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Linh : Une Chanteuse à la Voix et au Parcours Singuliers

Linh, de son nom complet Pauline Tisse, est une artiste francophone dont l'ascension fulgurante captive l'attention. Son parcours atypique, mêlant musique et études, sa voix singulière et son style musical éclectique, font d'elle une figure montante de la scène musicale française. De ses racines niçoises à la scène de la Star Academy, en passant par sa collaboration avec Gims, découvrons le portrait d'une artiste authentique et passionnée.

Immersion dans un univers musical dès le plus jeune âge

Linh est née dans le sud de la France, à Nice, au sein d’une famille de musiciens. Elle grandit au rythme des vibrations des cordes de guitare, des chansons de Francis Cabrel et profite de chaque instant où elle peut tenir un micro. Baignée dans une famille d'artistes, Linh découvre la musique dès sa naissance. Son premier mot a d’ailleurs été « Piano ». Dès l’âge de 7 ans, elle prend des cours de piano et de chant lyrique. Alors qu’elle n’a que 8 ans, elle intègre les chœurs d’enfants de l’Opéra de Nice, se perfectionnant jusqu'à ses 18 ans en se produisant dans divers lieux. Faire de sa passion un métier est un rêve qui ne la quittera jamais.

Ses goûts musicaux sont éclectiques, allant de la pop à la variété française en passant par le classique et la musique du monde. L'artiste, qui a grandi au son des ballades de Francis Cabrel, s'imprègne de styles qui vont de la variété française à la pop en passant par la musique du monde. Qu’il s’agisse de covers, de reprises ou de créations originales, Linh officie dans le registre de la variété française, auquel elle mêle des touches de musique électronique.

Un parcours atypique et une détermination sans faille

Alors que ses parents choisissent pour eux la stabilité d’un métier plus commun et l’encouragent à faire de même, Linh, après des études de sciences du langage, va remettre son avenir entre les mains du destin. En parallèle de la musique, Linh obtient une licence en sciences du langage. Elle dépose un dossier d’entrée dans une école d’orthophoniste et se dit : « Si la réponse est positive, j’éteins ce rêve qui brûle en moi. Si elle est négative, je prends le premier train pour Paris et m’en vais vivre mon rêve : devenir artiste.

Un nouveau souffle en 2018 suite à une candidature dans une école d’orthophonie qui n’abouti pas : elle déménage à Paris pour tenter de réaliser son rêve, être artiste. Après quelques années faites de studio, de rencontres et de musique, elle se fait repérer par GIMS, qui la prend sous son aile et va l’aider au développement de sa carrière.

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Une percée remarquée sur la scène musicale française

Accompagnée de son frère Julien, elle participe à l'émission télévisée "The Voice" en 2012, lançant ainsi sa carrière. Vous ne vous en souvenez surement pas mais Linh a été découverte en 2012 dans la saison 1 de « The Voice ». A l’époque, elle s’était présentée sous son véritable prénom, Pauline, avec son frère Julien. Linh avait alors 17 ans ! Voici la vidéo de leur audition à l’aveugle.

Mais c’est en 2024 que la carrière de Linh est réellement lancée. Le premier mars 2024, Linh dévoile son tube « Je pense à vous » qui l’emmène à devenir l’artiste francophone la plus diffusée en radio en ce moment. La chanteuse Linh fait un gros carton avec son titre « Je pense à vous », qui est actuellement le titre le plus shazamé de France. Et la jeune femme est la française la plus diffusée en radio ce moment ! Le single devient même disque d’or. Fin 2024, Linh chante son tube sur le prime de la Star Academy avec Franck. Elle est passée sur le plateau de la Star Academy il y a quelques semaines, où elle a chanté avec Franck. Elle assure également toutes les premières parties de la super star, GIMS, son producteur.

« Signé, Linh » : Un premier EP révélateur

Un premier EP « Signé, Linh » sorti le 18 octobre 2024 et qui connaît déjà un grand succès. Après le triomphe de son tout premier single "Je pense à vous" qu'elle dédicace à sa famille et qui cumule des millions de streams sur les réseaux sociaux et les plateformes de musique, Linh lance son premier EP, intitulé sobrement : "Signé, Linh". En novembre dernier, Linh a sorti son premier EP : un mini album de 5 chansons intitulé « Signé, Linh ».

Dans son premier EP, Linh se livre, plus authentique que jamais, à la fois sur son parcours, la conquête de son rêve et son émancipation («Je pense à vous»), ses relations («Le passé», «Ne me dis plus jamais»), mais aussi sur l'amour avec un grand A («C'est trop») et se raconte des histoires (« Matelot »). JustMusic.fr : C’est un EP très personnel dans lequel tu te dévoiles. Linh : Je ressens beaucoup de fierté concernant mon premier EP. J’ai tenté d’être le plus sincère possible que ça soit dans l’écriture, les thèmes, les arrangements où encore la pochette que j’ai dessinée. Je voulais que ça soit signé… Linh.

  • "Je pense à vous" : Un hommage à sa famille. Linh dédie à sa famille son titre « Je pense à vous » dans lequel elle se livre sur son parcours, la conquête de son rêve, la victoire de la passion sur la raison, avec la musique comme exutoire viscé-ral. « Cette vie c'est la mienne, mais aussi celle de mes parents qui n'ont jamais osé faire le pas. Je le fais pour moi, pour eux et pour chaque être humain habité et animé par un rêve. » « Je pense à vous » est une lettre d’amour que Linh à écrite à sa famille, dont elle s’est éloignée lorsqu’elle a déménagé à Paris et réaliser son rêve de devenir une artiste. Dans ce titre, elle leur explique que malgré la distance, elle n’oublie pas ses proches : « Malgré les kilomètres et Paris qui fait la fête, moi, je pense à vous encore ». Le titre Je pense à vous est un véritable hommage de Linh à sa famille, en particulier à ses parents. C’est une chanson écrite à Paris, alors qu’elle s’éloignait de ses racines pour tenter de réaliser son rêve musical. "C’est une lettre ouverte à ma famille",La chanson, chargée d’émotions, a bouleversé ses parents lorsqu'ils l'ont entendue pour la première fois. "Ma maman a pleuré, mon papa était très ému", raconte-t-elle avec tendresse. Linh : Cette chanson est née à Paris et pour être honnête, elle est arrivée sans prévenir ! Il était assez tard et j’étais dans mon studio, face à mon piano. Les accords sont arrivés un peu comme par magie et puis, j’ai commencé à fredonner « Je pense à vous ». C’est après ces mots que le thème est arrivé comme une évidence. Je me rappelle qu’en chantant cette phrase, je regardais partout autour de moi avec un sentiment de solitude en pensant à ma famille qui se trouvait à des kilomètres de moi. JustMusic.fr : Pas du tout ! Pour l’anecdote, quand j’ai composé « Je pense à vous » et que je l’ai faite écouter à mes équipes, je leur ai dit que je ne voulais pas la sortir. J’avais peur que mon histoire n’intéresse personne… Après tout, c’est une chanson très personnelle. Après coup, j’ai décidé de leur faire confiance et dès sa sortie, c’était l’étonnement ! Je me suis rendu compte que chaque personne qui l’écoutait arrivait à se l’approprier avec sa propre histoire.

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  • "C'est trop" : Une ode à l'amour. Dans cet opus, elle se dévoile sans filtre et raconte son parcours, la poursuite de son rêve, son émancipation, ainsi que sa vision de l’amour véritable et profond dans le titre "C'est trop". Linh : Dans « C’est trop », j’ai voulu mettre à l’honneur ce sentiment qui m’anime le plus et depuis toujours… l’amour, avec un grand A ! Je suis une amoureuse de l’amour. Pour moi, on a tous le droit d’aimer et d’être aimer.

  • "Le passé" et "Ne me dis plus jamais" : Exploration des relations. Linh : Ce n’est pas qu’une chanson pour moi, ça a aussi été une thérapie. J’ai vécu une relation compliquée parsemée d’emprise, de doutes, de peurs… J’ai donc eu ce besoin vital de mettre des mots sur tout ça pour guérir et aller de l’avant. Linh : Vous voyez ce sentiment que l’on peut ressentir quand la personne que l’on aime s’en va et qu’il est impossible pour nous de l’accepter? « Ne me dis plus jamais », c’est ça.

  • "Matelot" : Rêverie et imagination. Linh : Quand j’étais petite, je m’inventais beaucoup d’histoires et il y en avait une qui revenait très souvent. C’était celle d’un matelot, vivant sur son bateau au milieu de l’océan. J’étais également à bord et je me cachais pour l’observer de loin, trop timide pour aller lui parler. C’était un peu mon prince charmant imaginaire !

Influences et collaborations

En matière d’écoute musicale, Linh a des goûts éclectiques. L'artiste, qui a grandi au son des ballades de Francis Cabrel, s'imprègne de styles qui vont de la variété française à la pop en passant par la musique du monde. Lorsqu'on lui demande ses influences, à l'époque où elle s'est mise à chanter (à 3 ans, oui vous avez bien lu), elle cite sans hésiter Henry Dès, "Emilie Jolie", mais aussi Jean-Jacques Goldman et Edith Piaf, ou encore Santa.

Moi, de base, Gims, c'est un artiste que… J'adore, j'écoute depuis très très longtemps. Même dans ma famille, on a toujours écouté Gims. Donc déjà, c'est particulier pour moi. Et puis voilà la rencontre, ça s'est passé hyper naturellement. J'ai adoré aussi, j'adorais déjà musicalement et j'adorais la personne. Il m'avait remarqué via les réseaux. Et après, quand on s'est rencontrés, c'était comme une soirée, une journée de soirée. Et j'ai joué du piano, j'ai chanté. Il ne faisait que me filmer. Il m'a dit mais c'est incroyable. Il m'a fait plein de compliments. La pression. Et voilà, ça s'est passé super bien. On s'est bien entendu. Repérée par le label Black Star Music de Gims après avoir posté une vidéo sur les réseaux sociaux, elle est sollicitée pour réaliser les premières parties des concerts du célèbre rappeur.

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JustMusic.fr : Tu assures actuellement les premières parties de Gims pour sa tournée « Le dernier tour ». Linh : La relation avec Gims a commencé grâce à des vidéos que je postais sur les réseaux. Quelqu’un de son équipe est tombé sur une de mes vidéos et lui en à fait part. Suite à ça, on s’est rencontrés à la soirée de lancement de son label. Devant moi, il y avait un piano. J’ai pris mon courage à deux mains et je me suis dit: « C’est le moment, chante devant Gims! ». J’y suis allée, toute tremblante je m’en rappelle encore (rires). J’ai commencé à jouer et chanter et là, Gims a sorti son téléphone. Tout le long, il n’a pas arrêté de me filmer et m’a également fait plein de compliments. Ce jour-là, notre collaboration est née et ne s’est jamais arrêtée !

JustMusic.fr : Tu as aussi participé au single « Les p’tits soleils » pour les Pièces Jaunes. Linh : C’était un honneur pour moi d’avoir pu participer à une cause comme celle des pièces jaunes que je suis depuis mon enfance. Pouvoir contribuer au bonheur des enfants qui en ont plus que besoin, ça n’a pas de prix ! Et concernant les Enfoirés, bien sûr que cela me plairait énormément.

Exploration des racines vietnamiennes

Née à Hanoï et ayant grandi en France, Linh explore ses racines vietnamiennes à travers la musique. Lors de son passage à Hanoï, elle a donné deux concerts intimistes pour partager son voyage intérieur et culturel. Attachée au Vietnam, elle convie le public à un voyage intérieur, à travers sa mémoire d’enfant, souvent bercée par les comptines de sa mère en vietnamien. Ces deux escales musicales sont comme un repère dans sa quête de reconnexion avec ses racines.

En visite à Hanoï, Yen Linh et son compagnon Paul ont donné deux concerts, au Quanh Café et au Hanoï Social Club à la mi-août. Linh est née à Hanoï et a rejoint la France avec ses parents à l’âge de deux ans. À travers ses musiques, accompagnée de douces notes de guitare acoustique, elle se rapproche de sa culture et de son pays natal. « Ce soir, je vais chanter des chansons en français et en vietnamien, parce que j’en ai besoin et parce que j’ai envie de partager ça avec des gens qui peut-être en ont besoin aussi. « Je suis au Vietnam pour des vacances, ce soir on va jouer dans ce bar, je suis trop contente. Ce soir, je vais chanter des chansons en français et en vietnamien, parce que j’en ai besoin et parce que j’ai envie de partager ça avec des gens qui peut-être en ont besoin aussi, pour des raisons qui leur appartiennent », commente Linh.

« Dans l’exil, l’un des risques, c’est l’oubli. La culture, ça se transmet par nos parents, par la famille. J’ai vécu à Hanoï deux ans, ce n’est pas tant une question de souvenir ou de temps. Mon attachement est là parce que je parle la langue. J’ai baigné dans la langue pendant toute mon enfance. C’est ça qui m’a marquée. Très jeune, Linh entendait ses parents communiquer en vietnamien. À l’époque, la jeune fille apprenait tout aussi bien le français que le vietnamien. Linh se rappelle des airs de musique joués au sein du foyer familial. « Par ma musique, je traduis une sorte d’injection douce de vietnamité. Elle infuse depuis que je suis petite, ça me permet de rentrer dans la culture vietnamienne, d’exploiter mes ressources de vocabulaire, d’images ; c’est ancré en moi », détaille la jeune femme. Alors qu’elle interprétait sa chanson « Les mots qui chantent », quelques larmes sont venues humidifier ses joues. « C’est la première fois que je chante dans mon pays d’origine, ça me fait quelque chose.

« Mes parents ne peuvent pas être les seuls interlocuteurs à porter sur leurs épaules ma "vietnamité". En France, je vais être quasiment exclusivement avec des personnes, de façon très classique, culturellement "très françaises", pour ce que ça veut dire. Quelle est ma place dans la société française en tant que femme vietnamienne avec des origines vietnamiennes ? Je ne sais pas si un jour je répondrai à ces questions, mais revenir me permet d’être immergée dans la langue, et dans l’amour familial de mes cousins de la région », explique Linh. Avec Paul, aussi musicien pour le groupe Supernova et bassiste au sein de Pépite, ils sont revenus au sein de la famille de Linh. Le couple a aussi sillonné le nord du Vietnam : « Je ne veux pas juste être la tata de France, je veux avoir une réelle connexion avec eux.

Engagement et Asioféminisme

L’ambition de rassembler la communauté débute alors que Linh écoutait un podcast de l’écrivaine militante Grace Ly, alors qu'elle désignait une salle de bain. « Elle parlait de fétichisme, de douleurs qui étaient très personnelles, très individuelles, et moi, tout ce temps-là, je les avais gardées individuellement pour moi, en complexant beaucoup et en culpabilisant. Je me suis mise à pleurer. Dans l’optique de transmettre des réponses, et de réfléchir à plusieurs, Linh fonde le collectif "Le Studio Jaune" avec son amie Delphine Lewandowski. Les deux étudiantes se sont rencontrées à la faculté d’architecture à Paris. « Notre engagement s’est construit autour de ce qu’on a fini par découvrir qui s’appelait l'Asioféminisme. »

Avec le Studio Jaune, les artistes créent de la musique, mais aussi des espaces de paroles et des événements culturels. Selon le collectif, le panasioféminisme « s’inscrit dans une approche post-coloniale du féminisme, défini par Leila Ahmed : "comment le colonialisme s’est reconfiguré après la soi-disant décolonisation : comment les rapports postcoloniaux sont maintenus comme des rapports matériels et discursifs d’antagonisme et de résistance". » « C’était un moment important, de se rassembler pendant la pandémie pour réfléchir à des questions comme : "c’est quoi d’être une femme asiatique en France". Rien qu’utiliser le terme "asiatique" est un néologisme. En France, cela signifie parler des communautés vivant à l’Est et au Sud-Est de l’Asie. Aujourd’hui, les actions du collectif sont closes, mais Linh continue de représenter son pays natal. Après plusieurs représentations, notamment en Italie, l’artiste devrait se produire lors des prochaines représentations de l’œuvre de la metteuse en scène Caroline Guiela Nguyen, "Saigon". Engagée pour la cause panasiatique, elle continue de représenter son pays natal tout en questionnant sa place en tant que femme d'origine vietnamienne en France.

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