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L'impact des réseaux sociaux et la nécessité d'une collaboration accrue : Réflexions et perspectives

Aujourd'hui, les nouveaux moyens de communication nous rapprochent, offrant des opportunités de collaboration mais aussi des risques de confrontation. Cet article explore cette dynamique, en mettant en lumière des réflexions sur la spiritualité, la responsabilité des plateformes numériques et l'importance d'une action collective.

Collaboration et compréhension dans un monde interconnecté

L'accélération du rapprochement entre les individus, favorisée par les nouvelles technologies, crée une opportunité magnifique pour davantage de collaboration. Cependant, cela peut engendrer aussi confrontation et conflictualité. À l’échelle internationale, nous avons de plus en plus besoin de nous comprendre. Les cheminements de pensée varient en fonction des différentes cultures et des contextes nationaux. Mais dans le grand brassage des hommes et des idées, face à des problèmes communs de plus en plus prégnants, ces cheminements sont de plus en plus appelés à se rapprocher.

Sur le plan religieux, si les grandes religions se sont longtemps installées dans telle ou telle aire géographique, elles ont cependant été toujours en mouvement, dans des conjonctures d’expansion. Aujourd’hui, des formes d’expression et de pratique se manifestent dans des courants qui traversent les frontières des religions existantes. Et, par ailleurs, les différentes religions sont également confrontées aux transformations culturelles et aux problèmes sociaux et politiques. Et, par exemple, elles sont toutes interpellées par la prise de conscience écologique.

Dans ce contexte, la théologie est appelée à éclairer les questions nouvelles qui apparaissent en fonction des transformations de mentalité et des environnements culturels et sociaux qui forgent ces transformations. Des figures comme Jürgen Moltmann apportent une contribution majeure à cette réflexion.

La quête spirituelle et le besoin de partage

Aujourd’hui, la recherche spirituelle s’accompagne d’un besoin de partager parce qu’on a besoin d’admirer et de s’émerveiller avec d’autres, de mettre en commun nos découvertes, et de vérifier la pertinence de notre orientation. La sociologue Danièle Hervieu-Léger met en évidence l’importance des échanges dans la quête spirituelle : « Pour construire un récit, les gens ont besoin de rencontrer des personnes qui leur disent : « Cela fait sens pour toi. Cela fait sens aussi pour moi ». Ils ont besoin d’une relation de reconnaissance. »

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Dans le partage de la bonne nouvelle de l’Évangile, le Nouveau Testament nous apprend le rôle majeur de petites communautés. On peut entendre que, dans les petits groupes, les effets de pouvoir sont plus réduits et que la confiance peut s’établir dans une relation interpersonnelle. Lorsque trois s’entendent, il en résulte une vraie communauté.

Il y a vingt ans déjà, la sociologue Danièle Hervieu-Léger évoquait la crise des grandes institutions religieuses : « Les grandes églises ne sont (plus) en mesure de fournir des canaux, des dispositifs d’organisation des croyances…. Fondamentalement, ce qui est jugé important, c’est l’engagement personnel du croyant, c’est la manière dont il met en œuvre une quête de sens spirituel… » Cette crise des institutions religieuses engendre un recours croissant à de nouvelles formes de vie spirituelle.

Parce qu’elle entretient l’entraide fraternelle et un partage authentique, la rencontre en petit groupe est une forme spirituelle privilégiée qui apparaît dans des cadres très divers depuis les groupes de maison organisés par certaines églises jusqu’à des formes très informelles.

Les réseaux sociaux : un espace numérique en construction

Les réseaux sociaux, au cœur d’un espace numérique en construction, sont aussi au cœur de nos vies quotidiennes, de nos préoccupations et de nos inquiétudes souvent légitimes. L’inconnue des algorithmes, la puissance des multinationales qui les opèrent, la violence des contenus qui y sont trop souvent produits, engendrent une réelle défiance.

Après l’audition de 178 personnes, 163 à l’Assemblée nationale et 15 à Bruxelles, après plus de 90 heures d’auditions menées au pas de charge en à peine 3 mois, le constat est encore pire qu’escompté. Sur ce sujet transpartisan et relativement consensuel, nous avons cherché à impliquer au maximum le citoyen, premier concerné. Nous avons mis en place une méthode démocratique inédite afin de consulter les Françaises et les Français : l’Assemblée nationale a autorisé notre commission à organiser une consultation publique citoyenne du 23 avril au 31 mai. Elle a recueilli plus de 30 000 réponses, dont près de 19 000 venant de lycéens.

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Ces témoignages et les auditions ont nourri le rapport et ont permis d’adapter nos travaux. Il serait incorrect de dire que ces auditions ont été inutiles, même si celles-ci ont évidemment constitué une rencontre entre deux mondes considérés comme parallèles, à l’image des bulles de filtres qui isolent des univers qui s’ignorent à de rares exceptions. Comment la représentation nationale aurait-elle pu, sans sembler déconnectée, occulter des témoignages des créateurs de contenu ?

Le pouvoir des algorithmes et leurs conséquences

Une mécanique broyante s’installe derrière un écran de quelques centimètres et va peu à peu ruiner les vies. Que répondre aux parents qui ont perdu leurs enfants à cause des réseaux sociaux ? Les contenus sur la plateforme sont tellement violents qu’ils décrivent des méthodes de suicide peu communes. On donne l’arme pour se suicider.

Face à nous, il y a un algorithme et il est bien plus fort que nous, les parents ; il est plus fort que l’accompagnement que l’on peut donner à ses enfants. Cet algorithme la renvoyait jour après jour à sa douleur et il creusait de plus en plus le trou dans lequel elle tombait. Nous, ses parents, nous n’avons jamais pu contrôler les contenus.

Il suffit d’aller à la rencontre de jeunes pour entendre que ces likes qui enferment, parfois pour le pire, sont le lot commun des mineurs sur les plateformes. Le système économique des plateformes trouve un intérêt financier à mettre en danger les mineurs par un design algorithmique dangereux et une absence de modération, tout en s’en défendant.

Pour booster ses vidéos aussi. Ce que vous considérez comme misogyne ou violent, nous appelons ça des dramas. Et je le reconnais, car je l’ai constaté, un drama fera largement plus de vues qu’une vidéo qui explique. Ce qui fonctionne le mieux, c’est le contenu qui choque. C’est généralement celui qui attire le plus l’attention, qui génère le plus de ventes et le plus de transactions.

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Cette commission d’enquête aura donc visibilisé des pratiques problématiques auprès de grand nombre de Françaises et Français qui, jusqu'ici, les ignoraient. Une conversation avec leurs enfants leur a permis de constater qu’à partir du CM2, certains influenceurs sont des noms connus de la plupart. Pourtant, ces mêmes acteurs feignent d’ignorer que leurs contenus choquants touchent une part non négligeable de mineurs.

Les influenceurs ignoraient par exemple l’obligation de rédiger un contrat pour les promotions exercées par leurs enfants et le cadre juridique très strict les encadrant. Ils ont depuis retiré une partie des contenus problématiques, mais pas tous. Les lives restent par ailleurs des espaces non régulés et éphémères.

C’est une machine algorithmique conçue pour capter l’attention, l’enfermer dans un circuit fermé de contenus similaires, et l’exploiter : c’est le fameux fil « Pour toi » qui tranche avec les débuts des réseaux sociaux où l’interface était basée sur un contenu chronologique nécessitant une action de l’utilisateur pour le personnaliser. Désormais, dès qu’un utilisateur ouvre l’application, il est happé dans une succession de vidéos recommandées par l’algorithme, calibrées pour provoquer une réaction émotionnelle immédiate (rire, choc, colère, par exemple) mais surtout du temps d’attention. Cet effet n’est pas le fruit du hasard, il est l’aboutissement d’un design psychologique pensé pour provoquer une addiction comportementale. C’est ce qu’on appelle l’effet « terrier de lapin ».

Puis il affine ses suggestions en fonction de ces signaux faibles. C’est un mécanisme de spirale : plus on regarde un certain type de contenu, plus on est exposé à des vidéos similaires. En quelques clics, un adolescent peut passer d’une vidéo de danse anodine à une vidéo anxiogène sur le suicide ou la haine de soi et s’y retrouver enfermé. Cet algorithme était un point central de nos auditions.

Selon Médiamétrie, les 11-17 ans passent en moyenne 4 heures et 38 minutes par jour sur Internet, dont 3 heures et 11 minutes sur les réseaux sociaux et les messageries. L’usage est intensif, multi-journalier, et clairement favorisé par le design de l’application. L’algorithme est très puissant et vise à maintenir l’utilisateur sur la plateforme. Amnesty International, dans un rapport intitulé Poussé.e.s vers les ténèbres. À partir de 12 minutes de défilement, 58 % des publications recommandées avaient un rapport avec l’anxiété, la dépression, l’automutilation et/ou le suicide.

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