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Fécondation In Vitro : Parcours d'Espoir et Réflexions sur la Parentalité

L'histoire de la fécondation in vitro (FIV) est une aventure complexe, tissée d'espoir, de défis et de réflexions profondes sur le désir d'enfant et la parentalité. Pour de nombreux couples, concevoir un enfant est un projet naturel, simple. Ils s'aiment et décident de faire un enfant. Elle arrête la pilule, ou se fait enlever son stérilet. En faisant l'amour, au-delà du plaisir, ils rêvent d'un bébé mignon, de jouets, de livres d'école et de genoux écorchés. Mais pour d'autres, ce rêve se heurte à l'infertilité, les conduisant vers des parcours médicaux complexes et émotionnellement éprouvants. Cet article explore les différentes facettes de la FIV, en mettant en lumière les expériences des couples, les enjeux psychologiques et les implications sociales de cette technique de procréation médicalement assistée (PMA).

Le Diagnostic d'Infertilité : Un Coup Dur pour le Couple

Lorsque les mois passent et que la grossesse ne se concrétise pas, le couple entame un parcours d'examens médicaux. Prises de sang, radiographies des trompes et de l'utérus pour elle, spermogramme pour lui. Parfois on leur demande de se précipiter au laboratoire d'analyses moins d'une heure après un rapport sexuel. Alors ils se forcent de plus en plus, obsédés, elle par ses ovules, lui par ses spermatozoïdes. Parfois les médecins trouvent une explication, parfois pas. Mais les faits sont là : l'enfant n'arrivera pas naturellement. Le diagnostic d'infertilité est souvent vécu comme un choc, une blessure profonde. Lorsque tombe le diagnostic d'infertilité, le couple vacille. Pourquoi moi ? Pourquoi nous ? Comment se projeter dans l'avenir quand le rêve de continuité déserte le futur ? Que faire ? Adopter ? Peut-être. Non… pas encore. On veut poursuivre une lignée, avoir un enfant "de" soi. Il remet en question l'identité, la capacité à procréer et la projection dans l'avenir. Sylvie Faure-Pragier* : Cela provoque des sentiments de culpabilité, d'infériorité et d'amputation du moi qui peuvent être intenses. A cause de la stérilité, on interrompt la chaîne de la transmission des générations. Il est amputé de ce signe de l'amour qu'est la grossesse. L'homme et la femme doivent négocier leur propre blessure et la blessure de l'autre. Le couple est confronté à des questions existentielles : pourquoi nous ? Comment continuer à espérer ? Quelles alternatives envisager ?

La Fécondation In Vitro : Un Parcours Médical et Émotionnel Intense

Dans les cas les plus rebelles, on va se lancer dans la fécondation in vitro (FIV). Plus de 23 000 naissances par an en France sont issues d'une insémination artificielle ou d'une FIV. Pas énorme, mais de quoi laisser la place à l'espoir. La FIV représente un espoir pour de nombreux couples infertiles. Pendant des semaines, voire des mois, le couple va devenir un ménage à trois : elle, lui et la médecine. Sous l'effet d'injections massives d'hormones, elle va se transformer en usine à ovocytes. Lui, excepté le jour où il va donner son sperme, se sent hors du coup, relativement impuissant. Cependant, ce parcours est loin d'être simple. Il implique des traitements hormonaux lourds, des examens médicaux réguliers et une forte charge émotionnelle.

Les Étapes de la FIV

La FIV comprend plusieurs étapes clés :

  1. Stimulation ovarienne : La femme reçoit des injections d'hormones pour stimuler la production d'ovocytes.
  2. Prélèvement des ovocytes : Les ovocytes sont prélevés par ponction folliculaire, généralement sous anesthésie locale ou générale. Eléonore : A la fin du traitement, on m'a prélevé quinze ovocytes sous anesthésie générale.
  3. Recueil du sperme : L'homme fournit un échantillon de sperme, qui est ensuite préparé en laboratoire. Bertrand : Pendant le prélèvement, je me masturbais dans un local du labo de biologie.
  4. Fécondation in vitro : Les ovocytes sont mis en contact avec les spermatozoïdes en laboratoire.
  5. Culture embryonnaire : Les embryons obtenus sont cultivés en laboratoire pendant quelques jours.
  6. Transfert embryonnaire : Un ou plusieurs embryons sont transférés dans l'utérus de la femme.
  7. Soutien de la phase lutéale : La femme reçoit un traitement hormonal pour favoriser l'implantation de l'embryon.
  8. Test de grossesse : Un test de grossesse est effectué environ deux semaines après le transfert embryonnaire. Eléonore : On m'a implanté deux embryons. Douze jours après, je suis allée faire une prise de sang pour mesurer le taux de bêta HCG. Quand on est enceinte, ce taux double toutes les quarante-huit heures. L'attente des résultats est terrible. C'est le moment le plus pénible. En deux jours mon taux est passé de 73 à 7. C'était foutu. Je n'étais pas enceinte. Après ça, voir des gens avec des bébés était quasi insoutenable.

Les Défis Physiques et Émotionnels

Le parcours de FIV est souvent éprouvant physiquement et émotionnellement. Aline, 32 ans, mariée depuis douze ans, Cadre supérieure. Après des années de tentatives infructueuses, les examens médicaux montrent que le sperme de son mari est de mauvaise qualité. "Pour lui, savoir que l'enfant était génétiquement de lui était très important. La seule possibilité qui restait, c'était la fécondation in vitro avec micro-injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (Icsi)*. Le traitement commence en juin 2007, après une foule d'examens assez douloureux. Très vite, je me rends compte que je ne peux pas mener de front carrière dans la finance et fécondation in vitro. Entre les rendez-vous chez le gynéco et au centre de PMA, les effets secondaires des piqûres et les analyses de sang quasi quotidiennes, je ne peux pas soutenir le rythme. Je décide de démissionner. Les traitements hormonaux peuvent entraîner des effets secondaires tels que des sautes d'humeur, de la fatigue, des douleurs abdominales et des maux de tête. Eléonore : Pendant les traitements hormonaux, j'étais hyper-agressive, fatiguée, un mot de travers et je prenais la mouche. Quand j'étais énervée, il m'est arrivé de dire à Bertrand : "Tais-toi ! Si je veux, tu n'auras jamais d'enfant." Pour les câlins, je n'étais pas motivée. Comme le sexe ne pouvait déboucher sur la procréation, je n'en voyais plus l'intérêt… L'attente des résultats est une période particulièrement angoissante, marquée par l'espoir et la crainte de l'échec. Après le premier échec, je suis obsédée par la mort de l'embryon. Mon mari ne comprend pas mon chagrin. En octobre 2007, on refait une implantation avec un embryon congelé. Je suis sûre que ça ne marchera pas. L'idée d'un truc congelé qui redeviendrait vivant, ça me paraît fou. Là, je me sens à la croisée des chemins. J'ai droit à encore deux tentatives prises en charge par la Sécu. Je ne suis pas certaine d'avoir le désir de remettre ça. Je prends rendez-vous avec un psychiatre pour essayer d'éclaircir les choses avec mon mari, afin qu'il arrive enfin à mettre des mots sur ses sentiments. Chaque échec est vécu comme un deuil, une perte douloureuse.

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L'Impact sur le Couple

La FIV peut mettre à rude épreuve la relation de couple. Le décalage avec mon mari devient alors de plus en plus grand. Je suis enfermée toute la journée, ma vie ne tourne plus qu'autour de ça, alors que lui part au travail tous les matins. Je vis ça dans mon corps d'une manière très intense, mais pour lui, à part les dons de sperme, ça reste abstrait. Il m'écoute mais ne parle pas. Et puis la révolte : c'est lui qui a des problèmes de fécondité, c'est moi qui subis les traitements. Les différences de vécu, les tensions liées aux traitements et l'incertitude quant à l'issue peuvent engendrer des conflits et un éloignement. Bertrand : Je suis parti du principe que comme c'était elle qui endurait tout, j'encaissais sans rien dire. Je compensais mon impuissance en étant entièrement à sa disposition, en faisant les courses, la cuisine, le ménage… Il est essentiel de maintenir une communication ouverte et de se soutenir mutuellement tout au long du processus. Beaucoup de couples explosent après une PMA. Chloé a 31 ans lorsque son gynéco lui annonce qu'elle a les "trompes atrophiées" et qu'elle est donc stérile. Le choc est terrible, mais le couple surmonte l'épreuve et décide sans hésiter d'avoir recours à la fécondation in vitro. "A l'échec de la troisième FIV les doutes ont commencé. En fait, on s'est battus pendant sept ans. C'était une période très douloureuse, aussi bien physiquement que psychologiquement. Je pleurais énormément… J'ai conscience aujourd'hui que notre couple a survécu grâce au soutien de Marc. Il m'accompagnait à chaque rendez-vous, me faisait livrer des plats, le midi, pour que je bouge le moins possible et pour augmenter nos chances de garder l'enfant… Je crois que c'est vraiment la clé, pour éviter le clash : se dire les choses, ne rien garder pour soi et s'épargner le plus possible les non-dits et les tabous. Cela aide à ne pas culpabiliser ou à ne pas en vouloir à l'autre…

Le Soutien Psychologique : Un Élément Clé

Face aux défis émotionnels de la FIV, le soutien psychologique est essentiel. Il est indispensable de trouver à qui parler pour diminuer la culpabilité, la perte de confiance en soi et l'angoisse, et pour comprendre comment intégrer le trauma de la stérilité dans son histoire. Quelques séances chez un psy spécialisé peuvent suffire. Le rôle des associations aussi est précieux. Le conjoint a tout à gagner à compenser sa relative mise à l'écart physique en accompagnant sa femme un maximum. Les professionnels de la santé, tels que les psychologues et les psychiatres, peuvent aider les couples à gérer le stress, à exprimer leurs émotions et à prendre des décisions éclairées.

Les Associations de Soutien

Les associations de soutien jouent un rôle important en offrant un espace d'écoute, d'échange et de partage d'expériences. Dans le Grand Ouest français, entre Rennes et Nantes, deux femmes ont créé Amphore (www.amphore.fr). Sylvie et Ginou sont amies depuis toujours. La première était sage-femme, la seconde aide-soignante. Devant le désarroi des couples en cours de procréation médicalement assistée (PMA), elles se sont lancées dans le bénévolat. A travers Amphore, elles écoutent, individuellement ou en groupe, soutiennent et orientent. Elles permettent aux couples de se sentir moins seuls, de trouver des informations et des conseils, et de bénéficier d'un soutien moral.

Les Alternatives à la FIV et le Renoncement

Si les techniques de PMA ne fonctionnent pas, il est important de préparer le renoncement à l'acharnement thérapeutique en liaison avec l'équipe médicale. La loi impose qu'on parle d'adoption aux couples qui entreprennent une fécondation in vitro. C'est à mon avis une erreur. On ne peut songer sereinement à l'adoption que lorsqu'on a renoncé à l'enfant biologique, pas avant. L'adoption est une alternative possible pour les couples qui souhaitent devenir parents. C'est Marc qui, à la septième fécondation in vitro, a évoqué l'adoption. J'ai tout de suite accepté, j'étais à bout de forces. Ensemble. Nous allions devenir parents, mais autrement. Et c'est en s'impliquant à 100% dans ce nouveau combat que notre couple s'est encore solidifié. Appeler, relancer, faire bouger les choses… Il a fallu attendre treize mois avant qu'un soir, à 21h30, on nous annonce par téléphone qu'une petite Chinoise de 9 mois au sourire magnifique nous attendait. On ne pouvait plus s'arrêter de pleurer. Marc bégayait d'émotion, c'était un moment de bonheur inimaginable… Je n'oublierai jamais les dernières heures d'attente, en Chine, à l'orphelinat, dans un silence monacal, au milieu des autres adoptants… Pour moi, cette attente interminable correspond à mon "accouchement"! Quand on a posé Li-Kiù sur ma poitrine, j'ai ressenti une émotion inconnue, presque animale. J'étais maman. Finalement notre couple n'était pas stérile ! Le renoncement à l'enfant biologique peut être une étape douloureuse, mais il peut aussi ouvrir la voie à d'autres formes de parentalité.

Les Évolutions de la PMA et les Questions Éthiques

Les techniques de PMA ont connu des avancées considérables au cours des dernières décennies. Ces progrès ont permis de dépasser bien des stérilités, s'accompagnent d'une évolution des mœurs avec recrudescence de l'individualisme aux dépens de la cohésion familiale et fléchissement des diverses formes de patriarcat. L'autorisation accordée aux célibataires d'adopter un enfant a ébranlé à son tour le repère que constituait l'existence de deux parents. Cependant, ils soulèvent également des questions éthiques complexes concernant la filiation, l'anonymat des donneurs et l'accès à la PMA pour tous.

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Le Don de Sperme et d'Ovocytes

Les dons offerts aux hommes stériles se sont multipliés. Les inconvénients se dévoilèrent à partir du moment où le « miracle » se banalisa. Dans mon expérience, ce type de paternité, lesté par un non-dit, n'est pas aisé à assumer comme ce fut le cas pour Ghislaine et quelques autres. Il est très répandu d'en garder le secret, tant les hommes se sentent humiliés et castrés que leur fécondité soit atteinte. Il leur est difficile de ne pas mettre en cause leur puissance sexuelle. Si bien qu'un « traitement » leur permettant de devenir pères grâce au don d'un autre homme, vécu lui comme super viril, ne restaure leur puissance qu'en apparence et que la rivalité avec cet homme, identifié souvent à leur père, altère parfois leur paternité. Ces hommes veulent préserver leur image en cachant soigneusement les conditions de la conception. A peine 25% des couples disent la vérité à leurs enfants. Pourtant l'enfant perçoit souvent un secret. J'ai décrit des cas comme celui de Juliette où la mère se sent hypocrite et reproche ce secret à son mari. Bientôt, elle avoue à l'analyste une obsession, un désir fou de savoir qui a engendré son enfant. Elle éprouve le besoin d'au moins connaître son apparence. Regardant passer dans la rue tout homme séduisant, elle le fantasme comme le père. Elle prendra conscience de la nature de son désir, tourné en réalité vers son propre père. Quant à l'intéressée, l'anonymat la prive de toute chance de pouvoir réparer son père en reconnaissant sa paternité. Le don d'ovocyte s'adressait à des f… Le don de sperme et d'ovocytes permet à des personnes infertiles de concevoir un enfant. Cependant, il pose des questions sur l'identité de l'enfant, son droit à connaître ses origines et les implications psychologiques pour les parents.

La GPA (Gestation Pour Autrui)

Une femme peut devenir mère sans avoir été enceinte, grâce au prêt d'utérus (GPA), interdit en France, qui conditionne aussi la filiation des hommes homosexuels. La GPA est une pratique controversée qui consiste à faire porter un enfant par une autre femme. Elle soulève des questions éthiques sur l'exploitation du corps des femmes, la marchandisation de l'enfant et les droits des parents.

La Monoparentalité et la PMA

Une femme célibataire ou homosexuelle peut procréer sans sexualité, en bénéficiant d'un don de sperme, également à l'étranger. De plus en plus de femmes célibataires ou homosexuelles ont recours à la PMA pour réaliser leur désir d'enfant. Ces parcours soulèvent des questions sur la place du père, la construction de l'identité de l'enfant et les modèles familiaux.

Les Motivations des Femmes Célibataires

Audrey Page, 41 ans, enceinte de huit mois. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce choix :

  • Le désir de maternité : Pour certaines femmes, l'horloge biologique tourne et le désir d'enfant est plus fort que tout.
  • L'absence de partenaire : Certaines femmes ne trouvent pas de partenaire ou ne souhaitent pas attendre de trouver le "bon" pour devenir mères.
  • L'indépendance : Certaines femmes souhaitent élever un enfant seules, sans les contraintes d'une relation de couple.

Les Défis de la Monoparentalité

La monoparentalité par PMA présente des défis spécifiques :

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  • Le manque de soutien du père : La mère doit assumer seule les responsabilités parentales, ce qui peut être épuisant physiquement et émotionnellement.
  • La question de l'identité de l'enfant : L'enfant peut se poser des questions sur ses origines et l'absence de père.
  • Le regard de la société : Les familles monoparentales peuvent être confrontées à des préjugés et à une stigmatisation.

Les Solutions et les Soutiens

Pour faire face à ces défis, les femmes monoparentales peuvent s'appuyer sur :

  • Leur réseau social : Famille, amis, associations.
  • Les professionnels de la santé : Psychologues, thérapeutes.
  • Les associations de soutien aux familles monoparentales.

Jousselme propose de choisir un "parrain de vie". L'association Mam'ensolo.

Les Chimères et la Génétique : Quand la Science Dévoile des Secrets de Famille

L'histoire de la FIV est parfois jalonnée de découvertes surprenantes, comme celle des chimères génétiques. Oui, c'est possible ! Un père de famille américain a découvert qu'il avait en fait un frère jumeau fantôme… véritable père de son enfant.Il y a quelques années, une telle aventure, relatée par Le Monde , se serait soldée par un divorce. Mais aujourd'hui, c'est la science qui est parvenue à trancher. Car cette histoire de famille a permis de mettre en lumière un troublant hasard de la génétique.En juin 2014, un jeune couple d'Américains donne naissance à un enfant. À la faveur d'un banal bilan sanguin, le médecin constate que l'enfant est du groupe AB alors que ses parents sont tous les deux du groupe A. Surpris par cette nouvelle, le père se soumet à un test de paternité qui révèle qu'il n'est pas le père biologique du nourrisson. Le mari accuse alors son épouse de l'avoir trompé. Mais la malheureuse jure n'avoir jamais eu d'amant. Le couple écarte donc cette hypothèse et considère la terrible probabilité d'une erreur humaine.En effet, pour donner naissance à leur fils, il avait eu recours à une fécondation in vitro. Et, à ce stade, force est de constater qu'il y a probablement eu inversion d'éprouvettes. Le couple entame alors une procédure judiciaire contre la clinique où fut pratiquée la FIV. Mais là encore, la responsabilité de l'établissement médical est écartée.ChimèreLes parents finissent par faire appel à la science pour élucider le mystère. Le professeur Barry Starr, généticien à l'université de Stanford, propose au couple de pratiquer un test généalogique. Le résultat est surprenant : d'un point de vue génétique, le mari n'est pas le père, mais l'oncle du bébé. Explication : il a cohabité dans le foetus de sa mère avec un frère jumeau qui ne s'est pas developpé. Mais il a reçu une partie de son ADN. D'un point de vue scientifique, le mari est une chimère. « Le chimérisme désigne un organisme dans lequel cohabitent deux lignées génétiques » ; en clair, les gènes du mari sont porteurs de deux génomes au lieu d'un : 10 % de ses spermatozoïdes sont composés de l'ADN de ce jumeau qui n'a jamais vu le jour.Et c'est ainsi que, devenu adulte, le mari a donné naissance à un enfant porteur des caractéristiques génétiques de son jumeau. « Le mari est donc bien le père de son enfant, en ce sens qu'il a produit le spermatozoïde qui a fécondé l'ovule. Mais il ne l'est pas complètement, en ce sens qu'il ne lui a pas transmis le matériel génétique qui le constitue principalement », résume le généticien. Ces cas rares mettent en lumière la complexité de la génétique et les surprises qu'elle peut réserver.

Infidélité et Scandales : Les Dérangements de l'Intimité

La FIV, en tant que parcours intime et médicalisé, peut parfois être le théâtre de scandales et d'infidélités. «Oui, j’ai couché avec la femme de Larry King, chez lui, dans son lit». L’amant de Shawn Southwick-King, Hector Penate, s’est confié lors d’une interview accordée à Entertainement Tonight. C’est l’affaire people qui secoue la presse et la télévision américaine depuis une semaine : Larry King, le grand pape de l’interview, va divorcer de la belle Shawn Southwick, après 13 ans de mariage. Le journaliste-star de la chaîne d’information en continu CNN n’en est pas à son premier désagrément conjugal - il s’agira de son septième divorce -, mais les détails croustillants qui s’accumulent depuis l’officialisation de celui-ci ravissent la presse people… Ces affaires, bien que marginales, rappellent que la FIV n'est pas à l'abri des problèmes relationnels et des dérives humaines.

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