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La Légende du Nil : Berceau Magique d'Origines

Le Nil, plus long fleuve du monde avec près de 6 700 kilomètres, traverse onze pays d’Afrique, de l’Ouganda jusqu’à l’Égypte, avant de se jeter dans la Méditerranée. Source de vie, berceau de civilisations et décor de légendes, il fascine depuis des millénaires. Ce fleuve emblématique, nourricier de l’Égypte, a porté une variété de noms reflétant les croyances, les langues et les civilisations qui se sont succédé sur ses rives.

Les Noms du Nil à Travers l'Histoire

Depuis l’Antiquité, le fleuve nourricier de l’Égypte a porté une variété de noms reflétant les croyances, les langues et les civilisations qui se sont succédé sur ses rives. Les anciens Égyptiens l’appelaient Itérou (jtrw), signifiant simplement « la rivière », ou encore Hâpy, nom du dieu personnifiant sa crue bienfaitrice. En copte, il devient Eioor, Piaro, Iaro ou Iero, des variantes issues de l’égyptien ancien. Les Grecs l’ont nommé Neilos, d’où dérive le mot « Nil » que nous utilisons aujourd’hui. En Éthiopie, sa branche orientale est connue sous le nom d’Abay, tandis que les Arabes l’appellent Nahr al-Nil ou Nahr al-Azraq pour le Nil Bleu.

Itérou : Le Fleuve Divin de l'Égypte Ancienne

Sans Itérou, comme l’appellent Égyptiens, il n’y aurait pas eu de civilisation égyptienne telle que nous la connaissons. Le fleuve était considéré comme un dieu, une force bienveillante qui apportait la vie. Il se fixèrent tout au long de l'Itéru, dans cette attente immuable, celle de la crue salvatrice. Puisqu'il a certainement participé l'évolution spirituelle.

La rive ouest fut le domaine d'Amentet.

Les Sources du Nil : Une Quête Millénaire

Pendant longtemps, les explorateurs ont cherché à identifier les véritables sources du Nil. Le Nil a deux grandes sources : le Nil Blanc venant du lac Victoria et le Nil Bleu issu du lac Tana en Éthiopie. Cette crue se devait d'être de nature céleste ! Quant à lui, ce fut en partant du lac Tana en Éthiopie. Tous cela entraînaient la montée des eaux du Nil blanc et Bleu. L’arrivée se concrétisa certainement par des eaux bien claires.

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Le Nil : Facteur d'Harmonie et de Pouvoir

Elle fut bien vitale pour l'harmonie du royaume. A une diminution du prestige du souverain… Mais davantage encore, si elle se renouvelait, dans sa faiblesse, elle pouvait amener à une révolte. Il était la base, celle de la survivance de ce peuple.

Le Nil Aujourd'hui : Vie, Tensions et Préservation

Au-delà de l’Égypte, le Nil reste essentiel pour des millions de personnes. Cependant, cette dépendance crée aussi des tensions entre les pays riverains. Chacun cherche à sécuriser sa part de cette ressource vitale. Le défi est de préserver cet héritage unique tout en répondant aux besoins modernes.

Voyage sur le Nil : Une Immersion Totale

Naviguer sur le Nil, c’est vivre une immersion totale. Vous pouvez admirer les temples de Louxor et de Karnak, les vallées antiques et les petits villages animés. Le fleuve abrite une biodiversité étonnante. Les peuples qui vivent le long de Nahr al Abyad, entretiennent un lien intime avec lui. Les marchés locaux regorgent de produits issus de cette abondance : poissons, fruits, légumes et herbes cultivés sur ses rives.

Assouan : La Perle du Nil

Assouan, une ville emblématique située dans le sud de l'Égypte, est bien plus qu'une simple halte entre Le Caire et Louxor. Cette destination, souvent surnommée "la perle du Nil", attire les voyageurs en quête d’authenticité et de découvertes historiques. L’un des plus grands attraits d’Assouan est son mélange fascinant de cultures égyptienne et nubienne, qui se reflète dans son architecture, ses marchés et ses habitants. Se promener le long de la corniche du Nil permet de saisir la beauté de la ville : ses rives bordées de palmiers, ses felouques traditionnelles glissant lentement sur le fleuve, et ses îles, comme l'île Éléphantine, qui semblent figées dans le temps.

Le Temple de Philae : Un Sanctuaire Sauvé des Eaux

Le temple de Philae est l’un des plus emblématiques de l’Égypte antique, non seulement pour sa beauté architecturale, mais aussi pour l’incroyable histoire de son sauvetage. Situé à l’origine sur l’île de Philae, ce sanctuaire était dédié à Isis, la déesse de la fertilité et de la maternité, l’une des figures les plus vénérées du panthéon égyptien. Avec la construction du Haut Barrage d'Assouan dans les années 1960, le temple de Philae fut menacé par la montée des eaux du Nil. Pour éviter que Philae ne soit englouti, une opération internationale menée par l'UNESCO a été lancée dans les années 1970, visant à sauver ce joyau historique. Aujourd’hui, le temple de Philae offre un spectacle à couper le souffle. Entouré par les eaux cristallines du Nil, il se dresse majestueusement sur l’île d’Agilkia, créant un contraste saisissant avec le désert environnant. Les visiteurs peuvent y accéder en bateau, profitant d’une courte traversée qui ajoute au mystère et à l’enchantement du lieu.

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Les Villages Nubiens : Une Immersion Culturelle

Les villages nubiens, situés le long du Nil à proximité d'Assouan, offrent aux voyageurs une immersion authentique dans une culture profondément enracinée dans l'histoire de l'Égypte et de la Nubie. La Nubie, une région historique qui s'étendait autrefois des rives sud de l'Égypte jusqu’au nord du Soudan, est le berceau d’une civilisation unique, distincte de celle des anciens Égyptiens, mais étroitement liée à elle. Ces villages, comme ceux de Gharb Soheil ou de Koti, sont souvent nichés sur les îles ou les rives du Nil, notamment sur l’île Éléphantine, qui abrite une grande communauté nubienne. Leur architecture est immédiatement reconnaissable : les maisons nubriennes sont peintes de couleurs vives, allant du bleu turquoise au jaune ocre, et ornées de motifs géométriques traditionnels, de fresques représentant des scènes de la vie quotidienne, et parfois de représentations symboliques comme des mains de Fatma ou des crocodiles en hommage à leur mythologie. Pour les voyageurs, la visite de ces villages nubiens est bien plus qu’une simple excursion touristique : c’est une plongée dans un mode de vie ancestral.

Le Lac Nasser : Une Nouvelle Frontière

Le lac Nasser, né de la construction du Haut Barrage d'Assouan dans les années 1960, est l’un des plus grands lacs artificiels du monde. Ce réservoir, qui s'étend sur plus de 500 kilomètres, a non seulement changé le paysage de la région, mais aussi la vie de ses habitants. En plus d’offrir une régulation des crues du Nil, il permet l’irrigation de vastes terres désertiques et assure une production d’électricité vitale pour l’Égypte. Le lac Nasser est également une porte d'entrée vers les merveilles antiques, notamment le spectaculaire temple d'Abou Simbel.

Croisière sur le Lac Nasser

Croisière sur le lac Nasser - petit déjeuners, déjeuners et diners d’inclus. Ce lac artificiel, créé par le barrage d’Assouan, offre une vue spectaculaire sur les paysages désertiques et les temples anciens qui bordent ses rives. Le navire lève l’ancre en direction du sud, et votre premier arrêt vous mène au temple de Philae, magnifiquement installé sur une île. Le bateau continue sa descente vers le sud en longeant des zones rarement accessibles par voie terrestre.

Le Temple de Kom Ombo

Au cours de la journée, vous partez visiter un site unique : le temple de Kom Ombo, situé sur une courbe du Nil. Ce temple double est dédié à deux divinités : Sobek, le dieu crocodile, et Horus, le dieu faucon. Vous y verrez des scènes gravées d’une grande finesse, un calendrier médical antique, ainsi qu’un petit musée consacré aux crocodiles momifiés.

Abou Simbel : Un Site Mythique

Le point d’orgue de votre croisière arrive au petit matin, avec la visite du site mythique d’Abou Simbel. Deux temples monumentaux, creusés dans la roche, s’élèvent face au lac : l’un dédié à Ramsès II, l’autre à son épouse bien-aimée, la reine Néfertari. Quatre statues colossales de Ramsès trônent fièrement devant le grand temple, capturant l’essence même de la grandeur pharaonique. À l’intérieur, des salles richement décorées retracent les exploits du pharaon, notamment la célèbre bataille de Qadesh. Le Pharaon Ramsès II (1 279 - 1 213 B.C.E) avait érigé deux temples taillés dans le rocher et ce sur un site proche de la rive ouest du Nil, au sud d'Assouan, sur la belle terre de Nubie et connus aujourd'hui comme Abou Simbel.

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Le Haut Barrage d'Assouan : Une Réalisation Colossale

Le Haut Barrage d'Assouan, aussi appelé "Aswan Dam", est sans doute l'une des réalisations les plus impressionnantes du XXe siècle en Égypte. Construit pour contrôler les crues du Nil et fournir de l'électricité à tout le pays, il a transformé radicalement l'économie égyptienne. Mais cette construction gigantesque a eu un impact significatif sur les communautés locales, notamment les villages nubiens, qui ont dû être déplacés en raison de la montée des eaux.

La Légende de Ḥāʾid ibn Abī Sālūm et la Source Paradisique du Nil

L’histoire de la découverte de la source paradisiaque du Nil par Ḥāʾid ibn Abī Sālūm apparaît au milieu du xe siècle dans la littérature arabe. Ses éléments narratifs la rapprochent des Qiṣaṣ al‑anbiyāʾ ou « Histoires des prophètes » puisque le narré du conte comble un vide de la tradition qui associe parfois le Nil d’Égypte avec le Paradis. La littérature géographique arabe fournit dès al‑Ḫwārizmī (c. 830) une description et une représentation cartographique des sources du Nil. Par la suite les auteurs ultérieurs développeront le sujet selon les renseignements rapportés de ces régions africaines et selon leurs conceptions hydrographiques. Cependant, à côté de cette littérature « sérieuse », sans affect, est transmis par certains auteurs à partir du xe siècle, avec plus ou moins de conviction, le récit d’un certain Ḥāʾid ibn Abī Sālūm qui aurait atteint les sources du Nil et qui aurait, peut‑être, entrevu le Paradis !

Les Versions du Récit

La plus ancienne version de ce récit est donnée dans un des cinq manuscrits du Kitāb dalāʾil al‑qibla (« Livre des indices de la qibla ») d’Ibn al‑Qāṣṣ (m. 336/947‑948), le manuscrit d’Istanbul Veliyüddin 2453, 2, ff. 147v‑170v. Dans cette première version, le héros est Ḥāʾid ibn Abī Sālūm de la descendance d’al‑ʿAyṣ, soit Ésaü. En outre, cet épisode semble se diffuser au ive/xe siècle : al‑Masʿūdī le résume en mettant en scène comme héros ʿImrān ibn Ǧābir, sans y croire et en l’attribuant à l’imagination des traditionnistes. L’énigmatique Abrégé des merveilles rédigé au ive/xe siècle le donne en entier aussi sous l’autorité d’al‑Layṯ ibn Saʿd. En revenant en Égypte, Abū Ḥamīd al‑Qudsī (m. 893/1488) par le truchement du pseudo Ibn Ẓāhira la transmet au complet dans ses al‑Faḍāʾil (« les Grâces reçues »). Une génération plus tard, Ǧalāl al‑Dīn al‑Mahallī (791/1389‑864/1459), la répète dans son al‑Qawl al‑mufīd fī l‑Nīl al‑saʿīd (« La Parole profitable à propos du Nil fortuné »). Puis al‑Suyūṭī (m. 911/1505) relate cette aventure en s’appuyant sur une source plus ancienne, le Kitāb al‑ʿazama (« Livre des amis sincères » ?) d’Abū Šayḫ (274/887‑369/979). Enfin, al‑Manūfī (m. 927/1521) la conte dans son Kitāb al‑fayḍ al‑madīd fi aḫbār al‑Nīl al‑saʿīd (« Livre de la crue étendue à propos des renseignements du Nil fortuné ») et Ibn Iyās (m. c. 930/1524) y fait allusion dans son Nuzhat al‑umam fī l‑ʿaǧāʾib wa‑l‑ḥikam (« Réjouissance des nations à propos des merveilles et des savoirs »).

Le Récit d'Ibn al-Qāṣṣ

Selon Abū l‑ʿAbbās, la source du Nil de Miṣr est située dans les monts de la Lune, de là, une branche se déverse dans la mer, derrière l’île de la coupole de la terre. Une [autre] branche contourne la Nubie et arrive en Égypte. Elle se ramifie en plusieurs branches après Fusṭāṭ : une aboutit à Alexandrie, une autre à Damiette et se déverse dans la mer de Syrie. On rapporte dans un conte (qiṣṣa) sur le Nil, un récit (ḥadīṯ) merveilleux sur certaines chaînes de garants (?).ʿAlī ibn Ǧaʿfar nous a rapporté de Muḥammad ibn Idrīs Abū Ḥātim d’un homme des Banū ʿAyṣ, qui s’appelait Ḥāʾid ibn Abī Sālūm ibn al‑ʿAyṣ ibn Isḥāq ibn Ibrāhīm - sur lui la paix -, qu’il était parti en direction de l’Égypte, fuyant l’un de ses rois. Il y était resté plusieurs années. Lorsqu’il vit les merveilles de son Nil et ce qu’il ramenait, Allāh lui enjoignit de ne pas s’éloigner de sa rive jusqu’à ce qu’il ait atteint le point extrême d’où il sourd ou de mourir avant cela. Il s’en alla de la sorte. Certains disent [qu’il voyagea] parmi les gens trente ans et trente ans dans une terre inhabitée jusqu’à ce qu’il aboutisse à la mer Verte. Il vit le Nil se séparer en s’avançant. Il monta sur [les rives] de la mer. Alors, il rencontra un homme debout, priant sous un pommier. Lorsqu’il le vit, il lui fit bonne figure et le salua. L’homme, celui de l’arbre, l’interrogea et lui dit : « Qui es-tu ? » « Je suis Ḥāʾid ibn Abī Sālūm ibn al‑ʿAyṣ ibn Isḥāq ibn Ibrāhīm - sur lui la paix -, répond‑il, et toi ? » « Je suis Imrān ibn Fūlān ibn al‑ʿAyṣ ibn Isḥāq ibn Ibrāhīm - sur lui la paix », dit‑il. « Qu’est-ce qui t’a fait venir ici, Ḥāʾid ? » « Je suis venu au sujet de l’origine du Nil. Et qu’est-ce qui t’a amené ici, Ô, ʿImrān ? » « M’y a amené, répondit‑il, la même chose que toi, si bien que j’ai abouti à cet endroit. Allāh le Très‑Haut me révéla : “Arrête‑toi en ce lieu, jusqu’à ce que mon ordre te soit apporté”. Je m’arrêtai donc à cet endroit, attendant que son ordre me soit amené. » Ḥāʾid dit alors : « Ô, ʿImrān, informe‑moi de ce que tu as appris au sujet du Nil. Sais-tu si quelqu’un atteindra [son origine] ? » ʿImrān lui répondit : « Oui, j’ai appris qu’un homme de la descendance d’al‑ʿAyṣ l’atteindra. Je pense qu’il n’est autre que toi ! » Ḥāʾid dit : « Ô, ʿImrān, informe-moi de la route qui y mène. » ʿImrān lui dit : « Je ne t’informerai de rien jusqu’à ce que tu m’aies apporté ce que je te demanderais. » Il répondit : « Qu’est‑ce que c’est, Ô, ʿImrān ? » Il répondit : « Lorsque tu seras revenu auprès de moi, soit je serai vivant, alors tu resteras chez moi jusqu’à ce qu’Allāh ait fait la révélation qu’Il m’enlèvera par la mort, alors tu m’enterreras. Dans le cas où tu me trouves mort, tu m’enseveliras et tu partiras. Voilà ton obligation envers moi. Va comme tu es sur cette mer, car tu seras transporté par une monture dont le début est visible et non la fin, ne t’en effraie pas, monte‑la, car c’est une bête qui tourne avec le soleil. Lorsqu’il se lève, elle se précipite vers lui pour l’avaler jusqu’au moment où ses rayons se développent entre elle et lui. Lorsqu’il se couchera, elle se précipitera vers lui pour l’avaler, te transportant de l’autre côté de la mer. Va avec elle à son retour pour atteindre le Nil. Suis-la, car tu atteindras une terre de fer dont les montagnes, les arbres et les plaines sont de fer. Si tu la traverses, tu arriveras à une terre de cuivre, dont les montagnes, les plaines et les arbres sont de cuivre ; si tu la franchis, tu aboutiras à une terre d’argent dont les montagnes, les arbres et les plaines sont d’argent. Si tu la traverses, tu tomberas sur une terre d’or, dont les montagnes, les arbres et les plaines sont d’or. Là, la connaissance du Nil te parviendra ! »Il alla jusqu’à la terre d’or. Il y chemina jusqu’à atteindre une muraille d’or pourvue de quatre portes. Il vit l’eau descendre de l’enceinte pour finir par s’établir sous une coupole. Ensuite, elle se divisait au travers des quatre portes. Trois des rivières avaient peu d’eau sur le sol et une avait [une eau qui] se répandait à la surface, c’était le Nil. Ḥāʾid en but, et il se reposa. Il se dirigea vers la muraille pour y monter. Un ange arriva et lui dit : « Ô, Ḥāʾid, arrête‑toi où tu es, la connaissance du Nil t’est acquise, ceci est le Paradis, et l’eau en coule. » Il lui dit : « Je voudrais voir ce qu’il y a dans le Paradis. » Il lui répondit : « Tu ne peux pas y pénétrer aujourd’hui, ô Ḥāʾid. » Il demanda : « Que verrai‑je ? » Il répondit : « L’orbe (al-falak) où tournent le soleil et la lune qui ressemble à une meule. » Il dit : « Je voudrais la chevaucher et y tourner. » Certains savants disent qu’il la chevaucha au point de faire un tour du monde, d’autres disent qu’il n’y monta pas. « Ô Ḥāʾid, lui dit l’ange, je t’apporterai des provisions venant du Paradis, auxquelles [154v] rien de ce monde n’est préférable, car il ne convient pas à quelque chose qui ne dure qu’un temps d’être préférée à quelque chose de paradisiaque ». Pendant qu’il était ainsi arrêté, tout à coup tomba sur lui une grappe de raisin de trois sortes : une, couleur verte émeraude, une rouge rubis et une de la blancheur d’une perle. « Ô, Ḥāʾid, continua‑t‑il, ceux‑ci sont des fruits verts provenant du Paradis, il n’y a pas de meilleurs qu’eux. Retourne, ô Ḥāʾid, la connaissance du Nil t’est maintenant acquise. De ces trois rivières qui ont un peu d’eau, l’une est l’Euphrate, l’autre est le Tigre, la dernière le Ceyhan. Retourne ! » Il repartit jusqu’à arriver à la monture qu’il enfourcha. Lorsque le soleil se coucha, [l’animal] s’élança avec lui depuis le bord de la mer et il arriva jusqu’à ʿImrān. Il découvrit que la vie l’avait quitté. Il l’ensevelit et resta auprès de sa tombe trois [jours]. Une personne d’apparence humaine s’avança, elle pleura pour ʿImrān. Puis, elle s’approcha de Ḥāʾid et le salua. Elle lui dit : …

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