L'approche des fêtes de fin d'année est invariablement accompagnée d'une pléthore d'albums thématiques, classés avec une étiquette commune : « albums de Noyel que l'on écoute au coin du feu blottis dans une couverture qu'elle est moelleuse avec sur ses genoux un chat qui ronronne ». Des stars déchues de la pop rock britannique aux ténors en perte de vitesse, en passant par des artistes sur le retour et des icônes du folk-rock, chaque année voit son lot de publications festives envahir les rayons des disquaires et les sapins en plastique des foyers. L'album de Noël, c'est une partie de soi, ces chansons fredonnées en famille lors de la veillée. C'est dans ce contexte que l'on se retrouve, début décembre, à acquérir une petite chose fébrile et attendrissante : un album de chants de Noël interprétés par Sting.
Sting, une figure emblématique dont les standards rock ont marqué des générations, se présente comme un « Tonton Cool » attachant. Fort de cette image, l'attente est grande quant à son interprétation personnelle et originale de Noël.
Un Début Solennel et Lourd
Le premier titre, « Gabriel's Message », une berceuse traditionnelle, instaure immédiatement une ambiance grave et solennelle. Le chant, religieux, est soutenu par une guitare et une trompette agréables, mais l'ensemble, très lent, risque d'assommer l'auditeur. Ce titre met en évidence une des faiblesses de l'album : un registre vocal peu naturel et peu convaincant de la part de Sting.
L'Exception « Soul Cake »
« Soul Cake », chant traditionnel narrant l'aumône d'un pauvre hère, vient surprendre avec une rythmique atypique et contrastée par rapport aux paroles. Ce titre se révèle être l'une des rares bonnes surprises de l'album.
Un Registre Vocal Peu Adapté
Si Sting a savamment choisi les berceuses, chants de Noël et airs traditionnels intégrés dans cet album, il œuvre dans un registre vocal peu naturel et peu convaincant, que ce soit sur les niais « Lo How a Rose E'er Blooming » et « Balulalow », ou sur les titres à l'ambiance plus « religieuse » (« There is no Rose of Such Virtue » et ses « alléluias » répétés à l'envie, « Now Winter Comes Slowly »). Sting ne paraît guère à son aise.
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L'Influence des Instruments Celtiques: Un Vent de Fraîcheur
Par chance, quelques titres sortent du lot, notamment grâce à l'utilisation d'instruments celtiques. « The Snow it Melts the Soonest », air traditionnel de Newcastle, ville d'origine de Sting, emmène l'auditeur dans une atmosphère fantastique évoquant l'univers du Seigneur des Anneaux. Accompagné simplement d'une guitare, Sting œuvre dans un registre vocal adapté et véhicule enfin les émotions qui manquaient cruellement à cet album. Les morceaux intégrant des instruments celtiques (violon, cornemuse, mélodéon, harpe…) se révèlent les plus captivants.
Des Échos du Répertoire Solo
« The Burning Babe », titre syncopé qui n'aurait pas détonné sur un précédent album solo de Sting, et « The Hounds of Winter », adaptation d'un titre extrait de l'album Mercury Falling, parviennent timidement à satisfaire les oreilles.
Un Album Alimentaire?
Avec If on a Winter's Night, Sting propose un album qui, sans quelques titres plus que sympathiques, aurait mérité de finir dans la cheminée plutôt que dans les chaussures des gosses. En osant interpréter un répertoire pour lequel il n'est visiblement pas fait, le Britannique offre au final un album alimentaire (même si ce dernier semble issu d'une démarche sincère de remettre au goût du jour des traditionnels oubliés) qui ne fera pas date.
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