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L'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) en France : Guide Complet

L'interruption volontaire de grossesse (IVG), ou avortement, est un droit fondamental garanti aux femmes en France. Cet article vise à fournir des informations claires et complètes sur la procédure d'IVG, les différentes méthodes disponibles, les étapes à suivre, et les aspects médicaux et légaux associés. La loi française assure le droit à l'IVG à toute personne qui le souhaite, dans des délais définis. La liberté garantie de recourir à l'interruption volontaire de grossesse a été scellée dans la Constitution le 8 mars 2024. En 2020, 222 100 IVG ont été réalisées en France.

Démarches Initiales et Consultations Préalables

Que faire lorsque la décision d'avorter est prise ?

Lorsque votre décision d’avorter est prise, vous devez prendre rendez-vous avec un professionnel de santé (médecin ou sage-femme). Il peut s’agir d’un professionnel exerçant en cabinet de ville, en centre de santé, en centre de santé sexuelle (ex-centre de planification ou d’éducation familiale) ou en établissement de santé. Le rendez-vous peut se dérouler en présentiel, ou en téléconsultation (si celle-ci vous est proposée).

Les deux temps de la demande d'IVG

La demande d’IVG se fait en deux temps :

  1. La consultation d’information:

    • C’est lors de cette consultation que vous formulez votre demande d’avortement au médecin ou à la sage-femme.
    • Il ou elle vous remet un dossier guide et des informations orales : sur les différentes méthodes d’IVG : instrumentale et médicamenteuse ; sur les lieux de réalisation et notamment le choix dont vous disposez ; sur les risques et les effets secondaires possibles.
    • Cette consultation est l’occasion pour vous de poser toutes les questions que vous pouvez avoir.
    • Le médecin ou la sage-femme vous proposera également un entretien psycho-social. Il est obligatoire si vous êtes mineure.
    • À la fin du rendez-vous, le médecin ou la sage-femme vous délivre une attestation de consultation médicale, pour certifier que cette première consultation a bien eu lieu.
    • Si le médecin, ou la sage-femme, consulté ne pratique pas les IVG, il ou elle doit vous en informer immédiatement et vous communiquer le nom de professionnels réalisant les avortements. C’est une obligation légale.
  2. La remise de votre consentement écrit:

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    • Il n’existe plus de délai de réflexion minimal entre le premier et le deuxième temps. Ils peuvent avoir lieu au cours d'une seule et même consultation. Vous prenez le temps de réflexion que vous jugez nécessaire pour votre décision, en tenant compte du délai légal pour la réalisation de l’IVG (14 semaines de grossesse).
    • Lors de ce deuxième temps vous choisissez votre méthode d’IVG, ainsi que son lieu de réalisation. Il s'agit également d'un moment privilégié avec le médecin ou la sage-femme pour décider de la méthode contraceptive à mettre en place après l’IVG, si vous en avez besoin, et pour réaliser ou vous faire prescrire, si tel est votre choix, un dépistage des infections sexuellement transmissibles, dont l’infection par le VIH, ainsi qu’un dépistage du cancer du col de l’utérus.

L'entretien psycho-social

La consultation psycho-sociale est systématiquement proposée et obligatoirement réalisée pour les femmes mineures. Elle se déroule entre les deux temps préalables à l’IVG. Si vous êtes majeure et n’avez pas souhaité le réaliser à cette étape de la procédure vous avez la possibilité de le réaliser par la suite à n’importe quelle étape de la procédure d’IVG. Au cours de cette consultation, il vous sera proposé un accompagnement social et psychologique. Vous pouvez demander un rendez-vous en présentiel, ou à distance (si cela vous est proposé) pour cette consultation. Elle a lieu avec un professionnel qualifié en conseil conjugal et familial, au choix : dans un centre de santé sexuelle (anciennement centre de planification ou d’éducation familiale), dans un Espace vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), dans un service social ou autre organisme agréé.

Absence de délai de réflexion obligatoire

La loi du 2 mars 2022 acte la fin de tout délai de réflexion imposé en matière d’avortement. En effet, toute femme est libre de choisir le délai qu’elle souhaite se laisser entre les différentes étapes préalables à l’IVG. Autrement dit, si elle le souhaite, elle peut choisir de réaliser le temps d’information et le temps de recueil du consentement au cours d’une seule et même consultation. Par ailleurs, si elle choisit de réaliser une consultation psycho-sociale, il n’y a pas de délai minimal obligatoire entre celui-ci et la réalisation de l’IVG qu’elle soit majeure ou mineure.

Où réaliser une IVG ?

Quand vous souhaitez recourir à un avortement vous devez prendre rendez-vous avec un médecin (généraliste ou gynécologue) ou une sage-femme exerçant dans : un établissement de santé (hôpital ou clinique), un cabinet de ville, un centre de santé, un centre de santé sexuelle (ex centre de planification et d’éducation familiale) ayant signé une convention avec un établissement de santé. Vous pouvez demander un rendez-vous en consultation en présentiel, ou à distance si votre professionnel de santé le propose.

Les Méthodes d'IVG

Il existe deux méthodes principales pour interrompre une grossesse : l'IVG médicamenteuse et l'IVG instrumentale (ou chirurgicale). La méthode appropriée dépend principalement de l'avancement de la grossesse.

IVG Médicamenteuse

L’IVG médicamenteuse peut être réalisée jusqu’à 7 semaines de grossesse (soit 9 semaines d’absence de règles), en ville et en établissements de santé. 76 % des IVG réalisées sont des IVG médicamenteuses. Elle consiste à prendre deux comprimés prescrits par votre médecin ou sage-femme. Cette méthode est possible jusqu’à 7 semaines de grossesse.

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Étapes de l'IVG médicamenteuse

  1. Première consultation : Le premier temps préalable à la réalisation de l'IVG a lieu avec votre médecin ou dans un cabinet de ville, en centre de santé, en établissement de santé, dans un (ancien centre de planification et d'éducation familial) et peut être réalisé à distance (téléconsultation). Au cours de ce premier temps, votre médecin ou sage-femme : vous informe sur les deux méthodes d’IVG (médicamenteuse ou instrumentale) et vous remet un dossier-guide ; vous propose de réaliser un entretien psychosocial (uniquement obligatoire pour les mineures) ; doit vous orienter vers un autre professionnel de santé s’il ne pratique pas lui-même l’IVG. Dans ce cas, il vous remet une attestation prouvant que vous vous êtes conformée aux étapes préalables à une IVG.
  2. Recueil du consentement : Lors de ce second temps, vous choisissez la méthode d’IVG qui convient le mieux à votre situation personnelle et confirmez votre choix par un écrit. Il s’agit également d’un moment privilégié avec votre médecin ou sage-femme : - pour décider de la méthode contraceptive à mettre en place après l’IVG si nécessaire ; - pour vous faire prescrire, si tel est votre choix, un des infections sexuellement transmissibles, dont l’ par le VIH, ainsi qu’un dépistage du cancer du col de l’ (à partir de 25 ans). Si vous avez choisi la méthode médicamenteuse, vous pouvez choisir de prendre les médicaments en présence du professionnel de santé ou à domicile. Si vous souhaitez réaliser l’IVG à domicile, le professionnel de santé vous remet les médicaments ainsi qu’un mémo pratique dans lequel vous retrouverez toutes les informations utiles concernant la procédure. Si vous avez fait le choix de la téléconsultation, vous devrez récupérer les médicaments en pharmacie. La prescription sera transmise par le médecin ou la sage-femme à la pharmacie de votre choix après vérification de la disponibilité des médicaments.
  3. Prise du premier médicament (mifépristone) : Ce médicament débute l’interruption de la grossesse. Il est pris soit à domicile, soit à l’occasion d’une consultation. Il bloque l’action de l’ nécessaire au maintien de la grossesse (la progestérone), favorise les contractions de l’utérus et l’ouverture du col utérin. Dès cette première étape, vous pouvez avoir des saignements et des douleurs plus ou moins importants, mais la plupart du temps les commencent après la prise du 2e médicament.
  4. Prise du second médicament (misoprostol) : Elle a lieu dans un délai de 24 à 48 heures après la prise du premier médicament. Ce médicament est pris soit à domicile, soit à l’occasion d’une consultation, soit au cours d’une courte hospitalisation. Il augmente les contractions et provoque l’IVG. Les contractions utérines provoquent des douleurs qui ressemblent à celles des , parfois plus fortes (douleurs pelviennes), mais qui peuvent être réduites grâce à la prescription d’anti-douleurs. Les saignements souvent assez abondants qui accompagnent l’interruption de la grossesse arrivent parfois très vite après la prise du misoprostol, parfois plus tard.
  5. Visite de contrôle : 14 à 21 jours après la première prise de médicament, vous devez réaliser une visite de contrôle afin de s’assurer que la grossesse est bien interrompue et qu’il n’y a pas de complications. Lors de cette visite, votre médecin ou sage-femme : confirme que la grossesse est bien interrompue grâce à un examen médical et/ou une échographie ou un examen sanguin ; vérifie l’absence de complications liées à l’IVG médicamenteuse ; évoque si nécessaire les moyens contraceptifs les plus adaptés à votre situation.

Informations importantes sur l'IVG médicamenteuse

  • Taux de réussite : 95 %
  • Durée légale maximale de grossesse : 7 semaines
  • Prise en charge : L'IVG médicamenteuse est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie pour toutes les personnes assurées sociales, ayant-droits ou bénéficiaires de l'Aide Médicale d'Etat (AME).
  • Mineures : Une autorisation parentale n’est pas obligatoire pour une IVG. Vous devez être accompagnée par un adulte de votre choix. Vous devez assister à une consultation psychosociale pour procéder à l’IVG.

Que faire en cas d'échec de l'IVG médicamenteuse ?

En cas d’échec de l’IVG (si la grossesse se poursuit), le médecin, ou la sage-femme, vous oriente vers l’IVG instrumentale.

IVG Instrumentale (ou Chirurgicale)

S’agissant de l’IVG instrumentale, son délai de recours est également allongé. Il est possible d’y recourir jusqu’à 14 semaines de grossesse (soit 16 semaines d’absence de règles) depuis la parution de la loi n° 2022-295 du 2 mars 2022 visant à renforcer le droit à l'avortement. Pour l'avortement chirurgical (aussi appelé instrumental), le col de l'utérus est dilaté (souvent grâce à des médicaments) et à l'aide d'un petit aspirateur médical, le praticien décolle et retire l'œuf. L'intervention peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale et dure une dizaine de minutes.

Déroulement de l'IVG instrumentale

  1. Consultations préalables : Identiques à celles de l'IVG médicamenteuse (consultation d'information, entretien psycho-social si nécessaire, recueil du consentement).
  2. Préparation : Le col de l'utérus est dilaté, souvent grâce à des médicaments.
  3. Intervention : À l'aide d'un petit aspirateur médical, le praticien décolle et retire l'œuf. L'intervention peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale.
  4. Surveillance post-opératoire : Après l’intervention, il est nécessaire de rester sous surveillance quelques heures dans l’établissement ou le centre de santé.
  5. Consultation de contrôle : Entre 14 et 21 jours après l'avortement, une consultation de contrôle est organisée. "Elle a pour but s'assurer que la grossesse est bien interrompue et qu'aucune complication n'est apparue".

Examens Médicaux Avant et Après l'IVG

Examens avant l'IVG

Avant l’IVG plusieurs examens peuvent être réalisés pour confirmer le diagnostic de grossesse et déterminer l’âge de celle-ci. L’âge gestationnel de la grossesse est principalement déterminé par l’interrogatoire et l’examen clinique mais une échographie peut également être réalisée ou une prise de sang pour doser les β-hCG. D’autres examens sanguins sont réalisés afin :

  • De déterminer votre groupe sanguin afin de vous proposer une injection d’immunoglobulines anti-D si nécessaire.
  • De permettre la réalisation d’une anesthésie générale dans le cas d’une IVG instrumentale si c’est votre choix.

Avant l’IVG, vous pourrez aussi effectuer si vous le souhaitez un dépistage du VIH et des autres IST ainsi qu’un examen de dépistage du cancer du col de l’utérus si vous n’êtes pas à jour de celui-ci (dépistage à réaliser tous les 3 ans entre 25 et 30 ans puis tous les 5 ans jusqu’à 65 ans).

Examens après l'IVG

Après l’IVG, les examens médicaux ont pour objectif de vérifier que la grossesse est bien interrompue. En plus de l’examen clinique qui peut être réalisé, si la consultation est en présentiel, le médecin ou la sage-femme pourra vous proposer de réaliser une prise de sang pour doser les β-hCG ou une échographie.

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Qu'est-ce que les β-hCG ?

Les β-HCG correspondent à l’hormone produite par l’embryon en cas de grossesse. C’est la détection de cette hormone dans l’urine ou le sang qui permet de savoir si vous êtes enceinte.

  • Le test urinaire : Il peut être réalisé dès la date présumée des règles. Disponible en pharmacie, en grande surface ou en ligne, il détecte dans l’urine la présence de l’hormone β-HCG, produite par l’embryon en cas de grossesse. Pour une fiabilité optimale, il est conseillé de le faire avec les premières urines du matin, plus concentrées en hormones.
  • Le test sanguin : Il peut être effectué à partir de 14 jours après un rapport sexuel pouvant avoir conduit à une grossesse. Réalisé en laboratoire, il consiste en une prise de sang permettant de mesurer précisément le taux de β-HCG et de dater la grossesse. Il peut être fait à tout moment de la journée, avec ou sans ordonnance (remboursé uniquement sur prescription médicale).

À noter : Un test réalisé trop tôt peut être faussement négatif, car l’hormone β-HCG n’est détectable qu’environ 10 jours après la fécondation.

Prise en charge des examens et consultations

Tous ces examens et consultations sont pris en charge à 100% par l’Assurance maladie sans aucune avance de frais, que vous soyez majeure ou mineure.

Complications Possibles

Complications de l’IVG médicamenteuse

Les événements indésirables immédiats les plus fréquents et non inquiétants sont des douleurs pelviennes, des saignements et parfois des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhée). Les complications sont très rares. Il peut s’agir d’une infection ou d’une hémorragie, pour lesquelles le/la professionnelle de santé vous aura expliqué les signes devant vous faire consulter en urgence :

  • fièvre (température supérieure à 38°C),
  • importantes pertes de sang,
  • fortes douleurs abdominales
  • malaise.

Un ou plusieurs de ces signes doit vous amener à consulter rapidement un professionnel de santé ou un service d’urgence gynécologique.

Complications de l’IVG instrumentale (ou chirurgicale)

Les complications immédiates sont rares. Dans de rares cas, la survenue d’une hémorragie est possible. La perforation de l’utérus lors d’une aspiration instrumentale est quant à elle un événement exceptionnel. Les complications à distance d’une IVG sont rares. Cependant, dans les jours suivant l’intervention, si vous présentez de la fièvre (température supérieure à 38 °C), d’importantes pertes de sang, de fortes douleurs abdominales et/ou un malaise, vous devez rapidement contacter l’établissement où a eu lieu votre IVG ou à défaut le service d’urgences gynécologiques le plus proche de chez vous, car cela peut être un signe de complication.

Est-ce que l’IVG est douloureuse ?

Les contractions de l’utérus liées à l’IVG peuvent être douloureuses, notamment en cas d’IVG médicamenteuse. C’est pour cette raison que le médecin ou la sage-femme vous prescrira systématiquement des anti-douleurs pour vous soulager.

Est-il dangereux d’avorter ?

Qu’il s’agisse d’une IVG instrumentale ou médicamenteuse, il existe un risque de complications mais ce risque n’est pas supérieur à celui d’un avortement spontané (fausse couche) ou d‘une grossesse menée à terme. Mis à part les risques de lésions au niveau du col de l’utérus ou des parois de l’utérus qui sont spécifiques à la méthode instrumentale, les complications qui peuvent survenir en lien avec l’IVG sont les mêmes quelle que soit la technique employée. Il s’agit principalement des hémorragies et des infections de l’utérus. Ces deux dernières peuvent également survenir lors d’une évacuation incomplète de la grossesse. Toutefois, comme l’indique l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lorsqu’il est pratiqué dans des conditions sécurisées (personnel formé, matériel stérile, établissement équipé, etc.) comme c’est le cas en France, l’avortement est une intervention sans risque. En effet, un avortement réalisé dans de bonnes conditions quelle que soit la méthode permet de réduire très fortement les risques de complications et de les prendre en charge rapidement et efficacement si elles surviennent.

Est-ce qu’il arrive qu’une IVG ne fonctionne pas ?

L’IVG médicamenteuse est efficace à 95%, c’est-à-dire que dans 5% des cas, il est nécessaire de pratiquer une IVG instrumentale ou un autre geste chirurgical en complément. L’IVG instrumentale est quant à elle efficace à 99,7%. Il est tout à fait exceptionnel de devoir refaire la procédure. Quelle que soit la méthode utilisée, la consultation de suivi après l’IVG est nécessaire car elle permet de s’assurer que la grossesse est bien interrompue mais aussi de la bonne santé globale de la femme.

Injection d'Immunoglobulines Anti-D

Uniquement dans le cas où votre groupe sanguin est négatif (on parle de rhésus négatif), le médecin ou la sage-femme vous proposera de réaliser une injection d’immunoglobulines anti-D pour éviter d’éventuelles complications lors d’une future grossesse désirée. Même si cela est rare surtout dans le cas d’une grossesse avant 14 semaines, le sang de l’embryon peut entrer en contact avec le vôtre notamment lorsqu’il y a des contractions ou des pertes de sang. Dans le cas où le sang de l'embryon est de groupe sanguin positif (rhésus positif), votre corps va, à l’occasion de ce contact, fabriquer des anticorps pour éliminer ces cellules sanguines inconnues. Si lors d’une grossesse future et désirée un contact sanguin se produit, ces anticorps pourraient détruire les globules rouges du fœtus ou du nouveau-né si son groupe sanguin est de rhésus positif. Cela peut provoquer des anémies importantes nécessitant de réaliser des transfusions sanguines chez le nouveau-né. Cette complication peut concerner toutes les femmes enceintes de rhésus négatif quelle que soit l’issue de la grossesse (IVG, fausse couche, grossesse menée à terme). Afin de l’éviter on pratique une injection d’immunoglobulines anti-D qui vont venir détruire les anticorps fabriqués pour lutter contre les cellules rhésus positif et prévenir toute complication lors d’une prochaine grossesse. Elle doit être renouvelée à chaque nouvelle grossesse, désirée ou non.

Consultation de Suivi

Il est nécessaire de réaliser cette consultation après une IVG. Elle est réalisée avec le médecin ou la sage-femme et permet de s’assurer que la grossesse est bien interrompue et qu’il n’existe pas de complication. Elle doit intervenir entre le 14e et le 21e jour après l’IVG, parfois plus tôt selon les circonstances cliniques. Elle peut se dérouler à distance dans le cadre d’une téléconsultation. Lors de la consultation de suivi, le médecin ou la sage-femme aborde avec vous la contraception si vous en souhaitez une pour l’adapter à votre situation. Il/elle vous propose également de bénéficier d’un entretien psychosocial si vous le souhaitez.

Ressources et Soutien

Besoin d’aide, d’écoute ou de conseil ? N’hésitez pas à contacter le numéro vert : 0800 08 11 11. Il s’agit d’un numéro national anonyme et gratuit, disponible pour répondre à toutes vos questions sur les sexualités, la contraception et l’IVG.

La ligne d’écoute est ouverte :

  • Le lundi de 9h à 22h.
  • Du mardi au samedi de 9h à 20h.

Pour plus d’information sur le recours à l’IVG, les modes de contraception ou toutes questions relatives à la sexualité, vous pouvez vous rendre sur :

  • Le site IVG.gouv
  • Le site Questions sexualités
  • Le site IVG les infos

Où avorter en Île-de-France ?

Un annuaire en ligne IVG les adresses permet de trouver rapidement l’adresse d’un professionnel de santé et/ou d’un établissement de santé réalisant l’IVG en Ile-de-France. Le site offre la possibilité de filtrer par type de méthode (IVG médicamenteuse ou chirurgicale) et de retrouver un établissement via la géolocalisation. Ce site est porté par le réseau de santé REVHO et soutenu par l’ARS Île-de-France.

Signalement de difficultés

Vous pouvez signaler auprès de l’ARS Île-de-France toutes difficultés rencontrées durant un parcours IVG.

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