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Diabète gestationnel et obésité : alimentation et prise en charge

Le diabète gestationnel est une pathologie qui peut survenir pendant la grossesse, généralement au cours du deuxième trimestre. Il s'agit d'une hyperglycémie chronique, c'est-à-dire d'un excès de sucre dans le sang, entraînant un taux de glycémie trop élevé. Il peut s'agir d'un diabète préexistant, mais détecté pendant la grossesse, ou d'une forme de diabète spécifiquement liée à la grossesse. Le dépistage du diabète gestationnel est efficace, mais les premiers signes peuvent parfois être difficiles à identifier, car ils ressemblent aux maux de grossesse traditionnels. En cas de doute, il est important de consulter un médecin et de réaliser un dépistage (prise de sang à jeun et test HGPO).

Diabète gestationnel : définition et dépistage

Le diabète gestationnel se caractérise par une hyperglycémie chronique, soit un excès de sucre dans le sang et par conséquent un taux de glycémie trop élevé. En cas de diabète, l’insuline n’est pas produite en quantité suffisante pour maintenir un taux normal de glycémie.

Le diabète gestationnel se dépiste très bien mais il est parfois difficile de percevoir les premiers indices. Comme vous pouvez le voir, les symptômes du diabète gestationnel se mélangent avec les maux traditionnels liés à la grossesse ! En cas de doute, consultez votre médecin et effectuez un dépistage (prise de sang à jeun et un test HGPO).

L'importance d'une alimentation équilibrée pour prévenir le diabète de type 2

La campagne de la semaine nationale de prévention du diabète met en avant l’importance de l’équilibre alimentaire. Manger des produits bénéfiques pour sa santé, faire des repas variés et équilibrés, sont des facteurs sur lesquels nous pouvons tous agir pour prévenir et mieux gérer le diabète.

Prévenir le diabète de type 2, c’est améliorer ses habitudes alimentaires en partie responsables du surpoids et de l’obésité. Les produits gras, salés, sucrés et les aliments ultratransformés (plats cuisinés et viennoiseries industrielles, par exemple) sont à consommer avec modération. Prévention ne veut pas dire privation !

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Les règles d'une alimentation saine et variée

Voici quelques règles simples pour préserver le plaisir gustatif et varier les aliments :

  • Faire trois repas par jour et manger si possible à heures régulières. Cela permet de mieux gérer sa faim et d’éviter les « grignotages ».
  • Manger au moins 5 fruits et légumes par jour, des légumes secs et du poisson (dont un poisson gras), deux fois par semaine, un féculent complet et deux produits laitiers par jour.
  • Privilégier la volaille et limiter les autres viandes (500 g/ semaine).
  • Réduire sa consommation de sel et de charcuterie (150 g/semaine).
  • Utiliser tous les jours de petites quantités d’huile (de préférence colza, noix ou olive) de beurre ou de margarine.
  • Eviter les produits avec un Nutriscore D et E.
  • Consommer avec parcimonie les boissons sucrées, aliments gras, salés et ultra-transformés et privilégier le « fait maison ».

Il est également crucial de se libérer des addictions, notamment le tabac et l'alcool. Le tabagisme actif augmente considérablement le risque de développer un diabète de type 2, et l'association du tabagisme, de l'obésité et du diabète de type 2 augmente le risque de développer des maladies coronariennes. L'alcool favorise la prise de poids et contribue à augmenter le risque de maladies cardiovasculaires.

Le rôle des aliments ultra-transformés

Certains aliments ultratransformés contiennent des sucres cachés. Il est donc important de lire attentivement les étiquettes et de privilégier les aliments frais et non transformés. Des études ont montré que l'abus de plats industriels "ultra-transformés" serait lié à une augmentation du risque cardiovasculaire et de décès.

L'importance des oméga-3

Le maquereau est l'un des poissons les plus riches en acide eicosapentaénoïque (AEP) et en acide docosahexaénoïque (ADH), des oméga-3, bénéfiques pour la santé cardiovasculaire. Ces derniers contribuent à diminuer les risques de maladies cardiovasculaires en agissant sur l’élasticité des vaisseaux, en luttant contre la formation de caillots sanguins et surtout en réduisant le taux de triglycérides sanguins. Pour bénéficier pleinement des vertus attribuées à ces acides gras, il faut toutefois éviter de trop les cuire et les consommer deux fois par semaine.

Diabète et prise de poids pendant la grossesse

La prise de poids durant la grossesse est variable d’une femme à une autre. Pendant la première moitié de la grossesse (donc jusqu'à 20 semaines d’aménorrhée), le gain de poids est modéré, soit de 4 kg environ. Pendant la seconde moitié, la prise de poids est plus importante, profitant essentiellement à la croissance du fœtus et du placenta.

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Dès le début de la grossesse, l’alimentation doit répondre aux besoins de la maman et du bébé. Cela signifie qu’il faut manger 2 fois mieux. Parmi les complications engendrées par une prise de poids excessive on retrouve le diabète gestationnel déjà évoqué, mais également des complications cardio-vasculaires (dont l’hypertension artérielle et la prééclampsie).

Les différents types de diabète

Le diabète touche chaque année de plus en plus de Français. Les diabétiques de types 2 doivent avoir une alimentation particulièrement équilibrée. L'insuline produite par le pancréas est une hormone qui régule le sucre dans le sang.

Il existe deux types de diabète :

  • Le diabète de type 1 est un diabète insulinodépendant, c'est une maladie auto-immune. Le patient va devoir s'injecter de l'insuline, car son corps n'en produit pas. Dans les faits, le corps élimine les cellules du pancréas qu'il ne reconnait pas. Le corps ne peut plus stocker de sucre, ce qui représente un risque d'hyperglycémie pendant les repas et d'hypoglycémie en dehors des repas. Ce diabète se manifeste par une perte de poids, un patient qui boit et urine beaucoup.
  • Le diabète de type 2 se manifeste par une hyperglycémie chronique, c'est-à-dire par un taux trop élevé de sucre dans le sang. 92% des diabétiques ont un diabète de type 2. Le diagnostic du diabète de type 2 peut prendre beaucoup de temps, car c'est une maladie insidieuse. Il existe des facteurs de risque de déclencher un diabète : le facteur génétique (40% de risque avec un parent diabétique, 60% de risque avec deux parents diabétiques), le diabète gestationnel, le surpoids et l'obésité.

Aliments amis et ennemis pour les diabétiques de type 2

  • Les aliments intéressants pour les diabétiques de type 2 : les féculents permettent de maintenir une glycémie stable et d’éviter d’avoir faim, les légumes aident aussi à réguler la glycémie, les fruits sont à consommer pendant les repas, pas en collation.
  • Les aliments à consommer avec modération : le sucre, les sucres invisibles présents dans bon nombre de plats industriels. Le gras est également à consommer avec modération, comme l'alcool. Un diabétique doit éviter à tout prix les cocktails alcool / jus de fruit.

L'équilibre alimentaire passe par trois repas par jour. Le premier repas est essentiel, le petit-déjeuner représente 25 % de l’apport calorique de la journée (en évitant le pain blanc). La régularité des repas est aussi une règle de vie pour les diabétiques. Il existe des livres de recettes adaptées pour les diabétiques.

En cas d'hypoglycémie, il est conseillé de consommer du sucre à assimilation rapide (sucre, jus d'orange, soda, miel). Le grignotage est à proscrire. Une activité physique de 25 à 30 minutes de marche et une activité cardio (natation ou vélo) sont recommandées.

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Alimentation équilibrée et grossesse

Pour favoriser une bonne santé physique et mentale, il est recommandé d’adopter une alimentation équilibrée. C’est d’autant plus important au cours de la grossesse, pour sa santé, comme pour celle de son bébé. En règle générale, l’apport énergétique quotidien doit être au moins supérieur à 1600 kcal afin de favoriser une bonne croissance du fœtus, avec une alimentation variée couvrant tous les besoins nutritionnels. Les régimes alimentaires restrictifs ne sont pas conseillés pendant la grossesse, même en cas de surpoids ou d’obésité. A partir du 3ème trimestre, en complément d’une alimentation équilibrée, il est souvent nécessaire d’être supplémenté en fer, en calcium et en vitamines.

Certaines précautions alimentaires sont nécessaires pour éviter de contracter la listériose et la toxoplasmose. Pour prévenir la listériose, il est important de maintenir une cuisine et un réfrigérateur propres en séparant les aliments crus des aliments cuits ou prêts à consommer. Il est également fortement recommandé de bien laver les légumes et les herbes aromatiques avant de les utiliser et de respecter les dates de péremption. Pour les femmes non immunisées contre la toxoplasmose, à la maison, comme au restaurant, il est important de ne pas consommer de viande crue ou mal cuite.

En cas de diabète gestationnel, il est également nécessaire d'ajuster la quantité de glucides (en privilégiant les sucres complexes) pour favoriser une grossesse et un accouchement sereins. Il est conseillé de répartir son alimentation, en fonction des glycémies, en plusieurs prises tout au long de la journée, avec 3 repas et 2 collations. Pour vous accompagner, des ateliers d’éducation thérapeutique et/ou des consultations diététiques pourront vous aider à mieux gérer votre alimentation pendant votre grossesse. Pensez également à pratiquer une activité physique régulière, de 30 minutes par jour (après accord de votre équipe soignante).

Quel repas pour le diabète gestationnel ?

Anne-Laure précise qu’il arrive parfois de répartir les glucides sur la journée, par ce qu’on appelle une alimentation fractionnée. « Plutôt que d'avoir petit déjeuner, déjeuner, dîner, on va prendre le petit déjeuner en 2 fois, le plat du midi à un moment et le dessert plus tard et même chose pour le dîner ». L’objectif est que l’arrivée de sucre soit régulière pour que le corps la gère mieux, mais pour éviter les pics de glycémie, on associe toujours ses glucides.

Les aliments à éviter pour le diabète gestationnel :

Pour notre diététicienne-nutritionniste, ce qu’il faut éviter, c’est les sucres pris de manière isolée. « On évite de consommer un fruit, un chocolat au lait ou une compote sucrée tout seul. Dans ce cas, on essaye d'avoir un complément riche en graisses ou en protéines ». Anne-Laure recommande les combos fruit-yaourt ou pain-fromage, par exemple. En faisant ça, on complexifie son bol alimentaire. « La digestion va être ralentie par le mélange des nutriments et ça évite l’arrivée de sucre dans le tube digestif ».

Du côté de notre diabétologue, l’essentiel est d’équilibrer l’ensemble. « En plus de limiter les graisses, il faut aussi avoir des légumes ou des fibres à chaque repas et plutôt des aliments à indice glycémique bas. On vise une alimentation équilibrée ».

Elle ajoute aussi qu’il est important que les futures mamans ne vivent pas leur grossesse comme quelque chose de terrible. L’idée est de s’autoriser des petits excès de temps à autre. Le diabète gestationnel s’arrête au moment de l’accouchement, mais la surveillance de la femme doit se poursuivre chaque année après la grossesse.

Diabète gestationnel : causes et surveillance post-partum

Une femme fait un diabète gestationnel parce que pendant la grossesse, des hormones sont sécrétées par le placenta et un tas de modifications s’opèrent. Normalement, elle devrait être capable d'augmenter sa sécrétion d'insuline par le pancréas pour garder une glycémie normale. Avec un diabète, le corps n’est pas capable d'augmenter sa sécrétion d'insuline. « Il ne peut pas s'adapter à cette situation métabolique, qu’on appelle stress métabolique » explique notre experte-diabétologue. « C'est pour ça que c’est une chance de le détecter et de le traiter. Si la mère prend trop de poids avec les périodes ménopausique et post-ménopausique, elle sera à nouveau dans une situation de stress métabolique et le corps sera incapable d'adapter sa sécrétion insulinique ».

Donc, même si les choses rentrent dans l'ordre à l'accouchement, Anne conseille vivement de poursuivre les règles hygiénodiététiques vues au cours de la grossesse. D’ailleurs, le sport en post-partum, c’est possible.

Grossesse et surpoids : quel régime alimentaire ?

Pour éviter au maximum les complications, les femmes enceintes présentant un surpoids ou une obésité sont invitées à limiter leur prise de poids. Faut-il pour autant se lancer dans un régime restrictif ? Grossesse rime inévitablement avec prise de poids. Prendre du poids lorsqu’on est enceinte est normal, sinon nécessaire pour assurer le bon déroulement de la grossesse. En France, les autorités de santé conseillent une prise de poids d’environ 12 kg pour une femme de corpulence normale. Plus précisément, l’Assurance maladie évoque une prise de poids comprise entre 9 et 15 kg, là où l’Agence nationale de sécurité sanitaire évoque une prise de poids comprise entre 11,5 et 16 kg.

Lorsque l’on envisage une grossesse, que l’on se sache ou non en surpoids, le mieux est de faire un bilan de santé auprès d’un médecin généraliste, d’une sage-femme ou d’un gynécologue-obstétricien, dans le cadre d’une consultation préconceptionnelle. IMC et tour de taille pourront être calculés à cette occasion. Le professionnel de santé pourra y évoquer les risques d’un surpoids maternel pour le futur bébé.

Pour limiter sa prise de poids lorsqu’on est enceinte, que l’on soit en surpoids, obèse ou non, l’idée est d’éviter les excès, tout en continuant à faire du sport (de façon adaptée, de nombreux sports pouvant être pratiqués enceinte). On adopte donc une alimentation équilibrée, sans aucune éviction pour éviter les carences nutritionnelles. On limite les produits trop gras, trop salés, trop sucrés, les produits ultratransformés. Pour ce faire, on pourra s’aider des aliments à indice glycémique bas.

S’il peut arriver de perdre du poids durant la grossesse, du fait d’un rééquilibrage alimentaire lié à un surpoids ou une obésité, ou même du fait d’autres pathologies, cela ne doit pas être intentionnel. La grossesse n’est clairement pas le bon moment pour mincir ou maigrir. En cas de surpoids ou d’obésité, il s’agit de limiter la prise alimentaire pour limiter la prise de poids de la femme enceinte. Elle doit manger mieux, mais pas manger comme deux ou pour deux. Pas question donc de suivre un régime amincissant qui évincerait par exemple tout type de graisse, ou consisterait à ne manger que des aliments hyperprotéinés, à bannir le sucre ou les lipides etc.

Que doit manger une femme enceinte en surpoids ou obèse ?

Lorsqu’on est enceinte et en surpoids ou en état d’obésité, pas question d’adopter un régime restrictif. Les assiettes doivent être diversifiées. Les menus doivent donc comprendre une portion de légumes, si possible avec un mode de cuisson pauvre en matières grasses, une portion de fruits, mais aussi une portion de féculent et de protéines (animales ou végétales). Pour autant, il n’est pas forcément judicieux ni nécessaire de compter quotidiennement le nombre de calories ingurgitées par jour, car cette méthode est contraignante et peut décourager.

Lorsqu’on est enceinte et en surpoids ou obèse, il est judicieux de se faire accompagner par un professionnel de santé compétent, comme un médecin nutritionniste ou un diététicien.

Diabète et alimentation : un lien étroit

Le diabète est une pathologie chronique, ayant un lien fort avec l’alimentation, autant en prévention que dans le cadre du traitement. Pour le diabète de type 2, le lien avec l’obésité abdominale n’est par exemple plus à démontrer.

Le diabète est une pathologie métabolique chronique, caractérisée par une hyperglycémie, c’est-à-dire un excès de sucre dans le sang.

Il existe différents types de diabète :

  • Le diabète de type 1 (dit insulino-dépendant), causé par une destruction des cellules pancréatiques qui produisent l'insuline (une hormone qui régule la quantité de sucre dans le sang).
  • Le diabète de type 2, lié à une résistance à l'insuline (dit insulino-résistant) et/ou à une insuffisance de cette hormone (insulino-requérance ou insulino-déficience).
  • Le diabète gestationnel, quant à lui, peut survenir chez la femme enceinte, c’est pourquoi il est souvent appelé « diabète de grossesse ».

La survenue d’un diabète de type 1 semble peu influencée par le régime alimentaire. En revanche, le surpoids et l’obésité abdominale, la sédentarité et certaines maladies métaboliques liées à l’alimentation sont des facteurs de risques du diabète de type 2 et du diabète gestationnel. Enfin, l’alimentation constitue une part essentielle dans le traitement des diabètes, aux côtés de l’activité physique et des traitements médicamenteux.

L'alimentation dans le traitement du diabète

Le diabète est une pathologie chronique avec des risques de complications importants. Pour les diabétiques, il est essentiel d’intégrer des glucides (féculents, légumes, fruits…) dans leur régime, à chaque repas afin de maintenir l’apport en glucose. L'alimentation joue un rôle crucial dans la gestion du diabète de type 2. Dans le cas d’un diabète de type 2, l’un des facteurs de risque est en effet le surpoids. Une perte de poids, même minime, peut avoir des conséquences bénéfiques sur le diabète.

Le diabète de type 1 ne nécessite pas de régime particulier dans ce cas, mais nécessite un apprentissage du calcul de la quantité de glucides dans l’alimentation. Afin de garantir une bonne santé de la mère et du bébé, il est parfois nécessaire de mettre en place un régime pour les femmes enceintes souffrant de diabète gestationnel. L’objectif est donc toujours le contrôle de la glycémie, pour éviter les hyperglycémies répétées et limiter la prise de poids, mais non de perdre du poids.

Il est recommandé de limiter les aliments qui élèvent trop rapidement la quantité de sucre dans le sang (glycémie). Pour caractériser la capacité des aliments à augmenter la glycémie, on utilise l’index glycémique (IG). Il s’exprime en pourcentage par rapport à un aliment de référence (pain blanc ou sucre blanc). Les boissons sucrées et sodas augmentent très rapidement la glycémie et ne sont donc pas recommandées comme boisson du quotidien dans le régime des diabétiques.

Les fibres jouent un rôle très intéressant dans la régulation de la glycémie, en ralentissant l’absorption du sucre des aliments. Les aliments contenant des protéines, et en particulier le poisson et la volaille par exemple, permettent également de réduire les pics glycémiques.

Diabète gestationnel : facteurs de risque et traitement

Le diabète gestationnel est un trouble de la tolérance au sucre avec augmentation de la glycémie (quantité de sucre dans le sang) plus ou moins importante. Il est diagnostiqué pour la première fois au cours de la grossesse. Cette anomalie de la tolérance au sucre est transitoire : elle apparaît généralement au courant du 2ème trimestre de la grossesse et disparaît après l’accouchement. Chez les femmes avec un diabète gestationnel, l’adaptation du pancréas est insuffisante et la sécrétion d’insuline n’augmente pas suffisamment pour pallier à l’insulino-résistance d’où l’apparition d’une hyperglycémie. En France, le diabète gestationnel touche 7 % des femmes enceintes.

Le médecin va demander à la patiente de contrôler son alimentation et de pratiquer une surveillance de ses glycémies. En premier lieu, il l’orientera vers une diététicienne ou un médecin endocrinologue qui l’aidera à manger plus équilibré. Il l’incitera également à avoir, si le gynécologue l’autorise, une activité physique régulière. Si ces mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas, il pourra être amené à lui prescrire des injections d’insuline.

Mesures hygiéno-diététiques en cas de diabète gestationnel

Adopter une alimentation équilibrée et suivre les conseils diététiques sont essentiels pour le contrôle de la glycémie et se sentir bien pendant la grossesse. Il n’existe pas de régime spécial diabète gestationnel à proprement parler, il faut simplement avoir une alimentation variée et équilibrée. Il ne s’agit pas d’un régime restrictif, le but n’étant pas de maigrir mais d’éviter les hyperglycémies répétées et de limiter la prise de poids pendant la grossesse.

Il est recommandé de favoriser les repas en petite quantité et d'y intégrer des collations : par exemple, 3 repas légers et 2 collations par jour.

Une assiette avec des aliments à faible indice glycémique doit être privilégiée. Ce sont ces aliments qui auront le moins d’effet sur la glycémie durant les deux heures suivant leur ingestion et qui se décomposent le plus lentement (évitant d’avoir à nouveau faim trop vite). En cas de diabète gestationnel, ce sont les aliments avec une charge glycémique faible et moyenne qui sont recommandés comme :

  • les céréales : le pain aux céréales, le quinoa, les flocons d’avoine, le blé
  • la majorité des légumes secs : les haricots rouges/ blancs, les fèves, les lentilles, les pois
  • la plupart des fruits et légumes frais.

Il ne faut surtout pas supprimer les acides gras insaturés, mono-insaturés et poly-insaturés qui contribuent à faire baisser le taux de triglycérides dans le sang et à prévenir l’apparition de maladies cardiovasculaires. Parmi eux, les Oméga 3, 6 et 9 que l’on trouve dans l’huile d’olive, l’huile de colza, l’avocat, les petits poissons gras (sardine, maquereau, hareng) mais aussi les oléagineux (noix, noisette, amande) qui seront à consommer quotidiennement.

La vitamine D est également importante, car elle joue un rôle primordial dans la croissance du fœtus et elle permet de réguler la glycémie. Le zinc permet quant à lui d’améliorer le métabolisme du glucose et la sensibilité à l’insuline. On le trouve notamment dans la viande, les fruits de mer, les graines de sésame et les noix, les céréales complètes ou encore le cacao cru.

Il faut éviter les boissons sucrées (sodas, jus de fruits, sirops, thé et café sucrés, eaux aromatisées sucrées) et les remplacer par de l’eau (plate, gazeuse ou aromatisée sans sucre ajouté), thé et café sans sucre. Attention à ne pas tomber dans le piège des gâteaux sans sucres ou avec moins de sucre. En regardant leur composition, ils sont encore très sucrés ou le sucre est remplacé par des édulcorants non conseillés lorsque l’on est enceinte.

On peut s’octroyer un petit plaisir de temps en temps (gâteaux ou biscuits), mais il vaut mieux les consommer à la fin du repas, après avoir mangé des légumes car cela va permettre de limiter l’élévation de la glycémie. Les aliments sucrés isolés élèvent beaucoup plus la glycémie que s’ils sont intégrés dans un repas.

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