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FIV : Étapes et informations essentielles sur la fécondation in vitro

L'assistance médicale à la procréation (AMP), également appelée procréation médicalement assistée (PMA), englobe un ensemble de techniques visant à aider les couples confrontés à des problèmes d'infertilité. Parmi ces techniques, la fécondation in vitro (FIV) est l'une des plus couramment utilisées. Elle consiste à manipuler un ovule et/ou un spermatozoïde pour favoriser l’obtention d’une grossesse. Elle permet de palier certaines difficultés à concevoir, sans nécessairement traiter la cause de l’infertilité. En France, en 2015, 3,1% des enfants sont nés grâce à une AMP, soit une naissance sur 32 environ. La recherche vise à améliorer les techniques utilisées, de manière à augmenter les chances de succès de grossesse. Si bébé tarde à venir, il faut essayer de comprendre pourquoi.

Cet article détaille les étapes clés de la FIV, les examens nécessaires, et les éléments à prendre en compte pour comprendre ce processus.

Les étapes de la FIV

La FIV est un processus complexe qui se déroule en plusieurs étapes, chacune ayant son importance.

1. Stimulation ovarienne

La première étape consiste à stimuler les ovaires afin d'obtenir le développement de plusieurs follicules matures. Chez la femme, la réserve d’ovules dans les ovaires diminue avec l’âge. La femme nait avec un certain nombre d’ovocytes qui disparaissent progressivement. L’objectif de la stimulation, un traitement hormonal administré par injection, est d’une part d’obtenir le développement simultané de plusieurs follicules et d’autre part de pouvoir prélever des ovocytes avant l’ovulation. Pour surveiller la réponse de vos ovaires à nos traitements, des dosages hormonaux et des échographies des monitorages de l’ovulation sont nécessaires. La stimulation est assurée par un traitement hormonal sous forme d’injections durant une période de 8 à 12 jours consécutifs le soir entre 18h00 et 22h00. Cette étape démarre en début de cycle (comme indiqué sur l’ordonnance).

2. Déclenchement de l'ovulation

Le déclenchement de l’ovulation est réalisé lorsqu’il existe au moins trois follicules matures (17 à 18mn). Pour cela, vous allez suivre plusieurs traitements hormonaux aux effets différents. Ils débuteront après votre premier jour de règles, une fois que vous aurez passé une échographie de contrôle (entre J+3 et J+6). Au cours de la stimulation, vous aurez également une ou plusieurs échographies afin d’évaluer si le traitement vous convient et s’il est efficace ou, au contraire, surdosé.

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3. Prélèvement des ovocytes et recueil des spermatozoïdes

36 à 38 heures après l’injection d’un produit pour déclencher l’ovulation, le prélèvement des ovules peut être effectué. On appelle ça la ponction ovarienne, elle se fait à l’hôpital, en ambulatoire, au bloc opératoire. Vous serez hospitalisée en hôpital de jour pour le recueil des ovocytes.

Ce recueil est réalisé par voie vaginale sous contrôle échographique. Elle est réalisée par voie vaginale sous contrôle échographique, et sous anesthésie ou analgésie. Après la ponction, les liquides folliculaires contenant les ovocytes (ou ovules) sont transmis au laboratoire. Tous les follicules ne contiennent pas forcément un ovocyte.

Le même jour, votre conjoint.e (si applicable) se rendra au laboratoire PMA situé au niveau 1 de l’hôpital pour le prélèvement de sperme ou décongélation de paillettes (certains patients peuvent rencontrer les difficultés à prélever leur sperme. Le recueil du sperme par masturbation a lieu au laboratoire. Le sperme est ensuite préparé sur place le jour de la ponction ovarienne. Dans des situations particulières, des spermatozoïdes préalablement congelés seront utilisés. Vous devrez vous présenter 1 heure avant l’heure convenue et être à jeun depuis la veille minuit (sans manger, boire ou fumer).

4. Fécondation des ovules en laboratoire

L’insémination est effectuée le même jour que la ponction. Les spermatozoïdes sont mis en contact avec chacun des ovocytes prélevés. Après le recueil et la préparation, les spermatozoïdes sont simplement déposés au contact des ovocytes dans une boîte de culture contenant un milieu liquide nutritif et placée dans un incubateur à 37° C. Les spermatozoïdes mobiles viennent spontanément, sans aide extérieure, au contact de l’ovocyte. Un seul spermatozoïde fécondera celui-ci.

La fécondation peut être réalisée à l’aide d’un appareil de micromanipulation. L’ovocyte est alors placé dans un incubateur. Trois techniques existent :

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  • la FIV dite classique : chaque ovocyte est mis en contact un grand nombre de spermatozoïdes puis placé en incubateur qui est à la même température que le corps ;
  • l’ICSI : un spermatozoïde, scrupuleusement sélectionné, est introduit directement dans l’ovocyte ;
  • l’IMSI : c’est un peu comme l’ICSI mais le spermatozoïde choisi est encore plus performant car choisi grâce à un très fort grossissement. Une étude approfondie de sa morphologie est ainsi effectuée (MSOME) avant qu’il soit injecté dans l’ovule.

Dans certaines situations, la technique de la FIV peut être associée à l’ICSI : un seul spermatozoïde est introduit dans l’ovule pour permettre une fécondation.

5. Culture embryonnaire

Une fois la fécondation effectuée, les embryons sont mis en culture dans des conditions optimales : que ce soit la température ou le PH, ils sont proches des conditions observées en milieu naturel. Le lendemain de la ponction, les ovocytes fécondés (ou zygotes) sont identifiables par la présence de 2 noyaux, appelés pronucleï : l’un provient de l’ovocyte, l’autre du spermatozoïde. Tous les ovocytes ne sont pas forcément fécondés. Les zygotes deviennent des embryons de deux à quatre cellules en 24 heures, puis de six à huit cellules 24 heures plus tard.

Le 2ème ou 3ème jour, un.e biologiste du laboratoire Drouot vous appelle pour vous informer de l’évolution des embryons.

6. Transfert d'embryons

3 à 5 jours environ après l’insémination, un ou deux embryons, eux aussi triés sur le volet, sont transférés dans votre utérus. Le nombre d’embryons transféré est décidé par l’équipe clinico-biologique, avec votre accord (ce nombre dépend de votre âge, de la qualité des embryons obtenus, le nombre de tentatives déjà effectuées par le passé). Dans la majorité des cas, les embryons sont transférés deux à trois jours après la ponction dans l’utérus. L’endroit où ils seront déposés a été minutieusement déterminé afin de mettre toutes les chances de succès de votre côté.

En règle générale, 1 à 2 embryons sont replacés. Ils sont choisis en fonction de leur aptitude à la nidation. Le but est de se donner le maximum de chances de grossesse réussie avec le minimum de risque de grossesse multiple (jumeaux). Le transfert embryonnaire est un geste simple et indolore qui est parfois pratiqué sous contrôle échographique. Il est réalisé au moyen d’un cathéter fin et souple introduit par voie vaginale dans l’utérus, la patiente étant allongée en position gynécologique. L’embryon est déposé à l’intérieur de l’utérus.

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Le nombre d’embryons obtenus peut être supérieur au nombre d’embryons transférés. Dans ce cas, les embryons non transférés dits « surnuméraires » et qui présentent des critères de développement satisfaisants peuvent être congelés. Ces embryons, après décongélation, pourront être placés dans l’utérus.

7. Suivi de grossesse

Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre et voir si l’embryon fait son nid : vous ferez une prise de 14 jours après le transfert des embryons pour savoir si la grossesse est bel et bien évolutive ou si la FIV n’a pas pris. Durant ces deux semaines (certainement les plus longues de votre vie) vous aurez certainement de nouvelles injections hormonales pour favoriser la nidation et aider votre corps à passer en mode grossesse. En cas de test positif, la progéstérone est continué jusqu’à 2 mois de grossesse.

Le premier test de grossesse est réalisé environ quinze jours après l’insémination ou la ponction. Une première échographie est faite environ un mois après l’insémination ou le transfert.

En cas de résultat négatif, le traitement est arrêté et une consultation est programmée afin de faire ensemble le point avant de décider d’une nouvelle tentative. Dans le cas contraire, l’analyse des données de votre tentative par votre médecin lui permettra d’envisager avec vous la poursuite ou non des traitements.

Quand s'inquiéter et consulter ?

Vous rencontrez un problème d’infertilité, quand faut-il s’inquiéter ? Si bébé tarde à venir, il faut essayer de comprendre pourquoi. Un couple est considéré comme infertile s’il n’a pas pu concevoir d’enfant après 12 à 24 mois de tentatives sans contraception. Après un an de tentatives sans contraception, 18% à 24% des couples restent sans enfant, selon l’Observatoire épidémiologique de la fertilité en France (Obseff). Après deux ans, 8% à 11% des couples sont toujours en attente d’une grossesse.

Si bébé tardant à venir, vous avez pris le chemin de la PMA pour vous faire aider. Vous allez faire une FIV mais ne savez pas trop comment cela se déroule.

À l’issue de cette première consultation, si la FIV vous est proposée, il vous sera demandé de participer à une réunion d’information. Le secrétariat vous enverra le lien pour vous connecter dans les jours qui précède cette réunion. Lors de la seconde consultation, qui doit avoir lieu après la réunion, il vous sera demandé tous les examens réalisés. Le secrétariat vous enverra le lien pour vous connecter dans les jours qui précède cette réunion. Vous serez alors reçus par un médecin du centre (ou par le médecin auquel vous avez été adressés spécifiquement) dans un délai maximal de deux mois.

Examens et informations nécessaires

Plusieurs examens sont nécessaires pour évaluer l'infertilité et déterminer si la FIV est la méthode appropriée. Un spermogramme avec spermocytogramme et parfois un test de migration et survie des spermatozoïdes (TMS) et une spermoculture.

La prise en charge en Aide Médicale à la Procréation (AMP) est encadrée par le code de santé publique (Article L. Selon la loi : « L’assistance médicale à la procréation a pour objet de remédier à l’infertilité d’un couple ou d’éviter la transmission à l’enfant ou à un membre du couple d’une maladie d’une particulière gravité. Le caractère pathologique de l’infertilité doit être médicalement diagnostiqué.

Facteurs influençant le succès de la FIV

Plusieurs facteurs peuvent influencer le succès de la FIV, notamment l'âge de la femme, la qualité des ovocytes et des spermatozoïdes, et la technique de fécondation utilisée.

Chez la femme, la réserve d’ovules dans les ovaires diminue avec l’âge. Le recul de l’âge des femmes désirant concevoir un premier enfant est une cause importante d’infertilité et de recours à l’AMP. L’âge moyen au moment de devenir mère est passé de 26,5 ans en 1977 à 30,4 ans en 2016 d’après la dernière Enquête nationale périnatale. Désormais, 21,3% des femmes ont plus de 35 ans quand elles accouchent et 4,1% plus de 40 ans. Or, après 35 ans, il existe un déclin de la qualité des ovocytes qui augmente significativement le risque d’infertilité.

Risques et complications possibles

Bien que la FIV soit une technique relativement sûre, elle n'est pas sans risques. Des effets indésirables peuvent survenir en cours de traitement. On observe généralement un taux légèrement plus élevé de poids de naissance inférieur à la normale et de naissances prématurées chez les enfants conçus par FIV.

Comme tout geste chirurgical, la ponction ovarienne peut entraîner des complications. Le plus souvent, l’hyperstimulation se manifeste par une augmentation de la taille des ovaires, une gêne ou des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, une diarrhée. Exceptionnellement, l’hyperstimulation ovarienne peut avoir des conséquences sévères (formation de caillots sanguins).

Des légers saignements peuvent survenir au cours des premiers mois de grossesse. Contactez aussitôt votre médecin même si cela ne signifie pas systématiquement un arrêt de la grossesse. Un suivi spécifique peut parfois être instauré.

Les deux semaines d’attente

Les deux semaines d’attente tant redoutées. Celles d’entre nous qui sont embarquées là-dedans les connaissent bien. Il y a beaucoup de choses à savoir sur ces deux semaines d’attente, mais voici la plus importante : le temps n’avancera jamais aussi lentement dans toute votre vie que pendant cette période.

  1. Nous passons toutes par cette étape pendant les 2 semaines d’attente. Positive, optimiste. Mais, surtout si vous n’en êtes pas à votre premier cycle, vous savez très bien comment garder votre calme. Le résultat sera ce qu’il sera. Vous ne pouvez plus rien faire de plus. C’est maintenant entre les mains de Dieu, de l’Univers ou de qui vous voulez, mais pas dans les vôtres. Vous avez fait tout ce que vous pouviez, alors maintenant, vous vous contentez d’attendre. Ce n’est pas si compliqué. Cette étape dure généralement le premier jour, peut-être même 36 heures.
  2. Cette étape commence généralement le second ou le troisième jour. Vous savez que votre petit embryon a trouvé son chemin dans votre utérus douillet et est tout occupé à y construire sa maison. Vous répétez, à vous-même et à votre compagnon, que vous pensez sérieusement être enceinte. La nuit dernière, j’ai fait un rêve (peu importe de quoi). Je viens de bailler.
  3. Après avoir passé quelques jours à vous convaincre que vous êtes enceinte vraiment pour de bon, vous commencez à en douter. Vous ne le « sentez » pas. Bien sûr, à ce moment du cheminement, il est impossible de sentir quoi que ce soit, mais vous savez que si vous étiez enceinte, vous feriez partie de ces femmes qui le savent, tout simplement.
  4. Ça ne fait certainement que 5 jours, peut-être 6, que vous avez fait votre tentative, et vous êtes incapable de faire autre chose que de rechercher un tas de choses sur Google. A partir de quand pouvez-vous faire un test de grossesse ? Quand l’implantation a-t-elle lieu ? Combien de temps après l’implantation est-il possible d’avoir un test de grossesse positif ? Les premiers symptômes de grossesse - non, pas à 6 semaines, je veux les symptômes pour 3 semaines et un jour ! Oh, il n’y en a pas.
  5. Vous réalisez que toutes ces recherches sur Google n’aident pas vraiment, donc vous arrêtez. Ça dure une heure.
  6. Il est bien trop tôt pour pouvoir obtenir une réponse positive, mais vous vous souvenez de cette femme, dont vous avez lu le message daté de 2011 sur un forum consacré aux 2 semaines d’attente, et qui disait qu’elle avait eu son premier test de grossesse positif après 8 jours d’attente, donc si vous êtes enceinte, ce sera pareil pour vous. La réponse est négative. Mais le test pourrait être invalide. C’est trop tôt. Ça ne fait rien. Vous n’auriez pas dû faire ce test, de toute façon. Je m’explique : s’il était possible de savoir avant la fin des deux semaines, les médecins vous auraient contactée avant. Il y a des médecins, après tout. De toute façon, le message de cette femme sur le forum de 2011 était certainement un troll mensonger. Vous ne l’admettrez jamais, mais un peu plus tard, vous récupérez le test de grossesse dans la poubelle pour voir si le résultat a changé.
  7. A cette étape, il ne reste plus que quelques jours avant votre test sanguin. Vous avez fait une quantité incroyable de tests de grossesse à la maison, peut-être même que vous les avez commandés en gros sur Amazon. Vous vous demandez pourquoi vous vous en souciez. Pourquoi vous vous infligez ça. ENCORE. Vous cherchez des moyens d’échapper à votre réalité. Peut-être que je devrais aller vivre un an à l’étranger et faire quelque chose d’utile. Beuh, mais c’est simplement si injuste ! Laurence a CINQ enfants et elle n’aime même pas son rôle de maman. Sérieux, mais qui a cinq enfants de nos jours ? Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ?
  8. Vous allez faire votre test sanguin en vous sentant complètement folle. Les deux dernières semaines vous ont poussée à vous interroger sans cesse sur l’état de votre santé mentale. Vous vous dites, comme vous l’avez fait au premier jour, que ça ne dépend (toujours) pas de vous. Vous vous dites aussi que ça ira, quel que soit le résultat. Mais ça n’ira pas. Vous ne vous êtes pas lancée là-dedans pour obtenir un résultat négatif. Vous voulez tellement sortir de cette spirale de folie. Si le test est négatif, vous devrez endurer ces deux semaines une fois de plus.

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