La peur de déféquer chez l'enfant est une problématique courante qui peut avoir diverses origines et se manifester de différentes manières. Comprendre les causes sous-jacentes et mettre en place des solutions adaptées est essentiel pour aider l'enfant à surmonter cette difficulté et à retrouver un transit intestinal serein.
Causes possibles de la peur de faire caca chez l'enfant
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à la peur de déféquer chez l'enfant. Il est important de les identifier afin d'adopter une approche personnalisée et efficace.
- Constipation et douleur: Un épisode de constipation douloureux peut marquer l'enfant et créer une association négative avec l'acte de déféquer. La peur de revivre cette douleur peut l'inciter à se retenir, aggravant ainsi la constipation et perpétuant le cercle vicieux. Il est absolument indispensable de ramollir les selles pendant environ 8 semaines. Pour cela, il faudra bien hydrater l’enfant, et utiliser le macrogol (Forlax®) à dose efficace, c’est à dire qu’il faut monter les doses jusqu’à obtenir des selles molles, seule solution pour la guérison de la fissure. Ce médicament n’est pas absorbé par l’organisme, et n’a donc aucun effet secondaire particulier, et aucun risque d’accoutumance.
- Facteurs alimentaires: Une alimentation pauvre en fibres et un manque d'hydratation peuvent entraîner des selles dures et difficiles à évacuer, renforçant ainsi la peur de l'enfant.
- Stress et anxiété: Les troubles digestifs de l’enfant peuvent être favorisés par la fatigue, le stress et l’anxiété lorsqu’il commence à grandir. En effet, l’apprentissage de la propreté, les grandes étapes de la scolarité, un voyage, un déménagement ou un changement dans les habitudes de vie sont autant d’événements qui peuvent déclencher une constipation chez l’enfant.
- Apprentissage de la propreté: Un apprentissage de la propreté trop précoce ou vécu de manière négative peut engendrer une peur d'aller à la selle. Les spécialistes rappellent que les petits peuvent être propres à deux ans, même avant, mais que certains le sont beaucoup plus tard ! Poussé régulièrement à se passer de couches par ses parents ou les membres de la crèche, l'enfant peut associé le passage aux toilettes à un sentiment négatif.
- Contrôle et autonomie: Dire non au pot peut être une manière d’affirmer son autonomie. C’est également une transition sensorielle forte : la sensation d’évacuer sans sa couche, la position assise sans soutien, les bruits dans les toilettes… tout cela peut être déroutant pour lui.
- Facteurs psychologiques: L’apopathophobie, ou peur de déféquer, se développe généralement chez l'enfant entre deux et trois ans. Souvent c’est après qu’ils aient fait dans le bain. Le plus simple est de ne pas en faire un problème. Plus vous serez vous-même inquiète et angoissée, plus elle le sera . Peu importe si elle fait dans sa culotte. Laissez les toilettes à sa disposition. Expliquez-lui à quoi servent les selles et où elles vont après la chasse d’eau (à l’usine qui fait de la poudre pour faire pousser les fleurs !! Puis laissez-la tranquille.
- Encoprésie: L’encoprésie est l’émission involontaire de matières fécales chez les enfants de plus de 4 ans. Dans le premier cas, l’enfant peut ne jamais avoir acquis la propreté. Dans le second cas, l’encoprésie secondaire, les signes surviennent après une période de continence normale. Les enfants atteints d’encoprésie se retiennent d’aller à la selle plusieurs fois de suite, afin d’éviter une défécation douloureuse. Les selles stagnent alors dans le rectum qui continue de se remplir jusqu’à former un fécalome. Cette grosse masse d’excréments se durcit et irrite les parois du rectum. Il s’agit de la constipation fonctionnelle.
Solutions et conseils pour aider votre enfant
- Consultez un médecin: Toute constipation récente inexpliquée par le changement du mode de vie, toute constipation accompagnée de douleurs, de fièvre, de gonflement du ventre doit faire demander l'avis du médecin. Chez l’enfant, la prise en charge de la constipation demande impérativement un avis médical.
- Alimentation riche en fibres: Pour vous assurer que votre enfant consomme sa ration journalière de fibres, nous vous conseillons d’essayer de savoir ce que votre enfant a mangé à la cantine pour adapter le menu de son dîner. Pour l’aider à manger suffisamment de fibres, vous pouvez lui donner : Des fruits frais avec leur peau (une pomme par exemple) ; Des légumes verts ; Des céréales complètes comme des féculents à base de farine complète ; Des légumineuses comme des haricots secs ou des lentilles. Chez les enfants, il est recommandé de consommer entre [âge de l’enfant + 5] et [âge de l’enfant + 10] g de fibres par jour10,11. Par exemple, pour un enfant de 10 ans, il est recommandé de consommer entre 15 et 20g de fibres par jour.
- Hydratation suffisante: Vous pouvez varier ses apports en eau en lui proposant des jus de fruits frais ou peu sucrés. Préparer une boisson originale avec votre enfant peut faire l’objet d’une activité en famille et peut même se transformer en rituel du week-end. Vous pouvez faire, par exemple, des smoothies ou des boissons pétillantes sans sucres ajoutés. Évitez les sodas riches en glucides ou édulcorés au quotidien : ils habituent au goût sucré et génèrent en conséquence le refus de l’eau comme boisson. N’hésitez pas à lui proposer vous-même des verres d’eau, sans attendre qu’il manifeste sa soif, et mettez une gourde dans son cartable. Une paille colorée, un joli gobelet ou une rondelle d’orange apporteront un peu de fantaisie à un verre d’eau pour inciter votre enfant à boire.
- Activité physique régulière: Pas besoin de grandes séances de sport : une promenade, une partie de cache-cache ou même quelques sauts sur un trampoline peuvent aider à relancer tout ça. Pour les plus petits, tu peux aussi faire des petits massages (on trouve plein de tutos sur internet) pour remettre en marche le système digestif.
- Créer un environnement positif et rassurant: Pour rassurer votre enfant, ne soyez pas trop complaisant ni trop à l’écoute car cela souvent aggrave l’angoisse : votre calme et votre sérénité seront plus aidantes.
- Ne pas forcer l'enfant: Votre attitude est excellente: ne pas faire de forcing, lâcher prise sur ce symptôme et je vous assure que cela va passer. C’est très bien de lui mettre la couche quand il la demande pour faire. Faites le sans aucun commentaire. Rien du genre « quand donc vas-tu te décider à aller au toilettes» encore moins «tu es comme les petits», etc. Il sait bien qu’il faut faire aux toilettes et un jour (bientôt d’ailleurs) il le décidera de lui même.
- Valoriser les réussites: Si le parent réagit en disant « oh comme il est beau, félicitation, applaudissements ». Il ne faut pas faire disparaitre le caca trop vite car sinon, c’est comme un morceau de l’enfant qui disparait.
- Déculpabiliser l'enfant: Avant tout, il est essentiel de rassurer l’enfant et de ne pas avoir une attitude culpabilisante vis-à-vis de ce dernier. En effet, ce trouble est involontaire et ne résulte pas d’une envie de l’enfant de provoquer ou de punir ses parents.
- Communication ouverte: De manière générale, essayez de briser le tabou autour des problèmes de transit avec votre enfant. Cela vous permettra d’en parler plus librement afin de trouver des solutions contre la constipation.
- Suivi psychologique: Un suivi auprès d'un professionnel apporte une aide conséquente. Il pourra axer son accompagnement sur la réassurance, la gestion des émotions ou l'angoisse.
- Utiliser des outils ludiques: Appli Comment fonctionne mon corps ? "Pour les enfants, j'aime bien utiliser une petite application d'anatomie qui permet à l'enfant de suivre le trajet des aliments, devenant bol alimentaire et finalement gaz et selles. Les enfants choissisent la nourriture à donner au personnage, ce qui génére plus ou moins de selle. Ce sont également eux qui font avancer les aliments dans l'intestin et aussi le moment de l'exonération.
- Routine et repères: Si votre bébé a peur du pot, rien de tel qu’un cadre rassurant et des repères bien établis. Instaurer une routine peut faire toute la différence : par exemple, proposer le pot à des moments clés de la journée (au réveil, après les repas, avant le bain) va l’aider à en faire un réflexe naturel.
- Médicaments: Si les selles de votre enfant sont molles grâce au Macrogol, il n’a plus mal pour déféquer mais garde cette appréhension. Le Macrogol FORLAX est le médicament avec le meilleur rapport bénéfice-effets indésirables. Adaptez-vous aux selles de la veille : liquides, on diminue, formées, on augmente. Plus vous les servez glacés, mieux ça passera avec le laxatif.
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