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Karine Lacombe : Biographie, Parcours et Engagement

Karine Lacombe est une figure marquante du paysage médical français, reconnue pour son expertise en infectiologie, ses prises de position franches et son engagement dans la lutte contre les épidémies. Devenue un visage familier du grand public lors de la crise sanitaire liée à la Covid-19, elle s'est imposée comme une voix scientifique respectée et écoutée. Cet article retrace son parcours, ses engagements et sa vie personnelle.

Parcours Universitaire et Hospitalier

Karine Lacombe est née le 30 mars 1970. Dès l'âge de quatre ans, elle est fascinée par le métier de médecin, inspirée par le Dr Fassy, le médecin de famille. Elle grandit en Savoie, au sein d'une famille modeste, avec une mère institutrice et un père ouvrier. Elle obtient son baccalauréat et s'inscrit à la faculté de médecine de Grenoble. Elle valide ensuite un DEA de santé publique en Afrique.

Elle débute son stage à Paris en 1994. Elle prend une année de congé pour travailler dans des centres de santé primaires en Chine et en Inde. Lors de son stage à l'Hôpital Saint-Antoine, Pierre-Marie Girard, chef de service, l'encourage à suivre un cursus hospitalo-universitaire, incluant une thèse de sciences en plus de la thèse de médecine. Il lui offre également son soutien pour l'avancement de sa carrière. En 2006, elle soutient sa thèse intitulée "La co-infection HIV - hépatite B chronique : déterminants de la fibrose hépatique et impact des traitements antiviralux" sous la direction d'Alain-Jacques Valleron.

Après avoir obtenu son diplôme de médecine, elle travaille comme chef de clinique en infectiologie à Saint-Antoine. Elle se rend en Afrique et au Viêt Nam pour étudier les maladies et travailler dans des dispensaires. En 2012, elle devient spécialiste à l'Organisation Mondiale de la Santé, puis à Unitaid en 2016. De 2015 à 2017, elle mène des travaux de modélisation sur le déploiement d'outils de dépistage de l'hépatite C dans plusieurs pays d'Afrique. En mai 2019, elle est nommée cheffe du service des maladies infectieuses à l'Hôpital Saint-Antoine, succédant au Pr Pierre-Marie Girard.

Engagement et Expertise Scientifique

Karine Lacombe est une spécialiste du VIH, des hépatites et de la Covid-19. Elle a consacré une partie de sa carrière à faciliter l'accès aux antirétroviraux au Viêt Nam et en Afrique. Ses travaux de recherche portent notamment sur le dépistage de l'hépatite C.

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Lors de la pandémie de Covid-19, elle met son expertise au service du grand public en intervenant régulièrement dans les médias. Elle n'hésite pas à critiquer les méthodes de l'équipe de Didier Raoult, estimant que le traitement à base de chloroquine n'a pas prouvé son efficacité. Elle s'affirme comme une "voix scientifique anti-fake news", luttant contre la désinformation et promouvant une approche rigoureuse de la science.

En 2020, elle est nommée chevalière de la Légion d'honneur.

Apparitions médiatiques et prises de position

Inconnue du grand public il y a encore quelques semaines, Karine Lacombe est devenue un des visages de la lutte contre le coronavirus, et en particulier sur les chaînes du groupe TF1. Depuis le début de la crise sanitaire, elle s’est imposée comme l’un des visages emblématiques. Et en particulier sur les antennes du groupe TF1 où elle est régulièrement conviée.

La cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. C’est le cas par exemple des méthodes du Professeur Didier Raoult, dont elle n’est pas une grande fan. Selon la Professeure Karine Lacombe, ce traitement n’aurait pas prouvé son efficacité. De l’essai marseillais de Didier Raoult, elle jugeait face aux caméras de Quotidien qu’il est « intéressant sur le plan intellectuel, mais sur le plan scientifique, ne confirme pas l’efficacité de la chloroquine ». La Professeure Karine Lacombe est droite dans ses bottes. Ce qui a visiblement séduit le groupe TF1. C’est en remplacement de son ancien chef de service, qu’elle a fait ses débuts sur LCI.

Elle a été l'invitée de nombreuses émissions sur différentes chaînes, notamment BFM TV, France Inter, France 5 et RMC. Ses interventions portent sur l'évolution de la pandémie, les mesures à prendre pour endiguer le virus et l'importance de la vaccination. Elle s'est également exprimée sur les mesures dans les écoles et sur le port du masque.

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Karine Lacombe a été courtisée par TF1, qui souhaitait l'avoir en exclusivité. Elle a confirmé l'information dans les colonnes de L'Express le 7 mai. Cependant, elle a refusé pour garder sa liberté de s'exprimer où elle voulait. "Et on ne m’a pas proposé de tripler mon salaire contrairement à ce qu’a écrit Le Monde, mais une indemnisation », précise la principale intéressée, avant d’expliquer : « J’ai refusé pour garder ma liberté de m’exprimer où je voulais ».

PROACT : Un projet européen pour anticiper les pandémies

Karine Lacombe est impliquée dans le projet européen PROACT, qui vise à mieux préparer l’Europe face aux pandémies futures grâce à la recherche, en particulier à l’évaluation de nouveaux médicaments. Ce projet est né de la nécessité d'anticiper les prochaines crises sanitaires.

Le "pré-bunking" est une approche proactive au cœur de la stratégie de PROACT contre la désinformation. Elle consiste à préparer le public à résister aux fausses informations avant qu'elles ne se répandent plutôt que de tenter de les corriger après coup. Des enquêtes seront menées dans toute l’Europe pour comprendre les facteurs sociologiques qui favorisent l’adhésion aux fausses informations.

Son rôle dans PROACT se concentre sur les soins hospitaliers. L’essentiel de PROACT est la création d’un réseau de recherche clinique pour répondre aux pandémies dans les hôpitaux. La santé numérique est exploitée grâce à l’intelligence artificielle pour prédire les réponses aux traitements en fonction de paramètres médicaux, sociodémographiques et liés aux agents pathogènes. Cette approche vise à identifier rapidement les traitements les plus efficaces.

Le projet a obtenu un financement de 17 millions d’euros de l’Union européenne, avec 23 partenaires dans 20 pays. Il sera officiellement lancé le 1ᵉʳ janvier 2025. La collaboration est cruciale pour répondre rapidement et efficacement aux pandémies. PROACT s’intègre à des réseaux internationaux tels que STRIVE, PANTHER et RECOVERY. Le projet positionne Sorbonne Université comme un leader dans la recherche clinique et en sciences sociales en Europe.

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Vie privée

Côté vie privée, Karine Lacombe est la maman de trois enfants - de pères différents - : une fille de 22 ans, qui suit ses pas en médecine, un fils de 14 ans, et une petite dernière de 7 ans, en garde alternée. Ceinture noire de judo, spécialiste de vin et randonneuse, Karine Lacombe déplore que sa vie privée n’ait été simple. « La faute à une carrière intense, à la difficulté pour une femme passionnée de trouver ‘un compagnon avec qui s’inscrire dans la durée’ », explique Gala, en citant la principale intéressée. Ses différents couples n’ont pas résisté à la pression inhérente au métier. Aujourd’hui séparée du père de sa dernière fille, Karine Lacombe attribue son célibat à son caractère.

Une fois à la maison, l’infectiologue redevient une mère de famille presque comme les autres, selon l’article dans lequel sa fille aînée Ysatis témoigne pour la première fois.

Controverses et Affaires

En avril 2024, lors d'une enquête de Paris Match, Karine Lacombe accuse l'urgentiste Patrick Pelloux d'être un "prédateur sexuel".

L'infectiologue Didier Raoult avait porté plainte en diffamation contre la médecin Karine Lacombe, qui avait estimé que son confrère avait donné un faux témoignage devant l'Assemblée nationale.

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