Introduction
Ferghane Azihari, né le 16 octobre 1993, est un essayiste et analyste politique français dont les travaux suscitent un vif intérêt et de nombreux débats. Délégué général de l’Académie libre des sciences humaines, il est connu pour ses analyses critiques de l'islam, de l'écologie radicale et de leur rapport à la modernité. Issu d’une famille d’origine comorienne de culture musulmane, il offre une perspective à la fois informée et critique sur ces sujets. Ses publications et interventions médiatiques font de lui une figure intellectuelle marquante du paysage français.
Parcours et Influences
Les parents de Ferghane Azihari ont quitté l’archipel des Comores pour la France, motivés par la pauvreté matérielle et la pollution environnementale. Cette double motivation migratoire a profondément marqué sa réflexion sur l’écologie et le développement.
Il a été chargé d'études pour l'Institut de recherches économiques et fiscales (IREF) ainsi que pour l'Institut économique Molinari, deux think tanks français de premier plan, tous deux orientés vers le libéralisme économique. Régulièrement invité dans les médias français sur Europe 1, BFM, et dans des publications telles qu'Atlantico, L’Opinion, Le Point ou Contrepoints, il partage ses analyses et points de vue sur des sujets variés.
"Les écologistes contre la modernité" : Une Critique de l'Écologie Radicale
En 2021, Ferghane Azihari publie Les écologistes contre la modernité, un essai dans lequel il interroge les motivations fondamentalement anticapitalistes de l'écologie radicale contemporaine. Il y défend une écologie moderne et libérale s'appuyant sur le progrès scientifique et technologique (technosolutionnisme).
Dans cet ouvrage, il critique les défenseurs d'une écologie radicale qui, selon lui, « crient à la catastrophe climatique mais font la guerre aux solutions les plus crédibles aux défis actuels. » Il cite Sénèque et Horace pour démontrer que la pollution n’est pas uniquement liée à l’industrialisation moderne, un argument qui s’inscrit dans sa critique du “déclinisme vert”. Le livre a été sélectionné pour le Prix Turgot 2022 du livre d'économie.
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Analyse Critique de l'Islam : "L'Islam contre la modernité"
L'œuvre la plus controversée de Ferghane Azihari est sans doute son essai L'Islam contre la modernité, publié aux Presses de la Cité. Dans cet ouvrage, il avance que la religion fondée par Mahomet au VIIe siècle est la principale cause des maux dont souffrent les pays musulmans.
Thèses Principales
Azihari réfute la distinction entre islam et islamisme, estimant que ces régions, héritières des grandes civilisations antiques, se seraient portées bien mieux si elles n’avaient pas été "colonisées" par le monothéisme islamique. Il plaide pour une approche critique, historique et rationnelle de l’islam, appelant de ses vœux une "désislamisation", à l’image de ce qui se passe en Iran où la sécularisation de la société est massive.
Il dresse un constat sévère des sociétés musulmanes contemporaines, soulignant :
- Le manque de démocraties libérales : Le nombre de démocraties dans les pays à majorité musulmane est extrêmement limité. Seuls 3 % des 1,9 milliard de musulmans vivent dans des régimes plus libéraux que la moyenne.
- La prévalence du terrorisme : Le palmarès des groupes terroristes les plus meurtriers est presque exclusivement composé de groupes musulmans.
- La persécution des minorités religieuses : Une part importante des minorités religieuses les plus persécutées dans le monde vivent dans des pays musulmans.
- Les inégalités de genre : Presque tous les pays musulmans se trouvent dans la moitié inférieure des classements de l’OCDE ou de l’ONU sur l’égalité hommes-femmes.
- L'intolérance envers l'homosexualité : L’homosexualité est punissable dans deux tiers des États musulmans, et les pays où elle est passible de mort sont presque tous musulmans.
- La faible contribution au progrès scientifique : La contribution des musulmans au progrès humain n’est pas à la hauteur de leur poids démographique. Ils ne sont responsables que de 0,1 % des découvertes scientifiques originales alors qu'ils représentent un quart de la population mondiale.
Critique de la Distinction Islam/Islamisme
Azihari remet en question la distinction courante entre islam et islamisme, arguant que cette distinction est récente et motivée par des considérations politiques. Il rappelle que, historiquement, les termes "islam" et "islamisme" étaient utilisés de manière interchangeable pour désigner la religion et la législation musulmane. Selon lui, cette distinction a contribué à altérer notre perception du fait islamique et à nous faire perdre un temps précieux.
Décoloniser l'Orient
Il invite à "décoloniser l’Orient", en soulignant que le monde préislamique a longtemps été occulté par l’islam. L’historiographie musulmane enseigne que l’Orient préislamique était une terre d’arriération, de barbarie, conformément à une logique coloniale assez classique. Les musulmans ont dévalorisé l’héritage de l’Orient préislamique pour mieux insister sur les prétendus apports de l’islam à la civilisation.
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Il souligne que les civilisations anciennes ont d’ailleurs toujours été exhumées par les Européens et très rarement par les autochtones. Il estime qu'une grande partie de notre indulgence à l’égard de l’islam vient de la conviction erronée que cette superstition était la meilleure chose qui pouvait arriver aux Arabes, aux Berbères, aux Turcs ou aux Persans.
Islam, Esclavage et Xénophobie
Selon Azihari, l'Islam a favorisé un vaste commerce de captifs en dehors de ses frontières pour fournir des esclaves sexuelles, domestiques, artisans, soldats et, dans une moindre mesure, des ouvriers agricoles. Si les musulmans n'ont pas inventé l'esclavage, la traite négrière, soit le commerce à longue distance des esclaves noirs, est née en revanche sous l'impulsion de l'islam, dès la seconde moitié du VIIe siècle, en réponse à l'interdiction d'asservir des hommes libres à l'intérieur de l'Empire islamique.
Les musulmans forment le groupe le plus xénophobe et réfractaire à la science, à la liberté de conscience, au pluralisme, à l'égalité, à la séparation du spirituel et du temporel. Ils sont plus homophobes, sexistes, antisémites et obscurantistes que la moyenne et tolèrent davantage la violence. Il souligne leur surreprésentation dans les statistiques criminelles dans plusieurs pays européens.
L'Islam et la Modernité
Azihari estime que les textes musulmans étant ce qu’ils sont, la tentative de civiliser l’islam de l’intérieur s’apparente à un effort comparable à ceux de ces alchimistes qui voulaient transformer le plomb en or. S’il existe des musulmans respectables, ils ne doivent en rien leur urbanité à la religion qu’ils professent.
Il préconise une approche plus sélective sur le plan migratoire et une persuasion des principaux intéressés que la superstition qu’ils professent est un tissu de mensonges, ne les mérite pas et les maintient dans la servitude.
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Influence de l'Islam en Europe
Azihari s'inquiète de l'augmentation de la population musulmane en Europe et de son impact sur les valeurs démocratiques et libérales. Il souligne que les musulmans sont plus réfractaires que leurs compatriotes non-musulmans aux valeurs démocratiques, libérales et républicaines, et plus perméables à des préjugés antijuifs, sexistes, homophobes et autoritaires. Il estime que l'islamisation est beaucoup plus subtile que l'idée d'une conversion massive, mais qu'elle conduit à une intériorisation progressive de normes de comportement anormales dictées par une superstition tyrannique.
Réception et Critiques de ses Travaux
Les thèses de Ferghane Azihari ont suscité des réactions vives et contrastées. Son livre L'Islam contre la modernité a été salué par certains médias conservateurs, mais critiqué par d'autres pour son approche jugée trop radicale et essentialiste.
Certains lui reprochent d'essentialiser l'islam et de ne pas tenir compte de la diversité des interprétations et des pratiques religieuses. D'autres critiquent son approche historique, estimant qu'il néglige les facteurs politiques, économiques et sociaux qui ont contribué aux problèmes des pays musulmans.
Malgré ces critiques, Ferghane Azihari continue de défendre ses idées avec conviction, participant activement au débat public et contribuant à alimenter la réflexion sur des questions cruciales pour l'avenir de nos sociétés.
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