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Michael Head: Une odyssée musicale entre Liverpool et l'Espagne

Michael Head est un nom qui résonne dans le cœur de nombreux mélomanes, un artiste dont la carrière, jalonnée de moments de grâce et d'épreuves, a tissé une œuvre d'une rare beauté et d'une profonde authenticité. Entre Liverpool, sa ville natale, et une fascination pour l'Espagne, Head a créé un univers musical unique, mêlant mélancolie anglaise et chaleur latine.

L'âme bohème d'un artiste liverpuldien

La première chose qui frappe chez Michael Head, c'est son âme de bohème. Originaire de Liverpool, il a toujours été attiré par l'Espagne et la culture hispanique. Que ce soit dans les titres de ses chansons ou dans le titre de ses albums, cette influence ibérique est omniprésente. Cette "hispanité" des bohémiens de la Mersey, partagée par d'autres artistes comme Lee Mavers, John Power ou The Coral, est un mystère, mais son effet est indéniable.

Imaginez Head avec une guitare flamenca achetée dans une brocante pluvieuse de Sheffield, le manche tordu et des autocollants de Sisters of Mercy pour cacher les trous. Malgré tout, il parvient à vous chanter une mélodie ensoleillée, capable de vous tirer des larmes. Cette capacité à transformer la simplicité en beauté est la marque de son génie.

Un héros discret de la scène rock

Dans le panthéon musical, Michael Head n'est pas un vendeur de disques à succès ni une étoile filante. C'est un coureur de fond, un passager clandestin dans l'histoire du rock, qui a toujours fait les choses à son rythme, avec ses propres moyens. Un héros discret, à l'image de Paddy McAloon, Edwyn Collins ou Peter Milton Walsh, qui n'a jamais oublié qu'il y a une vie en dehors de la musique.

Head a connu des hauts et des bas, des moments de doute et des gueules de bois. Mais il a toujours su se relever, faire la paix avec la musique et retrouver le désir d'être entendu et apprécié. C'est un homme honnête, imparfait mais entier, qui ose placer les meilleures chansons de son album de 2017 à la fin du disque. Pourquoi pas, après tout ?

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L'acoustique comme fondation

La base de tout, pour Michael Head, c'est l'acoustique. Un homme, sa guitare, un canapé, la télévision en fond sonore, un chat qui passe. Un jour, une chanson émerge. Un autre jour, rien ne se passe. Peu importe, demain sera un autre jour. Il faut savoir y revenir, en rêver la nuit, oublier, se souvenir, oublier à nouveau et commencer à trier. Cinq chansons, six chansons… et peut-être qu'un jour, cela fera un album.

On n'a jamais demandé à Maradona de s'entraîner, il allait jouer au football. De même, on ne demande pas à Michael Head d'enregistrer un album, il joue de la guitare devant sa télé.

Un parfum d'éternité

La presse anglaise, enfin, semble reconnaître que Michael Head a créé, depuis le début des années 1980, une œuvre discographique qui a un parfum d'éternité. Depuis The Pale Fountains et Shack, Head fait partie des très grands, grâce à la finesse de ses mélodies, le naturel de sa voix, son mélange d'hispanité et de crachin anglais, et la souplesse latine de ses rythmes.

Il rejoint ainsi le Jimmy Webb de "Wichita Lineman", le Scott Walker de "The Seventh Seal", le George Harrison de "Something" et le Mac Davis de "In The Ghetto". Exagération ? Peut-être, mais il est crucial de distinguer les chansons de leurs interprétations. Michael Head a su allier les deux tout au long de sa carrière, en particulier lorsqu'il travaillait avec son frère John.

L'équilibre parfait entre chanson et interprétation

The Pale Fountains avaient cette qualité rare d'écrire des chansons uniques et de les enregistrer avec une éloquence et une autorité naturelle inégalables. Michael Head a su conserver cette double compétence, étant à la fois le créateur et l'interprète de ses œuvres. Cet équilibre se manifeste particulièrement dans des titres comme "Picasso" et "4&4 still makes 8", qui avancent droit devant grâce à une batterie simplissime. Head peut alors laisser couler sa voix au naturel et nous captiver avec ses modulations et ses développements mélodiques subtils.

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Sur des titres comme "Overjoyed" ou "Queen of all Saints", construits sur des rythmiques ternaires, l'équilibre semble plus fragile. La valse peut être un piège, enfermant la voix dans des espaces réduits. Mais sur "Josephine", par exemple, Head parvient à transformer un balancement banal en un refrain baroque et jubilatoire.

La légèreté et la délicatesse

La légèreté, au sens de retenue et de délicatesse, est une autre caractéristique de la musique de Michael Head. "Winter turns to spring" en est l'illustration parfaite, une percée de bleu clair dans un ciel trop chargé. Head et un piano, c'est tout ce qu'il faut. Head chante comme Edwyn Collins, la voix au bord des larmes, évoquant la soul mélancolique des juke-box de Memphis.

On rêve d'entendre Michael Head (et Peter Walsh, et Neil Hannon) s'offrir une cure d'ascèse et de nudité instrumentale, à l'image de Paddy McAloon réinterprétant Steve McQueen à la guitare acoustique. Un "traitement Johnny Cash American Recordings" qui devrait être obligatoire après 50 ans.

Un héritage musical à découvrir

Pour ceux qui découvrent Michael Head, il est essentiel de s'intéresser à sa discographie antérieure, de The Pale Fountains à Shack. Des titres comme "Workin' family", "Rumer" ou "Wild Mountain Thyme", ainsi que les influences des Byrds et de Love, sont la chair, l'âme, le sang et les larmes d'"Adios Senor Pussycat". Michael Head face à lui-même, les yeux grands ouverts, affirmant : "Oui, j'ai vécu tout ça… Oui, je suis toujours là…"

Michael Head, un "absolute NON beginner" qui a conservé le charme innocent de sa brillante jeunesse. Cela se fête, non ? Sur "Rumer", il invite des choristes façon Leonard Cohen partant faire du surf à Malibu. Et elles restent chanter sur la californienne "Wild Mountain Thyme".

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Adios Amigo, à bientôt

Alors, c'est déjà fini ? Vivement le prochain album. On a l'impression que Michael va les enchaîner dans les années à venir, et qu'ils vont se vendre de mieux en mieux, un juste retour des choses. En attendant, soyons clairs : celui-ci est somptueux.

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