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Liszt, le Berceau Gravure et son Histoire

L'histoire de Paris se dévoile à travers ses vestiges archéologiques, ses figures emblématiques et ses transformations urbaines. De la préhistoire à la Révolution, en passant par le Moyen Âge et l'époque des Lumières, chaque période a façonné l'identité de la capitale française. Cet article explore les différentes facettes de cette histoire riche et complexe.

Des Origines Préhistoriques à la Lutèce Gallo-Romaine

Le Musée Carnavalet, à Paris, offre un voyage à travers le temps, retraçant l'histoire de la ville depuis ses origines les plus reculées. Les premières salles du musée présentent des vestiges du Mésolithique (-9000 à -5000), découverts rue Henri-Farman, témoignant d'un camp de chasseurs-cueilleurs. Des traces exceptionnelles du Néolithique (-6500 à -4500), mises au jour dans le quartier de Bercy, révèlent l'existence d'un village en bordure d'un ancien chenal de la Seine, avec des bâtiments, une palissade et un ponton.

Les deux salles suivantes sont dédiées aux Parisii, un peuple gaulois installé vers le IIIe siècle avant notre ère, et à leur évolution après la conquête romaine. Plusieurs hypothèses scientifiques tentent de localiser précisément Lutèce, leur ville principale. La romanisation des Parisii, dès le Ier siècle de notre ère, se manifeste par l'adoption de modes de vie et de représentations romaines, sans pour autant effacer complètement la culture gauloise.

La troisième salle de cette section présente la Lutèce gallo-romaine, avec des blocs de pierres sculptés et des éléments de décor provenant des arènes, du forum, des thermes et des aqueducs. La sphère domestique est également exposée, avec des objets liés aux arts de la table, aux rituels quotidiens et à l'hygiène corporelle. Les fouilles archéologiques menées lors des grands chantiers haussmanniens au XIXe siècle ont mis au jour plusieurs nécropoles gallo-romaines.

Le Moyen Âge : De l'Île de la Cité à l'Université

Le couloir reliant la salle de l'Antiquité aux suivantes introduit le Moyen Âge, en mettant en avant le lien entre Geneviève et Paris. La première salle de cette section se concentre sur l'île de la Cité, cœur du Paris médiéval, où se concentrent les pouvoirs politique et religieux. Une maquette de l'île permet de visualiser l'espace urbain et sa densité. Une gargouille exceptionnelle provenant de Notre-Dame domine la salle, tandis que les objets découverts lors d'une fouille rue de Lutèce témoignent de la vie quotidienne de l'époque.

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Le parcours se poursuit sur la rive gauche de la Seine, d'abord hors des murs de la ville médiévale, avec la découverte de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés et de sa nécropole royale, puis à l'intérieur des murs, avec la présentation des collèges qui composent l'espace universitaire : les Bernardins, les Prémontrés, la Sorbonne, de Navarre et de Beauvais. L'université de Paris attire alors entre 3 000 et 4 000 étudiants. La dernière partie de cette section est consacrée à l'organisation de l'administration de la Ville de Paris sous les règnes de Philippe Auguste et de Louis IX, avec la mise en place d'une municipalité.

Les Grandes Transformations Urbaines et l'Époque des Lumières

La galerie suivante est dédiée aux grandes transformations urbaines que connaît la capitale d'Henri IV à Louis XIV. Madame de Sévigné, figure incontournable de la vie intellectuelle du XVIIe siècle, contribue au rayonnement de la capitale. Le visiteur découvre son portrait et le secrétaire sur lequel elle écrivait ses célèbres lettres à sa fille.

Après un salon au décor d'inspiration extrême-orientale, une salle est consacrée à la Régence et au début du règne de Louis XV. Les années 1730 à 1750 sont présentées dans six "salles Bouvier", dont le mobilier et les objets d'art décoratif reflètent l'art de vivre des groupes sociaux privilégiés. Chaque pièce témoigne de la créativité et de la qualité de l'artisanat parisien au XVIIIe siècle, avec des ébénistes, menuisiers, sculpteurs, horlogers, bronziers, fondeurs et doreurs qui ont transmis un savoir-faire unique sur plusieurs générations. L'habitat des Parisiens aisés se transforme, avec un nouvel ameublement plus léger et plus varié.

Les intérieurs parisiens de la seconde moitié du XVIIIe siècle sont présentés dans quatre "salles Breteuil", suivies par trois salles consacrées aux espaces non bâtis de la capitale, comme le Café militaire et le salon de compagnie de l'Hôtel d'Uzès, décoré par Claude-Nicolas Ledoux. La dernière partie du parcours est consacrée au rayonnement intellectuel de Paris et aux principaux acteurs de l'époque des Lumières, avec des objets ayant appartenu à Diderot, d'Alembert, Voltaire et Rousseau.

La Révolution Française : Chronique Visuelle et Matérielle

Le musée conserve le plus grand ensemble au monde d'œuvres d'art et d'objets d'histoire datant des années 1789 à 1799. Cette section présente une chronique visuelle et matérielle de dix années exceptionnelles pour Paris et la France, à partir des collections du musée.

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Le parcours commence par la peinture de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Paris compte alors environ 600 000 habitants, touchés par la crise économique, et des émeutes éclatent. Le discours du roi lors de l'ouverture des états généraux le 5 mai 1789 est exposé, ainsi que les bustes des députés Mirabeau et Barnave. Le célèbre tableau d'Hubert Robert occupe la cimaise centrale de l'espace, tandis qu'une vitrine rassemble des objets provenant de la Bastille, comme des clés, des menottes et des fragments de l'édifice. Au centre de la pièce, le monumental poêle en forme de Bastille rappelle cet événement majeur.

Le parcours explore ensuite la mise en place d'un nouveau pouvoir municipal à Paris, avec le buste du premier maire de Paris, Jean-Sylvain Bailly. Une vitrine est consacrée à la nuit du 4 au 5 août 1789, au cours de laquelle les députés votent l'abolition des institutions et des privilèges de l'Ancien Régime, et aux 5 et 6 octobre 1789, qui marquent l'arrivée du roi et de sa famille au palais des Tuileries. La fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, est illustrée par le tableau de Charles Thévenin et des objets associés à l'événement.

La tentative de fuite de Louis XVI et de sa famille, interceptés à Varennes, est évoquée par une pièce de monnaie que le roi aurait eue dans sa poche lors de son arrestation. La prise des Tuileries, le 10 août 1792, marque la suspension des pouvoirs du roi et l'abolition de la monarchie.

Du Directoire à la Monarchie de Juillet

Un premier volet de cette salle est consacré à la vie politique, administrative et financière sous le Directoire, tandis qu'un deuxième ensemble est dédié aux institutions scientifiques et culturelles nouvellement créées. La grande vitrine centrale présente une sélection d'œuvres témoignant de la qualité de création technique et artistique des métiers d'art et d'orfèvrerie à Paris sous le Premier Empire, avec des objets exceptionnels comme le nécessaire de campagne de Napoléon Ier.

Après l'abdication de Napoléon Ier, Paris est occupée par une coalition d'alliés européens. Le parcours présente les transformations urbaines que continue de connaître la ville, avec un focus sur les galeries du Palais Royal. Les spectacles parisiens de l'époque sont également mis en avant, avec des portraits de la Malibran, de Mademoiselle Mars et du chanteur Béranger.

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Les journées révolutionnaires de juillet 1830 sont relatées à travers des objets d'histoire et de mémoire, des dessins, des articles de journaux, des tableaux et une maquette de l'hôtel de ville. L'arrivée de Louis-Philippe à l'Hôtel de Ville marque le début de la monarchie de Juillet. Une grande vitrine transchronologique est consacrée à l'axe triomphal de la Bastille à l'Arc de triomphe.

La Révolution de 1848 et le Second Empire

À partir de 1830, Paris devient un véritable creuset intellectuel et artistique. Le secrétaire à cylindre du roi Louis-Philippe occupe le centre de la pièce, avec les traces d'effraction par les révolutionnaires le 24 février 1848. Les vitrines présentent une profusion d'objets de mémoire racontant les deux périodes de cette révolution, ainsi que les portraits de personnalités de l'époque comme Lamartine, Ledru-Rollin, Arago et Quinet. Un volet est dédié aux débuts de la photographie, créée à Paris.

Le 2 décembre 1852, Louis-Napoléon Bonaparte devient l'empereur des Français sous le nom de Napoléon III. La Ville de Paris, qui compte alors 1 million d'habitants, doit faire face à des défis majeurs d'ordre démographique et urbanistique. Pour la transformer, Napoléon III nomme Georges Eugène Haussmann préfet de la Seine le 22 juin 1853. Les œuvres présentées témoignent de la vision de l'empereur, avec le portrait d'Haussmann et le tableau de Frédéric Yvon représentant Napoléon III remettant au baron Haussmann le décret d'annexion des communes limitrophes. Le berceau du prince impérial Louis-Napoléon occupe le centre de l'espace. L'exemple retenu pour ce volet est le percement de l'avenue de l'Opéra, avec des photographies de Charles Marville et une peinture de Félix Buhot.

La Guerre de 1870 et la Commune de Paris

Le 19 juillet 1870, Napoléon III déclare la guerre à l'Allemagne. Après la capitulation de l'empereur à Sedan, l'armée allemande encercle Paris. Les privations se font vite sentir, et la population parisienne est tributaire des cantines municipales. Le peuple de Paris n'accepte pas la défaite française et proclame la Commune de Paris le 28 mars. La section se termine sur l'épisode tragique de la Semaine sanglante (21-28 mai 1871), au cours de laquelle de nombreux bâtiments publics sont incendiés.

La IIIe République continue d'être visible dans l'espace parisien d'aujourd'hui, avec les écoles, l'université de la Sorbonne et les monuments et statues exaltant les symboles du nouveau régime républicain. Un focus est consacré aux funérailles nationales de Victor Hugo et son inhumation au Panthéon. En contrepoint, des oppositions antirépublicaines voient le jour. La salle propose également un focus thématique sur Montmartre entre les années 1875 et 1914.

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