L'interruption volontaire de grossesse (IVG) est un droit fondamental pour les femmes, mais il reste un sujet complexe, entouré d'idéologies et de questions personnelles. Cet article explore les aspects légaux, médicaux, psychologiques et sociaux de l'IVG, en s'appuyant sur des témoignages et des informations factuelles.
Un Droit Toujours en Question
Le droit à l'avortement, bien que légalisé en France en 1975, n'est toujours pas un acquis. Des voix s'élèvent régulièrement pour remettre en question ce droit fondamental. L'émission "En quête d'esprit" diffusée sur Cnews a suscité l'indignation en assimilant l'IVG au décès d'une personne, défiant ainsi l'avis scientifique et niant les lois française et européenne. Cette polémique a mis en lumière la fragilité du droit à l'IVG et la nécessité de rester vigilant face aux idéologies réactionnaires.
L'histoire de Gloria Steinem, militante et journaliste féministe, témoigne de l'importance de l'accès à l'avortement. En 1957, elle a dû avorter illégalement pour pouvoir choisir sa propre voie. Ce serment l'a poussée à devenir une activiste dévouée à la lutte pour les droits des femmes.
Aujourd’hui encore, elles sont nombreuses à se battre pour faire vivre ce droit.
Cadre Légal de l'IVG en France
En France, toute femme, quel que soit son âge (majeure ou mineure), a le droit de demander une IVG. Légalement, il est désormais possible de recourir à une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) jusqu’à la 14 ème semaine de grossesse (16ème semaine d’aménorrhée). Lorsqu’elle est majeure, une femme peut également demander une IVG sans prévenir son conjoint, son partenaire ou même son mari. La loi garantit le droit à la confidentialité et à l'autonomie des femmes en matière de santé reproductive.
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Une jeune mineure peut en effet, avec ou sans l’accord de ses parents, recourir à une Interruption Volontaire de Grossesse. Tenus par le secret médical, les médecins et les professionnels de la santé garderont le silence.
Les Méthodes d'IVG
Il existe deux méthodes principales d'IVG : médicamenteuse et chirurgicale.
IVG médicamenteuse : Cette méthode ne nécessite ni hospitalisation, ni chirurgie, ni anesthésie. Elle peut être pratiquée jusqu’à la 9ème semaine d’aménorrhée, à domicile après consultation ou téléconsultation. Elle consiste dans la prise de deux comprimés. Pour une mineure, même si l’autorisation des parents n’est pas nécessaire, cet avortement médicamenteux nécessite la présence obligatoire d’un accompagnateur majeur. Si l’interruption volontaire de grossesse médicamenteuse est pratiquée dans un établissement de santé, ce délai peut s’étendre à 7 semaines de grossesse, soit 9 semaines après le début des dernières règles.
IVG chirurgicale (par aspiration) : Cette méthode peut être pratiquée jusqu’à la 14ème semaine de grossesse. L’intervention, qui dure une dizaine de minutes, nécessite plusieurs heures d’hospitalisation et se passe généralement sous anesthésie générale. Un médicament est administré pour dilater au maximum le col de l’utérus. Puis, le chirurgien introduit une canule pour aspirer l’œuf.
Aspects Médicaux et Suivi Post-IVG
Après une IVG, il est normal de saigner pendant une quinzaine de jours, parfois jusqu’à la visite de suivi. Cette visite est indispensable car elle permet de vérifier que la grossesse est bien interrompue, et qu’il n’y a pas besoin de geste complémentaire. En effet, dans un nombre très faible de cas, la grossesse peut continuer d’évoluer malgré des saignements importants. Le rendez-vous est prévu 14 à 21 jours après l’IVG.
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Il est important de suivre les prescriptions médicales et de consulter un médecin en cas de complications ou de questions. Le DICLO-DENK® LP 100 mg est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) qui peut être prescrit pour lutter contre l'inflammation et la douleur, faire baisser la fièvre et fluidifier le sang.
La Dimension Psychologique de l'IVG
Si de nombreux sites présentent l’IVG comme un acte anodin, la réalité est tout autre. Au-delà, des informations pratiques et générales sur l’avortement ainsi que des dispositions légales sur l’IVG, les femmes se posent naturellement bien d’autres questions sur le plan humain. L'IVG peut être une expérience émotionnellement difficile, même lorsque la décision est prise de manière éclairée.
Il est essentiel de ne pas rester seule face à cette expérience. "Imagine ce que ton père aurait dit. Sur un ton moqueur." Le plus important dans ce cas de figure est de proposer de la bienveillance : assurer notre proche de notre soutien quelle que soit la décision prise, demander à la personne concernée si elle a besoin d’aide et, si elle répond par l’affirmative, évoquer ensemble ce qui pourrait l’aider.
Quelques temps après je suis sortie avec un garçon, à qui j’ai mis du temps à parler de cet avortement. Juste après cette IVG, j’ai commencé à prendre une pilule contraceptive. Je ne me sens pas autre chose qu’enceinte, alors que je ne le suis jamais, aucun de ces tests après mon avortement n’a été positif. Mes nausées dues à une orgie alimentaire sont pour moi un net signe de grossesse… alors que pas du tout.
Si l’IVG n’a pas été une décision facile, si les relations avec les soignants et soignantes ont été difficiles, si l’on ressent une anxiété particulière, ou encore si l’on s’est sentie particulièrement effrayée, vulnérable ou triste, une aide psychologique peut bien sûr être bénéfique. Il y a un mois, je me suis décidée à voir une psychologue. Rien qu’en parler me rassure, et même si je ne suis pas encore « guérie », j’apprends, et je déculpabilise également. Alors si des femmes ont vécu un avortement ou s’apprêtent à le vivre, ne suivez pas mon exemple : parlez-en !
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Témoignages et Vécu de l'IVG
Quand elle est tombée enceinte, cette madmoiZelle de 18 ans n’a pas hésité une seule seconde : elle devait recourir à une IVG. Quand j’ai découvert que j’étais enceinte, je n’ai même pas réfléchi à l’aboutissement de cette grossesse. Mais à vrai dire j’ai été surprise de la bienveillance du corps hospitalier qui m’a encadrée. Très rassurée, j’ai alors avorté.
Le témoignage d'une femme ayant vécu une IVG mal vécue souligne l'importance de l'accompagnement psychologique : "J'ai effectué une ivg il y a maintenant un an. Depuis je ne cesse de culpabiliser car cette grossesse était désirée au début. Mais lorsque j'ai appris que j'étais enceinte j'ai paniqué,j'avais des angoisses sur le bon déroulement de la grossesse, des doutes sur mon envie réelle d'être mère. Les angoisses ont été telles que je n'ai vu que l ivg comme issue à tout ça. Maintenant je m'en veux terriblement de ne pas avoir su combattre mes peurs pour mon futur bébé et de ne pas avoir su gérer cela en me fesant aider par un psychologue. Je me suis littéralement renfermée sur moi même."