La langue française, avec ses règles complexes et ses exceptions, peut parfois sembler un labyrinthe. Parmi les nombreuses questions qui se posent, l'accord du verbe après l'expression «moi qui» est une source fréquente d'hésitation. Faut-il dire «moi qui allais» ou «moi qui allait» ? Cet article se propose de démêler cette subtilité grammaticale et d'explorer d'autres pièges courants de la langue française.
L'accord du verbe après «moi qui»
La règle générale veut que le verbe s'accorde avec le pronom personnel qui précède «qui». Ainsi, dans l'expression «moi qui», le verbe doit s'accorder à la première personne du singulier. On écrira donc :
- Moi qui allais au marché, j'ai rencontré Marie.
Toutefois, il est important de noter que l'accord peut varier en fonction du sens de la phrase. Si l'on souhaite insister sur le fait que l'on est le seul à faire l'action, on peut utiliser la troisième personne du singulier :
- Moi qui allait toujours au marché, j'ai été surpris de ne pas la voir.
Dans ce cas, l'utilisation de la troisième personne du singulier met l'accent sur le caractère unique de l'action.
«Suite à» et «Malgré que»: Expressions à manier avec précaution
La langue française est truffée de subtilités et de pièges, comme le soulignait un article précédent. Certaines expressions, bien que courantes, méritent une attention particulière.
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«Suite à»
La construction «suite à» est très répandue, mais est-il correct de l'employer systématiquement ? Cette locution conjonctive doit être employée avec le verbe «avoir» conjugué au subjonctif.
«Malgré que»
L'expression «malgré que» est également source d'erreurs fréquentes. Il n'est pas permis d'employer l'expression «malgré que» avec un autre verbe que l'auxiliaire avoir. La formule est malheureuse et pourtant très répandue.
L'utilisation du verbe «penser»
L'utilisation du verbe penser est à proscrire dans certains contextes. Seul le roi serait en capacité aujourd'hui d'utiliser l'expression dans le sens de «du fait de». Il n'est donc pas souhaitable d'utiliser l'expression dans le sens de «du fait de». Tout le monde «a beaucoup de choses à penser», et il est difficile se concentrer sur une pensée noyée dans beaucoup de choses. Alors que faire?
Prononciation de «j'ai mangé» et de la conjonction «et»
Faut-il dire «j'ai mangé», prononcé «manger» ou «mangè»? Qu'en est-il de la conjonction «et»? A-t-elle des nuances à l'oral ou doit-elle être systématiquement énoncé «é»? Selon le Bon usage, n'est acceptée la prononciation «é» que lorsqu'il est question du passé simple et du futur simple à la première personne du singulier. Concernant la conjonction de coordination «et», sa prononciation est immuable.
Les anglicismes et les expressions désuètes
S'il n'est plus assez «in» aujourd'hui d'employer les mots «homme d'affaires» pour parler de «businessman» ou «stratégie pour vendre un produit» en lieu et en place de l'anglicisme «merchandising», il n'est pas non plus assez tendance de céder à la mode de certaines expressions peu élégantes.
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