au rythme du bébé et non l’inverse.
Régression du sommeil
Les étapes de développement dans lesquelles se trouve votre enfant jouent également sur son sommeil. Les besoins de sommeil vont progressivement se modifier entraînant une diminution du temps total de sommeil par 24 heures, avec une augmentation du sommeil de nuit et une diminution du nombre et de la durée des siestes. Entre 0 et 3 mois, le sommeil du bébé est particulièrement fragile. À cet âge, ses rythmes de sommeil sont irréguliers et en pleine construction, avec une alternance constante entre phases de sommeil et moments de réveil, aussi bien le jour que la nuit. À partir de 4 mois, bébé arrive mieux à distinguer le jour de la nuit. La majorité des bébés commencent petit à petit à « faire leurs nuits » vers 3 à 4 mois, en cessant peu à peu de se réveiller pour se nourrir la nuit.
À partir de 6 mois, et très graduellement, votre enfant acquiert peu à peu un meilleur rythme de sommeil. Mais bébé est en plein période d’apprentissage, devient très curieux et actif, il explore son environnement, rampe, s’assoit, et certains commencent même à marcher. Cette période riche et intense peut temporairement perturber son sommeil, car son cerveau est en pleine effervescence, intégrant de nouvelles compétences et traversant de nombreux changements. À cette étape, il commence aussi à ressentir l’angoisse de séparation. Votre enfant ne comprend pas encore que vous continuiez d’exister même lorsqu’il ne vous voit pas ; il a besoin de vous voir pour être rassuré. Lorsqu’il ne vous perçoit plus, il peut avoir peur, car il n’a pas encore intégré la notion de permanence de l’objet.
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Solutions et stratégies pour favoriser le sommeil
Mettre en place une routine du coucher
Il n’est jamais trop tôt pour commencer une routine du coucher. Votre routine du coucher doit être simple et durable, de sorte qu’il vous soit facile de la suivre chaque soir. Si votre bébé ne dort pas la nuit, pensez que même un petit changement dans la routine de votre bébé peut le déstabiliser et causer des réveils nocturnes. Un coucher entre 19 heures et 20 heures donne de bonnes habitudes de sommeil à votre enfant et lui permet de faire concorder son horloge circadienne avec un rythme nuit-jour. Votre enfant essayera de veiller plus tard, surtout s’il est très fatigué et agité, mais je vous encourage à résister et à garder un rythme très régulier tous les soirs.
Le rituel du coucher a tout pour plaire. Non seulement il va apprendre à bébé à dormir tout seul comme un grand. Mais il va également renforcer le lien entre l’enfant et les parents. Par ailleurs, cette méthode consiste aussi à préparer le sommeil du bébé. Il est bon à savoir que le rituel du coucher doit se passer dans le lit, dans un environnement calme et serein. A vous de choisir par la suite l’activité à faire : comptine, histoire ou berceuse.
- Bain relaxant : Un bain relaxant d’eau tiède peut aider à détendre votre bébé avant le coucher. Vous pouvez associer le bain juste avant le coucher de la naissance jusqu’au 4ᵉ au 6ᵉ mois de l’enfant. La chaleur du bain le rassurera, lui rappellera l’enveloppe charnelle qu’il avait dans le ventre de sa maman.
- Histoire calme : Une histoire calme, c’est bien connu les enfants adorent les histoires avant le coucher.
- Câlins : Câlinez votre tout-petit pour le réconforter avant sa nuit.
Aménager un environnement propice au sommeil
Sa chambre doit être sobre et chaleureuse. Ne cherchez pas à la décorer de divers tableaux, propices à provoquer l’éveil plus que le sommeil et sources de stimuli. Privilégiez les meubles bas, les coussins, les tapis, l’atténuation des résonances des sons.
L’aménagement de la chambre de votre bébé peut jouer un rôle crucial sur son sommeil. Évitez au maximum les stimuli excessifs près du lit de bébé.
Pour éviter ce type de ressentiment, il est important que tous les parents aménagent confortablement la chambre de bébé. En effet, plus l’atmosphère de la pièce est chaleureuse, cocooning comme on le dit assez souvent, plus le bébé n’aura pas du mal à s’endormir rapidement. En vivant dans un environnement favorable, le nourrisson aura un sentiment de sécurité et de bien-être. Pour ce faire, la température de la chambre à coucher doit avoisiner les 19°C. Outre cela, il doit avoir son propre lit pour qu’il puisse apprendre à dormir tout seul rapidement. Ce dernier doit avoir des barrières de sécurité et ses dimensions doivent être adaptées à la taille de votre enfant. Il est bon à savoir que la chambre de bébé ne doit pas être à proximité d’une pièce ou d’une cour bruyante.
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Favoriser l'autonomie et la régularité
L’un des éléments clés pour aider bébé à dormir sereinement est de favoriser son autonomie. L’idéal est de le déposer dans son lit alors qu’il est encore éveillé, afin qu’il apprenne progressivement à s’endormir seul.
Adoptez des rythmes fixesUn bébé a besoin d’avoir des repères qui vont rythmer toutes ses activités de la journée : le repas, le bain, la balade, et le coucher. Pour s’endormir facilement, et faire ses nuits, un bébé a besoin de se sentir en sécurité dans son environnement, un peu comme quand il était dans votre ventre… Pour cela, l’ambiance de sa chambre est importante : créez-lui un petit cocon chaleureux. Pour les bébés un peu plus âgés, à partir de 6 mois, certains joujoux, comme son doudou et son mobile, lui serviront de repère et le mettront en confiance. Quand il dort à l’extérieur de la maison (chez des amis, chez ses grands-parents), emportez les objets qui le rassurent : son doudou (s’il en a un), une peluche musicale… Ainsi, il se récréera son petit univers et pourra s’endormir tranquillement.
On peut l’aider à trouver son rythme de sommeil en accentuant le contraste jour/ nuit ; et plus tard, à partir de 4 mois, régulariser les horaires de coucher ainsi que les heures de repas : les bébés adorent la routine !
Gérer les réveils nocturnes
Si votre bébé ne dort pas la nuit, et que vous souhaitez trouver des solutions, pensez d’abord au fait que les réveils nocturnes sont tout à fait physiologiques ! Le nouveau-né se réveille en moyenne 2-3 fois par nuit et il lui faut environ 3 mois pour faire une nuit complète de 10 heures à 12 heures continues.
Ne vous alarmez pas si votre bébé pleure dans son lit la nuit. Il est important pour lui de savoir se rendormir et d’enchaîner sereinement ses cycles de sommeil.
Bébé pleure la nuit ? Allez jeter un œil dans sa chambre, et attendez quelques secondes avant de le prendre dans vos bras s’il ne se calme pas.
Il est normal qu’un bébé se réveille plusieurs fois (le sommeil est très fragile entre deux cycles) ; s’il pleure, ne pas se précipiter pour le consoler, mais lui laisser ses chances de se rendormir. Estimer la qualité et l’intensité des pleurs, l’urgence de l’appel et n’y aller que si cela paraît nécessaire. Ne rester que quelques minutes sans le prendre dans les bras, le temps de le rassurer. S’il a une autre demande (s’il a faim, s’il est mouillé, s’il a trop chaud ou trop froid, s’il a soif, etc.) il saura le faire comprendre par des cris d’appels énergiques et des pleurs intenses.
Essayez de maintenir une routine cohérente et prévisible de coucher avec votre bébé afin qu’il assimile certains rituels avant de dormir.
Techniques de relaxation et aides naturelles
- Massages : Les massages favorisent le sommeil de votre bébé la nuit puisque son corps va sécréter une bonne dose de mélatonine. Cette dernière, appelée également hormone du sommeil, permet aux nourrissons de jouir d’une détente exemplaire.
- Aromathérapie : Les huiles essentielles sont peu conseillées chez les touts petits mais vous pouvez utiliser les hydrolats en vaporisation qui sont sans danger pour le nourrisson ! L’aromathérapie pour améliorer le sommeil de bébé dès 3 mois : vous avez alors la possibilité de mettre dans le bain de votre enfant, de l’hydrolat de fleur d’oranger : issues des fleurs du Bigaradier, les fleurs d’oranger propagent de subtiles et de très fins arômes. Cette eau florale peut être utilisée à raison d’une cuillère à soupe dans le bain. Chez les bébés, elle est utilisée pour calmer les nuits agitées de bébé, son anxiété ou son hyperactivité. Et si vous souhaitez prolonger les effets calmants de cet hydrolat, vous pouvez également diffuser l’huile essentielle de petit grain de bigarade aux propriétés relaxantes et apaisantes nombreuses fois démontrées dans l’agitation et l’énervement du nourrisson ! Dès 3 mois, en diffusion, versez le nombre de gouttes de Petit Grain Bigarade ou de néroli indiqué sur la notice de votre appareil à diffusion et diffusez par plage de 30 minutes maximum.
Autres conseils
- Reconnaître les signes de sommeil : Par ailleurs, il est important de connaître les signes de sommeil de votre bébé. S’il commence à bailler ou à se frotter les yeux, il faut tout de suite le mettre au lit pour qu’il puisse savoir dormir tout seul. S’il est trop fatigué au moment de se coucher, il va s’énerver et prendra du temps pour dormir.
- Ne pas laisser pleurer : En pratique, lorsque votre bébé ne dort pas, intervenez physiquement auprès de lui : une caresse, le porter vont le rassurer instantanément. Exit toutes les méthodes à l’ancienne qui préconise de laisser pleurer votre bébé ! Il est aujourd’hui scientifiquement prouvé que laisser pleurer un bébé, au moment de l’endormissement, a une action néfaste sur le cerveau. En effet, cela créé un état de stress chez votre tout-petit.
- Cododo: Si vous êtes à l’aise avec le cododo, installez le lit de votre bébé dans votre chambre. Votre enfant sera instantanément rassuré par votre présence. Mettre le lit de son enfant dans la chambre parentale, le temps qu’il s’adapte au rythme jour / nuit et qu’il ait des cycles de sommeil plus longs, peut être conseillé en prévention de la mort subite du nourrisson. La proximité avec votre enfant vous rassure et rassure votre bébé : ainsi vous pourrez l’entendre sommeiller, se réveiller et le nourrir plus facilement. Cependant, vers 6-9 mois, il est conseillé d’habituer progressivement l’enfant à sa propre chambre. Profitez d’en faire un petit rituel et vaporisez de l’eau de fleur d’oranger avant le coucher.
- Partage des tâches : Lorsque vous êtes deux à vous occuper de votre tout-petit, n’hésitez pas à passer le relai au co-parent ou à vous organisez de telle façon que vous puissiez vous reposer à tour de rôle : une nuit sur deux, en début de nuit/en fin de nuit.
- Demander de l'aide : Et si vous avez le sentiment d’être dépassé par les problèmes de sommeil de votre progéniture, mieux vaut en parler à un professionnel de santé : ne culpabilisez pas, n’ayez pas honte, la plupart des parents passent par ce type d’épreuves ! Si les problèmes de sommeil persistent, n’ayez pas honte ni peur d’en parler à un professionnel.
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