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Mathias Mlekuz: Parcours d'un Acteur Discret Devenu Réalisateur Engagé

Mathias Mlekuz, né le 1er novembre 1966 à Lens, est un acteur français de seconds rôles dont le visage est familier, mais dont le nom ne l'est pas forcément. Il a su cultiver une œuvre intime, tendre et profondément humaine, oscillant entre comédie et émotion. Mlekuz s'est également illustré en tant que réalisateur, apportant une dimension sociale et personnelle à son travail.

Débuts et Premiers Pas d'Acteur

Mathias Mlekuz fait ses armes sur les planches dès 1986 avant de faire sa première apparition sur grand écran dix ans plus tard dans La Divine Poursuite de Michel Deville puis chez Leos Carax dans Pola X. Il débute le théâtre à Lille avant de rejoindre la troupe du Campagnol et de faire carrière à Paris. Il performe dans de nombreuses pièces classiques, notamment du Shakespeare, avant de faire ses premier pas au cinéma en 1996.

Il fait ses débuts de comédien dans des séries télé comme Nestor Burma ou Avocats et associés, où il interprète le rôle de Paul Merlet. En 2000, il est à l’affiche du film de Benoît Cohen, Les acteurs anonymes, avec qui il tournera régulièrement. 2 ans plus tard il retrouve le même réalisateur dans Nos enfants chéris où il campe Arnaud.

Carrière d'Acteur: Entre Cinéma et Télévision

Par la suite, tout s’enchaîne très vite : il joue dans d’autres films parmi lesquels Nos Enfants chéris, Brice de Nice, Pars vite et reviens tard ou encore Divorces.

L’acteur multiplie par la suite les rôles sur le grand écran : Tout pour plaire, L’Américain, Les Brigades du tigre, Qui m’aime me suive. En 2007, il joue dans la série télé Voici venir l’orage. Depuis la même année, il reprend son rôle de Mathias dans la série Nos enfants chéris, dérivée du film. Cependant, il a refusé de resigner pour la saison 2. En 2008, le public le retrouve sous les traits de Mac Enzie dans l’adaptation du roman de Marc Levy, Mes amis, mes amours.

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S’il se fait aussi un nom sur le petit écran (Avocats & Associés, Nos enfants chéris), il participe aussi à des projets de grande ampleur comme Un Américain bien tranquille de Phillip Noyce où il fait la rencontre de Michael Caine. Se distinguant souvent dans les comédies, il devient l'un des seconds rôles à suivre du cinéma français (Deux jours à tuer, Pars vite et reviens tard…). En 2009, il donne ainsi la réplique à François-Xavier Demaison dans Divorces de Valérie Guignabodet. On le voit ensuite dans La Conquête, Plan de table et Bowling. Également actif à la télévision, l'acteur joue dans les séries Nicolas Le Floch, Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ? et surtout Missions, où il interprète le milliardaire suisse William Meyer.

Dans les années 2010, il tourne essentiellement à la télévision. En 2021, il est à l’affiche de Coups de sang sur France 2, où il interprète le rôle de Serge Lantier.

Second rôle récurrent du paysage audiovisuel français, Mathias Mlekuz s’illustre d’abord au théâtre avant d’alterner apparitions à la télévision et au cinéma. Lancé par Michel Deville (La Divine Poursuite) et Léos Carax (Pola X), Mathias Mlekuz devient rapidement l’un des acteurs attitrés de Benoit Cohen. Ensemble, ils collaborent pour Nos enfants chéris - versions cinéma et télévision -, Les Acteurs anonymes et Qui m’aime me suive. Capable de jouer tous les registres, l’acteur se retrouve aussi bien dans des comédies comme Tout pour plaire et L’Américain, que dans des thrillers tels que Pars vite et reviens tard ou encore des romances dont Mes Amis, mes amours. En 2009, après le policier Commis d’office, aux côtés de Roschdy Zem, il revient dans la comédie Divorces, avec François-Xavier Demaison.

Passage Derrière la Caméra: Mine de Rien, une Comédie Sociale

En 2020, il passe de l’autre côté de la caméra en réalisant son premier long-métrage : Mine de rien. En 2019, il réalise un long métrage, sorti furtivement en salle en février 2020 alors que la France se préparait pour le grand confinement lié à la crise du coronavirus. Pourtant Mine de rien ne manquait pas de qualité.

Mine de rien est une comédie sociale saluée par le public à l’Alpe d’Huez. Souvent ce prix est suivi d’un joli succès en salle. Une première fois réussie puisque "Mine de rien" a obtenu en janvier le Prix du public au festival de l'Alpe d'Huez, après avoir été ovationné par les spectateurs dans la Grande Salle, le soir de la projection. Le réalisateur nordiste avait envie de faire une comédie et s'était donné comme objectif de faire rire les gens. Finalement, le public est au moins aussi ému qu'amusé. "Pour un premier film, à 50 balais, c'est une reconnaissance extra ! Par contre, ça fait pleurer. J'ai vraiment été très ému, avoue-t-il.

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Quand Mathias Mlekuz se met à parler de son film, et de l'accueil qu'il a reçu auprès du public, aussitôt il baisse d'un ton, comme pour ne pas le dire trop fort, comme s'il n'y croyait pas encore. Sourire aux lèvres, yeux brillants, il a l'air étonné de tant d'intérêt pour son travail. "Un film, c'est un travail qu'on fait en solitaire pendant très longtemps. Ensuite on le tourne, ça devient très collectif. Le montage est à nouveau solitaire. Enfin, on l'offre au public, et là c'est très émouvant. De bon augure pour cette comédie sociale…

Mlekuz est petit-fils de mineur, et c'est son enfance qui l'a inspiré pour tourner son premier film en tant que réalisateur, "Mine de rien". Emotif, Mathias Mlekuz ? Pas spécialement. Mais là, on touche à son histoire, celle de sa famille. Né à Lens, il a grandi à Sallaumines et vécu dans les corons. Il se souvient avec tendresse de son grand-père, immigré yougoslave arrivé dans la région en 1923 et devenu mineur de fond. "Il est descendu au fond à 13 ans, en 1928. Dans la famille, on parlait toujours des mineurs, de ce qui se passait en bas, confie-t-il dans Vous êtes formidables. Mais moi, je ne suis jamais descendu. Une nuit, avec deux copains, Mathias Mlekuz visite "par effraction" la fosse du 11/19, deux ans après sa fermeture. "Les copains voulaient en faire un théâtre… D'ailleurs ils l'ont fait ! Alors, pourquoi pas un parc d'attractions ?" Lui aussi voulait en faire quelque chose, sans bien savoir quoi.

Il y a huit ans, il a commencé à travailler sur le projet. Puis le film est entré en production. Ont suivi un long parcours de financement et un long parcours d'écriture, avec Philippe Rebbot, coscénariste. Là encore, c'est son aïeul qui a inspiré Mathias Mlekuz. "Il avait le génie des mains, c'était un ouvrier. Il avait son intelligence dans ses mains. Il faisait toujours toutes sortes d'objets pour ses petits-enfants. Il n'a jamais fabriqué de manège, mais il aurait pu." Quant au lieu, il s'est imposé de lui-même. Toutes les scènes ont été tournées entre Loos-en-Gohelle, Lens et Oignies. "Moi, je suis d'ici. Mon nom est à consonnance étrangère, mais souvent je dis que je suis du Pas-de-Calais, et pas yougoslave comme mon nom l'indique." Un nom imprononçable. A moins de connaître l'astuce que Mathias divulgue de lui-même, en riant : "Il faut penser à une vache. Meuh et lait. Meuh-lait-kuz.

A cinquante-trois ans, cet habitué des caméras vient donc de passer de l'autre côté. A la maison, sur la terre qui l'a vu grandir. "Les terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle, c'est tout un symbole. Pas seulement parce qu'ils sont les plus hauts d'Europe. On voit alors d'un autre oeil les cendres que la mère d'Arnault (Arnaud Ducret) trimballe partout avec elle dans le film. Emouvante Hélène Vincent, grande habituée des plateaux de télé et de cinéma, elle qui avait été meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation de Marielle Du Quesnoy dans La vie est un long fleuve tranquille, autre film culte tourné… De ces souvenirs parfois lourds, Mathias Mlekuz a voulu faire quelque chose de léger. Notamment grâce aux musiques. Douces, pour la plupart ; émouvantes, elles aussi. Finalement, la poésie s'est invitée d'elle même sur le tournage, un jour où il s'est mis à neiger. "Ça a été complètement féérique d'un seul coup ! Ca a donné de la poésie au film." Alors quand en visitant le Louvre Lens, Mathias a repéré dans la boutique une boule à neige avec l'inscription "Bassin minier", il s'est tout naturellement dit que ce serait un souvenir de tournage idéal et il en a acheté plusieurs. "Encore un symbole !

Pendant le tournage, Mathias a ainsi pu diriger son fils aîné, Josef Mlekuz (la vache, meuh, le lait, comme le père), qui joue le rôle de Kevin, un jeune dealer attachant. Et il a adoré ça. "Eh oui, je suis quelqu'un de très familial, reconnaît-il. J'avoue, j'ai adoré travailler avec lui. J'ai adoré diriger tout court d'ailleurs.

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À Bicyclette!: Un Road-Movie Bouleversant sur le Deuil et l'Amitié

En 2025, le cinéaste tente sa chance une deuxième fois avec À Bicyclette!, un road-movie à vélo, avec un tandem irrésistible qu’il forme en tant que comédien avec l’acteur Philippe Rebbot.

Son deuxième long-métrage, À bicyclette!, s’impose comme un film-choc, bouleversant road-movie sur le deuil, l’amitié et la transmission, né du voyage qu’il entreprend sur les traces de son fils disparu. De l’Atlantique à la mer Noire, deux hommes et un chien à vélo sur les traces d’un fils disparu. En silence ou en éclats, entre fous rires et coups de blues, Mathias Mlekuz et Philippe Rebbot traversent l’Europe à la force des jambes et du chagrin. Ce film, né d’un geste intime et brut, devient un espace où l’on peut se parler, vivre sa tristesse sans pudeur, et avancer malgré tout. Porté par la simplicité de l’émotion pure, jamais surjouée, le film bouleverse par ce qu’il a de direct, de désarmant, d’humain. Sans artifice, sans plan de route figé, c’est un cinéma de l’accident, de l’instant, qui touche au vrai.

(Re)découvrez le film À bicyclette, multiprimé qui a déjà boulversé plus de 500 000 spectateurs ! De l’Atlantique à la mer Noire, deux hommes et un chien, à vélo, partent sur les traces d’un fils perdu. Entre fous rires et coups de blues, Mathias Mlekuz et Philippe Rebbot traversent l’Europe à la force des jambes et du chagrin. Dans ce road movie sans scénario, une odyssée du coeur où l’amitié allège le deuil, où l’improvisation dévoile des vérités que seule la route sait faire surgir.

Projets Futurs et Anecdotes Personnelles

Vus les délais, autant dire que Mathias Mlekuz tient déjà sa prochaine (bonne) idée. Il voudrait travailler sur le jeûne et les randonnées. Ca tombe bien, il randonne, souvent, et jeûne une fois par an, parfois jusqu'à 58 jours. "Je perds 25 kilos sur cette période. Bon, là, avec la tournée de promo, je mange plein de pâtisseries, j'ai tout repris donc je vais jeûner à nouveau." De quoi se mettre en immersion pour son prochain scénario !

"Les cendres de mon père ont été dispersées sur ce terril."

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