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Identifier un insecte volant long, fin, noir et jaune

Identifier un insecte peut s'avérer délicat, surtout lorsqu'il présente une combinaison de couleurs et de formes spécifiques. Cet article vise à vous aider à identifier un insecte volant long, fin, noir et jaune, en explorant diverses possibilités et en fournissant des informations détaillées sur des espèces courantes.

Abeille charpentière (Xylocopa violacea)

Parmi les différents hyménoptères, l’abeille charpentière est unique. Cet insecte solitaire ressemble à un gros bourdon noir aux ailes bleues. Impressionnante par sa taille (entre 25 et 30 mm), elle est souvent perçue comme un nuisible, mais c’est un véritable pollinisateur des fleurs et des arbres. Malgré son nom, elle n'est pas un insecte xylophage et ne fait des trous dans le bois que pour sa nidification.

Nidification

L’abeille charpentière ne consomme pas de bois, comme tous les insectes xylophages (comme le Capricorne, la petit vrillette ou le lyctus), elle creuse des galeries uniquement pour construire son nid. Son principe de nidification repose sur le forage d’un trou d’environ 20 cm grâce à ses puissantes mandibules. Après la ponte d’un œuf au fond de ce trou, l’abeille rebouche celui-ci soigneusement en mélangeant sa salive avec des copeaux de bois, pour cloisonner son premier compartiment et ainsi continuer jusqu’à obtenir plusieurs « nids » au sein d’un même tronc.

Impact sur les structures en bois

Même si celui-ci n’est pas un insecte xylophage comme le sont les capricornes, les lyctus ou les vrillettes, l’abeille charpentière n’en reste pas moins un nuisible pour nos charpentes. Ces nombreuses galeries de près de 30 cms de long peuvent fragiliser les structures.

Scolies (Scoliidés)

Dans le vaste groupe des Hyménoptères « à dard » (Aculéates), certaines familles tiennent le devant de la scène : les abeilles (Apidés) dont l’abeille domestique et les bourdons et les guêpes et frelons (Vespidés). Mais il reste des dizaines d’autres familles avec des milliers d’espèces, méconnues du grand public et pourtant bien représentées chez nous. Parmi celles-ci, les Scolies (Scoliidés) ne font guère parler d’elles même dans les cercles naturalistes (sauf les entomologistes) et pourtant ce sont des espèces assez colorées, faciles à observer sur les fleurs et aux mœurs très intéressantes. Il s’agit de guêpes moyennes (corps de 1-1,5cm de long) à très grandes. La plupart sont noires avec des bandes ou des taches jaunes ou rougeâtres contrastées. Des soies hérissées couvrent pattes et corps d’où leur surnom collectif anglo-saxon de Hairy wasps, soit Guêpes poilues.

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Dimorphisme sexuel

Les deux sexes diffèrent sensiblement (dimorphisme sexuel). Les femelles, plus grandes et plus massives, ont des antennes composées de douze articles et un « abdomen » (le gastre qui correspond à l’abdomen mais avec un segment en moins rattaché au thorax) composé de six segments articulés (tergites). Les mâles, plus petits, plus minces, ont des antennes à treize articles et le gastre avec sept segments et trois épines en trident au bout.

Comportement

Les scolies sont faciles à observer car elles butinent le nectar des fleurs pour se nourrir ; comme de plus, elles ne sont pas très méfiantes, ni très remuantes, on peut facilement les photographier. Les scolies fréquentent les fleurs par temps chaud et ensoleillé.

Alimentation

La plus commune, la scolie hérissée a été étudiée en Allemagne par rapport à ses préférences florales. On dit classiquement qu’elle préfère les fleurs bleues dont celles des panicauts comme le panicaut maritime. Mais la réalité semble plus complexe et dépend notamment de la disponibilité en fleurs dans son environnement. D’autre part, il faut prendre en compte que les abeilles et les guêpes n’ont pas la même vision des couleurs que notre œil. L’étude montre que les scolies visitent les fleurs qui apparaissent bleues ou cyans, vues par des hyménoptères. Ainsi, les inflorescences jaunes de la solidage du Canada sont visitées là où cette plante domine et où les fleurs préférées ne sont pas présentes ; de plus, vue par des hyménoptères, elle est verte ! La structure des inflorescences importe aussi : les plantes avec des têtes florales composées, des ombelles, des panicules ou autres inflorescences agglomérées sont nettement préférées. Le nectar doit être accessible facilement compte tenu de la grosse tête et de la langue courte de ces guêpes. Donc, rien n’est gravé dans le marbre et es préférences fluctuent au gré des contextes.

Reproduction

Les adultes émergent en fin de printemps à début d’été. Comme chez de nombreux autres insectes, les mâles sortent en premier et attendent la sortie des femelles en se tenant près des sites d’émergence. Une fois accouplée, la femelle fécondée se met en chasse pour trouver des « proies » pour ses futures larves. Elle recherche donc ces larves souterraines bien cachées. Grâce à leurs pattes postérieures puissantes et armées d’épines, elles fouissent le sol pour accéder à la larve.

Parasitoïdes

Quand la femelle réussit à atteindre une larve, elle la paralyse de plusieurs coups de dard venimeux et colle un œuf sur la face ventrale de la larve. L’œuf riche en vitellus éclot rapidement et le jeune asticot s’attaque à la larve de Coléoptère pour s’en nourrir progressivement. Elle se développe tout en consommant toute la larve dont il ne reste plus que la peau vide au final. En cela, ces guêpes sont donc des parasitoïdes, c’est-à-dire des espèces dont les larves parasites finissent par tuer leur hôte. La larve arrivée au stade final tisse un cocon et se nymphose. Celle-ci passera l’hiver et l’adulte émergera donc en fin de printemps.

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Menaces

Globalement, elles sont assez communes dans leurs aires de répartition mais on observe une nette diminution d’abondance au cours des deux dernières décennies. La disparition ou transformation de certains milieux très favorables comme les espaces dunaires leur est sans doute préjudiciable. Elles recherchent globalement des environnements xéro-thermophiles (secs et chauds) très convoités par la pression touristique et l’urbanisation. Par ailleurs, elles dépendent étroitement des espèces hôtes de leurs larves, elles-mêmes aussi affectées par le déclin général de la biodiversité des insectes.

Identification des espèces

L’identification des espèces reste assez compliquée. Les experts disent qu’il faut les examiner sous la loupe binoculaire pour être sûr notamment en région méditerranéenne, la plus riche en espèces proches. Une des raisons de cette difficultés tient à leur mode de vie parasitoïde : la taille finale des adultes dépend étroitement de la taille et de la qualité de la larve hôte. Ainsi, on peut avoir des adultes très petits quasi nains ou inversement d’autres très grands. La plus commune reste la Scolie hérissée (Scolia hirta), présente dans tout le pays. De taille moyenne (1 à 2,5cm). Toute noire, elle porte des taches jaune brillant, sur le 2ème et le 3ème segment de l’abdomen. Les deux espèces du genre Colpa fréquentent surtout les milieux côtiers et dunaires : on les observe notamment sur les chardons bleus des dunes (Eryngium maritimum).

Megascolia maculata flavifrons

Reste la plus célèbre des scolies, la Scolie des jardins du Midi et de la côte atlantique méridionale. Son nom de genre dit tout : Megascolia ! Les anglo-saxons n’hésitent pas à la surnommer Mammoth wasp ! Difficile de rater un tel « monstre » avec sa grosse tête rouge orangé et ses grosses mandibules ! elle émerge en juin et se montre jusqu’à mi-juillet. Elles butinent assidûment les têtes fleuries des ails, les panicauts bleus, divers chardons, les roses trémières, la lavande, … ; on la signale beaucoup sur un arbre exotique très cultivé, l’arbre de soie ou albizzia. Leur hôte principal est la larve d’un très gros scarabée, le scarabée Rhinocéros ; celle-ci se nourrit de matériaux végétaux en décomposition avancée : bois mort pourrissant avancé, terreau de compost et de feuilles mortes, tas de sciure, … On cite aussi sur d’autres grosses larves comme hôtes : celle du hanneton foulon, du lucane cerf-volant ou du grand hanneton des sables (Anoxia villosa). Les femelles fécondées déploient une énergie considérable à la recherche de ces larves très localisées qu’il faut de plus aller chercher en profondeur. Une fois l’œuf pondu, elle aménage la loge où se trouve la larve en imprégnant les parois de sécrétions salivaires. L’immobilisation de la grosse larve est laborieuse car celle-ci se débat et se replie sur elle-même pour protéger son abdomen. La Scolie doit la mordre avec ses grosses mandibules sans la perforer pour la forcer à se déplier et lui infliger les piqûres paralysantes.

Autres insectes potentiels

Outre les abeilles charpentières et les scolies, d'autres insectes pourraient correspondre à la description, notamment certaines espèces de :

  • Guêpes : De nombreuses guêpes présentent des motifs noirs et jaunes.
  • Syrphes : Ces mouches imitent souvent les guêpes et les abeilles pour se protéger des prédateurs. La plupart des Syrphidés sont des espèces mimétiques d’Hyménoptères Apocrites : abeilles, guêpes, bourdons. Mais les xylotes sont plutôt mimétiques d’Hyménoptères Symphytes, ceux-ci étant inoffensifs, on peut se poser la question de l’avantage qu’elles tirent de cette ressemblance. Cette espèce de syrphe, pourtant commune et aussi voyante qu’une pépite d’or, n’a de nom vernaculaire ni en français, ni en anglais. C’est d’autant plus dommage qu’elle est facile à identifier et aussi facile à photographier. Epistrophe eligans Harris,1780.
  • Tenthrèdes : Certaines tenthrèdes jaunes et noires ont des allures de guêpe mais elles sont inoffensives car dépourvues d’aiguillon. L’absence de « taille de guêpe » permet d’éviter la confusion.

Insectes utiles

Les insectes utiles car pollinisateursLes abeilles, un rôle primordialLes abeilles jouent un rôle crucial dans la pollinisation, un processus vital pour la reproduction des plantes à fleurs. Sans elles, de nombreux fruits et légumes que nous prenons pour acquis pourraient disparaître. Le corps : Les abeilles ont un corps plus poilu, ce qui les aide à collecter et à transporter le pollen. En France, plus de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité.L'essaimage des colonies d'abeillesQuand une ruche devient trop peuplée, une grande partie de la population décide de partir, accompagnée de leur reine, à la recherche d'une nouvelle demeure. Ces milliers d'abeilles se posent, en formant une boule compacte (appelé essaim). Si vous observez ce phénomène, ne faites rien, surtout pas de produit insecticide, n'ayez pas peur et ne touchez pas à l'essaim, consultez notre page spécialisée sur le sujet !Les bourdons, une importante alternative Les bourdons sont parmi les pollinisateurs les plus efficaces, en grande partie grâce à leur capacité à voler par temps froid et pluvieux, où les abeilles resteraient dans leurs ruches. Ils utilisent également une technique appelée « buzz pollination » qui permet de libérer le pollen plus efficacement pour certaines plantes. Le comportement : Contrairement aux guêpes, les bourdons sont pacifiques et se concentrent principalement sur la collecte de nectar et de pollen. Le dard est en relation avec une poche à venin. ​Guêpe ou abeille ? Elle se nourrit de fruits, de sucre et d’insectes pour nourrir les larves.

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Insectes nuisibles

Le Frelon Asiatique (Vespa Velutina)Nouvel envahisseur en France depuis 2005, il ne cesse de coloniser le territoire chaque année. Ce frelon est capable de détruire des ruchers entiers d'abeilles domestiques en une seule saison et accélère la disparition des apiculteurs en ruinant leurs exploitations. Sa tête est noire, sa face jaune orangée, ses pattes jaunes à l’extrémité. Il est reconnaissable par son corps taché de roux, de noir et de jaune. Le nid a toujours une large ouverture dirigée vers le bas; il est généralement construit dans un tronc creux ou sous un abri, parfois dans le sol, mais jamais en haut des grands arbres. Un nid comprend en moyenne 1500 alvéoles. Le nid, fin août, peut dépasser une capacité de 25 litres et la longueur peut atteindre un mètre.

Autres insectes mentionnés

Cette espèce ressemble beaucoup à la tachinaire hérissonne (Tachina fera), et ce n’est pas toujours facile de les distinguer malgré les clés qui sont proposées. Cette mouche est très présente dans les zones d’élevage. C’est celle que l’on voit sur les yeux et le museau des bovins. En automne elle pénètre dans les maisons pour hiverner, elle y occupe alors l’espace abandonné par la mouche domestique qui l’avait envahi au printemps et en été. Le frelon asiatique, un nouvel arrivant, n’est pas le seul hyménoptère qui capture des abeilles. Pour élever ses larves, la femelle du philanthe fait de même. Sa cuticule épaisse est une cuirasse qui la protège du dard de l’abeille qu’elle transporte en vol jusqu’à son nid. Avec le cerceris des sables, c’est l’espèce la plus courante du genre Cerceris. Les femelles construisent un nid souterrain où elles entreposent des abeilles solitaires paralysées sur lesquelles elles pondent leur œuf. Contrairement au leptis bécasse, le leptis pointillé a les ailes translucides et des points noirs sur l’abdomen. Mais c’est également un chasseur d’insectes qu’il capture en vol. Rhagio tringarius POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Diptère, Brachycère Famille des Rhagionidae ETYMOLOGIE : Rhagio signifie « rachis », et tringarius = chevalier. Les cercéris sont des guêpes fouisseuses spécialisées dans la capture de charançons. Les femelles les paralysent par une piqure, puis les enterrent avec leur œuf. La larve à l’éclosion aura à sa disposition de la nourriture encore fraiche. C’est une mouche de forme trapue, assez commune sur les fleurs d’apiacées (ombellifères) en particulier. Le mâle et la femelle sont très différents. Graphomya maculata La graphomyie tachetée POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère Famille des Muscidae ETYMOLOGIE : Graphomya = mouche écrite (cf. les tâches abdominales) et maculata = maculé. Ces insectes sont présents sur tous les continents sauf l'Antarctique.​ Leur nom veut dire « ailes ensemble ». En France on compte environ 8000 espèces d’hyménoptères.

Thrips

Les thrips sont des insectes de 1 à 2mm de long, qui piquent les organes végétaux pour se nourrir du contenu des cellules. Les cellules vidées se remplissent alors d'air, ce qui se traduit par des taches ou des marbrures gris argenté. Les thrips forment un vaste ensemble correspondant à l'ordre des Thysanoptères. On compte environ 3000 espèces de thrips, plus ou moins nuisibles, appartenant à plusieurs genres (Frankliniella, Thrips, Echinothrips…). Les adultes sont souvent ailés (certaines espèces sont néanmoins aptères) : on les identifie grâce à leurs ailes frangées de soies, d'aspect plumeux, ainsi qu'à leur cône buccal de type piqueur-suceur. Les larves sont dépourvues d'ailes, leur corps est allongé, de couleur jaune, rouge, brune ou noire, et elles se déplacent lentement.

Conditions de développement

Les thrips, tout comme les araignées rouges, se développent par temps chaud et sec. Les attaques concernent donc surtout les plantes du jardin, en été, ainsi que les plantes de serres et les plantes d'intérieur. Lorsque les conditions sont bonnes, le développement des populations de thrips peut être très rapide. Plusieurs générations de thrips peuvent se succéder sur une même plante ; lorsque les conditions deviennent moins favorables, les larves quittent les parties aériennes de la plante et s'enfouissent dans le sol pour hiberner.

Plantes concernées

De nombreuses plantes sont concernées par les attaques de thrips : plantes d'intérieur, plantes à fleurs, arbres et arbustes au jardin d'ornement, petits fruits (framboisier) et arbres fruitiers, et, au potager, tomate, concombre, haricot vert, oignon, poireau, aubergine…Chaque espèce de thrips a souvent une prédilection pour une plante donnée. En France, par exemple, on rencontre le thrips de l'oignon, le thrips du pois, le thrips du pêcher, le thrips du rosier, le thrips des céréales (ou "bête d'orage"), le thrips de l'olivier, le thrips du glaïeul… Le thrips californien, introduit en Europe à la fin des années 80, est particulièrement redouté en raison de sa virulence et des nombreuses plantes qu'il peut parasiter.

Moyens de lutte

La prévention repose sur un principe simple : humidifier! Les thrips ne se développent pas lorsque l'humidité est suffisante. A partir du mois de mai et durant tout l'été, par temps chaud et sec, asperger régulièrement le feuillage des plantes non sensibles aux maladies cryptogamiques peut suffir à éviter les invasions. Pour les plantes d'intérieur (à feuilles non duveteuses) et les plantes de serre, vaporisez également le feuillage tout au long de l'année. Si les thrips sont déjà là, vous pouvez utiliser la lutte biologique intégrée, du moins pour les plantes de serre : certaines punaises (plusieurs espèces du genre Orius), certains acariens (comme Amblyseius cucumeris) et un nématode (Steinernema feltiae) sont des prédateurs naturels pour les thrips.

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